Pulpit

Bénédictions par l'obéissance à la loi

George Albert Smith

1908 October General Conference·Second Day Morning Session·1908-10-05

Les bénédictions ne s'obtiennent que par l'obéissance à la loi — L'observance de la Parole de Sagesse accroîtra la foi — L'obéissance aux lois simples qualifie pour l'obéissance à la loi supérieure — Fermeture des saloons dans les villes où les saints prédominent — Élever l'humanité — faire de ce pays Sion.

Tandis que je me tiens ici cet après-midi, je désire vivement que le Seigneur me donne son Esprit, afin que les paroles que je prononce soient les siennes, car de moi-même je n'ai rien que je souhaite dire ; je me rends compte que le temps est précieux, c'est pourquoi je prie que le Seigneur me bénisse afin que quelque chose puisse être produit qui soit profitable à cette vaste assemblée.

Je me réjouis que le président ait été inspiré à attirer notre attention sur la section 89 de la Doctrine et Alliances, et à en souligner l'importance pour les Saints des Derniers Jours. Nous vivons à une époque où le Seigneur a de nouveau parlé à son peuple. Nous, qui sommes membres de l'Église, qui nous sommes conformés aux exigences de notre Père céleste, comprenons parfaitement que Dieu vit et qu'il récompense ceux qui le servent diligemment. Nous comprenons qu'il nous a donné certaines règles et directives pour nous gouverner dans cette vie, et que l'obéissance à ses exigences nous assure son bon plaisir, et que les bénédictions promises suivront notre obéissance ; mais si nous manquons d'obéir à ses enseignements, si nous ignorons ses sages conseils, alors nous n'avons de sa part aucune promesse, et nous gaspillons des occasions qui ne se représenteront pas. Je ressens l'importance, pour les Saints des Derniers Jours, d'observer cette loi en particulier. Je crois qu'en lui obéissant, les Saints des Derniers Jours pourraient jouir de beaucoup plus de foi. Nous lisons dans les enseignements de Mormon que, s'il ne s'opérait pas de miracles parmi ce peuple, c'était parce qu'il n'avait pas la foi ; et il leur dit encore que, sans la foi, « affreux était l'état de l'homme ». Si nous violons la volonté connue du Seigneur, il est naturel que notre foi décline, car l'Esprit ne luttera pas toujours avec nous.

Il n'y a aucune bénédiction dont les Saints des Derniers Jours aient besoin qu'ils ne puissent obtenir. Notre Père a établi son œuvre en ce jour : il existe une communication entre les cieux et la terre, et l'inspiration du Seigneur se répand sur ses serviteurs qui mènent une vie droite et se conforment à ses exigences. Il n'y a rien de glorieux que l'homme puisse à bon droit désirer que nous ne puissions obtenir dans le sein du Royaume de notre Seigneur ; mais si, en tant que peuple, lorsque des commandements nous ont été donnés par lui, nous manquons de les observer, alors la promesse n'est pas pour nous, mais elle sera réalisée par ceux qui sont obéissants.

Nous vivons sur ce qui est communément désigné par nous comme le Pays de Sion. Ces grands continents de l'Amérique du Nord et du Sud ont été ainsi nommés. Des millions d'enfants de Dieu résident sur ce pays privilégié, et il a dit qu'il sera béni tant que ses habitants garderont ses commandements et obéiront à ses lois, dont l'une est la Parole de Sagesse. À notre époque, l'Évangile a été donné — non pas pour que quelques personnes soient magnifiées, mais pour que les bénédictions de notre Père puissent être appréciées par tous ses enfants, car il désire le salut de chaque âme née dans le monde. À vous, mes frères et sœurs, est venue la connaissance que Dieu vit. Tout doute s'est dissipé, si vous vous êtes conformés à ses exigences. Vous ne ressentez plus, comme le disent certains de nos frères et sœurs d'autres confessions, que vous « espérez » que Dieu vit, que vous « espérez » qu'il y aura une vie éternelle pour nous. Si vous avez fait sa volonté, si vous avez eu la foi, si vous vous êtes repentis de vos péchés, si vous avez été baptisés par l'autorité voulue, par immersion, pour la rémission de ces péchés, et si vous avez reçu le Saint-Esprit par l'imposition des mains, alors savez-vous que Dieu vit, que Jésus-Christ était le Rédempteur du monde, et que Joseph Smith fut l'instrument entre les mains de notre Père pour l'établissement de cette dispensation des derniers jours. Avec cette connaissance dans nos cœurs — que beaucoup de nos frères et sœurs n'ont pas encore reçue — pouvons-nous nous montrer infidèles ?

En tant que fils de Dieu, détenteurs de la Prêtrise, pouvons-nous négliger les occasions inestimables qui s'offrent à nous ? Pouvons-nous fermer les yeux sur les glorieux privilèges qui nous sont révélés par notre Père céleste ? Manquerons-nous de garder ce simple commandement, un commandement dont il a dit qu'il est adapté à la capacité du faible, ou du plus faible de tous ceux qui sont ou peuvent être appelés saints ? Je crois fermement que, par négligence de cette simple exigence, la foi a diminué dans le cœur de certains de notre peuple. Que, par une observance plus générale de la Parole de Sagesse, la foi s'accroîtra parmi les Saints des Derniers Jours, et qu'une plus grande connaissance nous parviendra en conséquence ; car, par l'obéissance à cette loi, naîtra une disposition à obéir aux autres lois de notre Père, et le respect de chacune assure une bénédiction. Si cette loi, adaptée à la capacité du plus faible d'entre nous, est observée, elle sera un fondement sur lequel pourront s'ajouter maintes grandes bénédictions que notre Père se plaira à accorder, et que nous ne pourrions autrement mériter ni recevoir. Comment l'un quelconque d'entre nous peut-il se sentir justifié d'ignorer une loi simple de Dieu que lui-même, de sa propre voix, a dit que chacun de nous peut observer ? Pouvons-nous espérer être capables de garder une loi supérieure, et pouvoir atteindre une grande exaltation, si nous manquons de garder cette simple exigence ?

Je me réjouis de pouvoir dire que, en voyageant parmi le peuple, je trouve une disposition à suivre ce conseil, donné pour notre salut temporel. Le frère Anthony Ivins et moi avons récemment visité le pieu de Saint George de Sion ; ce fut le dernier visité, et c'est pourquoi je le mentionne particulièrement. Le président de ce pieu (comprenant 22 paroisses) se leva en conférence et annonça au peuple que lui et ses conseillers, les membres du grand conseil, et les évêques avec leurs conseillers observaient tous la Parole de Sagesse, à l'exception de deux hommes. Il se trouva que, pendant notre visite, nous rencontrâmes les deux hommes en question. Nous leur expliquâmes la position qu'ils occupaient, qu'en tant que dirigeants parmi le peuple, ils ne pouvaient enseigner la Parole de Sagesse parce qu'ils ne l'observaient pas eux-mêmes. Avec humilité, et dans un esprit d'obéissance au désir de notre Père, ils dirent : « Nous ferons l'unanimité, en ce qui concerne ce pieu de Sion ; Dieu étant notre aide, nous écarterons de nous les choses qu'il a interdites. » Si la présidence de pieu, le grand conseil et les épiscopats de n'importe quel pieu observent la Parole de Sagesse, et mettent en ordre leur propre maison, ils exerceront une puissante influence pour le bien, qui se fera sentir jusque dans les recoins les plus reculés de leur champ d'action.

Pour ce qui est du saloon, Saint George avait un saloon, jusqu'à il y a quelques mois, mais les citoyens ont conclu que c'était un luxe trop coûteux pour cette communauté. Ils ont décidé que la moralité et la vie de leurs fils valaient plus que l'argent de la licence qui aurait afflué dans le trésor municipal, et l'endroit fut fermé. Depuis lors, l'ivrognerie dans cette ville est pratiquement devenue chose du passé, à tel point que, lors de leur Foire du comté, tenue avant la Conférence de pieu, on m'a informé, par quelqu'un qui y était officier, que, dans la multitude rassemblée, on ne vit que deux hommes qui donnaient quelque signe d'être sous l'influence de la boisson. La paix et l'ordre de la ville se sont merveilleusement améliorés ; et les hommes et les femmes qui y vivent remercient chaque jour leur Père céleste d'avoir eu la sagesse et le pouvoir suffisants pour écarter ce qui avait été un si grand détriment pour eux.

Je tiens pour acquis que tous ceux d'entre nous qui ont voté pour soutenir l'avis et le conseil de notre président ont compris ce qu'ils faisaient. Que cela ne signifiait pas seulement que nous étions disposés à laisser quelqu'un d'autre faire le travail. Selon ma compréhension de l'obligation que nous avons assumée, ici, en présence de notre Père céleste, nous avons convenu que toute l'influence que nous pouvons exercer sera employée, à droite et à gauche, jour et nuit s'il le faut, pour purifier la condition morale, et préparer la voie à une condition plus saine parmi les citoyens de ce grand pays. Nous ne privons ni l'homme ni la femme d'aucune bénédiction, lorsque nous leur retenons ce qui détrône leur raison et avilit leur vie. Frères et sœurs, les sœurs en particulier — Dieu vous a bénies de pouvoir et d'influence, comme il nous a bénis, nous, les hommes ; vous avez le droit de vote et devriez l'exercer ; et avec amour et bonté vous devriez œuvrer à l'élévation de tous ; ce faisant, il vous en découlera joie et paix, en raison des résultats qui suivront vos efforts.

Ce grand État de l'Utah ne devrait pas être l'un des derniers à se tenir pour la tempérance ; il aurait dû être le premier, en raison de la révélation de notre Père qui a été donnée aux Saints des Derniers Jours. Si ce corps d'hommes et de femmes garde l'alliance qu'il a contractée hier, il ne s'écoulera qu'un peu de temps avant que, d'un bout à l'autre de cet État, la tempérance n'abonde, et qu'un changement ne s'opère qui contribuera à la bénédiction de chaque homme et de chaque femme qui vit parmi nous. Je me réjouis que ces choses nous aient été enseignées lors de cette conférence. Mon âme est en accord avec la parole qui a été prononcée ; et en regardant hier les visages des hommes et des femmes dans l'assemblée, j'ai compris qu'eux aussi ressentaient ce que je ressentais, que c'était un pas dans la bonne direction.

Ceci est le pays de Sion, béni au-dessus de tous les autres pays. Notre Père a mis entre les mains du peuple le pouvoir d'en faire la plus grande de toutes les nations de la terre. Il a contribué à en faire ainsi, car je crois vraiment, aujourd'hui, qu'aucune autre nation sous les cieux n'est l'égale, en privilèges, de la nation dans laquelle nous vivons. Que Dieu nous accorde de ne pas nous détourner, de ne pas reculer, mais que, jour après jour, le visage tourné vers la droiture, nous avancions résolument, servant le Seigneur, gardant ses commandements, et accomplissant les exigences qu'il nous a faites. C'est l'œuvre de notre Père. Le pays où nous vivons est béni au-dessus de tous les autres pays ; Dieu l'a décrété — mais seulement dans la mesure où le peuple qui l'habite est droit. Il nous a donné l'Évangile, qui est la puissance de Dieu pour le salut. Il nous a été enseigné avec clarté ; il nous a donné le pouvoir d'en observer les lois ; il nous a donné le privilège de les proclamer ; il a fait tomber les barrières partout où l'Évangile a été proclamé. Ici, à Sion, le cœur rempli de joie et de gratitude pour les bénédictions que nous recevons, témoignons, par notre vie, que nous savons que Jéhovah est à la tête, que ceci n'est pas l'œuvre d'un homme, mais l'œuvre de notre Père.

Que le Seigneur nous fortifie pour notre labeur ; qu'il nous qualifie pour notre ministère ; qu'il nous donne la force de garder ses commandements jour après jour ; et que nous cherchions à appliquer dans notre vie les glorieux principes qu'il a révélés, afin que, peu à peu, de cette portion de sa vigne, rayonnent la paix et la droiture, afin que d'autres, observant nos bonnes œuvres, se sentent poussés à glorifier notre Père céleste. Que le Seigneur continue de nous bénir ; que ceux qui se sont réunis ici ramènent chez eux l'influence de cette occasion bénie ; et que, jour après jour, nous consacrions notre vie à la bénédiction, au bien et à l'élévation de nos semblables, employant l'intelligence dont Dieu nous a bénis pour surmonter le mal et planter, à sa place, la droiture et la vérité, telle est ma prière, au nom de Jésus-Christ. Amen.

Citer ce discoursGeorge Albert Smith, « Bénédictions par l'obéissance à la loi », 1908 October General Conference, Second Day Morning Session (1908-10-05). Pulpit Vault, 1908-10-smith-blessings-of-obedience. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).