L'établissement du gouvernement et la lumière de l'Évangile
George F. Richards
Je vous rends mon témoignage, mes frères et sœurs, que les paroles qui vous ont été adressées cet après-midi sont les vérités du ciel, inspirées du Seigneur, et je vous exhorte à vous en souvenir, et à les mettre en pratique. ¶
Le Seigneur révéla, il y a bien des siècles, à l'un de ses prophètes, Néphi, que son peuple, qui habitait ce pays, l'Amérique du Nord et du Sud, serait détruit, ne laissant qu'un reste de la postérité de ses frères méchants, sur qui reposait la malédiction de la noirceur, que ce pays serait perdu à la connaissance du monde de l'Orient, et qu'il inspirerait quelqu'un qui voyagerait sur les eaux et découvrirait cette terre promise. Et ainsi nous croyons, avec conviction, que la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb est un accomplissement direct de la prédiction du Seigneur, et qu'elle fait partie de son grand plan, comme il a été dit, en préparation du rétablissement de l'Évangile éternel en ces derniers jours. Il inspira non seulement Colomb à découvrir l'Amérique, mais il inspira aussi des hommes à établir ce grand gouvernement, dont les principes sont aussi libéraux que les principes de l'Évangile du Seigneur Jésus-Christ, et l'obéissance qu'on leur rend rendra les hommes et les femmes véritablement libres. Nous comprenons que le Seigneur inspira non seulement la déclaration d'indépendance et la constitution de ce grand pays qui est le nôtre, mais que, par son pouvoir, il a permis à ce peuple, jusqu'à présent, de maintenir son indépendance et sa liberté de culte, sous la constitution de ces États-Unis. Nous, saints des derniers jours, sommes assez présomptueux pour croire que nous, comme peuple, bien que peu nombreux comparés à la population de ces États-Unis, sommes le « IT », si je puis employer cette expression ; bien que restreint, notre nombre contribue à former ce grand État. Peu à peu, du centre de Sion, la parole du Seigneur ira, non seulement vers cette nation, mais aussi vers toutes les nations de la terre, jusqu'à ce que chaque nation, famille, langue et peuple ait la possibilité de jouir des mêmes bénédictions dont nous jouissons aujourd'hui par l'Évangile de notre Maître. C'est la grande terre de promission dans laquelle nous vivons. Je remercie le Seigneur pour la liberté implantée dans ce grand pays qui est le nôtre. Je remercie aussi le Seigneur pour la liberté que notre peuple trouve dans les autres nations où il est établi. Il existe un esprit de tolérance et de largeur d'esprit chez les chefs des autres nations où notre peuple s'est établi en colonies. Je reconnais la main du Seigneur dans toutes ces bénédictions civiles accordées à notre peuple, ainsi que dans les autres bénédictions spirituelles et temporelles qui sont si généreusement répandues sur nous. ¶
Je pensais, pendant que les frères parlaient, à ce passage de l'Écriture qui commence au verset 11 du chapitre 4 des Éphésiens, qui rapporte comment le Seigneur donna à son Église primitive certains dirigeants, « apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs, instructeurs », etc., à des fins précises, pour l'œuvre du ministère, le perfectionnement des Saints, l'édification du corps du Christ, jusqu'à ce que tous parviennent à l'unité de la foi et à la connaissance du Fils de Dieu. Ainsi, de nos jours, il a organisé son Église dans la perfection, nous donnant tous les dirigeants qui existaient dans l'Église primitive, ainsi que de nombreux auxiliaires comme aides au gouvernement ; et ce peuple, les saints des derniers jours, est bien enseigné. En effet, si nous vivions maintenant à la hauteur de la lumière et de la connaissance qui nous sont parvenues, notre lumière rayonnerait au milieu des nations, elles verraient le pouvoir de Dieu se manifester parmi nous, et verraient un peuple se complaisant dans les œuvres de justice, et fuyant tout mal. Si nous avions pleinement vécu à la hauteur de cette lumière, les maux qui sont venus sur certains d'entre nous par la boisson forte, et d'autres maux, auraient été évités. Par exemple, la maladie, l'affaiblissement des constitutions, et les morts prématurées résultant de l'usage du tabac auraient été prévenus. Cette œuvre aurait avancé plus rapidement, car les dîmes du peuple auraient été payées comme le Seigneur l'avait prévu. En conséquence d'une obéissance complète à cette loi, la bénédiction et la faveur du ciel se seraient répandues plus abondamment sur nous, et la terre aurait été bénie à cause de nous pour produire davantage qu'elle ne le fait. ¶
Je reconnais la fidélité du peuple en général. Le Seigneur a reconnu leur fidélité, et il a manifesté son appréciation de ce que nous avons fait, et nous a favorisés en répandant sur nous beaucoup de bénédictions ; nous avons certainement été grandement bénis du Seigneur. Mais je sens néanmoins que, comme peuple, nous avons besoin d'être pénétrés de l'importance et de la nécessité de faire aussi bien que nous savons le faire, aussi bien que nous avons été enseignés. Que nous soyons bien enseignés, il n'y a pas de doute. Nous savons ce que nous devrions faire, et nous savons ce que nous ne devrions pas faire. Il ne nous est pas seulement demandé d'agir et de travailler, mais il nous est commandé de nous abstenir de faire certaines choses qui sont mauvaises, démoralisantes, dégradantes, et indignes d'hommes et de femmes honnêtes et honorables. En effet, l'Évangile du Maître est un Évangile de renoncement à soi et de sacrifice de soi ; il faut de la foi pour permettre aux hommes et aux femmes de faire les sacrifices requis, et de se priver des choses qui sont interdites par l'Évangile. Tout comme l'un des orateurs nous l'a dit cet après-midi, il peut être facile pour les gens de certaines confessions de vivre à la hauteur des exigences de leurs églises et de leurs credos, mais chez les saints des derniers jours il y a une lutte continuelle tout au long de la vie, se privant des choses que réclame sa nature, et faisant des sacrifices jour après jour ; il faut de la foi pour nous permettre de faire ces choses et de persévérer jusqu'à la fin. Nous ne pouvons espérer réussir, et sortir victorieux à la fin, que par la foi en Dieu et l'aide qu'il nous donnera par la foi. ¶
Si je ne paie pas ma dîme, quelles raisons puis-je donner pour ne pas le faire ? Je ne peux penser à aucune autre raison que celle de ne pas avoir une foi suffisante pour le faire. Si je pouvais me convaincre que Dieu a parlé des cieux, que c'est lui qui a donné cette révélation qui dit qu'un dixième de mon revenu annuel devrait être donné à l'Église pour l'édification du royaume, si je pouvais croire de tout mon cœur et de toute mon âme, tout comme si Dieu venait me dire que c'est sa volonté que je le fasse, je pense que je n'aurais plus de difficulté. La difficulté, c'est que si je n'obéis pas à cette loi, je montre que je ne crois pas à cette loi. J'essaie de me persuader que j'y crois, mais en cela je me trompe moi-même. Que disait l'apôtre Jacques ? « Rejetant toute souillure et tout excès de malice, recevez avec douceur la parole qui a été plantée en vous, et qui peut sauver vos âmes. Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l'écouter, en vous trompant vous-mêmes. » Ainsi, je sens que certains d'entre nous, saints des derniers jours, se trompent réellement eux-mêmes, essayant de se persuader que leur foi est parfaite dans la loi de Dieu, alors qu'en même temps elle ne produit pas le résultat que le Seigneur désire. Nous avons besoin, mes frères et sœurs, d'accroître notre foi dans le Seigneur ; et c'est pourquoi ces dirigeants sont placés pour nous enseigner la foi en Dieu, et en Jésus-Christ comme Rédempteur du monde, et la foi au Saint-Esprit comme l'un des membres de la trinité de la Divinité, dont l'influence remplit l'immensité de l'espace, le moyen de communication entre le Père et ses enfants. ¶
Ceux qui vous ont parlé aujourd'hui œuvrent à cette fin. Vous avez entendu deux présidents de missions des États-Unis, et deux présidents locaux, l'un présidant à un important pieu de Sion, et l'autre à une paroisse populeuse. Vous avez entendu leurs plaidoyers et leurs enseignements. Tels sont les enseignements d'autres serviteurs du Seigneur, que l'on peut compter par milliers. Ainsi nous enseignons les saints des derniers jours, et nous enseignons le monde ; et nous nous proposons de continuer à enseigner et à travailler avec bonté et persuasion, pour amener les hommes et les femmes à cette foi parfaite dans le Seigneur qui leur assurera la vie éternelle, en obéissant aux lois et aux exigences de l'Évangile. Que Dieu vous bénisse, mes frères et sœurs. Que sa faveur soit sur nous. Que nous puissions comprendre sa volonté, et que, de toute notre âme, de toute notre puissance, de tout notre esprit et de toute notre force, nous le servions, faisant les sacrifices requis afin d'obtenir la vie éternelle, telle est l'humble prière de votre compagnon serviteur, au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶