La prospérité de l'Utah et le temps venu pour l'observance générale de la Parole de Sagesse
Francis M. Lyman
Le peuple de l'Utah prospère. — La tempérance, principe fondamental de l'Église. — Le temps est venu pour l'observance générale de la Parole de Sagesse. — Une réforme nécessaire pour se préparer à la venue du Seigneur. — L'Amérique, pays de Sion, dont les habitants doivent être justes. — Preuves de la divinité de l'œuvre des derniers jours. ¶
Je suis certain que nous nous sommes tous réjouis, ce matin, en écoutant les propos d'ouverture du président Smith et de ses conseillers. Nous sommes favorisés d'un temps splendide et d'une généreuse affluence de personnes. ¶
Je ne doute pas que le Seigneur soit heureux de voir ses saints se rassembler pour adorer, recevoir des instructions, renouveler leur foi, et écouter la parole et la volonté du Seigneur par l'intermédiaire de ses serviteurs. J'espère que ce même bon esprit demeurera avec les frères qui parleront cet après-midi. Tout au long de notre conférence, je m'attends à un festin, car les saints ont été merveilleusement bénis durant l'année écoulée. Ils ont manifesté par leurs œuvres qu'ils sont solidement établis dans la foi. On découvre, je crois, une amélioration de tous côtés. Bien que nous ayons traversé une gêne financière au cours des six derniers mois, je crois que le peuple de cet État a traversé la tempête aussi bien que le peuple de n'importe quel autre État de l'Union. Les institutions de notre État ont résisté à la pression. Nous avons été bien préparés à affronter le choc, et je crois que la situation du peuple de cet État est telle qu'il continuera de prospérer et de se fortifier à partir de maintenant. Par conséquent, notre État deviendra remarquable parmi les États de l'Union à bien des égards. ¶
La note dominante fut donnée ce matin par le président. Notre attention fut attirée sur le fait que les Saints des derniers jours sont un peuple tempérant. Le principe de tempérance est un point fort de la foi des Saints des derniers jours. Nous n'y avons pas toujours été aussi fidèles que nous aurions dû l'être, mais cette doctrine, avec beaucoup d'autres doctrines qui ont été révélées par le Seigneur, par l'intermédiaire du prophète Joseph Smith, semble s'être emparée du peuple de notre nation. Il y a une vague en faveur de la tempérance qui parcourt la nation, croissant et s'amplifiant régulièrement. Aucun peuple de l'Union ne devrait être aussi bien préparé et aussi prêt à prendre part à ce mouvement que devraient l'être les Saints des derniers jours, car cela est tout à fait en harmonie avec les principes fondamentaux de l'Évangile de Jésus-Christ. Je crois que le temps est venu pour les Saints des derniers jours, en particulier, de se mettre en accord avec cette révélation, la Parole de Sagesse, qui fut donnée au début par le prophète Joseph comme une parole de sagesse accompagnée de promesses très précieuses. Au commencement, elle ne fut pas établie comme un commandement strict. Je ne sais pas si le Seigneur a tenu compte du fait que nos ancêtres, et nos pères, avaient été tellement accoutumés à bien des choses interdites par la Parole de Sagesse qu'il pourrait leur être difficile de régler leur vie en harmonie avec ces exigences : aussi nous avons reçu peut-être trente ou quarante ans de formation et d'expérience avant que le Seigneur n'annonce, par son serviteur le prophète Brigham Young, que la Parole de Sagesse était désormais devenue un commandement du Seigneur. Le président Young l'établit très strictement et précisément, déclarant que, dès lors, la Parole de Sagesse est un commandement du Seigneur, et que tous les Saints des derniers jours sont tenus de l'observer. Ma connaissance des Saints des derniers jours, en Sion comme à l'étranger, me donne à comprendre que les frères qui président dans toute l'Église, ainsi que nos frères et sœurs dirigeants des associations et organisations, prennent fermement position en faveur de la tempérance, non seulement à l'égard des boissons fortes, mais aussi à l'égard de l'usage du thé, du café et du tabac. Ce sera un peuple bien remarquable lorsque des visiteurs pourront venir chez nous, du monde entier, et découvrir que, dans toute Sion, la demeure des Saints des derniers jours, il n'y a personne qui s'adonne à l'usage des boissons fortes, ni à celui du thé, du café et du tabac. Cependant, je veux attirer votre attention sur le fait qu'il y a, dans le monde, des gens qui non seulement s'abstiennent de l'usage des boissons fortes, mais qui sont tout aussi sobres à l'égard de l'usage du tabac, du thé et du café que le sont les Saints des derniers jours. Ils en sont venus à comprendre que ces choses sont nuisibles, et ils s'abstiennent d'en user. J'ai rencontré bon nombre de personnes qui sont tout aussi soigneuses à cet égard que peuvent l'être les Saints des derniers jours. Ce n'était pas à cause de la Parole de Sagesse que ces gens du monde évitaient ces choses, car ils ne connaissaient rien de cette révélation donnée aux Saints des derniers jours. Il semble que cet esprit ne se manifeste pas seulement chez les Saints des derniers jours, mais aussi parmi les peuples du monde. ¶
Je crois que le temps est maintenant venu où non seulement les frères dirigeants de l'Église, les frères qui président dans les pieux de Sion, dans les paroisses et dans les collèges, devraient être très soigneux et fidèles dans l'observance de cette loi, mais je crois que le temps est venu où tous les Saints des derniers jours devraient être tenus à un compte un peu plus strict. Je crois que tout homme qui porte la prêtrise, tout homme qui a fait alliance avec le Seigneur comme nous l'avons fait dans les eaux du baptême, de garder les commandements du Seigneur, de les observer fidèlement dans la mesure où nous les connaissons, et à mesure qu'ils nous seront révélés, je dis que je crois que le temps est venu où ils devraient observer la Parole de Sagesse, tout comme payer leur dîme, tout comme vaquer à leurs prières et à l'adoration du Seigneur. Je crois que c'est maintenant le temps d'une réforme — une réforme étendue et accrue — des conditions qui ont prévalu parmi nous par le passé. Je fais appel à mes frères qui portent la prêtrise, tant la moindre Prêtrise que la Prêtrise de Melchisédek, à ce que nous nous engagions dans cette œuvre, en travaillant d'abord sur nous-mêmes, en réglant et en mettant en ordre notre propre vie, et lorsque nous y serons parvenus, en travaillant à mettre en ordre la vie de nos amis. Je crois que nous trouverons beaucoup de gens, nos voisins au pays de Sion, qui marcheront la main dans la main avec nous, jusque-là, dans notre religion. Peut-être ne recevront-ils pas tout, certains d'entre eux ne le feront pas, mais beaucoup le feront, et c'est là une occasion de montrer aux gens du monde, ainsi qu'à ceux avec qui nous sommes associés, que nous sommes sérieux, que nous sommes sincères, et que nous ne sommes pas hypocrites. ¶
Je crois que le temps est venu, mes chers frères et sœurs, où nous devrions accomplir toute la réforme véritablement nécessaire afin que la puissance de cet Évangile puisse se faire sentir sur la terre. La venue du Seigneur est proche, oui, la venue du Seigneur Jésus pour régner sur la terre, et vous et moi, et nos enfants, si nous devions vivre jusqu'à ce jour, en serions heureux, et il serait, j'en suis sûr, très souhaitable que nous nous trouvions en possession de la foi et dans l'accomplissement de bonnes œuvres pour l'édification du royaume. Si nous avons la bonne fortune de vivre, nous voulons certainement être dignes de rencontrer le Seigneur. Si nous ne vivons pas assez pour le rencontrer ici, nous le rencontrerons d'autant plus tôt de l'autre côté, et notre préparation n'aura donc pas été vaine. Nous voulons être préparés pour sa venue, nous devrions être prêts, et nous serons alors en excellente condition si nous partons avant qu'il ne vienne, mais sa venue est proche. Nous le voyons dans les signes des temps, parmi les nations de la terre. Le Seigneur est l'ami de son peuple. Il prend soin de ses saints — une petite poignée de gens, un faible pourcentage de tous ses enfants, certes, mais un peuple choisi. Il nous a choisis ; il a répandu son Esprit sur nous ; et nous avons été préparés, en exerçant notre libre arbitre, à recevoir l'Évangile du Seigneur Jésus. Nous croyons en Dieu. Nous savons que Dieu vit, car il s'est révélé à nous. Il s'est révélé au prophète Joseph, en introduction à cette œuvre, de sorte que Joseph connut le Père, et le Fils fut présenté par le Père. Le Saint-Esprit a été donné à tous les Saints des derniers jours, cet Esprit qui a établi le peuple, l'a rendu fort, l'a rendu stable, et lui a donné le succès. Il leur a inspiré le désir de se rassembler en Sion, et les a fortifiés dans leurs efforts pour faire la volonté de Dieu sur la terre ; pourtant, nous sommes une petite minorité. Bien que nous ne soyons qu'une petite poignée de gens, nous avons acquis une position splendide dans un pays splendide, sous un gouvernement splendide ; et, grâces soient rendues au Seigneur, c'est à lui qu'il incombe de prendre soin de ses saints, et il le fera. Cela ne fait aucun doute. Vous et moi ne pouvons pas prendre soin de cette œuvre. Les hommes n'en ont pas été capables. Le prophète Joseph ne pouvait pas prendre soin de l'œuvre de son temps, alors qu'il se tenait seul, alors qu'il n'était presque qu'un jeune garçon, car à l'organisation de cette Église il n'avait que vingt-cinq ans. Que pourrions-nous attendre aujourd'hui d'un jeune homme de vingt-cinq ans ? Mais le Seigneur était avec le prophète Joseph, et le Seigneur suscita autour de lui des hommes — des hommes d'intelligence, des hommes de jugement, une classe d'hommes solides qui soutinrent le prophète, bien que certains d'entre eux se soient détournés. Certains d'entre eux ne furent pas fidèles ; ils ne purent persévérer, car la semence répandue dans leur cœur tomba sur un sol pierreux ; il manquait de force et de vitalité dans le sol où la semence avait été répandue. Beaucoup de ceux qui étaient avec le prophète se détournèrent, si bien que, pour ce qui est des hommes, il se retrouva presque seul ; mais quelques hommes tels que Brigham Young, Heber C. Kimball et d'autres de cette trempe furent amenés à l'œuvre et soutinrent le prophète, de sorte que l'œuvre fut établie. Elle commença avec seulement quelques pauvres gens — pauvres, en ce qui concerne les biens de ce monde — mais l'Église a grandi depuis le tout début. Elle a progressé, elle a été soutenue ; le Seigneur en a pris soin, et il n'y a jamais eu d'ennemi capable de vaincre l'œuvre du Seigneur. Cette œuvre a été maintenue et elle persévérera jusqu'à la fin. Elle ne sera pas mise en pièces. Elle ne sera pas donnée à un autre peuple. La terre ne sera plus jamais laissée sans que l'Église du Christ y soit établie. Cette Église demeurera, car le Père en tient la barre. Je voudrais vous rendre témoignage, mes frères et sœurs, que Dieu vit et qu'il est l'auteur de cette œuvre. C'est lui qui la soutient ; et c'est lui, par l'intermédiaire de son Fils, qui l'a guidée, dirigée et dont il a pris soin en tout temps. Ils ont choisi les hommes, et ils ont connu les hommes qui ont persévéré et fait progresser l'œuvre jusqu'à ce jour — non seulement les chefs, non seulement ceux qui ont été appelés à des postes de responsabilité, mais il vous a choisis, vous, ce corps de gens ici présents aujourd'hui, et tout Israël, les armées d'Israël qui sont rassemblées dans ces vallées des montagnes. Le Seigneur vous a tenus en réserve. Il vous a amenés ici et a planté vos pieds ici pour y demeurer. Vous ne pouvez aller nulle part ailleurs, car ceci est le pays de Sion. Le Seigneur a sauvé ce pays ; il a préparé la voie et posé les fondations. Certains d'entre nous connaissent des luttes, mais l'œuvre s'élèvera, triomphera et prospérera, à l'avenir, plus glorieusement que jamais. ¶
Comme il est agréable de découvrir, tandis que nous voyageons et labourons parmi les Saints des derniers jours, les progrès qui se font de tous côtés, l'attention soigneuse accordée à chaque personne — pas une âme, pas un enfant en Sion qui ne reçoive une attention particulière, et cela est nécessaire afin que nos enfants soient correctement formés et élevés dans les voies de la vérité et de la justice, et que, lorsqu'ils seront vieux, ils ne s'en détournent pas. ¶
En ce moment, des efforts particuliers sont déployés pour établir la tempérance dans le pays, et nous avons reçu des encouragements venus de l'extérieur et de partout, afin que nous devenions un peuple plus tempérant. Pourquoi le peuple des États-Unis ne donnerait-il pas ce genre d'exemple au reste du monde ? Ceci est le pays de Sion, le pays où les hommes doivent servir Dieu, sans quoi ils sont en danger. C'est un pays de choix, le pays du Seigneur, tenu caché pendant de nombreux siècles, car ce pays n'était pas connu. Pendant de très nombreux siècles, les savants du monde ignoraient qu'il existât un tel pays que ces Amériques du Nord et du Sud. Ils croyaient tout avoir en Orient, et ils ne savaient pas qu'il existait un Occident. Il n'y a que quelques siècles, quatre ou cinq, que l'on a découvert qu'il y avait deux côtés au monde ; qu'il y avait des gens de ce côté-ci du monde ; et l'on trouve aujourd'hui, sur ces terres, toutes les preuves d'une civilisation remarquable et raffinée. Les gens commencent tout juste à s'ouvrir et à découvrir les récits que ces terres ont à raconter. Ceci est le pays de Sion, et pourquoi le peuple de ce pays ne serait-il pas à la tête de ces choses ? Nous, en tant que Saints des derniers jours, sommes soumis à la loi du Seigneur. Il nous est interdit l'usage des boissons fortes et du tabac. Il nous est interdit de jurer et de commettre toutes sortes de méchanceté. Nous avons vécu sous cette interdiction, selon la loi de l'Évangile, car la loi est : tu ne déroberas point ; tu ne mentiras point ; tu ne commettras point l'adultère ; tu ne voleras ni ne transgresseras, mais tu serviras le Seigneur et feras ce qui est juste. Il nous est enseigné d'aimer notre prochain comme nous-mêmes ; nous devons faire à autrui ce que nous voudrions qu'on nous fasse. Ce sont là quelques-unes des lois selon lesquelles nous avons vécu, et c'est d'après ces lois que nous avons essayé de régler notre vie. L'interdiction n'est pas pour nous une nouveauté. Je sais, en ce qui me concerne, que j'ai vécu sous la loi de l'interdiction pendant de très nombreuses années. Je lui ai obéi comme à une loi de l'Évangile, et c'est une bonne chose. Je découvre que c'est une bonne chose d'être sobre, une bonne chose d'être tempérant. C'est une bonne chose de faire ce qui est juste parmi les hommes — non seulement parmi les Saints des derniers jours, mais dans le monde. Car un homme est absolument en sécurité dans ce monde s'il ne fait que ce qui est juste. C'est ce que la loi de l'Évangile exige : que les hommes fassent ce qui est juste — qu'ils pratiquent la justice, car ce n'est par aucun autre principe que nous pouvons obtenir le salut. ¶
Frères et sœurs, partons de cette conférence vers toutes les parties de l'Église avec la détermination, dans nos cœurs, de pratiquer la justice, afin que l'esprit de cette conférence puisse se faire sentir dans toute l'Église. Nous comptons aller dans toutes les parties de l'Église ; nous comptons aller dans chaque paroisse. Nous aimerions que vous nous attendiez, car nous venons vous voir. Nous vous rendrons visite dans vos paroisses, et lorsque vous apprendrez que les frères arrivent, nous voulons que vous les rencontriez chez vous — c'est-à-dire à vos lieux de rassemblement habituels. Nous ne pouvons guère entrer dans tous les foyers du peuple ; il y a trop de gens, et nous sommes trop peu nombreux. Il fut un temps où le prophète Joseph pouvait entrer dans le foyer de chaque Saint des derniers jours, rendre visite à tout le monde, leur serrer la main et leur donner une bénédiction ; mais aujourd'hui, le président Joseph F. Smith ne peut visiter qu'un très petit nombre de personnes chez elles. Il peut les voir à la conférence générale, mais seul un très faible pourcentage des gens peut venir ici à la conférence. Supposons que vingt mille personnes soient rassemblées ici demain, le jour du sabbat — ce n'est qu'une petite minorité du demi-million de Saints des derniers jours. Afin que nous puissions voir tout le monde et labourer parmi eux, faire leur connaissance et connaître leur esprit, afin que nous puissions les bénir et porter dans leurs quartiers instruction, conseil et encouragement, nous devons visiter le peuple. Afin de veiller aux affaires d'organisation et de régulation, ainsi qu'aux ordinations et aux bénédictions nécessaires pour établir le royaume et le maintenir en ordre, nous devons nous rendre dans chaque pieu, et il y a cinquante-six pieux — six ou sept cents paroisses — et nous devons le faire chaque année, et deux, trois ou quatre fois par an, nous devons visiter chaque pieu. Nous sommes dans ce ministère en tout temps. Je veux dire à chaque Saint des derniers jours : si vous êtes converti et êtes un véritable Saint des derniers jours, nous voulons que vous convertissiez vos voisins — et que vous les convertissiez par votre manière de vivre. Aucun témoignage plus fort ne peut être rendu au sujet des principes d'honnêteté, de tempérance, de justice, de miséricorde, de vérité et de moralité, que celui d'un homme qui vit ces principes et ces doctrines. Aucun témoignage n'est plus fort. Les gens peuvent mettre en doute ce que nous disons et le témoignage que nous rendons, mais ils ne peuvent pas mettre en doute notre vie. Si un homme vit une vie honnête, remplit ses obligations, s'il est un homme vrai et vit une vie pieuse et droite, traitant son prochain comme il voudrait qu'on le traite, s'il est vrai et fidèle en toute chose, nul ne peut nier ce que fait cet homme, car cela est incontestable, ce sont les faits tels qu'ils existent et qu'ils sont éternels. ¶
Il y a quelques points auxquels nous voudrions faire allusion, qui ont été mentionnés en présence de la Première Présidence, dans nos conseils, tels que nous les leur rapportons régulièrement ; nous rapportons nos labeurs, exactement où nous sommes allés et ce que nous avons accompli, chaque semaine. Ces hommes ici, les frères des Douze, et ces Soixante-dix, ainsi que les frères qui président les pieux de Sion, sont tous des hommes de Dieu. Ce sont des hommes solides et capables. Ce sont des hommes de valeur et d'intégrité. Dans tous ces cinquante-six pieux, et dans toutes ces six ou sept cents paroisses, et dans les collèges de la prêtrise, ces hommes dirigeants sont des hommes de Dieu. Ils ont été choisis du Seigneur ; chacun d'eux a été désigné par le doigt du Seigneur, dans la révélation, pour ses fonctions de responsabilité, et l'autorité qu'ils portent est tout aussi sacrée que celle donnée par le Sauveur lui-même au prophète Joseph, ou l'autorité conférée au prophète Joseph par Pierre, Jacques et Jean, qui étaient les principaux apôtres du temps du Sauveur, car c'était leur mission et leur ministère. Ils ne sont pas venus sur la terre pendant dix-huit cents ans pour donner cette autorité et ce pouvoir à d'autres hommes, mais après cette longue période, après ces siècles écoulés, ces hommes, porteurs des clés du royaume, vinrent sous la direction du Fils de Dieu et conférèrent cette autorité, cette prêtrise et ce pouvoir au prophète Joseph et à Oliver Cowdery. Avant eux vint Jean-Baptiste, qui fut le précurseur du Sauveur ; il fut, lui aussi, le précurseur du prophète Joseph, et il vint et officia auprès de Joseph et d'Oliver. Il les instruisit et les autorisa à officier avec le pouvoir de la moindre Prêtrise, par lequel ils avaient l'autorité de se baptiser l'un l'autre. Puis vinrent Pierre, Jacques et Jean avec la Prêtrise de Melchisédek, détenant les clés et l'autorité pour organiser et édifier le royaume de Dieu sur la terre. Ils apportèrent cette autorité sur la terre et la conférèrent à ces jeunes gens, avec la promesse qu'elle ne serait plus jamais retirée de la terre, et elle y est demeurée. Depuis lors, les Saints des derniers jours se sont multipliés, mais non pas de façon phénoménale, non pas très remarquablement, car il y a eu d'autres peuples qui se sont multipliés beaucoup plus rapidement, ayant des doctrines, des idées et des modes plus populaires auprès du monde, et ils ont accepté le plan le plus facile. C'est une chose difficile pour des hommes déchus de servir le Seigneur dans cette vie. C'est assez difficile, pour la raison que les hommes déchus sont enclins à mal faire. Leurs appétits et leurs passions les gouvernent ; ils sont chargés de mauvais penchants et de mauvais désirs, et le tentateur est toujours devant eux. C'est pourquoi il leur est difficile de surmonter cela et d'ouvrir leur cœur pour recevoir la vérité. C'est la raison pour laquelle nous ne sommes pas plus nombreux que nous le sommes, mais nous sommes un peuple remarquable. Aucun autre peuple au monde ne se rassemble ainsi ; aucun autre peuple au monde ne construit des temples comme le font les Saints des derniers jours — des temples érigés au nom de Dieu, où sont administrées des bénédictions et des ordonnances pour le temps et l'éternité. Il n'y a pas d'autre peuple qui se marie pour le temps et l'éternité, et qui travaille pour le salut des morts — pas un autre temple sur cette terre aujourd'hui, hormis ces quatre temples des Saints des derniers jours, où des ordonnances sont accomplies pour le salut des vivants et des morts. Ce sont là quelques-unes des nombreuses preuves que c'est là l'Église de Jésus-Christ, car partout où le Seigneur a un peuple sur la terre qui porte son autorité, on trouve ces mêmes doctrines et principes prônés et établis parmi eux — non seulement pour le bien de ceux qui sont ici et de ceux qui viendront, mais pour le bien de tous ceux qui ont vécu dans le passé, car c'est une seule grande famille. Depuis le temps d'Adam jusqu'à la scène finale des enfants des hommes sur cette terre, il n'y a qu'une seule famille de notre Père, et le Seigneur s'intéresse tout autant aux hommes venus les premiers qu'à ceux venus les derniers, ou à ceux venus au méridien des temps. Les hommes avaient autant de valeur au commencement qu'aux jours du Sauveur ; et ils ont maintenant tout autant de valeur qu'ils en avaient au commencement ou au temps du Sauveur ; il en sera ainsi jusqu'à la fin, et les enfants de Dieu sont innombrables. Et c'est là une grande œuvre, celle de peupler la terre, d'y amener la famille de Dieu pour y demeurer et de lui donner des occasions. Il y a, bien sûr, bien d'autres occasions, il y en a eu et il y en aura tout au long des âges de l'éternité. Ce n'est pas la seule œuvre du Seigneur — ce n'est qu'une section, qu'un département de l'œuvre du Seigneur, mais elle est très importante, très remarquable, et ceux de sa famille qui viendront ici seront très nombreux, mais il y en aura bien davantage pour d'autres mondes semblables à celui-ci, à l'avenir, sans nombre. Il n'y aura pas de pénurie de mondes, pas de pénurie d'esprits, pas de pénurie d'espace, pas de pénurie de lumière, d'intelligence et d'occasions pour le développement de l'humanité, qui a toujours existé et qui existera toujours. ¶
Mes frères et sœurs, soyons fidèles à cette cause. Nous, Saints des derniers jours, sommes peu nombreux, une simple poignée de gens dans un monde de plusieurs millions, mais nous avons été rassemblés et chargés de cette grande et remarquable œuvre. Soyons fidèles et accomplissons bien notre devoir, afin que, dans quelques années, lorsque nous partirons pour l'autre côté, il puisse être dit de nous que nous avons été vrais et fidèles, que nous avons combattu le bon combat. ¶
Maintenant, en ce qui concerne l'observance des commandements du Seigneur, être tempérant et vivre selon ses lois en toutes choses — je veux graver cette impression dans l'esprit de ce corps de gens, de ces anciens et de ces sœurs ici présents aujourd'hui : les frères dirigeants ne veulent pas être seuls à observer les commandements de Dieu. Nous voulons que vous soyez tempérants comme nous le sommes. Il n'est pas plus important que nous gardions les commandements de Dieu que vous ne les gardiez. Vous devez être droits, tempérants, honnêtes et consciencieux. Il ne suffit pas que moi et ma famille fassions la volonté du Seigneur. Vous, mes frères et sœurs, et vos enfants, vos voisins et vos proches, et tous ceux qui sont Saints des derniers jours, devriez garder les commandements du Seigneur, et alors nous ne serons plus seuls. Nous avons besoin de votre aide. Nous avons besoin de votre soutien. Nous voulons que vous serviez et travailliez avec nous. Lorsque le président parlait de la moindre Prêtrise, il m'est revenu à l'esprit qu'il n'y a pas longtemps, deux instructeurs et un diacre sont venus chez moi. Je crois que c'était la première fois qu'un diacre venait me rendre visite. Je voudrais que vous vous souveniez que la moindre prêtrise a un ministère. Tout homme qui porte cette prêtrise, quelle qu'en soit la partie, que ce soit la moindre prêtrise ou la Prêtrise de Melchisédek, a un ministère, et le Seigneur exige que ce ministère soit magnifié et honoré. La voie devrait être ouverte afin que ces jeunes gens aient une chance, qu'ils soient employés et aient leur ministère en tant qu'instructeurs, car c'est leur devoir de travailler et d'assister les instructeurs en toutes choses. Les prêtres devraient eux aussi s'acquitter de leurs devoirs dans les foyers du peuple, afin que le peuple soit stimulé, non seulement en ce qui concerne la tempérance, mais en ce qui concerne le principe de la prière, afin que les hommes et les femmes soient enseignés à prier, qu'ils sachent comment prier et qu'ils aient le courage de prier, afin que, dans leurs prières, ils se tiennent engagés devant le Seigneur à garder ses commandements. Assurez-vous de vivre de telle sorte que, lorsque vous priez, vous puissiez dire : Père, j'ai fait ta volonté aujourd'hui. Commencez votre prière ainsi. Vivez de telle sorte que vous puissiez dire au Seigneur que vous avez agi exactement comme il le fallait, que vous n'avez rien fait de mal. Dites-le au Seigneur et dites la vérité, et je vous dis que vous ne pouvez demander au Seigneur une chose que vous devriez avoir, qui soit raisonnable, qu'il ne vous accordera pas. Gardez ses commandements, puis ouvrez votre cœur au Seigneur et demandez-lui ce dont vous avez besoin, et il vous l'accordera. ¶
Que Dieu vous bénisse, mes frères et sœurs. Que son Esprit remplisse tous nos cœurs, et puissions-nous repartir de cette conférence fortifiés, affermis et raffermis, afin que nous ne faillissions jamais, mais que nous réussissions dans le service de Dieu par Jésus-Christ. Amen. ¶