Inculquer la foi et l'amour de l'Évangile à nos enfants
John Henry Smith
Un cantique d'inspiration — Nécessité d'inculquer la foi et l'amour de l'Évangile aux enfants. — Bénédictions invoquées sur les bons et les opprimés de toutes croyances et de tous pays. — Exhortations à la jeunesse. — Gratitude pour la liberté garantie par les institutions américaines. ¶
J'ai pris le livre de cantiques et je l'ai ouvert à un cantique qui a fortement marqué mon esprit, et bien que je ne sois pas un très bon lecteur, je crois que je vais m'efforcer de le lire. Il se trouve à la page 127 : ¶
Debout ! réveille-toi, ô belle Sion, Éveille-toi, éveille-toi, entends le cri profond de la sentinelle, Car le temps du sommeil a pris fin, ¶
Et le dévastateur veille et il est proche. Le courage au cœur, et l'âme grande à devenir, ¶
Rejette tout fardeau mortel. Ceins-toi pour le combat, ton armure si brillante, Car le prix est une couronne glorieuse. Debout ! réveille-toi, ô belle Sion, Livre au vent les soucis de Mammon, Quand l'appel strident du clairon retentit — Au rassemblement ! ¶
Ce sont des lâches ceux qui s'attardent en arrière. Tu as des ennemis à vaincre en chaque cœur et en chaque foyer, Que ton dessein soit ferme, et élevé, Avec Dieu à ta tête, ne te laisse pas décourager, Mais avance pour vaincre, ou pour mourir. ¶
Qui reculerait devant la glorieuse bataille, ¶
Avec une si éclatante récompense en vue ? Si l'on est assez vil pour se ranger avec le traître, Elle n'est pas, lâche, faite pour briller pour toi. Avec des nerfs forts comme l'acier, et une âme capable de ressentir, Tiens ferme pour ce qui est pur et courageux ; Sois au premier rang pour le bien, et confie-toi en la puissance de Dieu — Ce sont de tels héros que le ciel sauvera. ¶
Voici ! la destruction plane sur les nations, Bien que la foule impie ne la voie pas ; Et la mort se fera entendre dans les échos De la tempête menaçante qui s'amasse ! Alors réveille-toi, ô belle Sion, Éveille-toi, éveille-toi, c'est le cri profond de la sentinelle, Car le temps du sommeil a pris fin, Et le dévastateur veille et il est proche. ¶
Mes frères et sœurs, c'est vraiment une joie pour moi d'être avec vous à cette conférence aujourd'hui, et d'avoir écouté les bonnes paroles tombées des lèvres de nos frères qui nous ont parlé. Nous vivons à l'époque où la parole du Seigneur doit être portée à toute nation, famille, langue et peuple, avant la venue de ce jour grand et terrible où les jugements de notre Dieu seront répandus sur les nations de la terre. Quelle mission sacrée est la nôtre dans l'accomplissement de l'obligation selon laquelle celui qui a été averti doit avertir son prochain ; que sur ses épaules repose, dans une large mesure, le salut de ses semblables, du moins dans la mesure de sa capacité à annoncer l'Évangile parmi les enfants des hommes et à en proclamer le rétablissement. Aucun de nous, à qui le joyeux message de la vérité éternelle est parvenu, ne devrait oublier que repose sur nous la responsabilité d'appeler à la repentance les enfants de notre Père, nos frères et sœurs de tout pays et de tout climat. Nous ne pouvons échapper aux effets de cette exigence, si ce n'est en nous en acquittant du mieux que nous le pouvons ; non seulement en portant au monde la bonne nouvelle d'une grande joie, ou en entrant dans les saints temples de Dieu pour ouvrir la porte du salut à la famille humaine qui est passée derrière le voile, par l'administration des ordonnances de la maison du Seigneur, mais aussi dans la nature de cette garde sacrée que nous devrions exercer autour de nos fils et de nos filles. Que ressentirons-nous, en nous tenant devant le Grand Juge des vivants et des morts, notre ministère dans la vie terminé, si l'un de nos enfants dit au Père : « Dans notre foyer, les obligations morales de l'Évangile de Jésus-Christ étaient inconnues et non enseignées ; les principes et doctrines essentiels au salut, et la recherche de l'empreinte de l'Esprit d'en haut, n'y étaient ni pensés ni enseignés dans le foyer où j'ai eu le privilège d'être élevé » ? ¶
J'espère que les paroles du cantique que je vous ai lu vous rempliront d'allégresse et de joie, et éveilleront dans vos âmes la pensée que la bataille est engagée, que l'étendard de notre Christ a été déployé au vent ; que notre mission et notre ministère consistent à prêcher la repentance dans nos propres foyers, dans nos propres quartiers, parmi les hommes et les femmes avec qui nous nous mêlons, aussi bien qu'à porter les semences de l'Évangile aux enfants du monde, en les suppliant de se détourner des maux qui rôdent, et d'apprendre le chemin de la vie et du salut. Mes frères et sœurs, je vous demande de vous souvenir de ces paroles : ¶
Éveille-toi, éveille-toi, c'est le cri profond de la sentinelle, Car le temps du sommeil a pris fin, Et le dévastateur veille et il est proche. ¶
Je n'ai au monde que des bénédictions pour chacun de vous qui honorez Dieu et la vérité. Je n'ai que des bénédictions pour tout homme et toute femme chrétiens qui s'acquittent des devoirs et des obligations d'un chrétien selon la meilleure lumière et connaissance qu'ils possèdent. Je n'ai que de la sympathie pour les insouciants, les égarés et les téméraires. J'aime tous les enfants de mon Père céleste. Je sens qu'il y a de notre part une nécessité de réveil comme nous n'en avons peut-être jamais connu auparavant, cherchant à implanter dans le cœur de ceux que Dieu nous a confiés une compréhension de Sa grande œuvre, et une foi telle que celle manifestée par les hommes et les femmes qui traversèrent les plaines avec des charrettes à bras en 1856, au milieu des neiges profondes et tombantes, et qui ensevelirent leurs bien-aimés dans les congères, déterminés à accomplir la volonté du Maître. Cet esprit d'héroïsme, cet amour du bien, et cette détermination à suivre les commandements de Dieu, sont-ils engendrés dans l'âme de ces fils et de ces filles que notre Père nous a confiés ? Sont-ils prêts à se lever et à dire : je glorifie Dieu pour la mère qui m'a porté, et pour la foi qu'elle a manifestée en quittant sa patrie pour prendre part à l'établissement de l'œuvre de Dieu ? Sont-ils disposés à dire : je resterai fidèle au père qui m'a engendré, qui a servi et travaillé au milieu des tribulations et des épreuves pour procurer les bénédictions et le confort de la vie, et je veillerai à ce que ses derniers jours soient honorés par un fils droit, par une fille cohérente, vertueuse et vraie, et par l'accomplissement de ma mission pour le bien-être et la bénédiction du peuple parmi lequel je vis ? Ou nous oublierons-nous nous-mêmes au point que l'ivrogne, le débauché, le scélérat qui complote et manigance la destruction et le renversement des hommes honnêtes, deviennent les compagnons de nos enfants et cherchent à les mener à la perdition ? Nos voix ne devraient-elles pas se faire entendre pour proclamer la parole de Dieu, annoncer Sa vérité, montrer le chemin de la vie, cherchant à établir chez les hommes cette fermeté qui leur permettra de résister aux maux qui mènent à la ruine tant de nos semblables en diverses régions du monde ? ¶
Que la paix du ciel accompagne tout homme et toute femme de bien, en tout pays, qui suivent les principes de la foi religieuse qu'ils ont embrassée, et qui cherchent à s'améliorer eux-mêmes ainsi que leurs semblables. Que la bénédiction du ciel repose sur ceux qui sont opprimés en tout pays, afin qu'ils aient l'occasion de trouver un foyer sous le drapeau étoilé que nous aimons. Que les principes propres à ce gouvernement sous lequel la plupart d'entre nous sommes peut-être nés et avons été élevés soient établis et inscrits dans nos âmes, — l'amour de Dieu, de la patrie, de la liberté, de la justice et de la miséricorde, de la pureté et de la vérité, ainsi qu'une aversion et une haine de l'immoralité, du crime et de la méchanceté qui rôdent au dehors. Que le Dieu du ciel l'inscrive dans vos âmes, garçons et filles « mormons », qu'Il vous a appelés à la repentance, qu'Il vous a montré le chemin de la vie, qu'Il vous a donné des pères et des mères dont le cœur a été gardé en Sa possession. J'espère que, bien que les orages battent et que les tempêtes surviennent, vous honorerez le père et la mère qui ont survécu aux terribles épreuves des plaines en 1856, ou les pères et mères d'autres années qui ont quitté leur patrie, ou ceux de notre propre pays dont les pieds furent couverts d'ampoules et gelés tandis qu'ils fuyaient les machinations de misérables infâmes et lâches qui cherchaient à détruire leurs libertés. ¶
Mes amis, j'ai ce sentiment dans l'âme aujourd'hui, et si je pouvais l'inscrire dans l'esprit des garçons et des filles « mormons », j'y écrirais cette devise : « Le drapeau que le Divin a permis de déployer au vent, comme la bannière étoilée, ne devrait jamais être abaissé par une main humaine. » Les principes de liberté inscrits dans la constitution de notre pays ne devraient jamais être foulés aux pieds par quiconque ; mais tout principe d'honneur, de justice, de pureté, de miséricorde et de droit devrait être gardé par les hommes et les femmes élevés dans une certaine compréhension des principes de cette foi que nous-mêmes avons apprise à connaître. ¶
Il y a quelques années, le président des États-Unis a lancé un appel aux descendants de cette ancienne souche nordique établie dans le Nord-Ouest. Il a dit : « Vos pères et mères se sont installés sur ces petites fermes ; ils ont bâti leurs cabanes, ils ont défriché et rendu prospère la terre qu'ils avaient adoptée comme leur foyer. Que faites-vous, vous leurs descendants, à cet égard ? Êtes-vous de meilleurs citoyens, plus robustes et plus fidèles que ne l'étaient vos pères et mères ? Avez-vous accompli et accomplissez-vous votre part de citoyenneté sur cette terre avec la même assiduité, la même persévérance et la même détermination qui les caractérisaient ? » Telle était la question posée par le premier magistrat de notre nation aux descendants de ce peuple venu d'une autre terre. C'est une question qui pourrait bien être posée aux descendants des huguenots français, et aux descendants de ceux qui ont fui les oppressions et les tribulations de l'Angleterre, ou d'autres régions de la terre, et qui ont trouvé un foyer sous ce drapeau que nous aimons. C'est une question que je pourrais poser aujourd'hui aux garçons et aux filles des Saints des derniers jours. Car, tandis que les Nordiques, venant de l'ancien monde pour établir des foyers dans le Nord-Ouest, étaient conduits par l'inspiration d'un esprit et d'un désir de plus grande liberté et de meilleures possibilités que celles qu'ils auraient pu trouver dans leur patrie, ce n'était pas entièrement là ce qui inspira vos parents à adopter notre drapeau et à décider de vivre sous ses plis. Pour eux, c'était la terre même de Dieu — la terre de Sion. Leur espoir et leur ambition étaient que, sur ce sol, nulle langue ne se déchaînerait contre eux ; qu'ils y seraient assurés de tous les droits humains, tant qu'ils ne porteraient pas atteinte aux droits et aux libertés des autres. Ils l'aimaient comme une terre de liberté, et en désiraient la citoyenneté. Ils aimaient les perspectives de la Sion des derniers jours, et n'y voyaient le seul lieu où la grande œuvre à laquelle ils s'étaient associés, tournée vers la bénédiction des enfants de notre Père céleste, pourrait être pleinement accomplie. Leurs idéaux étaient des idéaux d'honneur ; leur conduite était conforme aux plus hauts principes moraux. Quoi que le monde puisse dire ou penser, votre père et le mien, lorsqu'ils posèrent le pied sur le sol des États-Unis, adoptèrent cette nation comme la leur, et ce pays comme la Sion de Dieu, où les libertés de la race humaine étaient assurées, où les hommes pouvaient s'incliner avec révérence et respect devant l'Être suprême, et où nul n'avait besoin de demander s'ils priaient Bouddha, ou Jésus-Christ, ou le Dieu inconnu, ou un bâton ou une pierre. Ici, sous le drapeau de ce pays, le grand Dieu du ciel avait garanti, dans le sang des fils du sol, les droits de liberté et de conscience, et le privilège d'accomplir leurs devoirs et de s'acquitter de leurs obligations envers Lui. ¶
Jeunes gens et jeunes filles, c'est la joie de mon cœur de pouvoir regarder en arrière et de constater, d'après les archives, que mon premier ancêtre sur le sol des États-Unis aimait ce pays et aimait la liberté. C'est la fierté de mon cœur que ses descendants, au fil de la lignée de citoyenneté, se soient tenus sur ce noble terrain de liberté ; et, un à un, à mesure que les circonstances se sont présentées et que les occasions leur ont été données, ils ont maintenu et défendu les principes touchant les droits humains, montrant qu'ils adoreraient Dieu et obéiraient à Ses commandements comme bon leur semblait, et ne se courberaient ni ne s'inclineraient devant personne, ni ne demanderaient à leurs semblables ce qu'ils devaient croire. ¶
Je crois en Dieu, le Père éternel. Je crois en Son Fils Jésus-Christ, Rédempteur du monde. Je crois en la doctrine de l'ensevelissement dans l'eau comme figure du tombeau, et de la sortie à une vie nouvelle. Je crois au baptême de feu et du Saint-Esprit. Je crois aux doctrines morales telles que présentées par le Rédempteur du monde. Je crois aux clés et aux droits essentiels à l'établissement, au-delà de tout doute, des enfants du Père dans Sa grâce, et à la jouissance de Ses dons. Je crois à l'alliance céleste, au tournant de la clé de la connaissance, à l'annonce du patriarche des temps anciens selon laquelle il tournerait le cœur des pères vers les enfants et le cœur des enfants vers les pères, afin que la terre ne soit pas frappée d'une malédiction. Je crois à l'accomplissement des prophéties. Je crois que l'événement récemment survenu dans l'histoire de cette nation, quand notre ville sœur à l'ouest de nous fut détruite par le tremblement de terre et le feu, était un avertissement pour les enfants des hommes. Je crois que lorsque Valparaiso fut ébranlée et que tant de gens y perdirent la vie, ce fut l'accomplissement de l'annonce du Maître à ce peuple selon laquelle, après que son avertissement fut porté au monde et que le chemin de la vie eut été montré, s'ils rejetaient le message, Il enseignerait au monde des leçons dont il se souviendrait. J'espère qu'un réveil pourra venir parmi nos semblables partout, afin qu'ils aiment la justice plus que l'injustice, la droiture plus que l'iniquité, la moralité plus que l'immoralité, la charité et l'indulgence plus que la dureté et l'intolérance ; qu'ils cherchent à implanter en eux-mêmes ce qui fait la plus noble virilité et la plus pure féminité qui se trouvent dans le monde entier. Je dis à ce peuple, sans crainte d'être contredit avec succès, que l'homme qui obéira à la loi de Dieu telle qu'elle est révélée dans cette dispensation se tiendra devant son Créateur, accepté ; tandis que les hommes qui en deviennent les pires ennemis et dont la vie est vouée à lui nuire seront condamnés. Regardez au fond de leur vie intérieure et vous trouverez inscrites dans leur âme les ténèbres de l'enfer, les preuves de l'immoralité, une joie dans le renversement et la destruction de la pure féminité, tout en se vantant de leur amour pour le sexe le plus doux. ¶
Oh ! je voudrais que tout homme au monde puisse dire ce que j'ai entendu un jour un monsieur luthérien me dire en conversation avec lui. Se tenant aux côtés de sa mère, marqué par la nature de la véritable féminité et les principes de la foi, elle lui arracha la promesse qu'en aucune circonstance il ne déshonorerait une femme de son sexe. Ô mon Père, fais que cela soit inscrit dans le cœur de nos mères, que lorsque leurs fils iront dans le monde pour prêcher le Christ et le Christ crucifié, ils y aillent avec la même exhortation et la même prière. Aucun fils de Saint des derniers jours ne devrait manquer d'avoir gravé dans son âme le sentiment que les femmes doivent lui être sacrées. Elles sont à l'image de leurs mères, et la maternité devrait être estimée et honorée par tout homme. Il est peu probable qu'une jeune fille soit précipitée dans le péché et le crime, portant le déshonneur sur son front, par un homme dont la mère aurait pleinement accompli son devoir. ¶
Maintenant, mes frères et mes sœurs, je suis heureux d'être avec vous. Rendons grâce à Dieu pour le « mormonisme », comme l'appelle le monde. Rendons grâce au Seigneur pour un père et une mère qui croyaient au Rédempteur du monde, et aux règles morales qui visent le meilleur développement de l'humanité. Rendons grâce au ciel pour la foi qui indique la possibilité, pour les hommes et les femmes, de se tenir en présence de l'Être divin, s'ils veulent rester fidèles à eux-mêmes et aux lois qu'Il a révélées. Rendons grâce au ciel pour un pays où existe la liberté, où les droits des hommes peuvent être protégés. Puissions-nous être préservés des attaques des vicieux et des impurs. Puissent des hommes justes et honorables, de toutes croyances et de toutes classes, être choisis pour gouverner le monde, et être honorés et estimés dans l'accomplissement de leurs devoirs civiques, afin que ce pays soit glorieux dans son développement et sa croissance ; et que les peuples de tous pays qui y trouvent un foyer s'inclinent avec respect et révérence, et considèrent avec honneur et estime les principes inscrits dans la Constitution qui leur accorde le droit de conscience. ¶
Que la bénédiction du ciel vous accompagne. La foi qui vous a été transmise vient du Seigneur Lui-même. C'est le Père et le Fils qui ont inauguré cette dispensation de la plénitude des temps. C'est le Père et le Fils qui ont tourné la clé de la connaissance, laissant entrer la lumière du ciel sur la famille humaine. Et la charge qui vous a été confiée était de veiller à ce que cette foi soit enseignée dans vos foyers, à ce que les principes de la moralité soient pleinement établis à vos propres foyers, à ce que les fils et les filles qui en sortiraient marchent comme des soldats de la croix, sans craindre les froncements de sourcils ni les faveurs des hommes, déclarant la vérité, montrant les possibilités offertes à tout pécheur repentant — que ses péchés puissent être pardonnés, et qu'il soit ainsi amené à marcher dans le chemin qui le ramènera en présence de son Créateur. L'Évangile, mes frères et sœurs, est vrai dans son intégralité. Que le ciel vous bénisse. Que l'esprit de lâcheté, de crainte et de tremblement ne vienne jamais sur vous. Puissiez-vous vous tenir debout dans la majesté de la plus pure et la plus noble virilité, sans rougir en présence de vos mères, de vos sœurs ou de vos épouses, ni même en présence du Seigneur, mais confiants en Sa miséricorde. ¶
Encore une fois, je vous le dis, jeunes gens, ne craignez pas les ennemis de Sion, ne vous inclinez pas dans la crainte et le tremblement devant quelque main qui pourrait se lever. Acceptez les responsabilités que le Maître divin pourrait vous imposer, et prêchez Son Évangile dans le monde. Défendez le droit, non seulement pour votre propre foyer et ceux de votre propre foi, mais veillez à ce que le catholique, le juif, le méthodiste, le presbytérien, l'athée et le païen jouissent de ce même droit de conscience que vous désirez vous-mêmes exercer, et qu'avec eux vous vous leviez pour le défendre de votre vie, si nécessaire. Que l'esprit d'héroïsme, de foi, d'amour, de charité, d'indulgence, de bonté et de considération, sans crainte ni tremblement, caractérise la vie de chacun de vous, afin que, où que vous alliez, vous vous mêliez aux hommes en hommes et en femmes honorables, vous connaissant vous-mêmes, résolus à maintenir la pureté de votre vie, de sorte que si le doigt de Dieu venait à vous toucher, il ne vous ferait pas reculer de crainte à cause du mal commis. Que le Divin bénisse notre président de la santé et de la force nécessaires à l'accomplissement des lourds devoirs qui reposent sur lui, ainsi que ses associés, afin que leurs cœurs soient unis et qu'ils continuent à détenir les clés de la Prêtrise éternelle que le Seigneur lui-même leur a données ; et que la même noble virilité qui caractérisait les hommes du passé soit la leur jusqu'à la mort même, que l'amour du droit demeure en eux, que toutes les bénédictions nécessaires leur parviennent, ainsi qu'à vous et à tout homme et toute femme de bon sens dans les limites de cette grande République, et à travers le monde. Telle est ma prière, au nom de Jésus. Amen. ¶