Pulpit

Les devoirs des parents et la guerre des saints

Charles W. Penrose

1906 October General Conference·Second Day Afternoon Session·1906-10-06

Devoirs des parents en Sion. — Esprit erroné chez certains jeunes gens. — La guerre des saints n'est pas charnelle. — Les puissances des ténèbres. — Mission des saints. — Jésus, et non Lucifer, le Premier-né. — Préexistence de toute l'humanité. — Droits civils égaux pour tous les citoyens. — Résisterons-nous à la grande épreuve ? — Victoire finale de la lumière et de la vérité.

J'espère, mes frères et sœurs, obtenir la même attention et être guidé par le même bon esprit dont ont joui les frères qui m'ont précédé, non seulement cet après-midi, mais dans toutes les réunions de cette conférence. J'ai vu écrit que l'assistance à cette conférence n'était pas aussi nombreuse qu'à certaines occasions précédentes. Je n'ai pu m'empêcher de m'étonner de cette affirmation ; car depuis la première réunion de la conférence, nous avons eu une assistance des plus magnifiques. Non seulement la partie inférieure de ce tabernacle a-t-elle été remplie, à l'exception de quelques sièges dans la partie nord-est, mais les galeries aussi ont été bondées de saints des derniers jours attentifs, désireux d'adorer Dieu et d'être instruits des choses de son royaume. L'Esprit du Seigneur a été répandu sur ceux qui nous ont parlé, depuis les remarques d'ouverture du président Joseph F. Smith jusqu'à maintenant. J'ai extrêmement joui des sessions de cette conférence. J'ai été heureux de voir le désir manifesté par les saints des derniers jours dans leur présence et leur attention, et dans l'esprit qui les entoure et qu'ils respirent. J'ai vu là un signe de l'expansion de l'œuvre de Dieu et de la croissance de son royaume — son royaume spirituel — dans le cœur du peuple, aussi bien que de l'expansion de l'Église visible du Christ parmi les nations de la terre.

J'espère que nos enfants ont appris les dix commandements, lus pour nous cet après-midi par frère Hyrum M. Smith, ainsi que les préceptes du Nouveau Testament, afin qu'ils leur soient familiers. Je remarque que nos enfants, dans les écoles du dimanche, apprennent ces préceptes et ces commandements, et qu'ils grandiront avec cette connaissance s'ils ne se contentent pas d'apprendre par cœur les leçons qui leur sont données, et s'ils sont également instruits, dans leurs foyers, au sujet de ces choses importantes. Je me souviens d'une histoire racontée au sujet d'un homme qui avait parié qu'un de ses amis ne connaissait pas la prière du Seigneur ; le pari fut accepté, l'argent déposé, et l'homme qui avait mis l'argent était très confiant. Lorsqu'on lui demanda de réciter la prière du Seigneur, il dit :

« Maintenant je me couche pour dormir, je prie le Seigneur de garder mon âme ; et si je meurs avant de m'éveiller, je prie le Seigneur de prendre mon âme. »

L'autre homme dit : « Eh bien, l'argent est à vous ; mais je ne croyais pas que vous en seriez capable. » (Rires.) On prétend que c'était un sénateur des États-Unis, mais je considère cela comme une calomnie. Cela pourrait cependant être vrai. Ce dont nous avons besoin, mes frères et sœurs, c'est que ces principes et ces préceptes soient gravés dans notre propre esprit, et aussi dans l'esprit de la génération montante. Il existe, chez une partie des saints des derniers jours — les jeunes gens — non pas tant les jeunes filles, mais certains de nos jeunes gens, un esprit qui les égare, un esprit et une influence qui ne procèdent pas de Dieu, mais du Malin, et je crains qu'ils n'aient pas été suffisamment instruits dans les principes et les préceptes de l'Évangile de Jésus-Christ pour avoir grandi avec ces choses implantées dans leur âme. Cette partie de l'œuvre incombe aux parents en Sion. Le Seigneur révéla, au commencement, que si les parents ayant des enfants en Sion ne leur enseignaient pas à comprendre les doctrines de la foi au Seigneur Jésus-Christ, de la repentance et du baptême pour la rémission des péchés, et de l'imposition des mains pour le don du Saint-Esprit, lorsqu'ils atteindraient l'âge de huit ans, le péché retomberait sur la tête des parents ; et les habitants de Sion devaient enseigner à leurs enfants à prier, à observer le jour du sabbat, et à marcher dans toute sainteté devant le Seigneur. Ils devaient leur enseigner les préceptes que nous avons entendu enseigner dans cette conférence. Je ne crois pas que tant de nos jeunes gens s'égareraient et boiraient à l'esprit du monde, useraient de boissons enivrantes, et souilleraient leur organisme de tabac et d'autres choses que le Seigneur a déclarées mauvaises pour l'homme, si un exemple convenable leur avait toujours été présenté au foyer, et si ces principes leur avaient été inculqués par leurs parents. Ils peuvent apprendre ces choses à l'école du dimanche et les oublier facilement ; mais la force de l'exemple au foyer, et les impressions gravées dans le cœur des petits enfants par leur mère, sont durables, et demeureront sur leur âme aussi longtemps qu'ils vivront dans la chair, et pendant toute l'éternité.

Nous avons entendu aujourd'hui que les saints des derniers jours ne désirent faire de mal à personne. Ils ne cherchent pas à porter préjudice à quiconque. Ils n'attaquent pas les credos des hommes. Ils ne partent pas en guerre. Ils ne veulent pas prendre les armes charnelles. Mais ils ont dû se tenir sur la défensive depuis le commencement de cette œuvre. Depuis la fondation de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, elle a été assaillie. D'une manière générale, les mouvements dirigés contre elle ont pris naissance parmi des personnes de confessions religieuses différentes. Ce sont des personnes se réclamant de la religion chrétienne et se disant enseignantes de celle-ci, d'où sont venus les mensonges et les déformations concernant nous, nos actes, nos motifs, nos principes ; et ils ont été repris par des personnes corrompues, méchantes et mal intentionnées. Et ainsi la guerre s'est poursuivie. Nous nous sommes tenus dans l'autodéfense. Parfois nous avons été un peu vigoureux à prendre ces armes, non pas les armes dites charnelles, mais la polémique, les arguments, les déclarations de vérité, les références aux Écritures et à la vie et à l'œuvre de nos dirigeants, que nous avons présentés comme des hommes honorables désireux de garder les commandements de Dieu et de vivre en paix avec leurs semblables. Mais une mission a été confiée au peuple de cette Église, celle de publier l'évangile de paix jusqu'aux extrémités de la terre, de déclarer la vérité, de témoigner que Dieu a de nouveau parlé des cieux, qu'il a rétabli l'autorité du saint apostolat et de la prêtrise, qu'il a placé sur des hommes de la terre le pouvoir et l'autorité de le représenter et d'agir en son nom, et que ce qu'ils font par son autorité et de la manière qu'il a désignée sera non seulement scellé et enregistré sur la terre, mais scellé et enregistré dans les cieux, et que cet Évangile est « une odeur de vie donnant la vie, ou de mort donnant la mort » pour tous ceux qui l'entendent. Cette mission nous est donnée. Il nous est demandé de porter cet Évangile à l'étranger, ou d'aider à l'y envoyer, jusqu'à ce que toute nation, toute famille, toute langue et tout peuple sous les cieux entendent le son de l'Évangile et aient l'occasion de le recevoir ou de le rejeter ; et les conséquences retomberont sur leur propre tête.

Or, dans cette grande œuvre à laquelle nous prenons part, comme je l'ai dit, nous ne nous attendons pas à utiliser des armes charnelles. Dieu a déclaré qu'il combattra nos batailles. Il nous a dit de ne pas craindre nos ennemis. Je ne crois pas que l'esprit de crainte règne parmi les saints des derniers jours. Je sais qu'il n'est pas parmi leurs dirigeants. Nous ne devons pas craindre nos ennemis ; car Dieu a déclaré qu'il combattra nos batailles. Il est vrai qu'il a permis que l'Église soit chassée de lieu en lieu. Il a laissé les méchants se lever dans leur colère et leur fureur et tuer certains des saints de Dieu ; et Joseph et Hyrum, ces deux nobles frères qui vécurent ensemble dans l'amour et qui moururent au même moment et entrèrent dans la présence de leur Créateur, furent martyrs pour la parole de Dieu et pour le témoignage de Jésus. Mais il en fut ainsi jadis ; il en a toujours été ainsi depuis le commencement. Et bien que le Seigneur permette que ces choses arrivent, de tout ce mal apparent il fera sortir le bien. L'œuvre de Dieu a avancé, les principes de l'Évangile ont été prêchés, et le monde a été réveillé par la lumière que le Seigneur y a envoyée, laquelle a rayonné des enseignements de ses serviteurs. Mais l'esprit et le pouvoir des ténèbres sont ici aussi, et il y aura une grande lutte jusqu'à ce qu'ils soient vaincus.

Je veux lire deux ou trois versets qui me sont venus à l'esprit pendant que nos frères lisaient les Écritures. Ils sont tirés de l'épître de Paul aux Éphésiens, au 6e chapitre, à partir du 12e verset :

« Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes.

« C'est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le jour mauvais et tenir ferme après avoir tout surmonté. »

C'est une véritable guerre qui se déroule sur cette planète où vous et moi vivons. Elle a commencé au commencement. Elle a été rendue possible par la transgression. Nos premiers parents, dans le jardin, enfreignirent une loi que Dieu leur avait donnée, et par la violation de cette loi, le pouvoir du mal entra dans ce monde. Il est dit qu'au commencement Satan entra dans le serpent, et que Satan était le serpent, plus rusé qu'aucune des bêtes des champs. Tel est son caractère. Nous apprenons un peu de son caractère par ce qu'il fit avant que ce globe ne fût formé pour devenir la demeure des enfants du Seigneur. Il était au commencement avec le Père, comme le fut Jésus. Jésus a dit : « J'étais aussi au commencement avec le Père, et je suis le Premier-né. » Je sais que certains d'entre nous se sont fait l'idée que Lucifer était le premier-né, et qu'il perdit sa place et son droit d'aînesse par transgression. Mais Jésus est le Christ, le premier-né parmi les fils de Dieu, « le premier-né de toute la création ». Dans cette section 93 de Doctrine et Alliances, que frère George Albert Smith vient de lire, Jésus-Christ, qui fut crucifié au mont Calvaire, qui ressuscita d'entre les morts, qui s'assit à la droite du Père, et qui, en ces derniers jours, est apparu avec le Père et a révélé l'Évangile éternel, déclare qu'il était au commencement avec le Père, et qu'il était le Premier-né. « Vous étiez aussi, dit-il, au commencement avec le Père. » « L'homme était au commencement avec le Père. » Nous sommes les fils et les filles de Dieu, et nous étions au commencement avec le Christ. Quand nous parlons du « commencement », nous entendons le commencement tel qu'il se rapporte à cette terre où nous vivons. Lorsque le plan fut formé pour la formation de ce globe, afin qu'il occupe sa juste place, au moment juste et de la juste manière, pour qu'il tourne dans son orbite sans interférer avec les révolutions d'aucune des planètes et étoiles que Dieu notre Père avait créées, c'était là le « commencement » dont parlent les Écritures. Mais pour Dieu, il n'y a ni commencement ni fin. Pour l'intelligence, qui est la lumière de la vérité, il n'y a pas de commencement, et il ne peut y avoir de fin. La nature de notre existence spirituelle est à cet égard semblable. Mais dans notre commencement en tant que fils et filles de Dieu, nous étions là avec le Père et avec le Sauveur ; et selon les révélations que Dieu a données en ces derniers jours, l'être appelé Lucifer, ou Satan, ou Béelzébul, ou le serpent, ou l'adversaire, ou l'accusateur des frères, était là lui aussi, et il entraîna « le tiers des armées du ciel, à cause de leur libre arbitre » ; il était en effet une intelligence subtile, mais il prostitua l'intelligence qu'il avait à un dessein mauvais. Par la transgression de nos premiers parents, il obtint du pouvoir sur ce globe, et il l'a conservé depuis lors jusqu'à aujourd'hui. Il a aidé à établir des rois et à en renverser. Il est « le prince de la puissance de l'air ». Il est ce Malin que le Christ liera à sa venue, afin qu'il n'ait plus de pouvoir sur la face de cette terre. Mais il est ici maintenant, et ses armées sont ici ; et elles y sont depuis le commencement.

Je n'ai pas le temps de reprendre les Écritures pour montrer les influences que lui et ses associés ont exercées sur les nations et les royaumes, les princes et les peuples ; mais qu'il suffise de dire que lorsque le Christ Jésus notre Seigneur fut baptisé par Jean dans le fleuve du Jourdain, à l'âge de trente ans, il fut conduit par l'Esprit dans le désert afin d'être confronté à ce pouvoir mauvais qui est sur la terre depuis le commencement. La lumière vint dans le monde, et il y eut aussi des ténèbres. Les conditions de ce globe sont à l'image de cette condition spirituelle. La lumière est ici, et les hommes peuvent recevoir la lumière. Les ténèbres sont ici, et les hommes peuvent se livrer aux œuvres des ténèbres. Quand la lumière vient dans le monde et qu'ils la rejettent, c'est parce que leurs œuvres sont mauvaises, comme le Christ l'a montré. Jésus fut conduit sur la montagne afin que l'esprit et le pouvoir des ténèbres puissent le confronter. On lui montra les royaumes de ce monde, avec toute leur pompe et leur puissance, leurs richesses, leur gloire et leur force. Ce Malin le tenta, et dit : Si tu veux te prosterner et m'adorer, je te donnerai tout cela ; car ils sont à moi. Bien entendu, quand il agit, il mêle généralement un peu de vérité à beaucoup de mensonge. C'est ainsi qu'agit ce méchant. Il y avait cette part de vérité dans ce qu'il dit à Jésus : il avait obtenu, temporairement, le contrôle sur les nations de la terre, il les influençait, elles et leurs dirigeants, et elles étaient sous sa domination, mais cette domination n'était que pour un temps. Il promit néanmoins à Jésus que s'il voulait l'adorer, il lui donnerait tous ces royaumes et leurs gloires. Mais Jésus lui dit de se retirer. Il comprenait mieux ; il savait que c'était là l'esprit des ténèbres. Ainsi en fut-il quand ce même être confronta Moïse, comme nous le lisons dans la Perle de Grand Prix.

Je ne fais qu'y faire allusion pour montrer l'attitude de cet être. Selon le Livre de Mormon, c'est un individu. Selon Doctrine et Alliances, c'est un personnage. Selon la Bible, c'est une personne spirituelle. Il est ici sur la terre, comme le dit Paul, allant « comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera », ou comme un serpent, cherchant à tenter et à détourner l'humanité de Dieu. Or, cet esprit est dans le monde — l'esprit du pouvoir des ténèbres, l'esprit de ce méchant. Après que Jésus-Christ eut exercé son ministère depuis quelque temps, il déclara : « Le prince de ce monde vient ; il n'a rien en moi. » Jésus avait été éprouvé et tenté par lui ; toutes sortes de ruses avaient été employées contre notre Sauveur ; mais elles échouèrent complètement et totalement, et Jésus fut sans tache ni défaut. Il n'a pas connu le péché. La ruse ne se trouva pas dans sa bouche. Il garda chaque commandement ; et il vint, non pour faire sa propre volonté, mais la volonté de celui qui l'avait envoyé. Ainsi, quand le prince de ce monde se présenta, il n'y avait rien en Christ qu'il pût toucher ; car il était sans péché et sans tache.

Or, si nous gardons les commandements du Christ et marchons dans l'esprit de notre Rédempteur, il n'y aura de place pour Satan ni dans notre cœur ni dans notre foyer. Mais ces pouvoirs du mal sont sur la terre, et ils sont descendus, comme Jean les vit dans la vision, juste avant le temps de la fin, « animés d'une grande colère, sachant qu'ils ont peu de temps ». Comment agissent-ils ? Eh bien, s'ils le peuvent, ils agissent à travers les enfants du royaume. S'ils le peuvent, ils se meuvent sur vous, sur moi, sur chaque homme et chaque femme de l'Église qui peut être tenté ou détourné. Mais après que nous avons résisté, encore et encore, le moment viendra où ils cesseront leurs efforts personnels sur nous ; mais ils nous attaqueront à travers nos enfants, ou nos compagnons au foyer — l'homme ou la femme du foyer qui ne garde pas les commandements de Dieu. Des pièges sont tendus tout particulièrement à la génération montante. Ces esprits sont ici dans cette ville. Ils sont à travers tout le pays. Ils sont, dans une certaine mesure, sur toute la terre ; mais ils concentrent leurs efforts, dans une large mesure, précisément ici où nous vivons. Or, nous n'avons aucune guerre personnelle, même contre nos ennemis. Que ceux qui calomnient et abusent, qui essaient de nous irriter pour nous faire répondre et user de représailles, agissent ainsi et échouent. Qu'ils poursuivent leurs mauvaises œuvres. Daniel vit, dans la vision des derniers temps, que « les méchants feraient le mal, et qu'aucun des méchants ne comprendrait » ; mais les sages comprendront, dit-il, « et ceux qui auront enseigné la justice à la multitude brilleront comme les étoiles et comme le soleil, pour toujours et à perpétuité ». Qu'ils poursuivent donc leur œuvre mauvaise. Mais faisons, nous, notre œuvre de lumière, de vérité et de justice.

Je suis peiné d'entendre parfois des remarques venant de certains de nos jeunes gens, montrant qu'ils se sont laissés imprégner de cet esprit mauvais de calomnie et de reproche envers des hommes dont la vie est pure, qui servent Dieu, qui servent leur pays, et qui accomplissent leur devoir. Je dirai ici, pour ma part, que je pense que tout homme dans cette Église, quelle que soit l'autorité qu'il détienne dans la prêtrise, a tout autant de droits civils que tout autre citoyen américain. Je ne réclame pour lui rien de plus, et je ne lui accorde rien de moins. Tout homme qui est citoyen américain se tient, selon la théorie, égal devant la loi. Il n'est pas vrai que nous naissions tous égaux en taille, en stature ou en force physique, en richesse, en intelligence, ou en certaines occasions ; mais toute personne née aux États-Unis, ou légalement naturalisée, est citoyenne sur un pied d'égalité avec les autres citoyens, pour ce qui est des droits et privilèges d'un citoyen. J'ai entendu certains de nos jeunes gens parler d'une manière qui montre qu'ils n'apprécient pas cela, et qu'ils s'imprègnent de l'esprit d'opposition qui vient de ce Malin. Je ne doute pas qu'il y ait des personnes s'opposant à cette Église qui se trompent, et qui ne sont pas corrompues ni méchantes dans leurs intentions, mais dont les yeux sont aveuglés par les pouvoirs des ténèbres. Mais la racine de cette opposition se trouve dans l'iniquité, dans les ténèbres, dans la corruption, dans le mal. Examinez la vie de beaucoup de ceux qui parlent, et surtout combattent, contre l'Église de Dieu et contre sa Sion, et vous trouverez qu'ils sont du caractère mentionné ici aujourd'hui. Mais nous ne voulons pas leur en tenir rigueur. Nous ne combattons pas contre eux en tant qu'individus. Notre guerre est contre ces pouvoirs qui sont derrière le voile ; et le seul moyen de les combattre efficacement est de leur interdire l'accès à notre âme, et d'enseigner à nos enfants les principes de la vie éternelle, afin qu'ils ne deviennent pas sujets à ces pouvoirs mauvais. Si nous leur cédons, ils deviendront nos maîtres. Satan ne peut obtenir la maîtrise sur aucun être humain, si ce n'est en lui cédant. Nous sommes les serviteurs de celui à qui nous choisissons d'obéir. « Résistez au diable, et il fuira loin de vous », dit le Seigneur.

Or, mes frères et sœurs, nous sommes dans l'une de ces épreuves qui surviennent fréquemment — l'une de ces tribulations qui viennent sur cette Église ; et il reste à voir ce que nous ferons. Le Seigneur permet que ces périodes surviennent afin que nous soyons éprouvés, testés et mis à l'épreuve, pour voir si nous nous tiendrons fermes, comme nous sommes exhortés à le faire dans ce que je vous ai lu. Nous tiendrons-nous fermes, ou céderons-nous ? Ferons-nous place au diable et à ses œuvres, ou nous tiendrons-nous comme un corps uni de saints du Dieu vivant, pour servir notre Père céleste, garder ses commandements, et préserver les droits et privilèges que nous devrions jouir en commun avec tout autre peuple de ce bon pays ? Nous aimons la Constitution de notre pays, comme nous l'avons entendu aujourd'hui. Nous aimons les institutions qui garantissent à l'humanité cette liberté dont tous les fils et filles de Dieu devraient jouir ; et nous espérons voir les principes de la liberté se répandre à travers le monde, et le drapeau de la liberté flotter à chaque brise, et que le temps vienne bientôt où tous les peuples seront libres de servir Dieu et de garder ses commandements, ou de suivre la voie qui leur plaît, les conséquences étant entre les mains du Seigneur, et leur seront rendues selon la justice et la miséricorde. Mais nous ne voulons combattre avec aucune arme charnelle. Nous ne voulons pas descendre aux mesures, aux plans et aux méthodes des impies, des méchants et des corrompus. Nous ne voulons pas non plus être placés sous leur domination. Et je vous dirai que si nous nous tenons fermes dans la liberté par laquelle Dieu nous a rendus libres — dans l'Évangile, qui est la loi parfaite de la liberté — Dieu veillera à ce que, de tout ce mal apparent, le bien sorte, comme il fit sortir la lumière des ténèbres au commencement de ce globe. Il est au-dessus de tout ; il est sur toutes choses. Sa puissance et sa domination s'étendent à travers les vastes domaines de l'espace, sur cette terre et sur toutes les autres qu'il a créées. Il a des desseins nous concernant, comme il en a pour elles, et il nous a envoyés ici-bas, sur la terre, pour un temps et une saison, afin que nous soyons mis à l'épreuve, testés et éprouvés, pour voir de quoi nous sommes dignes, afin que, dans l'avenir, nous puissions être placés là où nous appartenons, et avoir la gloire, l'immortalité et l'accroissement sans fin, avec des dominations, des royaumes, des principautés et des pouvoirs pour toujours, si nous sommes dignes de les avoir ; et sinon, que nous allions à notre propre place, recevions le jugement que nous méritons, et entrions dans ce degré de gloire pour lequel nous nous serons rendus dignes.

Or, nous tiendrons-nous fermes dans l'Évangile du Christ ? Résisterons-nous aux pouvoirs du mal ? Veillerons-nous à ce que, dans notre conduite et notre vie personnelles, nous soyons dignes de l'Esprit du Seigneur, afin que Satan n'ait aucune domination sur nous, ni dans le corps ni dans l'esprit ? Nous tiendrons-nous aux côtés des serviteurs du Dieu vivant qu'il a appelés et désignés pour conduire son peuple dans les derniers jours ? Notre cœur ira-t-il vers eux ? Nous tiendrons-nous à leurs côtés en toute circonstance, en toute condition ? Serons-nous fidèles à la prêtrise que Dieu a rétablie ? Serons-nous fidèles à l'Évangile qu'il a révélé ?

Enseignerons-nous à nos enfants les choses du royaume, et les élèverons-nous dans la crainte du Seigneur ? Retiendrons-nous nos garçons et nos filles lorsqu'ils s'écarteraient du droit chemin et de la voie étroite et resserrée ? Enseignez-leur à garder le sabbat sacré. Enseignez-leur à sortir du milieu des méchants, et à ne pas être impurs comme eux. Enseignez-leur à fuir jusqu'à l'apparence du mal. Enseignez-leur à être purs de cœur, d'esprit, de parole et d'action, aussi bien que de corps. Enseignez-leur à observer les préceptes qui sont continuellement présentés. Alors la bénédiction de Dieu sera sur Sion, et elle se lèvera et brillera ; et bien que les méchants puissent la regarder et dire : Qu'elle soit souillée, Dieu la délivrera de toutes ses afflictions à l'avenir comme il l'a fait dans le passé, et la fera sortir plus que vainqueur. Christ Jésus, notre Roi, viendra et liera Satan avec la chaîne de la sainte prêtrise, afin qu'il soit banni de la terre, et que la terre soit délivrée de son influence et de sa servitude, et préparée pour la venue de notre Père éternel, dont le tabernacle sera avec les hommes, et il demeurera avec eux et sera leur Père et leur Dieu, essuiera toute larme de leurs yeux, et il n'y aura plus de tristesse, plus de douleur, et plus de mort. Que Dieu hâte ce jour, par Jésus-Christ. Amen.

Citer ce discoursCharles W. Penrose, « Les devoirs des parents et la guerre des saints », 1906 October General Conference, Second Day Afternoon Session (1906-10-06). Pulpit Vault, 1906-10-penrose-parental-duties-and-warfare. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).