Comprendre le caractère de l'œuvre des derniers jours
B. H. Roberts
Parmi les choses qu'il importe aux saints de Dieu de comprendre, parmi les choses qu'il importe au monde de comprendre au sujet des saints des derniers jours, se trouve la relation que nous entretenons avec le monde religieux ; et je ne sache rien à quoi je pourrais mieux consacrer les quelques minutes dont je dispose qu'à mettre en lumière cette relation, si je puis obtenir, par votre foi et la mienne, la liberté qui vient de la possession de l'Esprit du Seigneur. ¶
La première révélation que le Seigneur donna au prophète Joseph Smith avait trait à ce sujet. Vous vous souvenez que le prophète s'adressa au Seigneur pour savoir laquelle de toutes les sectes religieuses était son église, désirant, bien entendu, s'unir à celle que le Seigneur désignerait comme sienne. En réponse à cette question, le Seigneur dit, en substance, qu'elles étaient toutes dans l'erreur ; qu'il ne les reconnaissait pas comme son église ; et il dit au prophète de n'en rejoindre aucune, mais lui promit qu'en temps voulu il se servirait de lui comme instrument pour l'établissement de son Église sur la terre. À cause de cette grande révélation, par laquelle les erreurs des siècles furent balayées et le terrain préparé pour le rétablissement de l'Église du Christ parmi les hommes, elle nous a placés en quelque sorte dans une attitude d'antagonisme envers le monde religieux. Nous avons été plus ou moins combattus à cause de cette attitude d'antagonisme ; et il est bien possible que nous n'ayons pas nous-mêmes compris la véritable relation dans laquelle nous nous trouvons vis-à-vis du monde religieux, par suite d'une méprise plus ou moins grande au sujet de cette grande révélation. Je me réjouis de la clarté et de l'insistance de cette révélation, car elle me fait comprendre qu'il existe une raison très importante à l'existence de l'œuvre à laquelle nous sommes identifiés. Je suis heureux de savoir que le « mormonisme » n'est pas né parce que ses fondateurs se trouvaient en désaccord avec les notions courantes sur la forme ou l'objet du baptême ; qu'il n'est pas né d'un désaccord sur le caractère ou le gouvernement de l'Église. De la révélation en question, j'apprends que le « mormonisme » est né parce qu'il y avait une nécessité absolue d'une nouvelle dispensation de l'Évangile, d'un rétablissement de l'Église du Christ parmi les hommes. L'Évangile avait été corrompu ; ses ordonnances avaient été changées ; ses lois transgressées, ses vérités à ce point perdues pour les enfants des hommes que cette nouvelle dispensation de l'Évangile du Christ — appelée à tort « mormonisme » — était devenue nécessaire. Je dis que je me réjouis du fait que le « mormonisme » soit venu dans le monde, et existe aujourd'hui dans le monde, parce que le monde en avait grand besoin. Mais ce rétablissement de l'Église du Christ, cette nouvelle dispensation de l'Évangile que nous avons reçue, rend-il notre relation envers les enfants des hommes hostile ? Je réponds : non. Au contraire, notre relation envers les hommes est celle d'une amitié absolue et d'un désir ardent de faire du bien au monde. Nous devrions comprendre cela. Nous le comprenons. Et il importe que le monde le comprenne aussi, afin qu'il en vienne à nous considérer sous notre vrai jour, comme des amis de l'humanité, et non comme des ennemis. ¶
Si vous examinez certaines des révélations données au début de l'histoire de l'Église, vous constaterez que de temps à autre le Seigneur se voyait dans la nécessité de corriger les idées des frères au sujet de leur attitude envers le monde religieux. Le Seigneur dit à Martin Harris, en guise de correction : ¶
« Et tu annonceras de bonnes nouvelles, oui, tu les publieras sur les montagnes, sur tous les lieux élevés et parmi tous les peuples qu'il te sera permis de voir. Et tu le feras en toute humilité, plaçant ta confiance en moi, n'insultant pas ceux qui t'insultent. Tu ne parleras pas de dogme, mais tu annonceras le repentir, la foi au Sauveur et la rémission des péchés par le baptême et par le feu, oui, par le Saint-Esprit. » ¶
Le prophète trouva aussi nécessaire, de temps à autre, de corriger les anciens de l'Église quant à leurs attaques contre d'autres églises. À Kirtland, en 1836, alors que beaucoup d'anciens étaient sur le point de partir pour leurs champs de travail, il les instruisit ainsi : ¶
« Pendant que nous attendions [la Sainte-Cène] je fis les remarques suivantes : le temps où nous devions demeurer à Kirtland pour être dotés serait accompli dans quelques jours, et alors les anciens partiraient, et chacun se tiendrait pour lui-même . . . . pour aller en toute douceur, en toute sobriété, et prêcher le Christ et lui crucifié ; non pas pour contester avec d'autres au sujet de leur foi ou de leurs systèmes de religion, mais pour suivre une voie constante. Ceci je le donnai comme un commandement ; et tous ceux qui ne l'observeront pas attireront la persécution sur leur tête, tandis que ceux qui l'observeront seront toujours remplis du Saint-Esprit ; ceci je le prononçai comme une prophétie. » (History of the Church, vol. II, p. 431.) En d'autres termes, parce que le Seigneur a ouvert les cieux et a donné une nouvelle dispensation de l'Évangile, il ne s'ensuit pas que ses serviteurs ou son peuple doivent être querelleurs ; qu'ils doivent faire la guerre à d'autres personnes parce qu'elles ont des vues différentes en matière de religion. D'où cet avertissement aux anciens de l'Église de ne pas contester contre d'autres églises, de ne pas combattre leurs dogmes, ni d'insulter même ceux qui les insultent. À une date encore plus ancienne, le Seigneur avait dit à Oliver Cowdery et à David Whitmer : ¶
« Et si vous n'avez pas la foi, l'espérance et la charité, vous ne pouvez rien faire. Ne luttez contre aucune Église, si ce n'est l'Église du diable. Prenez sur vous le nom du Christ et dites la vérité avec simplicité. » (Doc. et Alliances, sec. 18, 19-21.) L'« Église du diable » ici mentionnée, je la comprends comme ne désignant aucune église particulière parmi les hommes, ni aucune secte religieuse en particulier, mais quelque chose de plus vaste — quelque chose de mondial — quelque chose qui englobe dans ses limites tout le mal, où qu'il se trouve ; aussi bien dans les écoles de philosophie que dans les sectes chrétiennes ; aussi bien dans les systèmes d'éthique que dans les systèmes de religion — quelque chose qui englobe tout l'empire de Satan — ce que j'appellerai « le royaume du mal ». ¶
Cette expression descriptive, « l'église du diable », se trouve aussi dans le Livre de Mormon ; et, alors que j'assistais à une conférence dans l'un des pieux de Sion, à la frontière, on me posa une question sur sa signification. Le passage se trouve dans les écrits du premier Néphi. Un ange du Seigneur y est représenté disant à Néphi : « Voici, il n'y a que deux Églises ; l'une est l'Église de l'Agneau de Dieu, et l'autre est l'Église du diable. » La question qui me fut posée était : « L'Église catholique est-elle l'église ici visée — l'église du diable ? » « Eh bien, » répondis-je, « je n'aimerais pas prendre cette position, car cela me laisserait avec un grand nombre d'églises sur les bras que je ne pourrais peut-être pas alors classifier. » Pour ce qui est de l'Église catholique, je crois qu'il s'y trouve tout autant de vérité, voire, personnellement je crois qu'elle a conservé plus de vérité que les autres divisions de la soi-disant chrétienté ; et il s'y trouve tout autant de vertu, et je suis certain qu'il y a plus de force dans l'Église catholique romaine que dans la chrétienté protestante. ¶
Je n'aimerais donc pas désigner l'Église catholique comme l'église du diable. Je n'aimerais pas non plus désigner l'une ou l'ensemble des diverses divisions et subdivisions de la chrétienté protestante comme constituant cette église ; ni l'église catholique grecque ; ni les sectes bouddhistes ; ni les disciples de Confucius ; ni les disciples de Mahomet ; ni même désigner les sociétés formées par les déistes et les athées comme constituant l'église du diable. Le texte du Livre de Mormon doit être lu en relation avec son contexte — avec le chapitre qui le précède et le reste du chapitre où il se trouve — alors, je pense, ceux qui l'étudieront de cette manière seront amenés à conclure que le prophète n'a ici en vue aucune église particulière, aucune division particulière de la chrétienté, mais qu'il a en vue, comme je viens de le dire, tout l'empire de Satan ; et peut-être la pensée du passage serait-elle plus exactement rendue si nous employions l'expression « le royaume du mal » pour désigner l'église du diable. ¶
Je comprends l'injonction faite à Oliver Cowdery de « ne lutter contre aucune église, si ce n'est l'église du diable » comme signifiant qu'il doit lutter contre le mal, contre le mensonge, contre toutes les alliances d'hommes mauvais. Ceux-ci constituent l'église du diable, le royaume du mal, une fédération de l'iniquité ; et les serviteurs de Dieu ont le droit de lutter contre ce qui est mal, où qu'il apparaisse, dans la chrétienté catholique ou protestante, parmi les sociétés philosophiques des déistes et des athées, et même au sein de l'Église du Christ, si, par malheur, il devait s'y manifester. Mais, qu'on le comprenne bien, nous ne sommes pas nécessairement mis en antagonisme avec les diverses sectes du christianisme en tant que telles. Pour autant qu'elles aient conservé des fragments de la vérité chrétienne — et chacune d'elles en possède une certaine mesure — elles sont dans cette mesure agréables au Seigneur ; et il serait de mauvaise politique de notre part de les combattre sans discernement. Partout où nous trouvons la vérité, qu'elle existe sous forme complète ou seulement en fragments, nous reconnaissons cette vérité comme faisant partie de ce sacré tout dont l'Église de Jésus-Christ est la dépositaire ; et je répète que notre relation envers le monde religieux n'exige pas la dénonciation des églises sectaires comme composant l'église du diable. Tout ce qui contribue au mensonge, à l'iniquité, constitue le royaume du mal — l'église du diable. Tout ce qui contribue à la vérité, à la justice, vient de Dieu ; cela constitue le royaume de la justice — l'empire de Jéhovah ; et, en un certain sens du moins, constitue l'Église du Christ. Avec ce dernier — le royaume de la justice — nous n'avons aucune guerre. Au contraire, tant l'esprit des commandements du Seigneur à ses serviteurs que les exigences de la droite raison suggèrent que nous cherchions à agrandir ce royaume de la justice, tant en reconnaissant les vérités qu'il possède qu'en recherchant l'amitié et la coopération des hommes et des femmes justes qui en constituent les membres. ¶
Poursuivant dans le même ordre d'idées, on me pardonnera peut-être d'attirer votre attention sur une remarque que je fis dans l'une de ces conférences générales, il y a quelque temps, à savoir que lorsqu'on nous présente sous un faux jour, nous ou notre foi, ou lorsque la persécution s'élève contre nous, cela ne doit pas aigrir notre esprit, ni nous rendre haineux envers nos semblables, ni nous amener à considérer le monde entier comme nos ennemis. Nous devons conserver la douceur de notre propre caractère. Les paroles du Sauveur, où il dit : « Ne vous étonnez pas si le monde vous hait : il m'a haï avant de vous haïr ; si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui », etc., j'ai soutenu alors et je crois encore que la vérité de cette déclaration se verrait plus clairement si nous la lisions ainsi : « Ne vous étonnez pas si les gens du monde vous haïssent. » Si les impies, si ceux qui forgent et aiment le mensonge — si de telles classes vous haïssent, ne vous en étonnez pas ; car ce sont ces mêmes classes qui haïrent le Christ et la lumière et la vérité qu'il apporta dans le monde, parce que leurs œuvres étaient mauvaises, et que sa lumière et sa vérité réprouvaient leurs mauvaises voies. Et comme nous le disons du « royaume du mal », nous le disons aussi de ceux qui haïssent la vérité et font la guerre aux justes : ils n'appartiennent à aucune classe particulière, ni ne se limitent à aucune secte ou division du monde religieux, mais se trouvent, malheureusement, ici et là parmi toutes les classes de gens, parmi toutes les sectes chrétiennes, parmi toutes les religions et sectes philosophiques. Nous devons distinguer correctement, non seulement la parole de vérité, mais aussi les méchants et les impies de ceux qui, en commun avec nous, cherchent à connaître Dieu et à garder ses commandements. Et il y a des millions de personnes qui ont faim et soif de cette connaissance ; et nous les trouverons de temps à autre et les conduirons dans le temple de vérité de Dieu, où elles seront rassasiées au festin que le Seigneur prépare pour tous ceux qui ont faim et soif de justice. ¶
Le dessein du Seigneur en instituant son Église sur la terre est très joliment exposé dans l'une des révélations de la Doctrine et Alliances, comme suit : ¶
(Je m'aperçois que je ne trouve pas facilement le passage, aussi je le laisse de côté pour le moment.) La pensée que je désire exprimer et vous laisser, cependant, est celle-ci : que, dans le domaine de la guerre matérielle comme dans celui de la controverse théologique, je crois qu'il convient aux saints des derniers jours de renoncer à la guerre et de proclamer la paix ; non pas d'adopter une conduite qui exciterait l'antagonisme du monde, mais de rechercher plutôt le terrain d'entente de vérité qui peut exister entre lui et nous ; car le Seigneur a fait avancer son œuvre dans les derniers jours, non pour retrancher de la vérité que les hommes peuvent posséder, mais pour y ajouter, pour l'accroître, pour l'agrandir, jusqu'à ce qu'enfin Dieu, par les moyens qu'il a désignés, rassemble en un seul système toute vérité. ¶
On me remet aimablement le passage que je cherchais, et le voici : ¶
« C'est pour cette raison que j'ai dit : Si cette génération ne s'endurcit pas le cœur, j'établirai mon Église parmi elle. ¶
« Or, je ne dis pas cela pour détruire mon Église, mais je le dis pour édifier mon Église. ¶
« C'est pourquoi, tous ceux qui appartiennent à mon Église n'ont rien à craindre, car ce sont ceux-là qui hériteront le royaume des cieux. ¶
« Mais ce sont ceux qui ne me craignent pas et qui ne gardent pas mes commandements mais s'édifient des Églises pour eux-mêmes, pour obtenir du gain, oui, et tous ceux qui font le mal et édifient le royaume du diable, oui, en vérité, en vérité, je te dis que c'est eux que je troublerai et que je ferai trembler et frémir jusqu'au plus profond de leur être. » ¶
Je lis ceci pour confirmer la parole que j'ai dite, à savoir que le dessein de Dieu en introduisant la dispensation de la plénitude des temps n'était pas de détruire aucune vérité existant dans le monde, mais d'ajouter à cette vérité, de l'accroître, et de rassembler toute vérité pour la développer en un beau système où les hommes puissent trouver le repos, connaissant Dieu et leur relation avec lui, connaissant l'avenir et leur relation avec lui. ¶
Nous devrions présenter notre message au monde dans un esprit de paix, de charité et de longanimité ; et éviter la contestation ; car, comme nous l'apprend notre Livre de Mormon, celui qui a l'esprit de contestation n'est pas de Dieu. Je voudrais que le monde puisse comprendre le désintéressement de nos motifs en lui présentant l'Évangile de Jésus-Christ ; s'il pouvait seulement savoir que notre seul désir est qu'il parvienne à la connaissance des grands principes de vérité qui nous sont si réconfortants ; que nous désirons son repentir et son acceptation de la plénitude de la vérité, uniquement afin qu'il trouve grâce auprès de Dieu, et qu'il partage nos espérances de cette vie éternelle que Dieu, qui ne peut mentir, a promise avant que le monde fût — si nos semblables pouvaient être amenés à comprendre que tel était notre seul but, il me semble que bien des barrières qui nous séparent maintenant de nos semblables s'effondreraient, et nous pourrions atteindre le cœur du peuple. Je crois qu'à mesure que le temps passera et que nous deviendrons plus sages dans les méthodes de travail que nous adoptons, nous ferons cela de plus en plus, amenant ainsi, non seulement des centaines de milliers, mais des millions des enfants de notre Père à participer à ces grandes bénédictions que l'Évangile nous a apportées. Pour faire connaître ces vérités et faire participer les enfants des hommes aux bénédictions dont nous jouissons nous-mêmes, nous envoyons chaque année des centaines de nos anciens vers les diverses nations de la terre. Ils sacrifient les tendres liens du foyer, la compagnie de leurs épouses et de leurs enfants, de leurs parents et de leurs amis ; ils sacrifient des avantages professionnels et des occasions d'affaires ; et parfois sacrifient la santé et même la vie même pour proclamer au monde la vérité que Dieu nous a fait connaître — endurant l'opprobre et le mépris du monde, parce que le monde ne les comprend pas, ni leur message ; et il est encore besoin, de notre part, de cette prière : « Père, pardonne-leur, ils ne savent ce qu'ils font. » Pour le bénéfice de ceux qui ont quitté la terre sans connaître les grandes vérités et la puissance salvatrice de l'Évangile du Christ, nous érigeons de coûteux temples, dont les flèches percent les cieux de notre bien-aimé Utah ; et en leur sein, au prix d'un grand sacrifice de temps et de moyens, les saints de Dieu s'assemblent pour appliquer les principes de l'Évangile éternel à ceux qui sont morts sans avoir eu le privilège de les accepter pendant leur vie sur terre. Il n'existe pas parmi les hommes d'œuvre plus complètement désintéressée que celle-ci. De tous côtés, l'œuvre de Dieu porte l'empreinte du désintéressement. Notre Livre de Mormon dit : « Les ouvriers en Sion travailleront pour Sion ; car s'ils travaillent pour l'argent, ils périront. » Ainsi, à travers toutes les communications de Dieu à son peuple, resplendit le glorieux principe du désintéressement absolu. Cela ne se trouve pas seulement dans les paroles de nos livres, mais un témoignage semblable est inscrit dans les œuvres des saints des derniers jours — dans leurs actions. Partout, le désintéressement abonde dans l'Église du Christ, tant en théorie qu'en pratique. Maintenant, si seulement nous pouvions amener les gens du monde à comprendre ce fait du désintéressement — ce génie même du mormonisme — s'ils pouvaient être amenés à savoir que le mormonisme est là pour faire du bien, pour élever l'humanité des bas niveaux où elle marche vers les plaines plus élevées où Dieu voudrait qu'elle marche, afin qu'elle puisse avoir une douce communion avec Dieu, une grande partie de notre difficulté à prêcher l'Évangile disparaîtrait. Que le Seigneur hâte le jour où le monde connaîtra mieux les saints et l'œuvre de Dieu, telle est ma prière au nom de Jésus. Amen. ¶