Pulpit

Les devoirs temporels et professionnels des dirigeants de la prêtrise

Rudger Clawson

1906 April General Conference·Second Day Morning Session·1906-04-07

Les dirigeants de l'Église dans nos foyers sont nécessairement des hommes d'affaires, aussi bien que des conseillers dans les affaires spirituelles.— Dans l'édification de Sion, les affaires temporelles doivent recevoir une grande attention.— Joseph Smith et Brigham Young, exemples remarquables d'inspiration temporelle et spirituelle.— La Z. C. M. I. et l'industrie du sucre, preuves tangibles du bienfait qu'il y a à suivre les conseils des dirigeants de l'Église.

Frères et sœurs, je désire, pendant les quelques instants que je pourrai occuper, être guidé par l'Esprit du Seigneur dans mes propos, afin d'être inspiré à dire quelque chose qui édifiera ceux qui sont présents. C'est une très grande assemblée. Nous avons ici ce matin, je présume, des représentants de tous les pieux de Sion, au nombre de 55, ainsi que des représentants de nombreuses missions du monde, qui sont au nombre de 21. Nous avons aussi des représentants d'un grand nombre des 600 ou 700 paroisses de l'Église. Nous avons devant nous un bon nombre des présidences des pieux de Sion, et je voudrais dire un mot au sujet de ces hommes dirigeants. Ce sont des hommes très pratiques, bien au fait des affaires de la vie ; des hommes d'expérience et de discernement, occupés à diverses professions ; des hommes appelés à être des dirigeants spirituels et temporels du peuple ; des hommes qui devraient être, et sont sans doute, capables, par leur expérience, de donner des conseils et de diriger. Parmi eux se trouvent des fermiers, des éleveurs, des entrepreneurs et des constructeurs, des maçons, des charpentiers, des forgerons, des commerçants, des avocats, des éducateurs, des hommes de lettres — et tous prédicateurs de l'Évangile. Ils sont dans une situation telle qu'ils doivent pourvoir aux besoins de leur famille et instruire leurs enfants, et ils ont donc nécessairement adopté ces diverses vocations, soit comme hommes de profession, commerçants ou artisans. Tout cela est fort bien, bon et convenable, nous semble-t-il. Ils ne consacrent pas tout leur temps à l'Église parce qu'ils ne sont pas en situation de le faire. Je présume qu'il y aurait assez de travail dans l'Église pour occuper tout leur temps, s'ils pouvaient le donner, mais ils ne le peuvent pas, et il se peut que le Seigneur ne désire pas, pour le moment, qu'ils le fassent. C'est pourquoi ils doivent être des hommes pratiques, au fait des affaires de la vie, et prêts à donner conseil lorsqu'on le leur demande.

Or, frères et sœurs, il y a un côté spirituel à l'Évangile, et il y a un côté temporel, et il est difficile de trouver une ligne de démarcation. Je ne sais pas s'il en existe une ; si elle existe, je n'ai jamais tout à fait réussi à la découvrir. Je suppose que l'on pourrait dire premièrement spirituel et deuxièmement temporel, et puis, peut-être, premièrement temporel et deuxièmement spirituel ; car les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers. Ces hommes, par leur expérience, sont qualifiés pour être des dirigeants spirituels du peuple, pour expliquer les Écritures et leur enseigner le chemin de la vie ; et leur expérience les qualifie aussi pour être des dirigeants temporels du peuple, et pour leur donner conseil dans les affaires touchant à leurs intérêts temporels. Nous avons des colonisateurs parmi ces présidents de pieu — des hommes capables de tracer la voie dans le désert et de dompter le sol, et en partie aussi de dompter les éléments ; capables d'édifier le pays et d'y établir avec succès les saints, par la sagesse de leurs conseils, dans ces contrées nouvelles. Il y a un président de pieu (je ne sais s'il n'a pas lui-même rapporté ce fait dans l'une de nos conférences) qui a pris en main une entreprise commerciale endettée d'environ 20 000 dollars. Elle fut confiée à ce président de pieu, ce dirigeant spirituel des saints des derniers jours, et en deux ou trois ans, par sa sagesse, son expérience et son habileté, l'entreprise fut sortie de ses dettes. Les clients furent invités à venir commercer au comptant ; ce président conseilla à son peuple de mener ses affaires de cette manière, de payer au fur et à mesure, et le résultat fut tel qu'indiqué. J'estime, frères et sœurs, que cela fait partie de l'Évangile, du moins il me semble qu'il en est ainsi. J'espère que tout président de pieu, conseiller et membre du grand conseil enseigne cette doctrine aux saints des derniers jours, et les encourage à sortir de leurs dettes et à ne pas y retomber. Cela fait partie de la parole du Seigneur aux saints des derniers jours. Cet homme pratique nous en a donné une splendide illustration ; et s'il a pu, par l'habileté et la capacité que Dieu lui avait données, tirer cette entreprise de son embarras, il était assurément en mesure de conseiller les autres dans le même sens. Ce n'est là qu'un seul cas. Ces autres présidents de pieu qui siègent devant nous, avec leurs conseillers, sont eux aussi des hommes dirigeants et pratiques. Ils ne sont pas partiaux, ni étroits d'esprit, ce ne sont pas des hommes à une seule idée, mais ils ont une vision large de la vie. Il semble donc nécessaire, dans la providence de Dieu, que ces hommes s'engagent dans les affaires de la vie et soient pratiques.

Il en va à peu près de même pour les missionnaires que nous envoyons de par le monde. Certains d'entre eux, il est vrai, sont très jeunes, quelques-uns célibataires ; mais beaucoup sont des hommes d'expérience, tant dans les affaires temporelles que spirituelles. Nos missionnaires ne sont pas des théologiens formés, ils n'ont pas de diplômes de séminaires de théologie ; ils sont pris tels que nous les trouvons. Ils viennent de l'atelier, du magasin, de la ferme, de la salle de classe, du bureau, des diverses occupations de la vie, partout où le Seigneur les choisit, et ils sont envoyés à l'étranger pour prêcher l'Évangile. Mais beaucoup d'entre eux, peut-être la majorité, sont des hommes pratiques. Ils ne flottent pas mentalement dans les nuages, loin « des limites du temps et de l'espace » ; ils sont dans le monde, occupés des choses de ce monde aussi bien que des choses spirituelles. Il arrive souvent que nos missionnaires s'assoient pour expliquer les Écritures et enseigner la parole de la vie éternelle, puis, si l'occasion l'exige, quittent cette noble occupation pour aller aux champs, prendre la charrue et tracer un sillon, ou se rendre à l'établi du charpentier pour participer à une construction. Nos missionnaires le font souvent lorsqu'une aide de ce genre est nécessaire et qu'on ne peut peut-être pas l'obtenir autrement, pour ceux qui s'intéressent à l'Évangile. À Samoa, dans les îles Sandwich, ou sur d'autres îles de la mer, s'il faut une maison de réunion, les missionnaires aident à la construire. Une fois bâtie et meublée du travail de leurs propres mains, ils montent en chaire et prêchent l'Évangile. J'appelle cela une religion bonne et pratique. Cela me plaît et je l'admire. Je suis heureux de savoir que nos anciens n'ont pas honte du labeur honnête. Je suis heureux de savoir que ces présidents de pieu et leurs conseillers, les membres du grand conseil, les évêques de paroisse et leurs conseillers (qui sont tout aussi pratiques que les présidents de pieu) n'ont pas honte de se livrer à un travail honnête. Que penseriez-vous d'un président de pieu, l'habit ôté, vêtu d'une salopette, suivant la charrue, retournant et cultivant le sol, puis, après une dure journée de labeur, se rendant à une conférence ou à une réunion pour prêcher l'Évangile du Christ au peuple de son pieu ? Ne trouveriez-vous pas cela louable ? Pourrait-il donner à son peuple un meilleur exemple que celui-là ? Je ne le pense pas. Je me réjouis de telles choses. Ceci est Sion, frères et sœurs ; et Sion n'est pas seulement les cœurs purs, c'est aussi un lieu. Sion se compose de villes, de bourgs et de villages, contenant des bâtiments à diverses fins ; et elle comprendra un jour la cité sainte et le puissant temple de Dieu qui doit être bâti. Ce sont là des affaires temporelles. Cela signifie un dur labeur, de l'application, du dévouement, le sacrifice de moyens et de temps ; et cela exigera la force et la puissance physiques et spirituelles du peuple de Dieu. Sion doit fleurir sur les collines, et c'est précisément ainsi qu'elle sera amenée à fleurir.

Autre chose, frères et sœurs. (Je ne vais pas vous apprendre quelque chose que vous ne savez pas ; je vais simplement vous rappeler quelque chose qui vous est familier). J'ai parlé de ces dirigeants de Sion qui sont à la tête des pieux et des paroisses, et qui président le peuple dans l'Église. Je vous ai dit qu'ils sont des hommes d'affaires pratiques. Permettez-moi maintenant de vous dire que les autorités générales de l'Église comptent parmi ces hommes pratiques, et qu'il en est ainsi depuis le commencement. Ont-ils été des hommes spirituels ? Oui ; le Seigneur sait qu'ils l'ont été et le sont encore. Ont-ils été des hommes temporels, pratiques ? Oui ; le Seigneur le sait, et vous le savez aussi, qu'ils le sont et l'ont toujours été. Prenez le prophète Joseph Smith, le grand prophète du dix-neuvième siècle. On nous a dit ici, et c'est vrai, que le Père et le Fils lui sont apparus. Dieu lui a parlé et a donné, par lui, de puissantes révélations et de glorieuses manifestations à l'Église ; oui, les révélations divines qui sont publiées dans le livre de Doctrine et Alliances, et je vous dis que nous n'avons pas encore commencé à en apprécier la profondeur. Je doute que nous puissions les comprendre pleinement dans la condition mortelle. Elles sont toutes vraies, toutes venues du Seigneur, et ont été acceptées et adoptées par l'Église. Nous les comprenons en partie. Nous avons, à travers ces révélations, de glorieux aperçus de l'avenir. Joseph Smith était-il un homme d'esprit spirituel ? Oui. Était-il un homme temporel et pratique ? Oui. Outre ses travaux de caractère spirituel, il s'est engagé dans la fondation de villes, dans l'établissement des saints des derniers jours dans leurs foyers, conseillant et dirigeant leurs travaux et leurs déplacements, tant temporels que spirituels. Il fonda la belle ville de Nauvoo, et en fut le maire. Joseph Smith, le prophète, maire de la ville de Nauvoo ! Oui, et lieutenant général de la Légion de Nauvoo, un homme militaire, et il avait l'esprit et le courage d'un grand chef. Il fut un dirigeant en tant qu'homme militaire, en tant qu'homme temporel et en tant qu'homme spirituel. Il avait des vues larges et libérales ; et s'il n'avait pas été troublé et interrompu dans ses projets, Nauvoo aurait été l'une des plus glorieuses villes jamais fondées dans ce pays. Les habitants de cet endroit désirent aujourd'hui vivement que nous y retournions et que nous leur fassions profiter de certaines des choses pratiques que nous accomplissons, comme ils le voient, dans ce pays. Le président Brigham Young, qui succéda à Joseph Smith, était un homme pratique. Il était prophète, voyant et révélateur, et il était financier et colonisateur. Il y avait dans le caractère du président Young une combinaison merveilleuse. C'était justement l'homme adapté à son époque, à la hauteur des circonstances ; il était là, prêt, lorsque Dieu avait besoin de lui. Combien Brigham Young était intensément pratique, et pourtant combien il avait l'esprit spirituel ! Je ne sache pas que nous ayons jamais eu, dans l'Église, un homme qui, à certains égards, ait eu davantage l'esprit spirituel ; et certainement aucun homme ne fut jamais plus pratique dans ses vues et ses conseils. Je ne pourrais rendre justice au prophète Joseph Smith, ni à Brigham Young, quand bien même je resterais ici à parler dix heures durant ; le sujet est trop vaste pour moi. Mais nous connaissons beaucoup de choses que ces hommes ont accomplies. L'une des grandes réalisations pratiques du président Young fut la fondation de cette splendide institution, ici, près du coin de la rue, connue sous le nom de Z. C. M. I. Il chercha à développer le principe de la coopération parmi ce peuple. Il la conseilla, la dirigea, et donna son âme à ce mouvement autant qu'il était nécessaire. Il en imprima l'importance et les avantages dans le cœur du peuple. Et quelle terrible épreuve connut la Z. C. M. I. ! Elle faillit sombrer durant la grande panique de ces premiers jours, et son action descendit jusqu'à environ 35 cents le dollar. Où en est-elle aujourd'hui ? Eh bien, elle monte si haut qu'on peut à peine s'en procurer. Elle est bien au-delà du pair. Brigham Young conseilla aux saints des derniers jours de conserver leurs actions de la Z. C. M. I. et de ne pas les vendre. C'est ce que ce prophète pratique dit au peuple, et ceux qui suivirent son conseil s'en trouvèrent bien, car l'action n'a cessé de progresser, et l'institution est aujourd'hui des plus puissantes et des plus influentes. Elle a pu stabiliser le marché dans ce pays et en régulariser les prix. Il existe bien sûr d'autres institutions solides ici, non seulement parmi les saints des derniers jours, mais aussi parmi nos amis de cette ville ; mais la Z. C. M. I. remonte aux premières années, et ce fut un grand mouvement, en fait en avance sur son temps. Au cours de l'année écoulée, la Z. C. M. I. a fait un chiffre d'affaires d'environ quatre millions et demi de dollars, et elle emploie environ cinq cents personnes, à qui elle verse environ 250 000 dollars chaque année. Au vu de ces faits, vous pouvez répondre vous-mêmes si la Z. C. M. I. est essentielle à ce pays et à ce peuple, si elle leur est utile, si elle mérite leur sympathie et leur soutien.

Un mot au sujet des départements de fabrication de la Z. C. M. I., qui me semblent être des facteurs très importants. Je ne sais si les saints des derniers jours le comprennent pleinement ou non, mais il convient de savoir qu'il s'agit là d'un aspect fort important de l'entreprise. L'an dernier, environ 80 500 paires de bottes et de chaussures ont été fabriquées par la Z. C. M. I. — un produit de l'industrie locale, fabriqué ici même ! N'est-ce pas là une satisfaction, digne de notre attention et de notre réflexion ? Il y a ensuite le département des salopettes. J'ai lu l'automne dernier, dans le Deseret News, dans un rapport présenté à la Foire, que la Z. C. M. I. avait fabriqué environ 216 000 douzaines de paires de salopettes au cours de l'année écoulée. On avait pris les tissus de coutil, on les avait coupés et transformés en salopettes, donnant de l'emploi au peuple, aidant à faire vivre les familles, tout en contribuant au succès de l'institution. Et ce grand principe de coopération et de fabrication locale fut établi par Brigham Young ; mais ce n'est là qu'un exemple de son œuvre et de son enseignement pratiques.

Ceux qui ont succédé au président Young ont aussi été des hommes pratiques. Frère John Taylor, dans les premiers temps, sous la direction du président Young, fit venir de France des machines pour la fabrication du sucre, et l'on s'efforça d'établir l'industrie sucrière dans ce pays. Mais les machines de l'époque étaient très imparfaites et ne pouvaient être utilisées avec profit. Des milliers de dollars furent dépensés pour leur achat et pour les transporter à travers l'océan et les plaines, afin d'établir, si possible, l'industrie sucrière ici. C'est là une affaire temporelle. Appelleriez-vous cela du commercialisme ? Quel que soit le nom qu'on lui donne, je sais que c'est une chose glorieuse, et très pratique. Le mobile en était de faire du bien au peuple et de le bénir, et de le placer dans une situation d'autosuffisance et d'autonomie, afin que ce fût véritablement Sion pour lui. Mais cette question de la fabrication du sucre ne prit pas fin avec les efforts du président Young et du président John Taylor. Elle était trop importante, elle ne pouvait rester en repos, et elle reparut, comme le fantôme de Banquo. Comme le phénix, elle est renée des cendres du passé et est devenue une industrie établie. Mais peu de personnes, parmi cette grande assemblée, savent quel effort il en coûta pour établir ces sucreries dans le pays. Les présidents Woodruff, George Q. Cannon et Joseph F. Smith ont passé bien des nuits sans sommeil à considérer cette question. Cette question de la fabrication du sucre pesait terriblement sur eux. C'était comme une inspiration ; ils ne pouvaient s'en détourner. Ils réunirent les présidents de pieu et leurs conseillers (je m'en souviens très bien) et leur adressèrent un appel, et par eux, à l'Église, pour donner à cette entreprise un soutien et une approbation sincères. Et quand il sembla qu'il fallait l'abandonner, les circonstances étant telles que l'entreprise paraissait vouée à l'échec, et l'Église étant elle-même engagée au point de ne pouvoir apporter toute l'aide nécessaire, quelques-uns des frères dirigeants refusèrent d'y renoncer, et le président de l'Église dit qu'elle ne devait pas échouer. Mes frères et sœurs, vous connaissez le résultat, vous connaissez, dans l'ensemble, l'état de cette grande industrie. Je ne pourrais parler en détail de toutes les sucreries, car elles se multiplient de tous côtés ; mais je parlerai de l'Utah Sugar Company, car c'est la société pionnière de l'Utah, et elle comprend les usines de Lehi et de Garland. Permettez-moi de vous dire ce qu'elles ont accompli l'an dernier. Elles ont fabriqué environ trente millions de livres de sucre, à partir de betteraves sucrières cultivées sur notre sol. Ces betteraves n'étaient pas importées de pays lointains, elles étaient cultivées ici même par nos fermiers. Quelle puissance formidable pour le bien dans les affaires temporelles de ce peuple ! Pensez à l'effort qui a été déployé ! Pensez à ce que cela signifie pour la communauté ! Cela signifie qu'environ 450 employés ont été engagés dans ce travail, et que 178 000 dollars leur ont été versés pour les aider à subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille, à leur procurer nourriture, vêtements et instruction pour leurs enfants. Cela signifie qu'environ 620 000 dollars ont été versés en espèces aux fermiers de cet État pour leurs betteraves. Pourriez-vous mieux employer votre sol ! Pourriez-vous le cultiver plus profitablement, vous, fermiers de l'État ? Voici 620 000 dollars réalisés par le peuple pour l'aider et l'édifier temporellement. J'appelle cela l'Évangile. Le monde peut l'appeler comme il l'entend, moi je dis que cela fait partie de l'Évangile de Jésus-Christ. Vingt-cinq mille dollars furent versés aux chemins de fer de cet État pour le transport des betteraves ; 36 000 dollars furent versés pour la main-d'œuvre liée à la culture des betteraves par l'usine, ce qui fait un total d'environ 682 000 dollars versés pour le seul compte des betteraves — tout cela pour le bien, le bienfait et la bénédiction du peuple de Sion. C'est là l'une des manières dont Sion s'édifie.

Je dis donc que nos dirigeants d'aujourd'hui sont des hommes pratiques, des hommes à la fois spirituels et temporels. Ils sont prêts à conseiller les saints des derniers jours dans toutes les affaires qui les intéressent dans l'édification de Sion. Je m'en réjouis, et c'est pour moi un témoignage de la vérité de l'Évangile aussi fort que n'importe quel témoignage que j'aie jamais eu. Or, je sais que ceci est l'Évangile de Jésus-Christ. Je sais que Joseph Smith était un prophète de Dieu. Je sais que ces hommes pratiques qui lui ont succédé — Brigham Young, John Taylor, Wilford Woodruff, Lorenzo Snow et Joseph F. Smith — ont été des dirigeants inspirés du peuple, des prophètes de Dieu, et qu'ils ont été et sont dignes de notre soutien, tant temporellement que spirituellement. Que Dieu vous bénisse. Amen.

Citer ce discoursRudger Clawson, « Les devoirs temporels et professionnels des dirigeants de la prêtrise », 1906 April General Conference, Second Day Morning Session (1906-04-07). Pulpit Vault, 1906-04-clawson-temporal-duties-of-priesthood. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).