Règles de conduite nobles et la dette de l'homme envers Dieu
Joseph F. Smith
Je désire exprimer ma sincère gratitude à Dieu, mon Père céleste, et à tous les Saints des derniers jours ici assemblés, pour l'unanimité de foi et de sentiment qui existe parmi eux, et pour la confiance qu'ils ont montrée envers les autorités présidentes de l'Église, ainsi que dans l'observation des lois de Dieu, pour autant qu'ils l'aient fait. Il y a des lois que nous n'observons pas comme nous le devrions ; il y a des principes de l'Évangile qui sont peut-être trop purs et trop élevés pour que nous les vivions comme nous le devrions ; mais je crois de tout mon cœur — je ne puis en toute logique croire autrement — que nous croissons en grâce et en connaissance de la vérité, et que le jour viendra, et je prie qu'il soit hâté, où le peuple de Dieu sera non seulement fidèle à observer la loi de la dîme, mais sera aussi fidèle à observer la Parole de Sagesse, qui est une loi de Dieu, et où nous serons fidèles à observer cette loi de Dieu la plus sacrée et la plus importante — la loi de chasteté, par laquelle nous pouvons préserver la pureté de nos propres personnes et la chasteté de nos voisins et de nos proches comme nous préserverions notre propre vie. Je voudrais à Dieu que le temps vienne, et qu'il ne soit pas éloigné, où les Saints des derniers jours vivront selon la règle d'or enseignée par le Fils de Dieu (que nul homme aussi parfait n'a jamais séjourné dans la chair sur la terre), de faire à autrui ce que nous voudrions qu'autrui nous fasse ; et de mettre ainsi fin à toute recherche de torts, à toutes les querelles, à toutes les jalousies, à toutes les contentions et à toutes les luttes, et, autant que possible, d'éliminer toute occasion de malentendu parmi nous, afin que nous puissions voir comme nous sommes vus et connaître comme nous sommes connus, afin que nous puissions être des hommes et des femmes véritables dans la cause de Sion et de la rédemption humaine, afin que Dieu puisse mettre sur nous son saint nom et que nous portions ce saint nom d'une manière qui lui soit agréable. Le but de notre présence ici est de faire la volonté du Père comme elle se fait au ciel, d'opérer la justice sur la terre, de soumettre la méchanceté et de la mettre sous nos pieds, de vaincre le péché et l'adversaire de nos âmes, de nous élever au-dessus des imperfections et des faiblesses de la pauvre humanité déchue, par l'inspiration du Dieu Tout-Puissant et sa puissance manifestée, et de devenir ainsi véritablement les saints et les serviteurs du Seigneur sur la terre. ¶
Soutenons la cause de Sion. Que nul ne parle à la légère des principes de l'Évangile. Que nul ne traite à la légère les ordonnances de la maison de Dieu. Que nul ne tourne en dérision la Prêtrise que le Seigneur a rétablie sur la terre, qui est l'autorité qu'il a donnée aux hommes. Que nul ne regarde avec mépris l'organisation de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, telle qu'elle a été établie sur la terre par l'entremise du prophète Joseph Smith, que le Seigneur suscita alors qu'il n'était encore qu'un enfant pour en poser les fondements. Que nul ne traite ces choses à la légère ou avec doute ; mais que chacun cherche sincèrement à comprendre la vérité et enseigne à ses enfants à se familiariser avec ces vérités du ciel qui ont été rétablies sur la terre dans les derniers jours. Je crois de toute mon âme en Dieu le Père de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Je crois de toute ma puissance, de tout mon esprit et de toute ma force au Sauveur du monde, et au principe de la rédemption de la mort et du péché. Je crois en la mission divine du prophète Joseph Smith. Je crois en toute la vérité que je connais, et je crois qu'il existe encore de nombreux principes de vérité éternelle qui me sont cachés, ainsi qu'à l'entendement des hommes, et qui seront encore révélés par la puissance de Dieu à ses fidèles serviteurs. Je crois que le Seigneur a révélé aux enfants des hommes tout ce qu'ils savent. Je ne crois pas qu'aucun homme ait découvert un principe de science, ou d'art, de mécanique, ou de mathématiques, ou quoi que ce soit d'autre, que Dieu ne connaissait déjà avant lui. L'homme est redevable à la source de toute intelligence et de toute vérité pour la connaissance qu'il possède ; et tous ceux qui se soumettront aux incitations de l'Esprit, qui mènent à la vertu, à l'honneur, à l'amour de Dieu et de l'homme, et à l'amour de la vérité et de tout ce qui est noble et qui élève l'âme, obtiendront une connaissance plus claire, plus étendue, plus directe et plus concluante des vérités de Dieu que quiconque d'autre ne le pourrait. Je vous dis cela parce que je sais que c'est vrai. Le Seigneur Tout-Puissant vit ; il a fait les cieux et la terre, et les sources d'eau ; et nous sommes ses enfants, sa descendance, et nous ne sommes pas ici par hasard. Le Seigneur a conçu notre venue et le but de notre existence. Il veut que nous accomplissions notre mission, que nous nous conformions à la ressemblance et à l'image de Jésus-Christ, afin que, comme lui, nous puissions être sans péché en vue du salut, comme lui nous puissions être remplis d'une intelligence pure, et comme lui nous puissions être élevés à la droite du Père, pour siéger sur des trônes et avoir domination et pouvoir dans la sphère où nous serons appelés à agir. Je témoigne de cette doctrine, car le Seigneur m'en a fait connaître et ressentir la vérité de la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête. J'aime les hommes bons et honorables — même ceux qui peuvent se tromper dans leur jugement, mais qui s'efforcent de bien agir ; je les aime parce qu'ils sont mes frères, les fils de mon Père, et je voudrais qu'ils puissent tous voir la vérité telle qu'elle est dans le Christ Jésus, l'accepter, et en recevoir tous les bienfaits, dans le temps et pour toute l'éternité. Si le Seigneur a révélé au monde le plan du salut et de rédemption du péché, par lequel les hommes peuvent être de nouveau élevés en sa présence et participer avec lui à la vie éternelle, je soutiens, comme une proposition qui ne peut être contestée, que nul homme ne peut être élevé en la présence de Dieu et atteindre la plénitude de la gloire et du bonheur dans son royaume et en sa présence, si ce n'est en obéissant au plan que Dieu a conçu et révélé. ¶
Mes frères et sœurs, je sens dans mon cœur que nous avons eu un temps de réjouissance pendant cette conférence. Je voudrais que nous ayons un lieu assez grand pour contenir les Saints des derniers jours à la conférence. Je ne sais si nous ne devrons pas construire des tonnelles ou autre chose sur ce pâté du temple, pour accueillir, dans des réunions supplémentaires, la multitude de personnes qui viennent à la conférence pour accomplir leur devoir, et dont beaucoup ne peuvent être accueillies dans ce Tabernacle. Mais nous irons vous voir ; nous viendrons à vous qui ne pouvez venir à nous, et nous vous porterons notre esprit et notre témoignage, et nous vous exhorterons dans vos foyers, si le Seigneur nous en donne la force. Pourvu que mes forces tiennent et que mes frères n'y voient pas d'objection, je me propose, si le Seigneur le veut bien, de rendre visite aux saints quelque peu, et de les encourager dans leurs foyers ; de leur faire savoir qui nous sommes, ce que nous croyons, et combien nous les aimons pour l'amour du Christ, afin qu'ils puissent recevoir sa vérité, en être élevés, et retourner finalement en sa présence. Nous voulons visiter St. George, et toutes les colonies intermédiaires. Nous voulons visiter les colonies du nord, aussi loin que nous le pourrons, et vous voir dans vos cités. Lorsque nous viendrons, frères et sœurs, nous espérons que vous nous recevrez dans le même esprit que celui que nous vous portons — l'esprit d'amour et de désir sincère pour votre bien-être et votre bonheur, et pour le bonheur de toute l'humanité. Nous n'avons dans nos cœurs aucun mauvais sentiment envers aucune créature vivante. Nous pardonnons à ceux qui nous offensent. À ceux qui ont dit du mal de nous, et qui nous ont dénaturés devant le monde, nous ne portons aucune malice dans nos cœurs. Nous disons : que Dieu juge entre eux et nous ; qu'il les rétribue selon leurs œuvres. Nous ne lèverons pas la main contre eux ; mais nous leur tendrons la main de la fraternité et de l'amitié, s'ils veulent se repentir de leurs péchés et venir au Seigneur pour vivre. Quelle qu'ait pu être leur malice, ou quelque folie qu'ils aient pu commettre, s'ils veulent s'en repentir, nous les recevrons à bras ouverts, et nous ferons tout ce que nous pourrons pour les aider à se sauver eux-mêmes. Je ne puis vous sauver ; vous ne pouvez me sauver ; nous ne pouvons nous sauver les uns les autres, si ce n'est dans la mesure où nous pouvons nous persuader mutuellement de recevoir la vérité, en l'enseignant. Lorsqu'un homme reçoit la vérité, il en sera sauvé. Il ne sera pas sauvé simplement parce que quelqu'un la lui aura enseignée, mais parce qu'il l'aura reçue et mise en pratique. L'Évangile est cohérent ; c'est le bon sens, la raison, la révélation ; c'est la vérité toute-puissante des cieux, révélée à l'homme. ¶
Que le Seigneur vous bénisse. Nous nous proposons de faire notre devoir selon la lumière que nous possédons, avec l'aide de notre Père plein d'amour. Je ne me propose de rien faire dont je n'aie l'assurance la plus positive que cela est juste, par l'unanimité de mes conseillers, notre vision commune des choses, et notre entente mutuelle, avec le plus grand nombre possible des frères dirigeants. Je ne me propose de rien faire, ni de laisser faire ou sanctionner quoi que ce soit qui affecte le royaume de Dieu sur la terre, si ce n'est par consentement commun, ou à moins que nous ne puissions voir les choses du même œil ; alors je sais que nous aurons une force derrière nous, que la puissance de Dieu sera avec nous, et que les saints soutiendront et appuieront nos mains. Maintenant, je désire entendre les présidents Winder et Lund. Que Dieu bénisse Israël. Que la paix, la prospérité, la bonne volonté et le saint amour de la vérité demeurent avec vous et se multiplient sur vous, telle est ma prière sincère. Et oh ! mes frères, soyez fidèles à vos familles, soyez fidèles à vos femmes et à vos enfants. Enseignez-leur le chemin de la vie. Ne les laissez pas s'éloigner de vous au point qu'ils deviennent indifférents à vous-mêmes ou à tout principe d'honneur, de pureté ou de vérité. Enseignez à vos enfants de telle sorte qu'ils ne puissent commettre le péché sans violer leur conscience. Enseignez-leur la vérité, afin qu'ils ne s'en écartent pas. Élevez-les dans la voie où ils doivent marcher, et, devenus vieux, ils ne s'en écarteront pas. Si vous gardez vos garçons près de votre cœur, dans l'étreinte de vos bras ; si vous leur faites sentir que vous les aimez, que vous êtes leurs parents et qu'ils sont vos enfants, et si vous les gardez près de vous, ils ne s'éloigneront pas beaucoup de vous, et ils ne commettront pas de très grand péché. Mais c'est quand vous les chassez du foyer, quand vous les chassez de votre affection — dans les ténèbres de la nuit, dans la société des dépravés ou des dégradés ; c'est quand ils deviennent importuns pour vous, ou que vous êtes lassés de leur bruit innocent et de leur babillage à la maison, et que vous dites : « Va-t'en ailleurs. » C'est ce genre de traitement infligé à vos enfants qui les chasse loin de vous, et qui contribue à en faire des criminels et des incrédules. Vous ne pouvez vous permettre cela. Que ressentirais-je si j'entrais dans le royaume de Dieu — (si une telle chose était possible) — et que je voyais l'un de mes enfants au-dehors, parmi les sorciers, les fornicateurs et ceux qui aiment et pratiquent le mensonge, et cela parce que j'aurais négligé mon devoir envers lui, ou que je ne l'aurais pas tenu sous une juste discipline ? Pensez-vous que je serai élevé dans le royaume de mon Dieu avec cette tache et cette souillure sur mon âme ? Je vous le dis, non ! Nul homme ne peut y parvenir avant d'avoir expié un tel crime — car c'est un crime aux yeux de Dieu et des hommes qu'un père néglige ses enfants avec insouciance ou de propos délibéré. Tel est mon sentiment. Prenez soin de vos enfants. Ils sont l'espoir d'Israël, et sur eux reposera, par la suite, la responsabilité de porter le royaume de Dieu sur la terre. Que le Seigneur les bénisse et les garde dans les sentiers de la justice, je le demande humblement, au nom de Jésus. Amen. ¶