Pulpit

Le rassemblement d'Israël et le rétablissement de l'Évangile

Charles W. Penrose

1902 April General Conference·Third Day Morning Session·1902-04-06

C'est un grand plaisir que de pouvoir m'assembler avec les saints en cette conférence générale. Pendant les réunions qui se sont tenues au Tabernacle, et ce matin encore, en contemplant cette assemblée, il m'est revenu à l'esprit une révélation donnée par l'intermédiaire du prophète Joseph Smith avant l'organisation de l'Église, à laquelle l'un des orateurs a fait allusion pendant nos services au Tabernacle. Le Seigneur a dit qu'une œuvre grande et merveilleuse était sur le point de paraître parmi les enfants des hommes. Cette pensée se retrouve aussi dans le Livre de Mormon, et elle est tirée de la prophétie donnée par l'intermédiaire du prophète Ésaïe voilà de nombreux siècles. Vous la trouverez au vingt-neuvième chapitre du livre d'Ésaïe. Le Seigneur a donné l'une des raisons de la venue de cette œuvre merveilleuse. Il a dit : « Quand ce peuple s'approche de moi, il m'honore de la bouche et des lèvres ; mais son cœur est éloigné de moi, et la crainte qu'il a de moi n'est qu'un précepte de tradition humaine. C'est pourquoi je vais me mettre à faire une œuvre merveilleuse parmi ce peuple, oui, une œuvre merveilleuse et un prodige, car la sagesse de ses sages et de ses savants périra, et l'intelligence de ses hommes intelligents disparaîtra. » Mais le Seigneur a dit que les doux parmi les hommes se réjouiraient dans le Seigneur, et que les pauvres parmi les hommes accroîtraient leur joie dans le Saint d'Israël ; mais que le moqueur serait réduit à néant. Les yeux des aveugles devaient aussi s'ouvrir et les oreilles des sourds se déboucher, et ils devaient entendre les paroles du livre qui devait paraître ; car la parole du Seigneur devait sortir de la terre, et parler, pour ainsi dire, « d'une voix basse, sortant de la poussière ».

Or, nous sommes témoins, dans une très large mesure, de l'accomplissement de ces prédictions des prophètes du Seigneur. Cette œuvre à laquelle nous sommes associés est bien une œuvre merveilleuse et un prodige. Quand nous regardons le peuple assemblé dans le Tabernacle et à cette réunion de débordement, et que nous réalisons que nous, qui sommes rassemblés ici, ne sommes qu'une petite représentation de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, qui forme la majorité du peuple de cette région — quand nous réalisons cela, nous sommes portés à nous écrier : « Que Dieu a fait ! » Ce fut « une œuvre merveilleuse et un prodige » lorsque le Livre de Mormon fut traduit par la puissance de Dieu en langue anglaise, à partir des hiéroglyphes gravés sur les plaques métalliques. Rien de semblable ne s'était jamais produit, pour autant que nous le sachions, dans l'histoire du monde. Dans tous les progrès de la science et dans tous les dons et bénédictions que Dieu a accordés à ses serviteurs dans les temps anciens, je ne connais rien qui puisse se comparer à l'œuvre merveilleuse et au prodige de faire paraître ces plaques et de traduire les caractères qui y étaient gravés. C'est si merveilleux et si prodigieux que le peuple du monde ne veut pas le croire. Mais nous, mes frères et sœurs, avons été amenés à croire à la vérité de ce livre que le Seigneur nous a donné dans les derniers jours. Par notre foi en la parole du Seigneur et par les témoignages qui nous ont été rendus, nous avons été amenés à recevoir l'Évangile tel qu'il est enseigné dans ce livre et dans le Nouveau Testament, par les travaux des serviteurs de Dieu dans les derniers jours. Nous avons aussi reçu le Saint-Esprit comme don de Dieu, pour éclairer nos esprits, pour nous conduire et nous guider dans les voies de la vérité, et pour rendre témoignage de toute vérité que le Seigneur a révélée, qu'il révèle et qu'il révélera encore. Par ce don glorieux que le Seigneur nous a donné, nos esprits ont été élevés des choses de la terre pour comprendre, dans une certaine mesure, les choses du ciel — des choses du temps à celles de l'éternité.

En contemplant ce que Dieu a déjà accompli dans cette œuvre merveilleuse qu'il a commencée sur la terre, nous pouvons envisager ce qui doit encore venir. L'Évangile doit être prêché à toute nation, famille, langue et peuple. Les nations assises dans les ténèbres doivent voir la merveilleuse lumière. Le peuple qui ne connaît pas Dieu doit être amené dans une condition telle qu'il puisse apprendre ses lois, marcher dans ses voies et garder ses commandements, et les barrières qui ont été édifiées par les puissances des ténèbres, par la ruse des hommes, seront abattues, au temps voulu du Seigneur. Elles seront écartées du chemin, et cet Évangile de paix, cette œuvre merveilleuse que Dieu a commencée sur la terre, se répandra sur tout le globe, et il n'y aura pas un coin de cette terre où l'Évangile ne sera pas prêché. Or, ceci se situe dans l'avenir, mais le Seigneur l'accomplira. Cela fait partie de l'œuvre qu'il a dit être sur le point de faire paraître parmi les enfants des hommes.

La prédication de l'Évangile par les anciens de cette Église est une œuvre merveilleuse. Où trouverez-vous, parmi les différentes religions, un homme semblable aux anciens d'Israël, prêt à aller dans n'importe quelle partie du monde, sans argent et sans prix, prêt à sacrifier tout le confort temporel du foyer et de son entourage pour porter le message de vie et de salut à ses semblables ? C'est prodigieux aux yeux des prédicateurs des diverses sectes chrétiennes. Ils peuvent à peine le croire ou le comprendre. Quand ils voient comment nos garçons, sans formation, sortent dans le monde et affrontent un peuple hostile, les traditions des hommes et les influences et puissances qui leur sont opposées, se confiant entièrement en Dieu, et prêchant l'Évangile sans bourse ni sac, ils sont stupéfaits et confondus. C'est quelque chose de prodigieux, quelque chose d'unique dans l'histoire du monde, en dehors des travaux des apôtres du Seigneur Jésus-Christ et de leurs associés aux premiers jours de l'Église chrétienne. Le fait que beaucoup de gens des nations de la terre, partout où cet Évangile est proclamé, rendent témoignage qu'ils reçoivent de Dieu un témoin de sa divinité, est prodigieux. Il importe peu que ces hommes ou ces femmes soient nés, ni quelles aient pu être leurs traditions ou leur langue ; quand la lumière de l'Évangile, par le témoignage des humbles serviteurs de Dieu, pénètre leur âme, ils sont amenés à l'unité de la foi. Lorsqu'ils se réunissent, il se peut qu'ils ne puissent pas comprendre les langues les uns des autres, mais ils comprennent l'esprit qui pénètre leur esprit, et ils comprennent les influences qui les conduisent, et ils se réjouissent ensemble. La même lumière est dans toutes leurs âmes, la même chaleur dans tous leurs cœurs, et ils peuvent fraterniser et sentir qu'ils sont vraiment frères et sœurs.

C'est un prodige quand nous le considérons naturellement, de voir comment cette influence se répand dans toute l'Église, de voir quel lien d'union est formé par la puissance de l'esprit et des enseignements de l'Évangile. Quand nous venons à penser comment le chemin a été ouvert pour le peuple qui a été amené des diverses nations de la terre dans ces vallées des montagnes, n'est-ce pas merveilleux ? La plupart d'entre eux ont été élevés dans ce qu'on appelle les rangs inférieurs de la société. Je ne parle pas des classes les plus basses, ni de l'élément criminel de la société, mais du peuple laborieux, l'os et le muscle des nations de la terre. La plupart du peuple qui est venu ici dans ces vallées des montagnes n'était pas issu de ce qu'on appelle les classes supérieures, les savants et les sages selon la sagesse de ce monde, mais issu de la classe laborieuse. L'Évangile les a atteints, et le Seigneur, d'une manière merveilleuse, a ouvert le chemin par lequel ils pourraient se rassembler ici dans ces montagnes par milliers. Ils sont venus jusqu'ici, à travers les plaines mornes et arides, jusque dans ces vallées des montagnes, pour adorer le Seigneur, pour apprendre ses voies et marcher dans ses sentiers. Cela avait aussi été prédit par les prophètes Ésaïe et Michée. N'est-ce pas merveilleux à nos yeux, quand nous pensons à ce que Dieu a fait, amenant ce peuple de loin, du nord et du sud, de l'est et de l'ouest ? Il a dit : « au nord : Donne ! Et au sud : Ne retiens pas ! Fais venir mes fils des pays lointains, et mes filles de l'extrémité de la terre. » Ils sont rassemblés ici, et nous les voyons s'étendre sur la face du pays, et ils disent encore : « Donnez-nous de la place afin que nous puissions demeurer. » Ils débordent vers le Canada au nord, et jusqu'au Mexique, en Arizona et au Nouveau-Mexique au sud, et dans le Colorado, l'Idaho et le Wyoming. Nous nous étendons, et l'influence que nous portons est un prodige aux yeux du monde, et beaucoup mettent le peuple en garde contre « la menace du mormonisme », le péril qui doit venir sur la nation à cause de l'accroissement prodigieux des saints des derniers jours, ou « mormons ».

Il y a quelques années, le président Brigham Young envoya des missionnaires en Chine, au Siam et aux Indes orientales. Les frères n'accomplirent que peu de chose au Siam et en Chine, mais quelques convertis furent faits en Inde, et certains d'entre eux vinrent ici dans ces montagnes. Nous pourrions penser que le voyage fut un échec, dans l'ensemble. Il arrive parfois que, lorsque des gens entrent dans un pays nouveau pour y fonder des colonies, ils commettent de grandes erreurs au début. Ils s'égarent et connaissent des temps difficiles, et parfois abandonnent l'endroit où ils avaient été envoyés vivre ; mais, dans la plupart des cas, ils persévèrent, et, après un peu d'expérience, le chemin s'ouvre devant eux, la stérilité est ôtée du sol, les éléments deviennent propices, l'eau augmente, et la bénédiction de Dieu vient sur le pays, et des colonies florissantes sont bâties. Quand le Seigneur, par l'intermédiaire de son serviteur Brigham Young, envoya des hommes en Arizona, lors de la première expédition, ils ne réussirent pas à fonder de colonies, mais revinrent et donnèrent un mauvais rapport du pays. Mais le président Young l'avait vu par la puissance et le don du Saint-Esprit, et savait que le chemin devait s'ouvrir dans ce pays du sud ; aussi ne renonça-t-il pas. Lorsqu'ils ne réussirent pas d'abord, il fut déterminé qu'ils devaient essayer, essayer encore. Nous apprenons maintenant que des colonies sont florissantes en Arizona, au Nouveau-Mexique et dans l'ancien Mexique, et nous avons une bonne représentation de saints venus de ce pays assister à cette conférence. C'est ainsi que le Seigneur émut son serviteur Brigham à envoyer des missionnaires en Orient. Si leur mission n'a accompli aucun grand bien, elle a du moins aidé, dans une petite mesure, à préparer la voie ; et maintenant, les serviteurs du Seigneur, l'apôtre Heber J. Grant et ses associés, avec l'aide de Dieu, ont réussi à ouvrir l'œuvre dans l'empire japonais, et des personnes ont été amenées à une connaissance de la vérité, et d'autres s'informent. Nous constaterons, je le crois de tout mon cœur, que l'ouverture de la mission japonaise se révélera être la clé de l'entrée de l'Évangile en Orient. Nous constaterons qu'une influence se répandra du Japon vers d'autres nations orientales. La glace a été brisée, et les barrières seront écartées du chemin, et l'Évangile se répandra dans d'autres nations de l'est. Si nous ne réussissons qu'à obtenir quelques convertis, qui pourront ouvrir la porte du royaume pour leurs ancêtres dans le monde des esprits, quelle œuvre merveilleuse sera accomplie !

Lorsque le prophète Joseph et son frère Hyrum furent tués pour le témoignage de Jésus, ce fut dans la providence de Dieu ; ce fut avec sa permission. Ils allèrent ouvrir la porte du royaume dans le monde des esprits, et c'est ainsi qu'une œuvre merveilleuse et un prodige a commencé là aussi. Quand nous y arriverons, nous découvrirons l'ampleur de cette œuvre ; car nous verrons que les anciens de Sion qui ont tabernaclé dans la chair y travaillent, sous la direction de celui qui détient les clés de la dernière dispensation, et l'Évangile est prêché à des millions et des millions d'esprits, et une œuvre bien plus grande doit être accomplie là qu'auprès des hommes dans la chair. Nous n'avons fait que commencer l'œuvre ici, car il y a de nombreux millions d'êtres sur la terre qui n'ont pas entendu l'Évangile et ne savent rien de cette œuvre merveilleuse et de ce prodige ; mais ils entendront pourtant le message de l'Évangile, et le chemin s'ouvrira partout, et les desseins du Seigneur s'accompliront.

La grande chose pour nous, mes frères et sœurs, c'est de savoir, d'avoir une pleine compréhension, une conviction ferme et une connaissance réelle que ceci est l'œuvre de Dieu, et que ce n'est pas l'œuvre de l'homme. Nous pouvons le déduire quand nous regardons ce qui a été accompli, et nous pouvons raisonnablement en venir à la compréhension et à la conviction qu'une puissance supérieure a œuvré avec ce peuple, avec les anciens de cette Église et avec nos dirigeants, et que cela n'a pas été fait par la sagesse humaine. La sagesse humaine a péri devant cette œuvre ; l'intelligence des sages est réduite à néant devant elle, et nous pouvons raisonnablement en venir à la conclusion qu'une puissance plus forte a dû se tenir à la tête de cette œuvre pour accomplir ce qui a été fait, dans la prédication inspirée de l'Évangile ; le rassemblement du peuple de Dieu, l'édification de Sion et l'établissement de ce grand État. Il existe aussi, parmi les saints des derniers jours, une influence d'unité et d'union que l'on ne trouve nulle part ailleurs. Les sectes et les sociétés tiennent de grandes assemblées dans diverses parties du monde — des assemblées religieuses, des assemblées politiques, des assemblées scientifiques et des rassemblements pédagogiques — mais où trouverez-vous, parmi elles, un tel esprit d'union, de fraternité et d'enthousiasme que celui qui se trouve dans les assemblées des saints des derniers jours ? Il existe une sorte d'enthousiasme parmi les gens du monde dans leurs réveils religieux. Ils s'enivrent spirituellement et se livrent parfois à diverses gymnastiques spirituelles. Mais qu'est-ce que cela vaut ? Il n'y a là ni lumière ni intelligence ; ce n'est qu'un sentiment suscité par l'éloquence et l'énergie humaines. Où trouvons-nous cet esprit et cette influence que nous éprouvons dans nos assemblées ? Regardez la grande congrégation dans le Tabernacle et dans ce bâtiment aujourd'hui ! Où pouvez-vous trouver une telle manifestation d'union, de lumière spirituelle et d'enthousiasme que celle que nous ressentons et éprouvons ici dans ces assemblées ? Il n'y a rien de tel dans le monde. Eh bien, en repassant ces choses, nous pouvons en venir à la conclusion qu'il y a là quelque chose de plus qu'humain, une puissance plus grande que celle de l'homme. Mais, mes frères et sœurs, nous avons besoin de quelque chose de plus grand que ces conclusions comme fondement sur lequel bâtir. Nous avons besoin du témoignage de Jésus, de l'esprit de prophétie, du témoin du Saint-Esprit dans nos cœurs ; non seulement une conviction raisonnable, mais une connaissance de la vérité, et c'est là notre privilège.

Tous ceux qui se sont repentis de leurs péchés et ont été baptisés dans l'eau, par immersion, par quelqu'un ayant l'autorité, ont le droit de recevoir le Saint-Esprit, comme don de Dieu, pour éclairer leur esprit et rendre témoignage des choses de Dieu, et pour ouvrir un canal de communication entre eux et le Père éternel, par l'intermédiaire de Jésus-Christ, le Fils. Or, avons-nous cette bénédiction, vous et moi ? Si nous ne l'avons pas, nous devrions l'obtenir ; nous pouvons tous l'avoir. Il n'y a rien qui s'y oppose sinon nous-mêmes. Dieu nous a promis ce don, et si nous ne l'avons pas reçu, cherchons-le. Nous n'avons pas besoin de chercher quelque manifestation spirituelle prodigieuse de puissance, quelque chose de différent de l'ordinaire. Ce que nous devrions chercher, c'est la lumière pour notre âme ; que nous puissions savoir qu'elle brille dans notre cœur, de sorte que nous n'ayons aucun doute à ce sujet. C'est là notre privilège. J'espère que vous l'avez tous ce matin. Je suis très reconnaissant de l'avoir reçu, et de l'avoir eu pendant de nombreuses années. Je l'ai reçu quand j'ai reçu l'Évangile ; il a commencé à luire dans mon âme dès que j'ai entendu la vérité pour la première fois. J'avais une place pour lui dans mon cœur quand j'étais garçon. Personne d'autre dans la famille à laquelle j'appartenais ne le reçut. Quand j'ai obéi à l'Évangile et que j'ai été baptisé, j'ai reçu le don du Saint-Esprit, un témoin de Dieu que cette œuvre est vraie ; et je suis très reconnaissant ce matin qu'il m'ait toujours accompagné depuis ce temps jusqu'à présent. Je suis dans cette Église depuis un peu plus de cinquante-deux ans, et j'ai été appelé, peu après avoir embrassé l'Évangile, à aller prêcher la bonne nouvelle au monde. Oh, comme je suis heureux d'avoir répondu à cet appel, malgré tout le découragement et les influences exercées sur moi pour que je ne le fasse pas ! Le Seigneur a été avec moi depuis ce temps jusqu'à maintenant. C'est un prodige à mes yeux, « une œuvre merveilleuse et un prodige », et je peux vous rendre mon témoignage, mes frères et sœurs, que je sais que ceci est l'œuvre de Dieu. C'est l'œuvre du Père, et, bien sûr, c'est l'œuvre du Fils et du Saint-Esprit ; car ils sont trois en un en toutes choses — non pas un en personne, mais un en dessein, et leurs efforts visent l'élévation des enfants des hommes, non seulement sur ce petit globe, mais sur d'autres aussi ; mais nous nous limiterons à ce globe, car il est le nôtre et le sera à l'avenir. Je sais que Dieu a commencé la grande œuvre des derniers jours et qu'il la fera continuer à croître et à se répandre jusqu'à ce qu'elle remplisse toute la terre. Elle ne sera jamais vaincue.

Une chose que nous devrions avoir gravée dans notre mémoire, en rapport avec cette connaissance, c'est que lorsque le Seigneur a commencé cette œuvre, il l'a commencée « pour les derniers jours et pour la dernière fois ». Elle ne sera pas renversée ni donnée à un autre peuple. Elle doit durer et subsister à jamais, et, au lieu d'être vaincue par les choses de ce monde, c'est elle qui doit les vaincre. Mes frères et sœurs, elle triomphera, elle durera. Peu importe ce qu'on pourra amener contre elle, elle prévaudra ; car c'est l'œuvre du Seigneur, et c'est « une œuvre merveilleuse et un prodige ». Ne nous détournons ni à droite ni à gauche par les influences de ce Malin, qui trompe les nations. Beaucoup de gens échoueront ; beaucoup de personnes se détourneront, et elles s'efforceront d'en égarer d'autres. Mais cette œuvre continuera d'avancer, et elle triomphera de tout ce qui se dressera sur son chemin ; elle révolutionnera le monde. Elle mettra les choses sens dessus dessous, ou plutôt les remettra à l'endroit, car elles ont déjà été mises sens dessus dessous. Cette œuvre redressera les maux qui existent dans le monde. Mais, avant que cela ne s'accomplisse, nous devons redresser tout mal parmi nous-mêmes. S'il y a quelque chose dans nos cœurs qui soit contraire à la parole du Seigneur, extirpons-le ; arrachons les mauvaises herbes de nos propres jardins et ôtons toute racine d'égoïsme, toute semence d'amertume et tout ce qui n'est pas bon, et vivons ensemble, comme frères et sœurs, ainsi que le Seigneur l'a commandé, dans l'amour et l'humilité, et dans l'obéissance à ses lois et à ses commandements. Occupons-nous des petits devoirs aussi bien que des grands. Ils sont tous assez grands quand nous les comprenons correctement. Occupons-nous de tout devoir dans l'Évangile et vivons selon les lois de Dieu, et le témoignage de la vérité demeurera avec nous à jamais.

Or, je me réjouis de ce qui a été fait, et je puis voir beaucoup de choses qui seront faites ; mais je ne prendrai pas le temps d'aborder un tel sujet, car il y a d'autres orateurs, et je vais conclure mes remarques.

Frères et sœurs, je suis dans cette œuvre avec tout ce que j'ai et tout ce que je suis, et j'y suis pour de bon. Je veux être avec ce peuple et travailler pour la cause de l'humanité, car je sais que c'est l'œuvre de Dieu et qu'elle prévaudra. Je sais que cet Évangile ira à toute nation, et que le Seigneur rassemblera d'entre les nations ses fils et ses filles, pour travailler à sa cause, afin que son œuvre soit perfectionnée dans la rédemption de la race humaine, tant des vivants que des morts. Elle ne sera pas accomplie tant que toute âme de la race d'Adam qui peut être rachetée à quelque degré de gloire ne sera pas sauvée. Le Chef de notre salut triomphera, et l'Adversaire de nos âmes sera finalement déconfit, et ne gagnera que ceux qu'on appelle les fils de perdition.

Que Dieu nous aide à comprendre la vérité et à travailler dans cette grande œuvre pour le salut de l'humanité, de tout notre cœur, afin que nous ne défaillions ni ne faiblissions jamais, mais que nous soyons finalement préparés à entrer dans la présence du Seigneur et à hériter d'une plénitude de gloire dans son royaume, par Jésus-Christ. Amen.

Citer ce discoursCharles W. Penrose, « Le rassemblement d'Israël et le rétablissement de l'Évangile », 1902 April General Conference, Third Day Morning Session (1902-04-06). Pulpit Vault, 1902-04-penrose-gathering-of-israel. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).