Pulpit

Comment on obtient la qualité de membre de l'Église et l'Évangile pour les morts

George Teasdale

1901 October General Conference·Second Day Afternoon Session·1901-10-05

Je suis profondément reconnaissant d'avoir le privilège d'assister à cette conférence, et j'en ai apprécié l'esprit. Je pense que nous devons nous féliciter d'avoir le privilège d'être membres de l'Église du Christ. Notre position dépend dans une large mesure de nous-mêmes. Il nous est impossible d'aller légitimement à la maison du Seigneur, à moins d'avoir un certificat de l'évêque attestant que nous sommes membres de sa paroisse en pleine communion, à présenter à ceux qui officient dans cette maison sacrée. Cela constitue notre passeport pour le temple de Dieu. Nous sommes censés être de ceux qui aiment la justice et haïssent l'iniquité, et notre conduite, dans la paroisse où nous vivons, doit justifier l'évêque de nous accorder une recommandation à l'usage du temple, montrant que nous sommes dignes des bénédictions de la maison du Seigneur.

Les principes auxquels nous avons souscrit sont éternels. Nous ne pouvons nous en passer. Le monde ne peut s'en passer non plus ; et lorsqu'il tournera son attention vers la nécessité de la rédemption, il devra se soumettre aux mêmes conditions que nous, car ce sont les seules par lesquelles la rédemption puisse être obtenue. L'Évangile du Christ est composé de principes éternels, et tous doivent souscrire aux mêmes conditions pour devenir membres de son Église, pour naître de nouveau, et pour être adoptés dans sa famille royale. Ces principes sont sans commencement de jours ni fin d'années. Ils ont été enseignés au commencement, ils ont été enseignés par le Seigneur Jésus-Christ au méridien des temps, et ils sont enseignés aujourd'hui ; car lorsque le Seigneur rétablit sur la terre l'apostolat, ainsi que les pouvoirs et les clefs des vies sans fin, il rendit possible, pour toute l'humanité disposée à souscrire à la doctrine du Père telle qu'enseignée par le Fils, d'obtenir la rédemption du péché et l'appartenance à l'Église du Christ. Leur position dans l'Église dépendrait alors de leur fidélité à garder les commandements de Dieu et à chercher à établir sa Sion sur la terre. Du temps de Noé, cet Évangile fut prêché aux habitants de la terre, mais ils le rejetèrent. En conséquence, ils furent surpris par un déluge, et se firent un lit en un lieu où il n'était nullement nécessaire qu'ils se rendissent s'ils avaient obéi au message de Dieu qui leur avait été adressé. Puis, pour montrer qu'il est impossible d'obtenir la rédemption sans se soumettre aux conditions requises, il nous est dit que le Sauveur se rendit dans le monde des esprits et prêcha à ce peuple les mêmes principes qui avaient été enseignés par Noé. « Car l'Évangile a été aussi annoncé aux morts, afin que, après avoir été jugés comme les hommes quant à la chair, ils vivent selon Dieu quant à l'Esprit », ainsi nous l'enseignent les Écritures.

Il a plu à notre Père céleste de révéler beaucoup de choses en ces derniers jours, pour l'édification et l'instruction de son Église.

« Vous êtes le corps de Christ et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. Et Dieu a établi dans l'Église premièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des instructeurs, ensuite ceux qui ont le don des miracles, puis ceux qui ont les dons de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses langues. » — 1 Corinthiens 12:27-28.

« C'est pourquoi il est dit : Étant monté en haut, il a emmené des captifs, et il a fait des dons aux hommes. Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et instructeurs. » — Éphésiens 4:8, 11.

Dans quel but ?

« Pour le perfectionnement des saints en vue de l'œuvre du ministère et de l'édification du corps de Christ, jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme accompli, à la mesure de la stature parfaite de Christ. » — Éphésiens 4:12-13.

Cette organisation a été rétablie, et les principes de l'Évangile nous parviennent à tous individuellement, car nous sommes tous enfants de Dieu, et il nous a donné sa doctrine telle qu'enseignée par son Fils. On nous enseigne le chemin étroit et resserré qui mène à la vie éternelle. Cette œuvre merveilleuse et prodigieuse dont il a été fait mention est un effort individuel. Nous avons tous notre mission distincte. Je voudrais, à ce propos, me référer aux écrits de Moïse, tels que révélés au voyant Joseph en décembre 1830 et publiés dans la Perle de Grand Prix, en ce qui concerne les conditions éternelles de l'Évangile :

« Et il appela notre père Adam de sa propre voix, disant : Je suis Dieu ; j'ai fait le monde, et les hommes avant qu'ils ne fussent dans la chair. Et il lui dit également : Si tu veux te tourner vers moi, écouter ma voix, croire, te repentir de toutes tes transgressions et être baptisé dans l'eau, au nom de mon Fils unique, qui est plein de grâce et de vérité, lequel est Jésus-Christ, le seul nom qui sera donné sous le ciel par lequel le salut sera donné aux enfants des hommes, tu recevras le don du Saint-Esprit, et tu demanderas tout en son nom, et tout ce que tu demanderas te sera donné.

« Et notre père Adam parla au Seigneur, et dit : Pourquoi faut-il que les hommes se repentent et soient baptisés d'eau ? Et le Seigneur dit à Adam : Voici, je t'ai pardonné ta transgression dans le jardin d'Éden. C'est de là que le bruit se répandit parmi le peuple que le Fils de Dieu a expié la faute originelle, à la suite de quoi les péchés des parents ne peuvent tomber sur la tête des enfants, car ils sont purs dès la fondation du monde.

« Et le Seigneur parla à Adam, disant : Étant donné que tes enfants sont conçus dans le péché, lorsqu'ils commencent à grandir, le péché est conçu dans leur cœur, et ils goûtent à l'amer afin d'apprendre à apprécier le bien. Et il leur est donné de discerner le bien du mal. C'est pourquoi ils peuvent agir par eux-mêmes, et je t'ai donné une autre loi, un autre commandement. C'est pourquoi, enseigne-le à tes enfants, que tous les hommes de partout doivent se repentir, sinon ils ne pourront en aucune façon hériter le royaume de Dieu, car rien d'impur ne peut y demeurer, ou demeurer en sa présence ; car, dans la langue d'Adam, Homme de Sainteté est son nom, et le nom de son Fils unique est le Fils de l'Homme, Jésus-Christ, Juge intègre, qui viendra au midi du temps. »

Lorsque le Seigneur Jésus-Christ était sur la terre, il enseigna ces mêmes principes. Il dit à Nicodème, qui était venu le trouver de nuit :

« En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. » — Jean 3:3.

Il dit encore :

« En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. » — Jean 3:5.

Ces principes éternels ont été rétablis sur la terre, ainsi que la Prêtrise, l'autorité de proclamer ces principes sur la terre et d'appeler les hommes à la repentance. Deux hommes — Joseph Smith et Oliver Cowdery — commencèrent cette œuvre merveilleuse. Ils furent ordonnés à la Sainte Prêtrise par l'autorité de Dieu, pour prêcher son Évangile. Et l'Évangile est prêché. Cette immense assemblée, réunie en conférence solennelle, est le résultat du rétablissement de l'Évangile éternel. Nous avons été tellement favorisés que nos yeux ont été ouverts pour voir la grandeur et la nécessité de ces principes éternels.

Or, il y a eu quelques plaintes au sujet du blasphème ; non pas cependant contre l'Église du Christ, car il est impossible que l'Église blasphème. Un homme qui blasphème sous l'esclavage du péché n'a qu'une position nominale dans l'Église, et il a besoin de se repentir. Il ne lui est pas possible d'être en pleine communion et en règle dans l'Église, car il ne garde pas les commandements ; et en tant que membres de l'Église en règle, il nous est demandé de garder les commandements et de chercher à établir la Sion de Dieu sur la terre. Qui peut dire qu'il n'a pas besoin d'obéir à ces principes ? Quiconque vous l'a dit devait être sous l'influence de celui qui a dit : « Au jour où tu en mangeras, tu ne mourras certainement pas. » Il y a deux influences dans le monde, et nous en recevons nos impressions. Les gens, en général, sont sous l'influence et la domination de l'adversaire, le prince et la puissance de l'air ; car s'ils avaient l'esprit de vérité, ils sauraient très certainement que ces principes sont le seul moyen de salut, parce qu'ils ont été enseignés par le Père et par le Fils. Le Fils a déclaré que sa doctrine n'était pas la sienne, mais celle du Père qui l'avait envoyé. Nous déclarons que notre doctrine n'est pas la nôtre, mais celle de celui qui nous a envoyés. Les bonnes nouvelles de grande joie sont pour toute l'humanité ; car nous sommes tous enfants de Dieu, que nous soyons riches ou pauvres. L'Évangile est prêché aux pauvres et aux illettrés, et la promesse leur est faite que, s'ils se repentent et lui obéissent, ils sauront qu'il est vrai.

Je me suis dit, cet après-midi, en contemplant cette immense assemblée, qu'il faudrait beaucoup de courage moral pour se tenir ici et défendre quelque doctrine que ce soit. Mais notre confiance est dans le Seigneur, pour nous rappeler ce qui doit être dit en cette occasion. J'ai été récemment très impressionné par la nécessité d'être membre de l'Église du Christ en règle. C'est là une œuvre individuelle. Quelle que soit la position que nous occupions dans l'Église, nous vivons dans une paroisse, et nous sommes sous l'autorité de l'évêque de cette paroisse, et soumis aux instructeurs de cette paroisse. C'est le devoir des instructeurs de déterminer quelle est notre position — si nous sommes en harmonie avec les principes éternels qui mènent à la vie éternelle ; si nous sommes honnêtes et chastes, et si nous pratiquons la sainteté devant le Seigneur — afin que nous puissions être dûment représentés. Il est impossible que ceux qui commettent le mal soient membres de l'Église en pleine communion. Ils doivent cesser de faire le mal et apprendre à bien faire. Il existe dans le monde une doctrine enseignant que nous n'avons besoin de rien faire ; que nous sommes justifiés par la foi et sauvés par la grâce. Si je posais la question : Qui vous l'a dit ? on me renverrait probablement à l'épître de Paul aux Romains, où il déclare que les hommes sont justifiés par la foi et sauvés par la grâce. Alors je demanderais : À qui a-t-il dit cela ? Je vois que c'était dans l'épître de Paul « à tous ceux qui, à Rome, sont bien-aimés de Dieu, appelés à être saints. » Or, dites-moi donc comment ils sont devenus saints. Eh bien, en souscrivant précisément à ces conditions de foi, de repentance, de baptême et d'imposition des mains pour la réception du Saint-Esprit. Par conséquent, ils avaient manifesté leur foi par leurs œuvres, et ils furent sauvés par la grâce de Dieu et justifiés par la foi, parce qu'ils l'aimaient et gardaient ses commandements. Il est très facile de comprendre les principes de la vie éternelle si nous voulons les connaître, car le Seigneur a dit : « Demandez et l'on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l'on vous ouvrira. » Qui sont ces hommes à ma droite ? Ce sont les présidents de pieu et leurs conseillers. À ma gauche, ce sont les évêques et leurs conseillers. Ont-ils reçu ce témoignage ? Oui. Comment sont-ils parvenus aux positions qu'ils occupent ? Ils étaient membres de l'Église en règle, en pleine communion, et le Seigneur les a appelés à ces postes présidentiels dans son Église, pour remplir l'exigence de prêcher l'Évangile et d'édifier le corps du Christ. Et ils ont l'esprit et le pouvoir de leur mission. Ils veillent sur l'héritage de Dieu dans leurs districts. Tout cela relève de l'œuvre du ministère. C'est l'organisation des membres qui composent l'Église du Christ en paroisses et en pieux, présidés par des présidents de pieu et des évêques.

Permettez-moi de dire à mes frères et sœurs : examinez en votre for intérieur cette question, qu'est-ce qui constitue un membre de l'Église du Christ en règle ? Puis, demandons-nous chacun : Ai-je ce caractère ? Nous pouvons le savoir mieux que quiconque. Notre prochain doit travailler à son propre salut, comme nous devons le faire nous-mêmes. « Sauvez-vous de cette génération perverse. » Pour autant que je comprenne le salut, il consiste à être en harmonie avec les principes éternels de l'Évangile éternel, à nous efforcer d'être bons envers nous-mêmes, et à nous assurer notre appel et élection, sans égard à ce que font les autres. Nous établissons chacun nos propres annales. Nous devrions enseigner à nos enfants la valeur des annales d'une vie bien employée. Par le rétablissement de la Prêtrise, il est devenu possible pour toute l'humanité d'obtenir la vie éternelle. Si elle la rejette, elle se traite bien durement elle-même, car c'est la perle de grand prix. Il n'y a rien de plus désirable que la communion du Saint-Esprit. Je prie Dieu, notre Père éternel, que nous quittions cette conférence déterminés à vivre, avec son aide, de manière à être membres de son Église en pleine communion, en règle, à la gloire du Père, par Jésus-Christ. Amen.

Citer ce discoursGeorge Teasdale, « Comment on obtient la qualité de membre de l'Église et l'Évangile pour les morts », 1901 October General Conference, Second Day Afternoon Session (1901-10-05). Pulpit Vault, 1901-10-teasdale-how-membership-obtained. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).