Pulpit

L'importance primordiale des écoles de l'Église

Joseph W. McMurrin

1901 October General Conference·Third Day Morning Session·1901-10-06

Je sens certainement, mes frères et sœurs, que me tenir debout devant cette vaste assemblée est une très grave responsabilité, et j'ai pu apprécier les paroles que frère Golden Kimball m'a chuchotées il y a quelques instants. Je suppose qu'il pensait que je serais appelé à occuper une partie du temps de cette réunion, et il m'a chuchoté à l'oreille : « Frère Joseph, prends courage ; tu as ma sympathie. » Je sens que j'ai besoin de la sympathie, de la foi et des prières de cette vaste multitude, si je dois dire quelque chose qui soit utile à vous qui vous êtes réunis à cette conférence pour adorer le Seigneur.

Il y a dans mon âme un écho aux paroles qu'ont prononcées les frères qui ont occupé cette tribune durant la conférence. Mon cœur en a été réjoui, et j'ai senti que mon esprit était en harmonie avec l'Esprit qui animait les frères dans les instructions qu'ils ont été amenés à donner ; et j'espère que, par la bonté de mon Père céleste, je pourrai être inspiré par ce même Esprit.

À l'exemple des frères, je m'émerveille du merveilleux développement de l'œuvre du Seigneur et des manifestations de la faveur divine de notre Père de tous côtés, dans les progrès remarquables que fait l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Assis ici aujourd'hui, je me suis demandé quels devaient être les sentiments des étrangers parmi nous, à qui l'on a raconté toutes sortes de faussetés au sujet des Saints des Derniers Jours. J'ai eu quelque expérience comme missionnaire dans le monde, et parmi ceux qui n'avaient pas examiné les doctrines de l'Évangile, j'ai trouvé presque universellement l'idée que les Saints des Derniers Jours étaient un peuple dominé par les prêtres, maintenu dans un état d'ignorance et de servitude, et qu'il fallait les garder dans cet état de peur qu'ils ne s'affranchissent de la domination sacerdotale qui pesait sur eux. Je me suis souvent demandé quels pouvaient être les sentiments de ceux qui nous visitaient dans notre patrie des montagnes et découvraient que cette principale cité des saints est une cité de foyers paisibles et heureux, et d'écoles splendides.

De beaux édifices ont été érigés ici pour l'éducation de la nouvelle génération ; et bien qu'il soit vrai qu'ils aient été construits par l'effort conjoint de tous les citoyens de cette ville, « mormons » et non « mormons », il n'en demeure pas moins que le désir de donner une éducation à la jeunesse des Saints des Derniers Jours a toujours été un trait marquant de l'édification de Sion. Le fondement de l'éducation si largement dispensée aujourd'hui dans cet État de l'Utah a été posé par les pionniers saints des derniers jours. La grande université qui se dresse au sommet de la colline dominant cette ville a été fondée par notre peuple aux jours de sa pauvreté ; et en la fondant, les fondateurs ont envisagé, avec les yeux de la foi, les futurs besoins éducatifs des enfants et le développement du pays. En parcourant les divers pieux de Sion, nous trouvons dans presque chaque colonie des bâtiments coûteux et magnifiques érigés à des fins éducatives. Quand nous pensons à ce qui a été accompli dans ce domaine, nos cœurs devraient s'en réjouir grandement. Si l'on nous juge sur nos œuvres, il sera bien difficile à des hommes et à des femmes honnêtes et observateurs de quitter cette communauté avec le sentiment que les Saints des Derniers Jours sont opposés à l'éducation.

J'ai eu récemment le privilège de faire, avec l'apôtre Cowley, une visite à travers certains des pieux éloignés de Sion — les pieux de l'Arizona et du Mexique — et j'ai été profondément impressionné par les efforts que déploie notre peuple dans ces pieux en faveur de l'éducation. À St. John, en Arizona, où il a été presque impossible aux gens de vivre, à cause du manque d'eau, des minéraux du sol et de la difficulté de maîtriser le peu d'eau dont ils disposaient, nous avons trouvé, en dépit de tels obstacles et d'autres difficultés décourageantes, une académie de pieu qui ferait honneur à n'importe quelle rue de cette ville, érigée principalement grâce aux offrandes volontaires du peuple, malgré sa pauvreté et sa condition pénible. Des conditions semblables prévalent dans d'autres pieux. Un bâtiment d'académie approche de son achèvement dans le pieu de Snowflake, ce qui fait honneur au peuple du pieu ; un excellent et vaste bâtiment a été érigé à Juarez, et une académie dans le pieu de St. Joseph, à Thatcher, qui, dit-on, est la plus grande école du territoire de l'Arizona. La connaissance des conditions qui prévalent à Colonia Juarez en matière d'éducation m'a amené à penser que ce n'était pas là un mal sans mélange. Ils ne bénéficient pas de l'aide de la fiscalité publique pour soutenir les écoles, comme nous l'avons aux États-Unis, mais le peuple là-bas s'est imposé un impôt sur le revenu de six pour cent, afin d'avoir au milieu d'eux une école pour l'éducation de leurs enfants. Je puis dire ici que nous avons été très heureux d'apprendre que, dans le pieu de Juarez, il y a une absence presque totale de blasphème parmi les jeunes gens, et que quatre-vingt-dix pour cent de tout le peuple du pieu observe la Parole de Sagesse. Nous étions là dans l'intérêt des associations d'amélioration mutuelle ; et durant notre visite de plusieurs jours dans la ville de Juarez, je ne crois pas que nous ayons découvert un seul jeune homme une cigarette à la bouche, et nous n'avons jamais entendu un seul mot de blasphème. Je pense que cela peut être attribué, du moins en partie, au fait que, parce qu'ils soutiennent eux-mêmes leurs intérêts éducatifs, ils ont le privilège d'avoir Dieu dans les écoles, et les instructeurs, étant remplis de l'Esprit de l'Évangile, se préoccupent autant du développement moral et spirituel des élèves que de leur développement intellectuel. C'est une bénédiction pour toute communauté que d'avoir le privilège d'inviter dans la salle de classe les serviteurs et servantes du Tout-Puissant, pour graver dans l'esprit des enfants les vérités de l'Évangile. J'ai senti dans mon cœur le désir de bénir les frères qui se consacraient à cette bonne œuvre, et qui portaient un si grand intérêt à la bonne éducation de leurs enfants qu'ils étaient disposés à s'imposer un lourd impôt pour cette digne fin.

J'ai parfois pensé que nous avons accordé une plus grande attention au développement intellectuel de nos enfants qu'à leur développement moral et spirituel. Le progrès est l'esprit de notre époque. À la foire de l'État qui se tient actuellement dans cette ville, nous pouvons constater les améliorations apportées à notre bétail. Il semble y avoir, chez nos fermiers et éleveurs, un vif désir de posséder le meilleur bétail possible, ce qui est fort louable. On observe aussi, de façon générale, une tendance croissante à améliorer l'architecture des édifices publics et des maisons de culte. Puis, dans toutes les villes et villages des saints, on constate de tous côtés le désir de bâtir de belles demeures. Bien loin, au Mexique, nous avons trouvé des demeures élégantes qui orneraient les plus beaux quartiers résidentiels de Salt Lake City. Ce désir de progrès et d'amélioration se répand dans tout le pays. Or, ne devrions-nous pas, dans nos affaires d'éducation, tâcher de suivre le rythme de ce progrès général ? Nous avons ici de grandes écoles. Je ne voudrais rien dire qui puisse diminuer l'importance du système scolaire public de Salt Lake City. Nous devrions en être fiers, et chaque citoyen devrait se réjouir d'avoir eu le privilège de contribuer à amener le système scolaire de cette ville à son niveau actuel. Je suis reconnaissant que les Saints des Derniers Jours aient toujours été disposés à voter oui sur toute proposition raisonnable de taxation en faveur des écoles. Je suis reconnaissant que le Deseret News, l'organe de l'Église publié dans cette ville, ait toujours préconisé l'avancement des écoles et encouragé le peuple à voter en faveur de tout ce qui contribuait à l'amélioration du système.

Il y a un point, en rapport avec l'éducation, sur lequel je désire attirer votre attention, à savoir que nous avons parmi nous un système scolaire de l'Église, où les enfants des Saints des Derniers Jours sont placés sous l'influence d'hommes et de femmes qui portent dans leur cœur l'amour de l'Évangile éternel et l'esprit missionnaire dans leur labeur éducatif ; des hommes et des femmes qui sentent que le progrès intellectuel n'est pas tout ce dont il faut se soucier dans l'éducation de la jeunesse, mais qu'il est de la plus haute importance, sinon la caractéristique la plus importante de l'éducation, que les jeunes gens soient pénétrés du fait qu'il existe un Dieu vivant et vrai, et qu'il a établi sur la terre son Église, en accomplissement des prophéties données par les anciens serviteurs de Dieu concernant la dispensation de la plénitude des temps.

Je pense qu'il devrait y avoir, de la part des Saints des Derniers Jours, un plus grand intérêt pour les écoles de l'Église. Nous avons constaté que, dans certains pieux, les académies de pieu luttent pour leur survie, et que certains ont manifesté une froideur à l'égard de leur soutien, peut-être parce qu'ils pouvaient envoyer leurs enfants aux écoles publiques gratuitement, ou peut-être parce que l'académie n'était pas située à l'endroit qu'ils désiraient. Je sens, en rapport avec l'amélioration de nos édifices publics, de nos foyers, de nos fermes et de notre bétail, qu'au-dessus de toutes ces choses devrait se trouver le progrès spirituel autant qu'intellectuel des précieux fils et filles que notre Père a confiés à nos soins. Il est écrit dans les révélations que notre Père nous tiendra responsables de l'éducation que nous donnons à nos enfants ; et il nous a donné le commandement de rechercher la sagesse non seulement dans les bons livres, mais aussi par la foi. Nous devons avoir la foi dans l'acquisition de la connaissance. Mais la foi a été, dans une très large mesure, exclue du système scolaire public. L'organisation de la terre, la création de ses habitants, et toutes choses semblables, sont expliquées par ce qu'on appelle la science, indépendamment de Dieu ; et il en est résulté, dans bien des cas, que des jeunes gens sont sortis diplômés des établissements d'enseignement sans aucune foi en Dieu et nourrissant des idées incrédules. Frère Kimball nous a parlé hier de pères qui sentaient un grand besoin d'œuvre missionnaire dans leurs familles. Je voudrais suggérer aux pères et aux mères d'Israël que, s'ils désirent une œuvre missionnaire dans leurs familles, il n'existe pas de meilleure façon d'accomplir cette œuvre que de placer leurs fils et leurs filles dans les établissements créés pour l'éducation des enfants des Saints des Derniers Jours. Il sera très rare qu'un fils ou une fille fréquente une école de l'Église pendant deux, trois ou quatre ans et en sorte sans foi en Dieu. Une telle chose, je crois, est presque inouïe dans nos écoles de l'Église. De jeunes hommes et de jeunes femmes d'un esprit sceptique y ont souvent été envoyés, et la foi s'est établie dans leur cœur. Je ne connais aucune expérience qui égale l'éducation donnée dans nos écoles de l'Église pour établir la foi dans le cœur de la nouvelle génération, si ce n'est l'expérience acquise à l'étranger par les missionnaires qui prêchent l'Évangile éternel. Lorsque je me trouve en contact avec une classe de jeunes gens dans l'une de ces écoles de l'Église, j'ai toujours l'impression de me trouver en compagnie d'un groupe de missionnaires réunis en conférence à l'étranger. Il règne dans ces institutions le même esprit qui accompagne le missionnaire. Cet esprit se fait sentir lorsque nous entrons en contact avec les professeurs qui s'y consacrent à l'enseignement. C'est pourquoi je dis que, si nous aimons nos enfants, nous leur donnerons des possibilités dans ces établissements d'enseignement créés dans le but exprès de planter la foi dans le cœur des jeunes. Il ne suffit pas que nos enfants aillent à l'école du dimanche une heure ou deux, une fois par semaine ; il ne suffit pas qu'ils aillent à l'association d'amélioration ou à la Primaire une heure ou deux, une fois par semaine, et qu'ils soient, tout le reste de la semaine, en contact avec des influences opposées à l'œuvre du Seigneur. Ce seront des garçons et des filles bien forts, et vraiment bénis, s'ils peuvent consacrer huit ou neuf heures par jour à l'étude de choses où Dieu n'est pas mentionné, et une heure par semaine à l'étude de la théologie, et garder néanmoins les pieds fermement établis dans le droit chemin. Nous devrions désirer ardemment qu'ils aient toutes les possibilités qui nous entourent d'acquérir une connaissance de l'Évangile ; de tels avantages abondent dans toute Sion. Aucune présidence de pieu ne devrait jamais avoir à rapporter que l'académie de l'Église de son pieu est dans un état languissant. Le rapport devrait toujours être : donnez-nous plus d'espace ; les élèves remplissent nos salles, et nous n'avons pas assez de place pour les recevoir. Pour chaque académie de l'Église, le rapport devrait être qu'elle a le plus grand nombre d'élèves de toutes les écoles du pieu. Il devrait y avoir un plus grand intérêt pour ces écoles de l'Église, car de meilleurs résultats découlent de cette éducation que de toute autre donnée dans le pays. Il devrait en être ainsi, car Dieu est dans ce mouvement, et l'Esprit du Seigneur repose sur les instructeurs.

De l'autre côté de la rue se trouve un élégant édifice érigé comme partie de la Latter-day Saints' University grâce aux offrandes volontaires d'un certain nombre d'hommes de la communauté que le Seigneur a bénis de moyens. Je crois avoir entendu, lors de la dédicace du bâtiment, le rapport selon lequel la présidence de ce pieu et plusieurs autres frères se réunirent et nommèrent un comité pour solliciter des souscriptions en vue de la construction du bâtiment, le terrain ayant été donné par le président Lorenzo Snow en tant que fidéicommissaire en titre, et qu'en quelques jours 30 000 dollars furent réunis à cette fin. Je considère ce bâtiment comme un monument élevé aux hommes qui en fournirent les moyens, et j'aimerais voir placée au Latter-day Saints' Business College une plaque gravée de leurs noms. L'argent qui a érigé ce bâtiment est une contribution à la jeunesse de Sion — à mes fils et à mes filles, comme aux vôtres —, afin qu'ils aient un endroit où se rendre pour recevoir non seulement l'instruction du monde, mais aussi celle du ciel. Je suis reconnaissant envers les hommes qui ont donné les moyens d'ériger ce bâtiment, et leurs noms vivront dans l'histoire de ce peuple. Il est mort récemment dans cette ville un jeune homme, frère Samuel Barratt, qui avait à cœur d'aider cette même institution, mais qui fut enlevé avant d'accomplir ce qu'il désirait ; et le cœur de sa mère se tourna vers son fils et vers les intérêts éducatifs de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, si bien qu'elle contribua environ 25 000 dollars pour ériger un bâtiment qui serait connu sous le nom de Barratt Hall, pour le bien et la bénédiction de la jeunesse d'Israël ; et, ce faisant, elle a élevé un monument à son fils et a rendu possible que son nom et celui de son fils vivent pour des générations dans le cœur du peuple, bien que la perpétuation d'un nom ne soit qu'une petite chose en comparaison de la bénédiction qui viendra à des milliers de jeunes de notre communauté grâce à cette générosité. Frère Ezra T. Clark, du comté de Davis, a également contribué 1 000 dollars de ses moyens à l'établissement d'une bibliothèque des sciences naturelles à la Latter-day Saints' University. D'autres membres de l'Église ont donné généreusement pour soutenir et encourager notre système scolaire de l'Église. Leurs noms seront eux aussi tenus en honorable mémoire parmi le peuple, et je crois qu'eux et leurs enfants après eux seront bénis à cause de cette générosité.

Je voudrais dire à tous les hommes riches parmi les Saints des Derniers Jours : si vous désirez vivre dans le cœur du peuple, si vous désirez que des hommes et des femmes se lèvent à l'avenir pour bénir vos noms et votre mémoire, qu'une partie des biens que Dieu vous a donnés soit consacrée à la bénédiction de la jeunesse d'Israël, afin que ses pieds soient affermis dans le droit chemin.

Il existe de nombreux exemples de ce genre parmi ceux qui ne sont pas des nôtres. Dans la partie sud-est de cette ville se dresse un édifice magnifique — l'orphelinat St. Ann des Kearns — pour le bien-être et le réconfort des orphelins de l'Église catholique (et, pour autant que je sache, des orphelins de n'importe quelle Église), à l'érection duquel Mme Kearns contribua 50 000 dollars ; et le nom des Kearns vivra, pour cette raison, dans l'histoire future de l'Utah. Bien que les citoyens de cet État aient honoré l'honorable Thomas Kearns du plus grand don politique qu'ils avaient à offrir, et l'aient envoyé les représenter au Sénat des États-Unis, le nom de Kearns sera associé à cet orphelinat longtemps après qu'on aura oublié qu'il fut sénateur des États-Unis. Nous entendons parler d'autres hommes de cette communauté qui ont contribué chacun 10 000 dollars à l'érection de la cathédrale catholique en cours de construction dans cette ville ; et je dis que leur exemple est digne d'imitation.

Nous devrions être disposés et empressés, si Dieu nous a bénis d'une abondance des biens de ce monde, à donner de ces biens pour le bien et la bénédiction du peuple. Le président Young en a donné l'exemple. Son nom vivra pour toujours dans le cœur de chaque instructeur et de chaque élève des écoles de l'Église. Pourront-ils jamais oublier Brigham Young, l'homme qui établit le Brigham Young College et la Brigham Young Academy ; l'homme qui laissa un précieux lot de terrain comme emplacement pour une université saint des derniers jours, dont le produit de la vente doit servir à ériger le Brigham Young Memorial Hall sur le terrain de la Latter-day Saints' University ? Certains parlent de son opposition à l'éducation. Or, en donnant ses moyens avec tant de générosité, il a démontré qu'il se tenait au premier rang du peuple en faveur de l'éducation. Les Saints des Derniers Jours n'ont rien à craindre d'une éducation convenable. Dieu le Tout-Puissant nous a commandé de rechercher la sagesse par la foi et par l'étude. Si nous désirons honorer Dieu et garder ses commandements, plus nous acquerrons d'instruction, plus grande sera la gloire que nous apporterons à notre Père céleste. Nous devrions être un peuple instruit. C'est le décret de Dieu que nous le soyons. Il devrait y avoir, dans chaque partie du pays, des maisons d'enseignement où les principes de l'Évangile peuvent être enseignés. Cette œuvre éducative fut commencée par le prophète Joseph Smith. Il fit venir des professeurs savants pour instruire les premiers anciens de l'Église, afin qu'ils aient une compréhension des sciences, de l'histoire et des langues. Cette Église s'oppose, et s'opposera toujours, à l'ignorance. L'élévation de nos fils et de nos filles devrait passer avant tout le reste. Je désire vous faire bien comprendre, mes frères et sœurs, ce fait : vos enfants qui fréquentent les écoles de l'Église peuvent progresser dans toutes les branches de l'éducation — dans les sciences, les arts, la littérature, et dans toute autre branche souhaitable du savoir livresque. En plus de cela, ils sont formés à la connaissance de Dieu. Connaître le Seigneur, et avoir foi en son œuvre, est de la plus haute importance. Que les enfants reçoivent une partie de leur éducation dans des institutions où ces choses précieuses sont enseignées.

Je remercie Dieu pour cette conférence et pour les glorieuses instructions qui y ont été données. Je remercie le Seigneur de tout mon cœur pour un témoignage de la vérité de cette œuvre, et de pouvoir me joindre à ces frères bien-aimés pour rendre témoignage de sa divinité : que Joseph Smith est un puissant prophète du Seigneur, que l'autorité de la sainte Prêtrise a été rétablie parmi les hommes sur la terre, et que c'est le décret de notre Père que nous continuions à nous étendre, à coloniser, à édifier et à croître en force et en puissance dans ce pays promis, sous un gouvernement établi par l'inspiration de l'Esprit de Dieu et par son commandement, afin que tous les hommes puissent avoir la liberté, et que son œuvre puisse s'accomplir. Que Dieu nous aide à être vrais, fidèles et fermes envers les alliances que nous avons contractées, et dans notre allégeance envers notre Père céleste, ainsi que dans notre allégeance et notre soutien envers sa Prêtrise et les serviteurs qui nous dirigent dans cette dispensation ; c'est ma prière, au nom de Jésus. Amen.

Le chœur chanta l'hymne, « Lumière et Vérité ».

Bénédiction par l'ancien Charles O. Card.

À L'ASSEMBLY HALL.

Une réunion de débordement se tint à l'Assembly Hall, à 14 heures. L'ancien Anthon H. Lund présidait.

Le chœur du Temple et l'assemblée chantèrent :

« Réjouissons-nous maintenant en ce jour de salut ; nous n'avons plus besoin d'errer sur la terre comme des étrangers. » Une prière fut offerte par l'ancien Thomas E. Taylor. Le chœur du Temple chanta : « Notre demeure des montagnes si chère ».

Citer ce discoursJoseph W. McMurrin, « L'importance primordiale des écoles de l'Église », 1901 October General Conference, Third Day Morning Session (1901-10-06). Pulpit Vault, 1901-10-mcmurrin-importance-of-church-schools. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).