Bénédictions, dîme et témoignage
Joseph F. Smith
Mes frères et sœurs, je me lève devant vous en me sentant très dépendant du Seigneur pour ce que je dirai. J'ai réfléchi maintes et maintes fois, en écoutant mes frères, au sujet que je pourrais traiter si j'étais appelé à parler, et, pour ma part, je n'ai pu fixer dans mon esprit un seul sujet sur lequel m'exprimer. Je suis donc entièrement entre les mains du Seigneur, pour parler selon la direction de l'Esprit. J'ai eu du plaisir à entendre les témoignages et les conseils des frères qui nous ont adressé la parole durant la conférence. Ils ont tous joui de l'inspiration du Saint-Esprit, et chacun nous a donné une nourriture opportune, de sorte que si nos esprits étaient capables de retenir ce qui nous a été dit durant la conférence, nous en repartirions richement instruits. J'espère que le bon Esprit demeurera avec nous jusqu'à la fin de nos réunions, afin qu'à leur conclusion nous sentions qu'il a été bon d'attendre le Seigneur et d'être présents à ce soixante et onzième anniversaire de l'organisation de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. ¶
C'est un grand spectacle que de contempler cette vaste assemblée. Je me demande si, à quelque époque antérieure de l'histoire des relations de Dieu avec les enfants des hommes, on a jamais vu un spectacle tel que celui que nous contemplons aujourd'hui — ce vaste tabernacle rempli à déborder, chaque siège occupé, et des gens debout dans les allées et le long des murs ; et juste en face, dans l'Assembly Hall, un autre rassemblement de Saints des derniers jours, n'ayant pu trouver place dans ce bâtiment, adore le Seigneur et célèbre ce jour de prospérité, de joie et de bonheur pour le peuple du royaume de Dieu ; car, malgré nos privations et nos afflictions individuelles, et l'absence parmi nous de l'un de nos dirigeants bien-aimés (le président George Q. Cannon), il n'y a jamais eu, dans l'histoire de cette Église, de temps où le peuple ait été plus béni du Seigneur, temporellement et spirituellement, qu'aujourd'hui. Je ne pense pas qu'il y ait jamais eu, dans l'histoire de cette Église, de temps où notre peuple occupait une position plus en vue devant le regard de la nation dont nous faisons partie et devant les yeux des nations de la terre, qu'aujourd'hui. Le Seigneur Tout-Puissant est avec son peuple, et il a répandu son Esprit sur ceux qui ont été disposés et préparés à le recevoir. Je sens dans mon cœur que le temps est venu où le Seigneur est non seulement disposé, mais désireux de répandre sur son peuple toute bénédiction qu'il est préparé à recevoir ; et je sens parfois qu'il nous accorde déjà des bénédictions dont nous sommes, dans une certaine mesure, indignes. Je crois que le Seigneur est disposé à accorder la lumière, l'intelligence et une connaissance de sa vérité, par l'inspiration de son Saint-Esprit, à tous ses fils et filles qui vivent de manière à être dignes de la recevoir. C'est notre privilège d'obtenir la révélation, non seulement concernant notre propre devoir, mais aussi à l'égard de nos proches passés derrière le voile, et dont le cœur se tourne vers leurs enfants, vers qui ils se tournent pour leur délivrance et pour les bienfaits des ordonnances de l'Évangile de Jésus-Christ, que nous avons le privilège d'accomplir en leur faveur. Il n'y eut jamais de temps, avant ces dernières années, où les Saints des derniers jours avaient accès à quatre temples pour y accomplir les ordonnances de l'Évangile pour les vivants et pour les morts ; et ces quatre temples deviennent trop éloignés — du moins, le peuple devient si nombreux dans les régions lointaines du pays que, même si nous avons quatre temples pour accomplir les ordonnances de l'Évangile, il y a des milliers de membres de notre peuple qui sont pratiquement privés du privilège d'en jouir, parce qu'ils en sont si éloignés. Dans ces circonstances, je prévois la nécessité d'autres temples ou lieux consacrés au Seigneur pour l'accomplissement des ordonnances de la maison de Dieu, afin que le peuple puisse bénéficier des avantages de la maison du Seigneur sans avoir à parcourir des centaines de milles pour cela. ¶
Or, en venons-nous à la connaissance de la vérité ? Ou sommes-nous comme ceux dont parlait Paul, apprenant toujours, mais ne parvenant jamais à la connaissance de la vérité ? Avec les efforts des apôtres, des premiers présidents des soixante-dix, des soixante-dix, des anciens, des présidents de pieu, des conseillers du grand conseil et des évêques, dont le devoir est d'instruire le peuple relativement aux principes de la vie et du salut, il devrait certainement y avoir un accomplissement complet du devoir ; mais, malgré les travaux de ceux qui ont été et qui sont des instructeurs parmi nous, il semblerait qu'il subsiste encore une grande lacune, et que beaucoup soient bien loin d'accomplir leurs devoirs. Nous avons toutes les facilités pour recevoir l'instruction, et nous avons la Bible, le Livre de Mormon et la Doctrine et Alliances, que nous pouvons lire dans l'esprit où ils furent écrits ; pourtant beaucoup d'entre nous manquent de foi et de connaissance de la vérité. Il n'y a pas longtemps, l'évêque président vint au bureau du président et apporta avec lui un gros registre contenant dix mille noms de membres réputés de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Il le plaça devant le président Snow et dit : « Président Snow, voici une liste de dix mille membres de l'Église qui ne paient pas la dîme. » Pensez-y ! Avec toutes les facilités que nous avons de parvenir à une compréhension de la vérité, avec les doctrines du Christ devant nous dans les livres inspirés que nous possédons — la Bible, qui parle si clairement du principe de la dîme ; le Livre de Mormon, qui répète la loi de la dîme ; et le livre de Doctrine et Alliances, qui contient les révélations que le Seigneur donna par l'intermédiaire du prophète Joseph Smith — et prétendant, comme nous le faisons, être des Saints des derniers jours, il y a pourtant dix mille personnes parmi nous qui ne paient pas la dîme ! Nous nous réunissons de sabbat en sabbat, prenons la Sainte-Cène du Seigneur, appartenons à divers collèges de la Prêtrise, et malgré tout cela, il y en a tant qui n'ont pas encore appris ce seul principe, et qui ne semblent pas comprendre que c'est un commandement de Dieu à ce peuple. Ce n'est pas seulement un commandement, mais il est donné comme la parole du Seigneur avec promesse ; car c'est par l'obéissance à celui-ci que nous devons être délivrés. Quand la terre sera brûlée, et quand les orgueilleux et ceux qui font le mal deviendront comme du chaume sous les pieds des hommes, le Seigneur a déclaré que ceux qui paient la dîme ne seront pas brûlés. De plus, la promesse est que si nous observons cette loi, ce pays qu'il nous a donné sera pour nous un pays de Sion, un pays de promission, un pays qui sera béni du Seigneur, un pays dont la malédiction sera ôtée, qui sera béni pour le cultivateur, et qui deviendra fertile et fécond. Malgré cette glorieuse promesse, on dit qu'il y a parmi nous dix mille personnes dont les noms ne sont inscrits ni sur le registre d'honneur ni dans le livre de la loi du Seigneur. Pour elles, selon la parole de Dieu, il n'y aura pas d'héritage dans Sion lorsqu'il choisira ceux qui seront dignes d'y aller et d'édifier le pieu central ; et leurs enfants n'y auront pas non plus d'héritage, ni leur postérité après eux ; car leurs noms ne se trouveront pas inscrits dans le livre de la loi du Seigneur. ¶
Nous pourrions penser que c'est là une chose bien simple. Considérons-la un instant. On prétend qu'il y a soixante-neuf mille payeurs de dîme dans l'Église, qui ont payé de un dollar à des centaines de dollars par an. Supposons qu'il n'y ait eu que dix mille payeurs de dîme, et que cinquante-neuf mille se soient abstenus de la payer. Comment bâtiriez-vous des temples et des tabernacles ? Comment entretiendriez-vous le ministère de l'Église, nourririez-vous et habilleriez-vous les pauvres, et aideriez-vous et instruiriez-vous les orphelins ? Quelles seraient vos ressources pour bâtir Sion et établir le royaume de Dieu sur la terre ? Vous n'en auriez pas assez pour le faire. Où seraient les revenus de l'Église si tout le peuple était aussi négligent de son devoir et aussi insouciant des nécessités de la cause de Sion que l'ont été ces dix mille non-payeurs de dîme ? Comment accomplirions-nous quoi que ce soit d'un caractère matériel ? Nous serions comme le monde sectaire — impuissants ; et même davantage, car si les autres confessions n'ont pas la loi de la dîme, elles ont des hommes et des femmes enthousiastes et fortunés qui, de temps à autre, versent leurs milliers — dans certains cas, cinquante à cent mille à la fois — pour la construction de leurs églises et l'accomplissement de l'œuvre qu'ils désirent accomplir. Je suis extrêmement reconnaissant qu'il y ait soixante-neuf mille payeurs de dîme dans l'Église, et je souhaite que tous soient assez prospères pour pouvoir et vouloir verser de grandes sommes de moyens et de produits dans le magasin du Seigneur, afin qu'il y ait de quoi pourvoir à toutes les nécessités de la cause de Sion. ¶
Je veux dire ici ce que j'ai à cœur. Vous pouvez appeler cela une prophétie si vous voulez. Ceux qui sont et continuent d'être inscrits dans le livre de la loi du Seigneur — sur les registres de dîme de l'Église — continueront de prospérer, leurs biens augmenteront, et il leur sera ajouté en plus grande abondance tout ce dont ils ont besoin ; tandis que ceux dont les noms ne sont pas inscrits dans le livre de la loi du Seigneur commenceront à diminuer dans ce qu'ils possèdent, jusqu'à ce qu'ils sentent durement la main châtiante de Dieu. Je ne prédis pas cela comme une menace. Je ne le fais pas le moins du monde pour effrayer les non-payeurs de dîme. Vous savez que nous sommes de grands citoyens américains. Tout membre de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours qui est venu aux États-Unis et y a vécu assez longtemps pour en devenir citoyen est citoyen de cette grande République, et nous sommes extrêmement indépendants ; nous ne nous effrayons pas pour un sou, pour employer une expression familière. Je ne fais pas cette prédiction pour effrayer qui que ce soit, ni dans le but de jouer sur les sentiments superstitieux de personne. Je l'énonce simplement comme une vérité biblique, comme une déclaration des prophètes, consignée dans les saintes Écritures. Je peux vous la lire, en substance, dans le Livre de Mormon ; je peux vous la lire dans la Bible ; car, dans les temps anciens, le peuple de Dieu le vola dans ses dîmes et ses offrandes, jusqu'à ce qu'il se dressât contre lui, jusqu'à ce que leur terre devînt poussière sous leurs pieds et refusât de leur rendre de sa force, qu'ils fussent affligés de nielle, de rouille et d'insectes dévorants, jusqu'à ce qu'ils fussent épuisés, appauvris et abaissés, à cause de leur désobéissance au commandement de Dieu. Il n'est donc pas incohérent de ma part de répéter, dans son principe, ce qui a été déclaré par la bouche des prophètes dans les temps anciens au sujet de l'obéissance du peuple de Dieu à cet important principe dont dépendent nos moyens de progrès, de croissance et d'édification. ¶
Les dîmes du peuple ne sont pas utilisées pour l'agrandissement des hommes. Elles ne sont pas utilisées pour enrichir des individus. Quelques-uns, dont le temps est entièrement absorbé par les travaux du ministère, et qui n'ont pas le temps de pourvoir à leurs propres besoins, reçoivent un modeste subside, de quoi éloigner le loup de leur porte. Il leur est permis d'avoir du pain à manger et de simples vêtements à porter. Mais on ne leur accorde pas de gros salaires, par lesquels ils pourraient s'enrichir aux dépens du peuple. Je veux vous dire que si je dépendais de ce que je reçois de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours pour l'entretien de moi-même et de ma famille, et que je n'avais rien d'autre pour subsister, ma famille aurait faim ; nous nous priverions de bien des choses très nécessaires à la vie. J'ai à payer des centaines de dollars chaque année pour les impôts. Nous devons pourvoir à des foyers pour nos familles, et nous sommes tenus d'en prendre soin. Nous y sommes tenus non seulement par notre propre honneur et nos alliances, et par les obligations naturelles qui reposent sur nous, mais nous y sommes tenus même par le sentiment de nos ennemis. Ils nous condamneraient si nous ne pourvoyions pas à nos familles. De plus, la Bible dit que celui qui ne pourvoit pas aux siens est pire qu'un infidèle. Le résultat est que j'ai un certain nombre de maisons à Salt Lake, sur lesquelles je dois payer des impôts ; et lorsque je paie mes impôts, ma dîme, et mes offrandes à ceci, à cela et à autre chose, il me reste bien peu pour subvenir aux besoins de ma famille. C'est pourquoi je dis que si je dépendais entièrement de ce que je reçois de l'Église, nous nous coucherions le ventre vide. Mais le Seigneur m'a béni autrement. J'ai été prospéré en m'engageant dans certaines entreprises ; et de ces sources je puis tirer quelque aide. Je mentionne ceci simplement pour montrer que ces hommes dont le temps entier est occupé par le ministère ne tirent de l'Église que leur soutien nécessaire. Il leur faut cela. Vous ne le leur mesureriez pas chichement. Des hommes fidèles, vaillants, présents en toute saison, et constamment occupés dans l'œuvre du ministère, vous ne diriez sûrement pas qu'ils ne devraient pas avoir de nourriture à manger, de vêtements à porter et un lieu où reposer leur tête ; et c'est tout ce que ces hommes reçoivent de l'Église. L'ouvrier mérite assurément son salaire. ¶
Ainsi, votre dîme n'enrichit pas vos frères du ministère. Elle sert à entretenir les ordonnances de la maison de Dieu dans ces quatre temples. Des milliers et des milliers de dollars en sont utilisés à instruire la jeunesse de Sion et à entretenir les écoles de l'Église. Des milliers de dollars sont dépensés pour nourrir et habiller les pauvres, et pour prendre soin de ceux qui dépendent de l'Église. Ils se tournent vers leur « mère » pour secours et soutien, et il est juste et convenable que l'Église pourvoie, autant que possible, à ses propres pauvres et indigents, faibles et sans défense. ¶
J'espère voir le jour où ces dix mille non-payeurs de dîme ajouteront leur obole aux dîmes et offrandes de l'Église, afin qu'il y ait davantage de ressources dans le magasin de Dieu pour subvenir aux nécessités de l'œuvre, et donner aux serviteurs du Seigneur l'occasion de faire beaucoup plus de bien qu'ils n'en ont aujourd'hui les moyens de faire. Si ces dix mille ne le font pas, je vous dis qu'ils ne participeront pas aux bénédictions du jour du Seigneur, et quand viendra l'embrasement, ils seront brûlés. Un passage de l'Écriture me vient à l'esprit, et je vais vous le lire. La même chose se trouve, en substance, dans la Bible ; mais les paroles que je vais lire se trouvent dans le Livre de Mormon. Ce sont les paroles du Christ lui-même ; elles sont donc vraies, car sa parole est vérité. Il y a de la puissance dans sa parole, spécialement pour ceux qui lui obéissent. Quand le Seigneur visita ce continent, après sa résurrection d'entre les morts, il donna des instructions de cette manière : ¶
« C'est pourquoi, si vous faites ces choses, bénis êtes-vous, car vous serez élevés au dernier jour. ¶
« Écrivez les choses que vous avez vues et entendues, sauf celles qui sont interdites. ¶
« Écrivez les œuvres de ce peuple, qui seront, comme on a écrit celles qui ont été. ¶
« Car voici, c'est d'après les livres qui ont été écrits et qui seront écrits que ce peuple sera jugé, car c'est par eux que ses œuvres seront connues des hommes. ¶
« Et voici, tout est écrit par le Père ; c'est pourquoi, c'est d'après les livres qui seront écrits que le monde sera jugé. ¶
« Et sachez que vous serez juges de ce peuple, selon le jugement que je vous donnerai, qui sera juste. C'est pourquoi, quelle sorte d'hommes devriez-vous être ? En vérité, je vous le dis, tels que je suis. » ¶
Ce sont là les paroles de Jésus-Christ. C'est d'après les choses qui ont été écrites dans les livres que ce peuple sera jugé, selon ses œuvres. Le Seigneur en tiendra aussi un registre, et c'est d'après celui-ci que le monde entier sera jugé. Et vous, hommes de la sainte Prêtrise — vous, apôtres, présidents, évêques et grands prêtres de Sion — vous serez appelés à être les juges du peuple. C'est pourquoi il est attendu de vous que vous fixiez la norme qu'ils devront atteindre, et que vous veilliez à ce qu'ils vivent selon l'esprit de l'Évangile, accomplissent leur devoir et gardent les commandements du Seigneur. Vous devrez consigner leurs actes. Vous consignerez quand ils sont baptisés, quand ils sont confirmés, et quand ils reçoivent le Saint-Esprit par l'imposition des mains. Vous consignerez, lorsqu'ils viendront à Sion, leur qualité de membres de l'Église. Vous consignerez s'ils s'acquittent de leurs devoirs comme prêtres, instructeurs ou diacres, comme anciens, soixante-dix ou grands prêtres. Vous écrirez leurs œuvres, comme le dit ici le Seigneur. Vous consignerez leurs dîmes, et leur en donnerez crédit pour ce qu'ils font ; et le Seigneur déterminera la différence entre le crédit qu'ils se font eux-mêmes et le crédit qu'ils devraient se faire. Le Seigneur jugera entre nous à cet égard ; mais nous jugerons le peuple, en exigeant d'abord de lui qu'il fasse son devoir. Pour ce faire, ceux qui se tiennent à la tête doivent donner l'exemple. Ils doivent marcher dans le droit chemin, et inviter le peuple à les suivre. Ils ne devraient pas chercher à mener durement le peuple ; ils ne devraient pas chercher à devenir des maîtres ; mais ils devraient être des frères et des dirigeants du peuple. ¶
C'est pour moi une chose étrange que certaines personnes ne voient pas, ou ne veuillent pas voir, la vérité. Cela m'amène à un autre passage de l'Écriture. Je me permettrai de lire encore quelques mots du Livre de Mormon : ¶
« Oh ! le plan astucieux du Malin ! Oh ! la vanité, et la fragilité, et la folie des hommes ! Lorsqu'ils sont instruits, ils se croient sages, et ils n'écoutent pas les recommandations de Dieu, car ils les laissent de côté, pensant savoir par eux-mêmes, c'est pourquoi, leur sagesse est folie et elle ne leur profite pas. Et ils périront. » ¶
Voilà pourquoi tant de gens ne se laissent pas, ou ne veulent pas se laisser, voir la vérité. Ils dépendent de leur propre connaissance et sagesse ; ils écartent donc les choses de Dieu, et s'élèvent dans l'orgueil de leur propre cœur. Mais le Seigneur a dit qu'ils périraient ; et je ne le contredirai pas. Le prophète continue : ¶
« Mais être instruit est une bonne chose si on écoute les recommandations de Dieu. » ¶
Voilà la difficulté. Si vous pouvez trouver des hommes instruits qui écoutent les recommandations de Dieu, tout va bien pour eux ; mais s'ils n'écoutent pas les recommandations de Dieu, leur instruction est folie aux yeux du Seigneur ; et, malgré toute leur instruction et leur habileté, ils périront. ¶
« Mais malheur aux riches, qui sont riches des choses du monde. Car, parce qu'ils sont riches, ils méprisent les pauvres, et ils persécutent les humbles, et leur cœur est dans leurs trésors ; c'est pourquoi, leur trésor est leur dieu. Et voici, leur trésor périra avec eux aussi. » ¶
Voici maintenant une clef : ¶
« Et malheur aux sourds qui ne veulent pas entendre, car ils périront. ¶
« Malheur aux aveugles qui ne veulent pas voir, car ils périront aussi. ¶
Nous plaignons les aveugles qui ne peuvent pas voir ; Dieu leur accordera miséricorde et pardon ; mais malheur aux aveugles qui NE veulent PAS voir ! ¶
« Malheur aux incirconcis de cœur, car la connaissance de leurs iniquités les frappera au dernier jour. ¶
« Malheur au menteur, car il sera précipité en enfer. ¶
« Malheur au meurtrier qui tue délibérément, car il mourra. ¶
« Malheur à ceux qui se livrent à la fornication, car ils seront précipités en enfer. ¶
« Oui, malheur à ceux qui adorent les idoles, car le démon de tous les démons fait d'eux ses délices. ¶
« En bref, malheur à tous ceux qui meurent dans leurs péchés, car ils retourneront à Dieu, et verront sa face, et resteront dans leurs péchés. » ¶
Mes frères et sœurs, je désire vous rendre mon témoignage ; car j'ai reçu une assurance qui s'est emparée de tout mon être. Elle a pénétré au plus profond de mon cœur ; elle remplit chaque fibre de mon âme ; si bien que je me sens porté à dire devant ce peuple, et j'aurais plaisir à avoir le privilège de le dire devant le monde entier, que Dieu m'a révélé que Jésus est le Christ, le Fils du Dieu vivant, le Rédempteur du monde ; que Joseph Smith est, fut et sera toujours un prophète de Dieu, ordonné et choisi pour se tenir à la tête de la dispensation de la plénitude des temps, dont les clefs lui furent données, et qu'il détiendra jusqu'à la scène finale — clefs qui ouvriront la porte du royaume de Dieu à tout homme qui en est digne, et qui fermeront cette porte à toute âme qui n'obéira pas à la loi de Dieu. Je sais, aussi vrai que je vis, que ceci est vrai, et je rends témoignage de sa vérité. Si c'étaient les dernières paroles que je devais jamais prononcer sur la terre, je me glorifierais devant Dieu mon Père de posséder dans mon âme cette connaissance, que je vous déclare comme je déclarerais les plus simples vérités du ciel. Je sais que ceci est le royaume de Dieu, et que Dieu tient la barre. Il préside sur son peuple. Il préside sur le président de cette Église, et il l'a fait depuis le prophète Joseph jusqu'au prophète Lorenzo ; et il continuera à présider sur les dirigeants de cette Église jusqu'à la scène finale. Il ne souffrira pas que cela soit donné à un autre peuple, ni laissé aux hommes. Il tiendra les rênes dans ses propres mains ; car il a étendu son bras pour accomplir son œuvre, et il l'accomplira, et en aura l'honneur. En même temps, Dieu honorera et magnifiera ses serviteurs aux yeux du peuple. Il les soutiendra dans la justice ; il les élèvera bien haut, les exaltera en sa présence, et ils participeront à sa gloire pour toujours et à jamais. C'est l'œuvre du Seigneur, et je vous supplie de ne pas l'oublier. Je vous implore de ne pas la mettre en doute ; car elle est vraie. Tout ce que le Seigneur a dit concernant cette œuvre des derniers jours s'accomplira. Le monde ne peut l'empêcher. Les aveugles qui ne veulent pas voir, les sourds qui ne veulent pas entendre, ne peuvent empêcher l'œuvre d'avancer. Ils peuvent jeter des obstacles devant les roues, ils peuvent ridiculiser, ils peuvent calomnier, ils peuvent susciter l'esprit de persécution et d'amertume contre les Saints, ils peuvent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour tromper le peuple et l'égarer ; mais Dieu tient la barre, et il conduira son peuple à la victoire. Des hommes et des femmes peuvent être trompés par la ruse de l'adversaire et par l'esprit des ténèbres qui est dans le monde ; ils peuvent être trompés par la Science chrétienne, par l'hypnotisme, par le magnétisme animal, par le mesmérisme, par le spiritisme, et par tous les autres ismes fabriqués par l'homme et suscités par les démons qui existent dans le monde ; mais les élus de Dieu verront et connaîtront la vérité. Ils ne seront pas aveugles, parce qu'ils verront ; ils ne seront pas sourds, parce qu'ils entendront ; et ils marcheront dans la lumière, comme Dieu est dans la lumière, afin qu'ils puissent avoir communion avec Jésus-Christ, et que son sang les purifie de tous leurs péchés. Que Dieu nous aide à faire cela. Qu'il nous délivre des combinaisons secrètes, et des pièges qui sont tendus pour prendre nos pieds au piège et détourner nos affections du royaume de Dieu. Je répète ce que j'ai dit des dizaines de fois : le royaume de Dieu me suffit amplement. Cette organisation de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours comble tous mes besoins, et je n'ai pas besoin de me réfugier dans des organisations mises sur pied par des hommes dans le but de faire de l'argent. Je prie Dieu que son royaume vous suffise, que vous demeuriez dans la vérité, et que vous ne vous laissiez pas entraîner par ces esprits trompeurs qui se sont répandus dans le monde pour égarer les hommes. Le spiritisme a commencé aux États-Unis à peu près à l'époque où Joseph Smith reçut ses visions des cieux. Quoi de plus naturel que Lucifer commençât à se révéler aux hommes de sa manière rusée, afin de les tromper et de détourner leur esprit de la vérité que Dieu révélait ? Et il a assez bien continué depuis. Que Dieu bénisse Israël, et nous préserve dans la vérité. Qu'il bénisse notre président, prolonge ses années, et lui continue la force de corps et d'esprit qu'il possède ce jour, et même davantage de vigueur à mesure que les années passent. Que le Seigneur ait pitié de notre bien-aimé frère, le président Cannon, qui est absent de nous, et qu'il le ramène encore une fois à son foyer et au sein de l'Église, s'il n'en a pas décidé autrement. Telle est ma prière humble, au nom de Jésus. Amen. ¶