La dîme et la consécration
Rudger Clawson
Frères et sœurs, je puis dire m'être grandement réjoui de l'esprit de cette conférence. Nous avons vraiment connu un temps d'instruction et de rafraîchissement pour nos âmes, et cette conférence, tenue en la soixante-dixième année de notre existence en tant qu'Église, a été jusqu'ici l'une des meilleures que nous ayons jamais eues. Quelle grande variété d'instructions a été donnée à ce peuple, et nous pouvons voir la croissance et le progrès accomplis depuis que nous nous sommes réunis en conférence il y a un an. Nous nous en réjouissons, et nos cœurs en sont réjouis. Néanmoins, nous constatons dans l'Église des choses qui exigent attention et correction, et nous savons qu'il existe une possibilité de croissance et de progrès encore plus grands. Le Seigneur, comme en souriant approbation à son Église (parlant de l'Église dans son ensemble), a envoyé une très glorieuse tempête — une tempête qui était grandement nécessaire, et qui donne la promesse de récoltes abondantes pour l'année 1900. Cette tempête était si nécessaire que les Saints des derniers jours peuvent négliger l'inconvénient de se déplacer, et élever leur cœur en louange et en action de grâces envers Dieu. Nous sommes vraiment un peuple béni. ¶
J'ai été très profondément impressionné par la révélation que le président Snow a lue en partie à la réunion de la Prêtrise hier soir, ainsi que par les commentaires fort instructifs qui en furent faits. Elle est d'un si grand et vital intérêt que j'ai pensé vous la lire ce matin. Elle est consignée dans la section 85 du livre de Doctrine et Alliances. Le Seigneur dit : ¶
« Le greffier du Seigneur, qu'il a désigné, a le devoir de rédiger une histoire et de tenir un registre général de l'Église, de toutes les choses qui se passent en Sion, et de tous ceux qui consacrent des biens et reçoivent légalement des héritages de l'évêque, ¶
« ainsi que de leur manière de vivre, de leur foi et de leurs œuvres ; et aussi des apostats qui apostasient après avoir reçu leur héritage. ¶
« Il est contraire à la volonté et au commandement de Dieu que ceux qui ne reçoivent pas leur héritage par consécration, conformément à la loi qu'il a donnée afin de dîmer son peuple pour le préparer pour le jour de la vengeance et du feu, voient leur nom inscrit avec le peuple de Dieu ; ¶
« et leur généalogie ne doit pas non plus être tenue, ni gardée là où l'on peut la trouver sur l'un quelconque des registres ou dans l'histoire de l'Église ; ¶
« on ne trouvera pas leur nom, ni les noms des pères, ni les noms des enfants écrits dans le livre de la loi de Dieu, dit le Seigneur des armées. ¶
« Oui, ainsi dit la petite voix douce, qui chuchote et pénètre tout et qui fait souvent trembler mes os tandis qu'elle se manifeste : ¶
« Et il arrivera que moi, le Seigneur Dieu, j'enverrai quelqu'un de puissant et de fort, tenant le sceptre du pouvoir dans la main, revêtu de lumière pour manteau, dont la bouche exprimera des paroles, des paroles éternelles ; tandis que ses entrailles seront une source de vérité, pour mettre en ordre la maison de Dieu et pour arranger par le sort les héritages des saints dont les noms et les noms de leurs pères et de leurs enfants se trouvent inscrits dans le livre de la loi de Dieu ; ¶
« tandis que l'homme qui a été appelé par Dieu et désigné, qui avance la main pour affermir l'arche de Dieu, tombera sous le trait de la mort, comme un arbre qui est frappé par le trait fulgurant de l'éclair ; ¶
« et tous ceux dont les noms ne se trouvent pas écrits dans le livre de souvenir ne trouveront aucun héritage en ce jour-là, mais ils seront retranchés et leur part leur sera désignée parmi les incrédules, là où il y a des pleurs et des grincements de dents. ¶
« Je ne dis pas ces choses de moi-même ; c'est pourquoi, le Seigneur accomplira ce qu'il a déclaré. ¶
« Et tous ceux qui sont de la Haute Prêtrise, dont les noms ne se trouvent pas écrits dans le livre de la loi, ou que l'on découvrira avoir apostasié ou avoir été retranchés de l'Église — et il en va de même pour la moindre prêtrise, ou les membres — ne trouveront pas, en ce jour-là, d'héritage parmi les saints du Très-Haut ; ¶
« c'est pourquoi, il leur sera fait comme aux fils du sacrificateur, selon ce qui est rapporté au deuxième chapitre, versets 61 et 62 d'Esdras. » ¶
Frères et sœurs, en révélant au prophète Joseph qu'un jour de vengeance et de feu vient sur la terre, le Seigneur ne désirait pas, je pense, susciter dans l'esprit de son peuple des sentiments de crainte ou d'anxiété. C'était simplement afin qu'il fût fait connaître qu'un tel jour vient sur la terre, et aussi qu'une préparation devait être faite par son peuple pour ce temps, afin qu'il puisse subsister en ce jour grand et redoutable du Seigneur. Un trait particulier de cette révélation, c'est que, tandis que le Seigneur parle de ce temps de trouble et de calamité, il descend aussi à la simple question — pourrait-il sembler à certains — de donner des instructions à son greffier. Il dit que son greffier tiendra une histoire et un registre général de l'Église de tout ce qui se passe en Sion, et de la manière de vivre, de la foi et des œuvres de son peuple, et surtout qu'il devrait être consigné, à propos de son peuple, qu'il paie ses dîmes et ses offrandes, et plus tard peut-être qu'il observe la loi de consécration, afin d'échapper au jour de vengeance et de feu. Nous voyons que le Seigneur est fort exigeant en cette matière. Aux premiers jours de l'Église, certains baptêmes pour les morts qui n'avaient pas été correctement attestés et enregistrés furent rejetés du Seigneur, et l'œuvre dut être refaite. Nous savons qu'aujourd'hui, un grand soin et une grande attention sont portés à cette question dans nos temples, et qu'une aide efficace doit y être assurée. Permettez-moi de vous dire quelque chose au sujet de ce grand temple du Seigneur à Salt Lake City. Depuis la dédicace de ce temple, en 1893, jusqu'en l'an 1899, il y fut accompli 475 662 ordonnances, et pour l'année 1899, 68 871 — ce qui fait un total général de 544 337 ordonnances accomplies dans la maison du Seigneur pour les vivants et pour les morts, sans compter l'œuvre accomplie dans d'autres temples de Dieu. C'est vraiment une œuvre grande et merveilleuse, et ce qui n'en est pas le moindre mérite, c'est que ces ordonnances sont toutes soigneusement consignées dans les registres et classées dans les archives du temple, pour être produites en temps voulu. C'est d'après ces registres que seront jugées les personnes qui se sont rendues dans cette maison. Rien de ce qui se fait dans ce temple ne sera accepté du Seigneur, à moins d'être dûment attesté et enregistré. L'œuvre du temple est strictement surveillée chaque jour, afin que rien ne soit négligé ni omis, ce qui fait grand honneur à ceux qui y travaillent. Le grand travail accompli dans le temple de Salt Lake l'a été jusqu'ici sous la présidence de notre prophète et voyant, et nous nous en réjouissons. ¶
Je veux aussi vous dire, mes frères et sœurs, puisqu'il existe parfois plus ou moins d'inquiétude parmi certains saints au sujet de la dîme, que les registres de dîme de cette Église n'ont jamais été en meilleur état qu'aujourd'hui. Je demande aux présidents de pieu et aux évêques de paroisse de témoigner avec moi que la dîme est très strictement surveillée, et que les erreurs qui s'y produisent sont vite décelées. J'allais dire que l'« œil d'aigle » de l'évêque président de cette Église, grâce à l'aide fort efficace dont il dispose, décèle chaque inexactitude et chaque négligence dans l'enregistrement des dîmes. L'évêque président est l'un des greffiers du Seigneur, et il doit nécessairement tenir un registre strict et soigneux. Tous les rapports de dîme provenant des quarante-deux pieux de Sion, couvrant cinq cent trente-huit paroisses, sont soigneusement compilés et classés au bureau de l'évêque, et vous seriez étonnés, si vous y alliez, de voir avec quelle facilité on peut y obtenir toute information relative à la dîme de cette Église. Il n'y a homme, femme ni enfant dans cette Église ayant payé la dîme dont le nom ne se trouve inscrit dans les registres de dîme, au bureau de l'évêque et au bureau de la Première Présidence. Tout est parfaitement compris, et nous approchons rapidement de l'état où rien ne sera négligé ni gaspillé. Il existe des pertes qui se produisent d'une manière naturelle et légitime, et qu'on ne saurait éviter, mais la dîme est très soigneusement surveillée. J'ai admiré le système suivi au bureau de l'évêque président. ¶
Il est une autre question dont je voudrais parler brièvement : c'est que Dieu a inspiré son serviteur non seulement à veiller à ce que la dîme de son peuple soit correctement enregistrée, mais aussi à demander les noms de ceux qui, dans l'Église, ne paient pas la dîme. C'est là une chose qui, à ma connaissance, n'a jamais été faite auparavant. Une liste, très soigneusement dressée quant aux noms mais non toujours quant aux explications, a été compilée et remise à la Première Présidence de cette Église. Cette mesure semble nous être venue par l'inspiration de Dieu, afin qu'on sache qui, au milieu de son peuple, est négligent. Je ne sais si je suis autorisé à vous dire combien de noms elle contient, mais je puis dire que c'est un gros livre. Il fut présenté à la réunion de la Prêtrise hier soir comme un texte sur lequel discourir. Le président Snow parla à partir de ce texte, et l'évêque président Preston en parla également. C'était un texte considérable, si vaste qu'il pouvait à peine le suivre. Il n'y a homme ni femme dans cette Église qui devrait payer la dîme et ne le fait pas, dont le nom ne soit consigné dans ce grand livre. Le dessein était que, dans chaque cas, une raison fût donnée pour laquelle chaque personne n'avait pas payé la dîme. Mais cela n'a pas été fait entièrement dans tous les cas, sans doute parce que c'est la première demande de ce genre qui ait été faite aux évêques de cette Église ; mais il y aura, à l'avenir, une amélioration à cet égard. Les lignes se dessinent. Il doit être connu des autorités de cette Église et du peuple qui est fidèle et qui ne l'est pas. Dieu l'exige, et cela doit être consigné, pour la raison clairement exposée dans la révélation, à savoir que ceux dont les noms ne se trouvent pas consignés dans le livre de la loi de Dieu n'auront aucun héritage à Sion, en ce jour où nos héritages éternels nous seront répartis. C'est donc une question d'une sérieuse importance, et nous apprécions le sens du grand texte qui nous fut donné à notre réunion de la Prêtrise. Je suis certain que ceux qui étaient présents furent profondément impressionnés par ce qu'ils virent et par les instructions qui furent données. Néanmoins, je désire dire que si les Saints des derniers jours font, en l'an 1900, autant de progrès qu'ils en ont fait en l'an 1899, ce sera un jour brillant et glorieux pour Sion. Je crois que Dieu est bien satisfait des efforts qui ont été faits et des fidèles parmi son peuple. J'ai eu une réflexion au sujet du livre dont j'ai parlé : c'est qu'il donne simplement les noms de ceux qui, dans l'Église, ne paient pas la dîme. Il ne donne pas les noms de ceux qui n'ont payé que quinze pour cent de ce qu'ils devraient payer, ou vingt pour cent, ou cinquante pour cent, ou soixante-quinze pour cent. Il y a sans doute beaucoup de gens qui n'ont payé qu'une dîme partielle, ou, comme dit l'évêque Preston, « un petit dix pour cent », ce qui, nous informe-t-il, n'est pas du tout dix pour cent. Dix pour cent est dix pour cent, et une dîme est dix pour cent, ni plus ni moins. Quand c'est moins que cela, on a soutenu que c'est simplement une offrande faite au Seigneur. Néanmoins, ces paiements partiels ont été acceptés et enregistrés parmi les noms de ceux qui ont payé la dîme ; car tout homme et toute femme dans cette Église recevront le crédit dû à ce qu'ils font. ¶
J'ai eu la permission du président de l'Église de parcourir ce livre, et je veux vous donner un très bref résumé de ce que j'y ai trouvé quant aux raisons pour lesquelles bien des gens, dans cette Église, ont manqué de payer leur dîme l'an dernier. Certains diront : « Bien sûr, il s'est trouvé parmi nous des gens qui n'ont pas payé la dîme l'an dernier — sans doute de jeunes hommes qui viennent d'atteindre leur majorité, ou qui, peut-être pour la première fois, ont gagné un peu d'argent et ne connaissent pas encore cette grande loi de la dîme. » À cela je veux répondre que c'est une erreur. Il peut y en avoir eu de tels, mais il y avait beaucoup de grands prêtres, de soixante-dix et d'anciens, ainsi que des membres de la moindre prêtrise, qui ont manqué d'observer la loi en 1899. C'est là ce qu'il y a de plus étonnant en cette affaire. Et ce qui est plus curieux encore, ce sont certaines des raisons données pour lesquelles ces porteurs de la Prêtrise n'ont pas payé la dîme. Permettez-moi de dire que, dans certains cas, aucune raison n'a été donnée du tout, ce qui m'indique que les évêques de ces paroisses ont manqué de rencontrer ceux qui étaient en défaut, de s'entretenir avec eux et d'obtenir la raison pour laquelle ils n'avaient pas payé la dîme, ce qui montre une grande négligence. Dans certains cas, la raison donnée fut la négligence ; dans d'autres, l'indifférence ; dans d'autres encore, un manque de foi. Un très grand nombre relèvent de ces catégories. Un grand prêtre n'était pas converti au principe. Je dis un ; il y en avait un bon nombre, de grands prêtres, contre le nom desquels la raison donnée était qu'ils n'étaient pas convertis au principe. En d'autres termes, ils ne croyaient pas à la révélation de Dieu, et pourtant ils étaient grands prêtres dans l'Église. La raison donnée dans le cas d'un ancien fut qu'il n'y avait pas assez réfléchi pour en voir la nécessité. N'est-il pas plutôt remarquable que l'on puisse trouver, dans cette Église, un ancien qui n'ait pas assez réfléchi à la loi de Dieu pour en voir la nécessité d'obéissance ? Je me demande s'il avait assez réfléchi au principe du baptême pour se faire baptiser, ou au principe de l'imposition des mains pour que les mains de la Prêtrise soient posées sur lui en vue de recevoir le Saint-Esprit ? Nous avons appris hier soir, de la bouche du président Cannon, que la loi de la dîme est un principe tout aussi essentiel et tout aussi salvateur que le principe du baptême ou de l'imposition des mains. Dans un autre cas, un ancien, membre d'un conseil de pieu de l'Association d'amélioration mutuelle des Jeunes Gens (Y. M. M. I. A.), n'avait jamais payé la dîme, si bien que je présume qu'il n'avait jamais été converti. Dans le cas de plusieurs grands prêtres et d'un certain nombre de soixante-dix, la raison donnée était que, bien qu'ils fussent tout à fait capables d'observer cette loi, ils n'en avaient pas la volonté. Dans le cas d'un certain nombre de soixante-dix, la raison donnée était qu'ils ne croyaient pas au paiement de la dîme. Je présume que ce serait probablement le cas de tous ceux qui ont volontairement négligé leur devoir. Dans le cas d'un grand prêtre, la raison donnée fut que sa femme payait une bonne dîme, mais que lui-même ne faisait rien. Il se pourrait qu'il y ait une chance pour ce frère ; sa femme pourra peut-être l'amener dans le royaume. Nous l'espérons, du moins. Voici, frères et sœurs, une explication bien remarquable qui fut offerte dans le cas d'un instructeur de cette Église. On ne dit pas s'il était un instructeur actif ou un instructeur ordonné. L'explication est qu'il ne croyait ni à la dîme ni en Dieu. Le grand étonnement, c'est qu'il soit dans l'Église du tout. Dans le cas d'un ancien, il fut expliqué qu'on ne pouvait le persuader de faire quoi que ce soit à titre ecclésiastique. Cela n'a rien d'étonnant, car un homme qui manque de payer sa dîme perd l'esprit de l'œuvre, et s'il persiste dans cette voie, il apostasiera et quittera l'Église, aussi certainement que Dieu vit. Dans le cas d'un ancien, la raison donnée fut qu'il ne pouvait se permettre de payer la dîme. Bien qu'un dixième de ses gains appartînt au Seigneur, il ne pouvait se permettre de payer au Seigneur ce qui lui appartenait, aussi se l'appropria-t-il et l'employa-t-il en d'autres directions. Dans le cas d'un soixante-dix, il fut dit qu'il argumentait contre le principe, et pourtant il est soixante-dix dans l'Église ! Dans le cas d'un autre, il n'avait pas foi en l'Évangile ! Voici une explication bien étrange donnée dans le cas d'un soixante-dix : elle déclare qu'il n'aime pas l'évêque, et qu'en conséquence il fait fi de la loi de Dieu. Je suppose que, parce qu'il n'aime pas l'évêque, il ne sera pas sauvé. D'un ancien, il fut dit qu'il était plein de bonnes intentions pour l'avenir. Bien sûr, nous n'avons aucun moyen de savoir si l'on peut compter sur ces bonnes intentions pour l'avenir, mais nous savons que ces bonnes intentions ne l'ont pas conduit à payer sa dîme en l'année 1899. Voici une explication, la dernière que je donnerai : l'évêque, faisant référence à douze personnes n'ayant pas payé la dîme, dit : « Nous pensons que certaines d'entre elles auraient payé la dîme si on les avait relancées immédiatement avant le règlement de la dîme. » Eh bien, la confession fait du bien à l'âme, et cet évêque confesse avoir entièrement manqué à son devoir en ne rendant pas visite à ces douze non-payeurs et en ne les relançant pas dans leur devoir. Certes, la grande responsabilité repose d'abord sur le non-payeur, mais ensuite il existe une responsabilité incombant à l'évêque et au président de pieu. Ils devraient être familiers avec les gens de leur pieu et de leur paroisse qui manquent de payer la dîme, et ils devraient s'employer auprès d'eux et tâcher de les amener dans un état où ils garderont les commandements de Dieu. Maintenant, en conclusion, je veux rendre témoignage du bilan établi par une paroisse de Salt Lake City — et peut-être pourrait-on en dire autant d'autres, pour autant que je sache — mais cette paroisse a été portée à mon attention par l'évêque. Il n'y avait que quatre non-payeurs de dîme dans cette paroisse, et la paroisse a versé à cette Église quelque chose comme dix mille dollars en dîme. Je vous assure que j'en fus heureux, et je dis à cet évêque : La raison m'en paraît fort claire ; vous vous intéressez à cette question de la dîme, vous connaissez votre peuple. Vous connaissez chaque payeur de dîme de votre paroisse, et vous connaissez chaque non-payeur, sinon vous ne pourriez me dire qu'il n'y en a que quatre, et vous veillez sur eux. Le mal, comme le montre ce grand rapport, c'est que les évêques et les autorités ont été quelque peu négligents dans leur devoir. Dans bien des cas, l'évêque n'aurait pu vous dire combien de non-payeurs il y avait dans sa paroisse, sans même parler de vous dire qui ils étaient et pourquoi ils manquaient à ce devoir. Maintenant, frères et sœurs, s'il se trouve, dans cette vaste assemblée d'Israël, ou dans l'un ou l'autre des pieux, des gens dont le nom figure sur le registre que le président Snow nous a présenté, je vous dis qu'il est de votre intérêt de veiller à ce que votre nom en soit retiré, et qu'il figure, au contraire, dans le livre de la loi de Dieu, afin qu'en temps voulu vous puissiez recevoir votre héritage éternel dans le royaume de Dieu ; ce qui est ma prière, au nom de Jésus. Amen. ¶