Pulpit

L'exaltation future dépend de l'obéissance à la loi

George Q. Cannon

1900 April General Conference·Third Day Afternoon Session·1900-04-08

Je me lève, en confiant que les remarques que je pourrai être conduit à faire soient inspirées par l'Esprit de Dieu. À cette fin, je vous supplie, mes frères et sœurs, de m'apporter le secours de votre foi et de vos prières, car je voudrais que le temps que j'occupe soit profitable à ceux qui écoutent. Le temps est précieux, et c'est une vaste assemblée ; on ne devrait pas la retenir ici à écouter quelque chose qui n'a pas de valeur. Je ne prétends pas être capable d'apporter quoi que ce soit qui mérite d'être écouté, sinon dans la mesure où Dieu me le donnera par son Saint-Esprit.

Je vais lire quelques paragraphes de la section 88 du livre de Doctrine et Alliances :

« Et de plus, en vérité, je vous le dis, la terre se conforme à la loi d'un royaume céleste, car elle remplit la mesure de sa création et ne transgresse pas la loi ;

« c'est pourquoi, elle sera sanctifiée ; oui, en dépit du fait qu'elle mourra, elle sera de nouveau vivifiée et supportera le pouvoir par lequel elle aura été vivifiée, et les justes l'hériteront.

« Car en dépit du fait qu'ils meurent, eux aussi ressusciteront — corps spirituel. Ceux qui sont d'un esprit céleste recevront le même corps qui était un corps naturel ; oui, vous recevrez votre corps, et votre gloire sera cette gloire par laquelle votre corps sera vivifié.

« Vous qui êtes vivifiés par une part de la gloire céleste, vous en recevrez alors une plénitude ;

« et ceux qui sont vivifiés par une part de la gloire terrestre en recevront alors une plénitude ;

« et ceux qui sont vivifiés par une part de la gloire téleste en recevront alors une plénitude ;

« et ceux qui restent seront également vivifiés ; néanmoins, ils retourneront dans leur lieu propre pour jouir de ce qu'ils sont disposés à recevoir, parce qu'ils n'étaient pas disposés à jouir de ce qu'ils auraient pu recevoir.

« Car à quoi sert-il à un homme qu'un don lui soit accordé s'il ne reçoit pas le don ? Voici, il ne se réjouit pas de ce qui lui est donné, ni ne se réjouit de celui qui fait le don. »

Je voudrais que mes auditeurs remarquent le paragraphe suivant :

« Et de plus, en vérité, je vous le dis, ce qui est gouverné par la loi est également préservé par la loi, et rendu parfait et sanctifié par elle.

« Ce qui enfreint une loi et ne se conforme pas à la loi, mais cherche à se faire sa propre loi et veut demeurer dans le péché, et demeure complètement dans le péché, ne peut être sanctifié ni par la loi, ni par la miséricorde, la justice ou le jugement. C'est pourquoi, cela doit rester souillé. »

Il y a, à mon avis, une grande importance dans ces paroles que je vous ai lues, et elles devraient être comprises de nous, parce qu'elles touchent à notre exaltation future. Le Seigneur nous a enseigné que c'est un état préparatoire, que nous sommes ici pour être mis à l'épreuve, afin de voir si nous nous montrerons dignes des promesses qu'il a faites à ses enfants. Il nous a donné à tous notre libre arbitre, et cet arbitre s'exerce diversement. Nous voyons l'humanité divisée en classes ; certains exercent leur libre arbitre dans un sens, d'autres dans un autre, et il existe une grande diversité de vues et de buts parmi les enfants de la terre. Mais les Saints des derniers jours ont reçu une révélation qui les place, pourrait-on dire, dans une position différente du reste du monde. Nous ne sommes pas ignorants des desseins de Dieu. On nous a fait savoir pourquoi nous sommes ici et ce que nous devons faire pour obtenir la gloire que Dieu promet à ses enfants fidèles. On nous a montré le chemin à suivre pour continuer à progresser.

Nous croyons tous, je suppose, que nous avons gardé notre premier état, sinon nous ne serions pas ici. La récompense de notre fidélité dans notre état préexistant se manifeste dans le fait que nous avons reçu des tabernacles terrestres. Nous avons fait un grand pas en avant en étant admis à venir ici. Or, beaucoup dépend de notre second état et de la manière dont nous le garderons. Si nous sommes fidèles dans notre second état, comme nous l'avons été dans notre premier, alors la gloire nous sera ajoutée, et nous continuerons à progresser éternellement. Par la révélation de la volonté de Dieu et notre observation de celle-ci, l'occasion nous est donnée de poursuivre le chemin du progrès. Le Seigneur nous a montré qu'il existe des différences de récompenses. Certains de ses enfants parviendront à ce qu'on appelle la gloire céleste. D'autres de ses enfants n'auront pas assez de foi, ni n'exerceront leur libre arbitre dans le sens qui permet d'obtenir cette gloire ; mais ils obtiendront la gloire terrestre. Il en est d'autres qui ne progresseront pas jusque-là ; ils seront réticents à obéir aux lois qui touchent au terrestre, et ils obtiendront la gloire téleste. Il en est encore d'autres qui n'atteindront même pas la gloire téleste. Pourquoi ces différences ? Est-ce parce que Dieu a choisi les uns d'entre nous pour la gloire téleste, les autres pour la gloire terrestre, et d'autres encore pour la gloire céleste ? Non, il n'existe pas une telle prédestination. Nous naissons tous avec notre libre arbitre, avec en nous-mêmes, aidés de la bénédiction de Dieu, le pouvoir d'atteindre à la plus haute gloire. Comment atteindre à la plus haute gloire ? Il n'y a qu'un seul moyen, et c'est en observant les lois les plus élevées. Les lois les plus élevées, une fois obéies, procurent en récompense la plus haute gloire ; et l'homme ou la femme qui s'attend à atteindre la plus haute gloire sans obéir à ces lois se trompe lui-même. Cela ne peut se faire. Si je m'élève au-dessus de la gloire téleste, je dois obéir à une loi qui m'élèvera au-dessus de celle-ci. Si je m'élève à la gloire terrestre, ce sera en obéissant à la loi terrestre. Si je n'obéis pas à des lois plus hautes que celle-là, je ne puis atteindre à une gloire plus haute.

Je désire vous faire sentir, mes frères et sœurs, que notre exaltation, notre gloire future, dépend entièrement de notre obéissance à la loi. Nous ne devrions pas perdre cela de vue. Un homme viendra et dira : « Je crois en Jésus ; je suis disposé à me repentir de mes péchés ; je veux être baptisé pour la rémission de mes péchés, et je veux recevoir l'imposition des mains et devenir membre de l'Église. » Il obéit à ces exigences et à ces ordonnances. Puis il dit : « J'entends les anciens parler du rassemblement, et je n'en vois pas la nécessité. Je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas adorer Dieu à l'endroit où j'ai embrassé l'Évangile, aussi bien que si je me rassemblais. J'entends beaucoup parler de Sion. Certains anciens me disent quelle glorieuse condition d'existence on y trouve, tandis que d'autres disent qu'il y a bien des maux à Sion, et je ne pense pas que je m'y rassemblerai. » Cet homme atteindra-t-il la gloire céleste ? Je vous laisse répondre à cette question. Comment le pourrait-il ? Il est nécessaire qu'il se rassemble. Pourquoi ? Parce que c'est un commandement de Dieu que ses saints se rassemblent, et un homme ne peut recevoir la récompense du rassemblement s'il n'obéit pas à la loi de Dieu sur ce sujet. Il y a bien des raisons à cela, que vous connaissez tous. D'abord, il ne peut recevoir sa dotation. Un homme peut-il atteindre à la gloire céleste sans avoir reçu sa dotation ? Dans certaines circonstances, il le peut. S'il venait à mourir, comme certains de nos frères fidèles, avant que la dotation ait été donnée, il serait sans doute jugé par le Seigneur selon ses possibilités et sa volonté. Mais, parlant en général, hommes et femmes ne peuvent recevoir la gloire céleste sans avoir reçu les ordonnances qui se rapportent à la dotation. Hommes et femmes ne peuvent être unis pour l'éternité, à moins d'être unis par la Prêtrise de Dieu, dans le lieu désigné pour l'administration de cette ordonnance. L'union du mari et de la femme, des parents et des enfants, dépend de l'obéissance à la loi, et ils ne peuvent entrer dans le royaume céleste sans obéir à ces lois. On pourrait mentionner d'autres commandements du Seigneur à ce sujet. Il nous est commandé de vivre de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Nous devons le faire. Le Seigneur révèle sa parole à son Église ; cette parole doit être obéie, si nous voulons parvenir à la gloire céleste. Outre ces précieux écrits que nous possédons — la Bible, le Livre de Mormon, le livre de Doctrine et Alliances et la Perle de Grand Prix — il doit exister une autre puissance parmi le peuple de Dieu. Ces livres seuls ne sauveront jamais ce peuple. Je m'attends à ce que certains d'entre vous soient choqués de cette affirmation. Elle n'en est pas moins vraie. Toutes ces œuvres, divines qu'elles soient, pures qu'elles soient, ne peuvent sauver ce peuple. Il doit exister autre chose ; et Dieu a placé dans son Église les oracles vivants, pour guider et gouverner l'Église. Nous savons par expérience que, sans les oracles vivants, nous aurions été dans la pire des situations. Par exemple, où trouve-t-on un commandement concernant la migration des Saints des derniers jours vers les vallées des montagnes ? Certes, le prophète Joseph l'a prophétisée, mais aucun commandement n'en fut donné. Le Seigneur, cependant, révéla à l'Église, par ses oracles vivants, sa volonté à ce sujet, et c'est sous la conduite des oracles vivants que l'Église vint dans ces vallées. Presque chaque jour, nous accomplissons des actes, sous la direction des oracles vivants, essentiellement nécessaires au peuple de Dieu, mais qui ne sont commandés dans aucun de ces livres. Rien, dans les écrits, ne préfigure bien des actes qui sont accomplis de temps à autre par la direction du Seigneur, à travers ses oracles vivants. Il les a placés dans l'Église pour guider l'Église. Ce livre (montrant le livre de Doctrine et Alliances), divin qu'il soit, est insuffisant. Il révèle certaines choses, mais révèle-t-il l'organisation de l'œuvre ? Révèle-t-il l'esprit et la volonté de Dieu concernant son Église ? Seulement dans la mesure où il va. Il doit exister un flot de révélation vivante, coulant de Dieu à ses serviteurs qu'il a placés pour présider son Église. Il en a fallu un cet après-midi pour compléter le Collège des Douze. Nous devions connaître l'esprit et la volonté du Seigneur à ce sujet important. Y a-t-il, dans l'un ou l'autre de ces livres, quoi que ce soit qui dise que George Q. Cannon devrait être apôtre, ou Joseph F. Smith, ou n'importe lequel de ces hommes qui sont apôtres ? Pas un mot. Comment cela se détermine-t-il donc ? Cela vient par les oracles vivants, l'autorité que Dieu a placée dans son Église pour gouverner et diriger. Certes, ces livres, comme je l'ai dit, sont d'une valeur inestimable pour nous en tant que peuple, parce qu'ils contiennent la parole de Dieu. Et ce qui est écrit s'accorde avec ce qui ne l'est pas. Il n'y a pas de conflit ; il n'y en aura jamais, parce qu'ils viennent de la même source. Les deux sont vrais, et il ne peut y avoir de conflit entre deux vérités. Telle est notre position.

Je pense qu'il est de grande importance pour nous, en tant que peuple, de savoir ce que nous devons faire. Nous contentons-nous de viser la gloire téleste ? Je n'ai jamais entendu une prière, particulièrement au sein de la famille, où la famille ne supplie pas Dieu de lui accorder la gloire céleste. La gloire téleste n'entre pas dans leurs pensées. La gloire terrestre peut convenir aux honorables gentils, qui n'ont pas assez de foi pour croire à l'Évangile et qui font le bien selon la meilleure connaissance qu'ils ont ; mais la gloire céleste est notre visée — je ne devrais peut-être pas dire que c'est la visée, car parfois elle ne l'est pas, mais c'est l'espérance. Si, dans une famille qui venait d'offrir une prière et avait demandé à Dieu de la conduire dans le royaume céleste, un ange entrait et lui disait que ses prières étaient vaines et qu'elle n'atteindrait jamais la gloire céleste, quel sentiment cela produirait-il dans le cœur de cette famille ! Comme elle se sentirait triste et affligée ! Pourtant, comme je l'ai dit, bien que ce soit la visée de beaucoup, ils n'agissent pas comme si c'était leur véritable visée. Ou bien ils se méprennent sur la nature des devoirs qu'ils doivent accomplir pour atteindre la gloire céleste, ou bien ils sont vraiment fort aveugles.

Je le demande encore : quelle est votre visée, ou la mienne ? Que désiré-je ? Si je désire la gloire céleste, je serai disposé à obéir à la loi la plus haute que Dieu ait révélée, et à observer toute parole qui sort de sa bouche. Je ne veux pas parler de moi-même, mais s'il existe une loi que Dieu a révélée et qu'il faut obéir avant de pouvoir atteindre la gloire céleste, je veux la connaître et lui obéir. Tout ce pour quoi je suis sur cette terre, c'est pour obtenir la gloire céleste. Je ne veux pas que mon second état soit un échec. Je veux le garder aussi vaillamment et aussi correctement que j'espère avoir gardé mon premier. Je crois de tout mon cœur avoir gardé mon premier état. Je crois que Satan, avec toutes ses flatteries et ses sophismes, n'a pas eu le pouvoir de m'entraîner à le suivre. Maintenant je suis ici sur la terre, et Dieu m'a révélé pourquoi j'y suis. Il veut que je lui sois fidèle au milieu de ces épreuves et de ces tentations, et au milieu des ténèbres qui règnent. Il veut que je sois inébranlable dans mon intégrité et dans l'observation de ses lois. Il veut que je revienne à lui comme son enfant loyal, fidèle, obéissant. Non seulement il veut que je fasse cela, mais il veut que nous le fassions tous ; que nous disions à Satan : Nous ne nous laisserons pas séduire par toi, mais nous endurerons tout pour l'amour de notre Père et pour la gloire qu'il a en réserve pour nous. Tel est mon désir ; et c'est le vôtre, quand vous êtes réveillés. Vous l'avez montré aussi loin que vous êtes allés. Mais il survient quelque chose devant quoi vous hésitez, et vous dites, en substance : « Cette loi est un peu trop haute pour moi, ma foi n'est pas suffisante pour lui obéir. » Nous avons entendu frère Clawson, ce matin, répéter les propos de certains au sujet de la loi de la dîme, et ces propos illustrent ce sur quoi j'insiste maintenant. Un commandement a été donné, une loi a été proclamée, et certains n'en ont pas vu la nécessité d'obéir. Ils semblent se contenter de ce qu'ils ont fait. Frères et sœurs, quand vous savez que votre exaltation éternelle dépend de l'obéissance à la loi, hésiterez-vous et direz-vous : « Je n'ai pas assez de foi pour cela ; c'est trop haut pour moi ; cela exige un trop grand sacrifice de ma part, et je ne puis l'accepter ; les lois du royaume terrestre conviennent mieux à ma foi et à mes désirs, et je suis disposé à me contenter de cette gloire » ? Hésiterez-vous, je le répète, à rendre obéissance, et raisonnerez-vous ainsi en vous-mêmes ?

Je veux vous faire sentir cela profondément, mes frères et sœurs, cet après-midi. Personnellement, je n'ai jamais osé dire ce que je ferais au milieu de l'épreuve. J'ai entendu des frères parler de leur disposition à donner leur vie pour cet Évangile ; mais j'ai toujours craint d'en dire beaucoup à ce sujet, de peur que, mis à l'épreuve, je ne puisse y résister. En même temps, le désir de mon cœur, bien que je ne l'exprime pas, est de faire tout ce que Dieu exige de mes mains. Je voudrais être assez vaillant pour mourir, si jamais le moment venait où je dusse mourir pour cela. Que Dieu m'aide en une telle heure. Je n'ai jamais reculé ni craint à cet égard ; mais je ne sais combien de temps encore je le pourrai, car je suis un pauvre être humain. Mais je me réjouis de l'Évangile, et je sens que si le Seigneur m'a donné le contrôle de quelque chose sur cette terre, je voudrais le mettre là où il le veut. Je veux faire avancer son œuvre par tous les moyens possibles, non seulement par mes moyens et mes capacités, mais par tout ce que je possède ; car je veux la gloire céleste. Je la désire ardemment, de tout mon cœur. Je sens que, avec l'aide de Dieu, je ferais n'importe quel sacrifice pour l'obtenir, et j'obéirais à toute loi, si haute soit-elle, dès lors qu'elle est révélée.

Nous n'avons pas encore tout reçu. Je m'attends à ce que des lois plus élevées nous soient révélées à mesure que nous nous approcherons de plus en plus de notre Père céleste. Nous devrions donc nous y préparer, et être disposés, aussi vite que possible, à obéir aux lois que Dieu nous révèle. Vous avez entendu, durant cette conférence, bien des propos sur le sujet de la dîme. En un sens, c'est peu de chose que de payer la dîme. Je la considère comme l'abécédaire de l'Évangile. Les promesses qui s'y rattachent sont grandes, et il est si facile de donner un dixième de tout ce que nous avons. Pourquoi donc y insiste-t-on tant durant cette conférence ? Parce que ce peuple appelé Saints des derniers jours est en défaut, parce qu'il a totalement échoué à garder cette loi. Il est tout aussi nécessaire de vous avertir au sujet de la dîme qu'il le serait de vous avertir de la nécessité de l'imposition des mains pour le don du Saint-Esprit, si vous n'aviez pas reçu cette ordonnance. Si cette assemblée était allée jusqu'au baptême, puis s'était installée sans désirer l'imposition des mains, nous vous prêcherions de toutes nos forces, et vous ferions sentir l'importance d'obéir à cette ordonnance. Et vous n'en seriez pas surpris. Si vous entendiez que nous parlons ainsi à des gens dans cette situation, vous diriez que nous faisons parfaitement bien de leur faire sentir la solennité de la sainte ordonnance de l'imposition des mains, car ils ne peuvent avoir le Saint-Esprit sans elle. Que dire alors de la dîme ? Je vous dis qu'en ne payant pas votre dîme, vous avez arrêté votre progrès et désobéi à un commandement de Dieu, tout autant que si vous aviez refusé, après votre baptême, qu'on vous impose les mains ; tout autant que vous l'auriez fait, après avoir reçu l'Évangile, si vous aviez refusé de vous rassembler à Sion ; tout autant que si, venus à Sion, vous aviez refusé d'entrer dans le temple et de recevoir les ordonnances salvatrices qui s'y administrent, telle l'ordonnance du mariage pour le temps et l'éternité, et d'autres choses encore. Vous pouvez penser comme moi ou non, mais je sais avoir pris la position juste en cette matière. Voici que nous avons eu la parole de Dieu, par le prophète Joseph, durant soixante-deux ans, et voici que le président Snow, l'homme qui se tient maintenant à la tête, vient déclarer à l'Église qu'elle est en défaut à ce sujet, qu'elle n'a pas obéi à ce commandement, et que Dieu exige qu'on lui obéisse. Non seulement cela, mais il nous dit que nous risquons d'être châtiés du Seigneur pour cette désobéissance. Je le crois de tout mon cœur. Je crois que cette conséquence suivra notre négligence, et que la colère de Dieu s'allumera contre le peuple, à moins qu'il n'obéisse à cette loi. C'est sur notre chemin de progrès, et il faut y obéir, non l'éluder ni en tirer avantage. Les hommes profiteront de cette loi de bien des manières. Ils paieront une dîme qui n'est pas exacte. Ils ne feront pas comme frère Joseph F. Smith a dit, ce matin, que sa mère faisait, choisir le meilleur ; mais ils choisiront quelque chose qui ne vaut pratiquement rien, comme s'ils négociaient avec un homme dur et se réjouissaient de l'avoir avantagé. Ce n'est pas là l'esprit de la dîme. Aucune bénédiction n'accompagnera le paiement de la dîme dans de telles circonstances. Les hommes doivent sentir qu'ils le font pour se conformer à la loi de Dieu, et que, en s'y conformant, ils en seront récompensés.

J'espère que les saints prendront cette vue de la loi et nous comprendront bien. Que m'importe, à moi, que m'importe au président Snow, que nous importe à tous, que vous payiez ou non de l'argent ? Nous sommes capables de vivre sans rien recevoir de vous. Je remercie Dieu que ce soit là la condition de la plupart d'entre nous, et que nous puissions vivre sans être un fardeau pour le peuple, tout en faisant notre part pour faire avancer l'œuvre. Ce n'est pas pour cela que nous parlons ainsi, mais c'est à cause de l'importance que cela a pour vous, afin que vous le mettiez en pratique dans votre vie, et que vous ayez ensuite assez de foi pour faire quelque chose de plus élevé. Il a fallu de la foi pour obéir à certaines lois révélées dans le passé, et il en faudra pour obéir à d'autres lois qui seront encore révélées. Les cieux sont pleins de vérité et de tout ce qui est bon et noble, et bien des choses sont révélées aux serviteurs de Dieu, qu'il leur est commandé de ne pas révéler au peuple. Pourquoi ? Parce que cela mettrait leur foi à l'épreuve. Joseph avait reçu des choses révélées qu'il n'a pas fait connaître. Je l'ai entendu dire un jour, sur l'estrade, que s'il devait révéler ce que le Seigneur lui avait dit, certaines personnes — et il en nomma une, un apôtre — se mettraient à courir les rues de Nauvoo pour attenter à sa vie. J'étais alors un jeune garçon, et je me demandais bien ce qui pouvait pousser ces hommes, celui-là en particulier, à faire une telle chose. Mais il existe des choses que Dieu révèle, se rapportant à la gloire céleste et aux mondes supérieurs, que le peuple n'est pas encore préparé à recevoir. Il nous faudra tous croître en foi avant que ces choses puissent être révélées. Paul, nous dit-on, vit des choses ineffables. Quand le Seigneur visita les Néphites, on leur montra des choses, et leurs petits enfants dirent des choses qui ne purent être écrites. Il en est de même aujourd'hui. Les cieux sont pleins de connaissance. Devant Dieu, dans son état d'exaltation, demeurant au milieu des feux éternels, entouré d'assemblées de saints anges, nous sommes, en comparaison, presque des insectes en sa présence. Mais nous sommes ses enfants. Nous portons en nous les éléments de la Divinité, à l'état naissant, destinés à se développer avec le temps et à mesure que nous obéissons aux lois de Dieu. Nous pensons avoir fait un grand pas quand nous avons obéi au baptême, reçu l'imposition des mains et reçu le Saint-Esprit. Nous pensons : Oh, quelle chose merveilleuse nous est arrivée ! Eh bien, c'est merveilleux. Mais, mes frères et sœurs, ce n'est que le commencement de ce qui existe pour l'avenir. Les cieux sont pleins de lumière et d'intelligence, et une petite part nous en a été communiquée.

Nous devrions vivre de manière à demeurer sur ce chemin de progrès, et ne pas nous arrêter à la dîme, en la sentant comme un obstacle trop grand à franchir, pour cesser ensuite de progresser. Si vous le faites, votre foi se flétrira, l'Esprit de Dieu se retirera de vous, et vous serez dans les ténèbres ; et à la résurrection, comme je l'ai lu, vous serez vivifiés par cet esprit dont vous n'aurez eu ici qu'une part. Si vous n'avez eu qu'une part de l'esprit terrestre, vous en recevrez là une plénitude. Il en va de même pour le téleste, et de même pour le céleste. Vous allez tous être ressuscités. La terre va être ressuscitée. Elle mourra ; mais elle sera de nouveau vivifiée, et elle sera célestialisée et glorifiée, comme nous le serons nous-mêmes. Nous devrions être comptés parmi l'Église du Premier-né. Je prie Dieu que ce soit là notre heureux lot ; que nous vivions tous de manière à être comptés parmi les membres de l'Église du Premier-né, et que nous recevions une plénitude de gloire céleste ; ce que je demande humblement au nom de Jésus. Amen.

Citer ce discoursGeorge Q. Cannon, « L'exaltation future dépend de l'obéissance à la loi », 1900 April General Conference, Third Day Afternoon Session (1900-04-08). Pulpit Vault, 1900-04-cannon-obedience-to-law. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).