Pulpit

Revenez !

Clark G. Gilbert

Conférence générale d'Avril 2026·Session du samedi matin·2026-04-01

Dans ses remarques au sujet des insuffisances que nous ressentons lorsque nous recevons un nouvel appel, Patrick Kearon a peut-être souligné quelque chose d'important en faisant référence à un « petit Clark ».

Face au poids écrasant de cet appel, Christine et moi avons été reconnaissants de savoir que la grâce du Christ comble toutes les insuffisances dans notre vie. Nous sommes reconnaissants de toutes les prières et de tout le soutien reçus en notre faveur. Le premier message de Dallin H. Oaks en tant qu'apôtre, donné il y a près de quarante-deux ans, nous a également fortifiés. En 1984, il a déclaré : « Je vouerai tout mon cœur, tout mon pouvoir, tout mon esprit et toutes mes forces aux grandes charges qui sont placées sur moi, surtout à mes responsabilités de témoin spécial du nom de Jésus-Christ dans le monde entier. »

Aujourd'hui, je me fais l'écho de cette même déclaration. Je fais le don de ma vie pour être témoin du nom de Jésus-Christ. Aujourd'hui, je vais particulièrement témoigner des noms du Rédempteur et du Réparateur, tout en me concentrant sur l'invitation que le Christ lance à chacun de nous à revenir à notre foyer céleste.

William Shakespeare déclare, par ces paroles célèbres, que les occasions manquées peuvent lier notre avenir :

Les choix ont des conséquences, mais nous savons, dans l'Évangile de Jésus-Christ, que lorsque nous nous égarons spirituellement, le Sauveur nous permet toujours de changer. Comme le président Nelson l'a enseigné :

« Grâce à notre alliance avec Dieu, il ne se fatiguera jamais dans ses efforts pour nous aider et nous n'épuiserons jamais sa patience miséricordieuse envers nous. »

Et si nous nous égarons, « il [nous] aidera à trouver le chemin qui [nous] ramènera à lui ».

Après la naissance de notre premier fils, Christine et moi avons eu du mal à avoir d'autres enfants. Nous avons trouvé de l'espoir dans le tableau de Minerva Teichert, qui représente une mère pionnière entrant dans la vallée avec sa petite famille, faisant signe aux autres derrière elle de la suivre. Comme cette jeune mère, nous suppliions Dieu pour que nos futurs enfants rejoignent notre famille. Ils sont finalement venus, mais nos années d'espérance et de prière ont été difficiles pour nous.

Dans mes responsabilités du week-end en tant qu'Autorité générale, j'ai vu à plusieurs reprises des personnes retrouver leur chemin. Cela ne s'est peut-être pas toujours produit rapidement, mais cela est arrivé à maintes reprises. Laissez-moi vous emmener dans quelques-unes de ces visites dans le cadre de mon ministère.

Premièrement, je voudrais m'adresser aux personnes qui ne se sentent pas à leur place

Sœur Anglesey avait quitté son foyer et sa foi trente ans plus tôt. Elle savait depuis longtemps qu'il manquait quelque chose dans sa vie, mais elle ne se sentait pas prête à retourner à l'église. Elle a finalement trouvé le courage d'assister aux visites guidées d'un temple. Aussi belle qu'ait été cette visite, Tammy m'a avoué plus tard : « Tout ce que je pouvais voir, c'était une expérience que je ne vivrais jamais. Pas de scellement, ni de [dotation]. » Pourtant, incitée par cette visite, elle s'est habillée pour aller à l'église un dimanche, mais elle n'est parvenue qu'à garer sa voiture et à regarder les autres entrer dans le bâtiment. Envahie par l'anxiété, elle est rentrée chez elle, s'est changée et a pleuré, seule. Plus tard, un évêque inspiré lui a envoyé un mot pour l'inviter à revenir à l'église. J'ai rencontré Tammy lors d'une visite juste après sa dotation au temple. Cela faisait trente ans qu'elle avait quitté l'Église ! Elle avait passé ses dimanches assise seule sur le parking d'une église. Mais le Seigneur l'a ramenée au foyer et a rétabli pour elle sa lumière, son amour et sa joie.

Deuxièmement, je voudrais parler aux personnes qui ont l'impression de ne pas être à la hauteur

Lors d'une visite à San Antonio, au Texas, je suis allé au temple de San Antonio (Texas, États-Unis), où les missionnaires et moi avons rencontré la famille Vargas. Andrea était alors la présidente de la Primaire de la paroisse. Son mari, Luis, bien que non-membre, allait à l'église. Le président de mission m'avait appelé et m'avait expliqué que frère Vargas avait l'impression de ne pas être assez bien pour se faire baptiser, qu'il ne se sentait pas à la hauteur des autres personnes qu'il voyait à l'église. Sur les marches du temple de San Antonio, je lui ai expliqué : « Frère Vargas, vous n'avez pas besoin d'être parfait pour faire partie de cette Église. Vous devez simplement faire de votre mieux et le Christ compensera la différence. » À la fin de la visite, frère Vargas s'est tourné vers sa femme et lui a dit : « Chérie, je pense qu'il est temps que je devienne membre de cette Église afin de devenir un meilleur père et un meilleur mari. » Il s'est fait baptiser un mois plus tard et leur magnifique famille a finalement été scellée dans ce même temple.

Aux personnes qui doutent

Justin et Kenna Valdez ont déménagé loin de leur famille afin de pouvoir plus facilement s'éloigner de leur foi. Mais le héros de cette histoire était leur fils de huit ans, qui voulait toujours se faire baptiser. Sentant une porte s'ouvrir, un président de pieu avisé a programmé pour nous une visite chez eux. Je me souviens encore du regard méfiant de Kenna lorsqu'elle m'a fixé alors que j'entrais dans la pièce. Cependant, elle a fini par nous confier qu'elle avait toujours foi au Sauveur et même un témoignage du Livre de Mormon, mais qu'elle avait rencontré quelques problèmes qui l'empêchaient de revenir à l'église. Nous leur avons promis que s'ils s'ancraient dans les choses auxquelles ils croyaient, le Seigneur les aiderait pour les choses dont ils doutaient. Pour surmonter leurs inquiétudes, il ne fallait pas résoudre tous leurs problèmes sur la foi, mais les aider à reconnaître le Saint-Esprit. Comme le président Oaks l'a récemment enseigné : « Vous vivez à une époque où l'adversaire est devenu si efficace pour déguiser la vérité que si vous n'avez pas le Saint-Esprit, vous serez trompés. » Justin et Kenna ont commencé à faire les changements nécessaires pour revenir à l'église. Six mois après notre visite, Kenna m'a envoyé ce texto : « Bonjour frère Gilbert ! Nous sommes prêts à être scellés en tant que famille. » Voici une photo du jour de leur scellement au temple de Pocatello (Idaho, États-Unis).

Enfin, j'aimerais parler aux personnes qui sont prisonnières de la tradition

Quand j'ai rencontré John Raass, il n'était pas encore membre de l'Église. Sa femme, Kailani, avait préparé un repas pour la présidence de pieu et nous les avons invités à se joindre à nous. John semblait peu enclin à discuter de sujets spirituels, mais je l'ai assuré que nous deviendrions rapidement amis. John était une ancienne star de football américain de l'université Brigham Young, et je l'avais acclamé et soutenu dans ma jeunesse. Finalement, nous avons demandé à John pourquoi il n'était jamais devenu membre de l'Église. Il a mentionné la nécessité d'honorer les traditions religieuses de ses parents maintenant décédés. Nous l'avons aidé à comprendre qu'ils connaissaient désormais l'Église et qu'ils respecteraient sa décision. John a alors décidé de prendre rendez-vous avec les missionnaires. Deux mois plus tard, il s'est fait baptiser. Et un an après, sa famille a été scellée au temple.

Le sentiment de ne pas être à sa place, les doutes ou le poids des traditions ne sont que quelques-unes des raisons pour lesquelles nous ne répondons pas immédiatement à l'appel de revenir au foyer. Mais même si les pressions sociales éloignent les gens de leur foi, les questions profondes de la vie ne disparaissent pas. Comme le président Nelson l'a enseigné : « La vérité est qu'il est beaucoup plus épuisant de rechercher le bonheur là où l'on ne pourra jamais le trouver ! » Le président Oaks a déclaré que le voyage de retour commence par le fait de s'ancrer à nouveau au Sauveur. Seul Jésus-Christ peut pleinement rétablir cette lumière et cette joie dans votre vie. Nous rencontrons tous des difficultés. Nous avons besoin de patience, de service et d'amour de la part des autres. À ceux qui essaient d'aider leurs êtres chers, restez fermement attachés à la vérité. Respectez vos alliances. Pour aider les autres, vous devez respecter vos alliances. À ceux qui ont du mal à revenir, sachez que c'est votre Sauveur qui vous appelle. Au bout du compte, chacun doit faire ses propres choix pour revenir au foyer.

Lors du récent discours historique de Dallin H. Oaks à l'université Brigham Young, le Marriott Center semblait tout d'abord plein à craquer. Mais, à y regarder de plus près, il restait encore quelques centaines de sièges vides et les huissiers avaient du mal à trouver de la place pour les personnes qui souhaitaient assister à la réunion. C'est alors que quelque chose de remarquable s'est produit. Les étudiants qui avaient trouvé une place ont commencé à allumer la lampe de poche de leur téléphone pour indiquer aux étudiants qui venaient d'arriver qu'il restait des places. C'était comme s'ils brandissaient une lumière pour dire : « Venez vous asseoir près de moi ; on a réservé une place rien que pour vous. »

Je termine par un cantique qui, pour moi, semble être la voix du Seigneur lui-même nous appelant à revenir au foyer :

Aimant et tendre, Jésus nous appelle,

Appelle à lui, vous et moi.

Patient, Jésus nous attend, oui, il veille,

Veille sur vous et sur moi !

Je témoigne que le Christ est notre Rédempteur. Lorsque nous échouons, il remédie à nos manquements. Le Sauveur nous aime tous et nous appelle tendrement, vous et moi, à revenir auprès de lui. Revenez ! Au nom de Jésus-Christ. Amen.

Citer ce discoursClark G. Gilbert, « Revenez ! », Conférence générale d'Avril 2026, Session du samedi matin (2026-04-01). Pulpit Vault, 2026-04-gilbert-come-home. Traduction officielle de l’Église, churchofjesuschrist.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).