President McKay, We Have All Appreciated...
Spencer W. Kimball
Frère Spencer W. Kimball Du Collège des douze apôtres ¶
Président McKay, nous avons tous apprécié et goûté votre présence à cette conférence. ¶
Frères et sœurs : j'étais assis un jour avec un ami avocat, Guy Anderson, de l'autre côté de la table de la salle du conseil de mon bureau, en Arizona. ¶
De sa voix traînante, lente et agréable, il me dit : « Je suis venu vous féliciter pour votre appel à l'apostolat et vous rendre visite avant votre départ pour Salt Lake City. » Nous avons discuté de ce qu'impliquait mon appel, puis il m'a raconté l'une de ses expériences alors qu'il était étudiant en droit à l'université George Washington. ¶
Discussion sur la Parole de Sagesse
Un certain nombre de jeunes membres de l'Église y faisaient leurs études. Comme il n'y avait pas de pieux dans l'Est à cette époque, ils tenaient une classe de l'École du Dimanche dans une résidence louée, et le représentant Don B. Colton, de l'Utah, était leur instructeur. ¶
Ce dimanche matin-là, ils étudiaient la 89e section des Doctrine et Alliances, la loi de santé du Seigneur. ¶
Frère Colton avait fait un exposé impressionnant sur la Parole de Sagesse, qui est « l'ordre et la volonté de Dieu pour le salut temporel de tous les saints dans les derniers jours ». ¶
Il insista également sur cette autre déclaration du Seigneur : ¶
« En conséquence des mauvaises intentions et des desseins qui existent et existeront dans les derniers jours dans le cœur des conspirateurs, je vous ai prévenus et je vous préviens en vous donnant par révélation cette parole de sagesse. » ¶
Le Seigneur est mécontent lorsque ses enfants terrestres consomment du « vin ou des boissons fortes ». Il a dit : « ... le tabac n'est pas pour le corps... et n'est pas bon pour l'homme... Et de plus, les boissons chaudes [thé et café] ne sont pas pour le corps. » ¶
Frère Colton mit l'accent sur la promesse faite par le Seigneur à ceux qui respectent cette loi de santé et les autres commandements. Écoutez ces riches promesses : ¶
« ... tous les saints qui se souviennent de garder et de pratiquer ces paroles, marchant dans l'obéissance aux commandements, recevront la santé en leur nombril et de la moelle pour leurs os, « et trouveront de la sagesse et de grands trésors de connaissance, oui, des trésors cachés, « et courront et ne se fatigueront point, et marcheront et ne faibliront point. ¶
« Et moi, le Seigneur, je leur fais la promesse que l'ange destructeur passera à côté d'eux, comme pour les enfants d'Israël, et ne les frappera point. » ¶
Question sans réponse
Puis vint une question de la part de l'un des étudiants : « Frère Colton, la promesse est que si l'on respecte ces lois, on trouvera de la sagesse et de grands trésors de connaissance, oui, des trésors cachés. Beaucoup d'hommes dans cette université font usage de tabac et d'alcool et enfreignent tous les commandements, y compris la loi de chasteté. Pourtant, dans certains cas, ils excellent sur le plan universitaire. Pour autant que je sache, mon obéissance à la Parole de Sagesse ne m'a pas rendu intellectuellement supérieur à eux. Comment expliquez-vous cela ? » ¶
Comme l'heure de fin était arrivée, frère Colton garda cette question difficile pour la semaine suivante. ¶
Expérience d'un membre du Congrès
Le vendredi, comme d'habitude, plusieurs membres du Congrès déjeunaient au restaurant de la Chambre des représentants lorsque frère Colton se joignit à eux. Les autres se mirent à plaisanter amicalement : « Voici le député “mormon” ; cet homme de l'Utah ne boit ni ne fume la cigarette, et ne boit même pas une tasse de café. » Un député d'un État de l'Ouest prit sa défense en disant : « Messieurs, vous pouvez plaisanter avec M. Colton et vous amuser aux dépens de l'Église “mormone”, mais laissez-moi vous raconter une expérience. » ¶
Il raconta une histoire qui ressemblait à ceci : ¶
« J'étais de retour dans mon État d'origine, à consolider mes appuis politiques, à serrer la main des électeurs, à faire connaissance avec mes concitoyens. Le dimanche me surprit dans une bourgade rurale. ¶
« J'étais assis dans le hall de l'hôtel, lisant le journal, et à travers la baie vitrée, je vis de nombreuses personnes se diriger dans la même direction. Ma curiosité fut piquée. Je les suivis jusqu'à une petite église et me glissai discrètement au dernier rang, où j'écoutai et observai. ¶
« Cet office religieux était différent. ¶
Je n'en avais jamais vu de semblable. Un homme appelé “évêque” dirigeait la réunion. ¶
Les chants étaient interprétés par l'assemblée, la prière fut faite par un homme de l'auditoire, apparemment invité sans préavis. Une musique douce fut jouée. Tout devint silencieux lorsqu'un jeune homme s'agenouilla et prononça une prière sur du pain que son compagnon et lui avaient rompu en petits morceaux, puis plusieurs garçons, âgés probablement de 12 ou 13 ans, prirent des plateaux de pain rompu et le distribuèrent à l'assemblée. La même chose fut faite avec de petits gobelets d'eau. Après qu'un hymne eut été chanté par le chœur, à mon grand étonnement (car je m'attendais à entendre un sermon), l'évêque annonça quelque chose comme ceci : ¶
“Frères et sœurs, c'est aujourd'hui votre réunion mensuelle de jeûne et de témoignages, et vous pouvez prendre la parole selon que l'Esprit vous guide. Ce temps n'est pas réservé aux sermons, mais à l'expression de votre propre âme, de vos sentiments intérieurs et de vos certitudes. La parole est à vous.” » ¶
Le député de l'Ouest s'arrêta un instant, puis poursuivit. ¶
« Jamais auparavant je n'avais vécu une chose pareille. Du milieu de l'assemblée, des gens se levèrent. Un homme, d'une voix digne, exprima son amour pour l'Église et pour l'Évangile, et ce que cela signifiait dans la vie de sa famille. ¶
« Depuis une autre partie de la salle de culte, une femme se leva et parla avec une profonde conviction d'une guérison spectaculaire dans sa famille en réponse à la prière et au jeûne, et conclut par ce que ces gens appelaient un témoignage — affirmant que l'Évangile de Jésus-Christ enseigné par l'Église était vrai, et qu'il lui apportait un grand bonheur et une paix profonde. ¶
« Une autre femme encore se leva et rendit témoignage de sa certitude que Joseph Smith était véritablement un prophète de Dieu et qu'il avait été l'instrument du Seigneur pour rétablir le véritable Évangile du Christ sur la terre. ¶
« Un homme du chœur, visiblement un immigrant récent, semblait gêné par sa maîtrise de la langue. Il luttait avec ses “v” et ses “w”, avec les verbes et la syntaxe. Deux ans plus tôt, deux jeunes missionnaires en lointaine Hollande lui avaient enseigné l'Évangile rétabli. Il raconta combien sa famille avait été heureuse depuis qu'elle l'avait embrassé, et quelle transformation s'était produite dans leur vie ! ¶
« Les personnes âgées, celles d'âge mûr et les jeunes prirent la parole ; il y avait des agriculteurs, des ouvriers ; il y avait des enseignants et des hommes d'affaires ainsi que des membres de professions libérales. Il n'y avait aucune ostentation, aucune arrogance, mais une calme dignité, une chaleureuse bienveillance, une douce spiritualité. ¶
« Puis plusieurs enfants se succédèrent. Ils parlèrent moins de leur connaissance des choses spirituelles, mais davantage de leur amour pour leurs parents et pour le Sauveur, au sujet duquel ils avaient beaucoup appris à la Primaire, à l'École du Dimanche et lors des soirées familiales au foyer. ¶
« Enfin, l'évêque se leva et, en quelques mots appropriés d'éloge, exprima sa propre certitude ; puis il clôtura la réunion. » ¶
Le député de l'Ouest remarqua que ¶
tous ceux qui entouraient la table écoutaient attentivement. Il poursuivit : ¶
« Jamais le temps n'avait passé si vite. ¶
J'avais été fasciné. Et tandis que chaque nouvel orateur concluait au nom de Jésus-Christ, j'étais ému — profondément remué — et je songeais : Quelle sincérité ! Quelle douceur et quelle spiritualité ! Comme ces gens semblent sûrs de leur Rédempteur ! Quelle paix immense ! Quelle sécurité ils trouvent dans leur connaissance spirituelle, quelle force et quel courage, et quelle vie pleine de sens ! » ¶
Le député déclara : « J'ai pensé à mes propres enfants et petits-enfants et à leur existence désordonnée, à leurs activités égocentriques, à leur apparent vide spirituel, à leur vie machinale à la recherche de la richesse, des plaisirs et de l'aventure. Et je me suis dit avec un enthousiasme nouveau pour moi : “Combien je voudrais que ma propre postérité possède cette certitude, cette foi, cette profonde conviction. ¶
Mais enfin, ces humbles personnes semblent détenir un secret dont la plupart des gens ne jouissent pas — oui, c'est cela — quelque chose qui vaut plus que tout le reste, de véritables trésors, des trésors cachés !” » ¶
Le déjeuner prit fin. Les membres du Congrès retournèrent à leurs bureaux. ¶
Trésors cachés de connaissance
Frère Colton se retrouva de nouveau devant sa classe d'École du Dimanche de jeunes universitaires. Il raconta l'histoire du vendredi après-midi et expliqua que ce que le député avait observé constituait les « trésors cachés de connaissance » promis par la révélation. Ces mystères du royaume se rapportent à toutes les vérités, pas seulement aux réalisations scientifiques, aux affaires juridiques et à d'autres choses profanes. Il déclara que les « trésors de connaissance » s'étendaient bien au-delà des choses matérielles, jusque dans les domaines infinis inexplorés par bien des personnes par ailleurs brillantes. Il répéta les déclarations du Prophète, qui sont proverbiales parmi les membres de l'Église : La connaissance est le pouvoir. La gloire de Dieu est l'intelligence. ¶
La connaissance n'est pas simplement constituée par les équations d'algèbre, les théorèmes de géométrie ou les miracles de l'espace. Ce sont des trésors cachés de connaissance, comme le rapporte l'épître aux Hébreux, par lesquels « le monde a été formé par la parole de Dieu » (Héb. 11:3) ; par lesquels Hénoc fut enlevé pour ne pas voir la mort ; par lesquels Noé, avec une connaissance qu'aucun autre être humain ne possédait, construisit une arche sur la terre ferme et sauva une race en transportant une semence à travers le déluge. ¶
La connaissance est ce pouvoir qui élève l'individu vers des mondes nouveaux et supérieurs et le transporte dans de nouveaux royaumes spirituels. ¶
Une connaissance accessible
Les trésors de la connaissance profane comme de la connaissance spirituelle sont cachés — mais cachés à ceux qui ne cherchent pas et ne s'efforcent pas convenablement de les trouver. La connaissance spirituelle ne viendra pas à un individu sans effort, pas plus que la connaissance profane ou les diplômes universitaires. La connaissance spirituelle donne le pouvoir de vivre éternellement, de s'élever, de vaincre, de progresser et enfin de créer. ¶
La connaissance cachée n'est pas introuvable. Elle est accessible à tous ceux qui cherchent véritablement. Le Christ a dit : « ... cherchez et vous trouverez. » (Matt. 7:7.) La connaissance spirituelle ne s'obtient pas par une simple demande ; même les prières ne suffisent pas. Il faut de la persévérance et le dévouement de toute une vie. La connaissance des choses de la vie profane appartient au temps présent et est limitée ; la connaissance des vérités infinies appartient au temps et à l'éternité. ¶
La connaissance de Dieu
De tous les trésors de connaissance, le plus essentiel est la connaissance de Dieu : ¶
son existence, ses pouvoirs, son amour et ses promesses. ¶
Le Christ a dit : « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, je l’aimerai et je me ferai connaître à lui. » (Jean 14:21.) Il a dit en outre : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole... nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui. » (Jean 14:23.) Et le prophète Joseph Smith a expliqué : « Et cela signifie que la venue du Père et du Fils à une personne est une réalité — une apparition personnelle — et non pas seulement le fait de demeurer dans son cœur. » (D&A 130:3.) Ce témoignage personnel est donc le trésor suprême. ¶
La connaissance qui sauve
On peut acquérir la connaissance de l'espace et le conquérir dans une certaine mesure. On peut explorer la lune et d'autres planètes, mais nul ne pourra jamais réellement trouver Dieu dans le laboratoire d'un campus universitaire, dans les éprouvettes matérielles des ateliers, ni sur les pas de tir de Cap Kennedy. Dieu et son programme ne se trouvent que dans une profonde méditation, une saine lecture, de fréquentes prières ferventes et humbles à genoux, et dans une sincérité née du besoin et de la dépendance. ¶
Ces exigences étant pleinement satisfaites, il n'est pas une âme entre les pôles ni d'un océan à l'autre qui ne puisse obtenir avec certitude cette connaissance, ce trésor caché de connaissance, cette connaissance salvatrice et exaltante. ¶
Le président Joseph Fielding Smith, s'exprimant à l'université Brigham Young, a cité la révélation moderne : « Il est impossible à un homme d’être sauvé dans l’ignorance » (D&A 131:6), puis a posé la question : ¶
« L'ignorance de quoi ? Voulons-nous dire par là qu'un homme doive devenir compétent dans son instruction profane — qu'il doive maîtriser quelque branche du savoir ? ¶
Qu'est-ce que cela signifie ? » ¶
Nous voulons dire ceci : « Qu'un homme ne peut être sauvé dans l'ignorance des principes salvateurs de l'Évangile. Nous ne pouvons être sauvés sans la foi en Dieu. Nous ne pouvons être sauvés dans nos péchés... Nous devons recevoir les ordonnances et les alliances relatives à l'Évangile et être vrais et fidèles jusqu'à la fin. Finalement, si nous sommes fidèles et fidèles à la vérité, nous acquerrons toute connaissance, mais cela ne nous est pas demandé dans cette brève vie mortelle, car cela serait impossible. Mais ici, dans la foi et l'intégrité envers la vérité, nous posons le fondement sur lequel nous bâtissons pour l'éternité. » ¶
La véritable intelligence est l'utilisation créatrice de la connaissance, et non une simple accumulation de faits. ¶
La plus grande connaissance
La connaissance ultime et la plus grande de toutes consiste donc à connaître Dieu et son programme pour notre exaltation. Nous pouvons le connaître par la vue, par l'ouïe, par le sentiment. Bien que relativement peu de personnes le connaissent véritablement jamais, chacun peut le connaître, non seulement les prophètes — anciens et modernes — mais, comme il l'a dit : ¶
« ... toute âme qui délaisse ses péchés, vient à moi, invoque mon nom, obéit à ma voix et garde mes commandements verra ma face et saura que je suis. » ¶
(D&A 93:1.) Si les hommes se qualifient, ils ont cette promesse inaltérable de leur Rédempteur. ¶
Parmi les nombreuses personnes qui ont eu des manifestations se trouve Moïse, qui vit et connut le Seigneur : « ... la gloire de Dieu fut sur Moïse ; c’est pourquoi Moïse put supporter sa présence. » ¶
(Moïse 1:2.) Moïse rend compte de cette expérience transcendante : « Mais mes propres yeux ont vu Dieu ; mais pas mes yeux naturels, mais mes yeux spirituels, car mes yeux naturels n’auraient pu voir, car je me serais desséché et serais mort en sa présence ; mais sa gloire était sur moi, et j’ai vu sa face, car j’étais transfiguré devant lui. » (Moïse 1:11.) Puis, dans son dialogue avec Satan, qu'il vit également, Moïse dit : « Car voici, je n’aurais pas pu regarder Dieu, si sa gloire n’était venue sur moi et si je n’avais été fortifié devant lui. ¶
Mais je peux te regarder [Satan] dans l’homme naturel. Assurément, n’en est-il pas ainsi ? » ¶
(Moïse 1:14.) De nouveau, le Seigneur parla des trésors cachés de connaissance lorsqu'il pria son Père de le glorifier : « Or, la vie éternelle c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » (Jean 17:3.) Et il a promis : « Mes brebis entendent ma voix ; je les connais et elles me suivent. ¶
« Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais. » (Jean 10:27-28.) ¶
La clé pour connaître
Le Sauveur du monde a donné cette clé : « Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon propre chef. » (Jean 7:17.) Nicodème, un homme très instruit, ne parvint pas à connaître les choses spirituelles cachées, n'étant pas disposé à accomplir les œuvres. Il ne pouvait pas avoir le Saint-Esprit, puisqu'il ne voulait pas s'incliner humblement dans le baptême. Le Saint-Esprit est celui qui témoigne. C'est lui qui enseigne toutes choses et rappelle à notre souvenir tout ce que le Seigneur a enseigné. ¶
Nicodème a demandé : ¶
« Comment cela peut-il se faire ? ¶
« Jésus répondit... : Tu es un docteur d’Israël et tu ne sais pas ces choses ! ¶
« ... En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu ; et vous ne recevez pas notre témoignage. » (Jean 3:9-11.) ¶
Dans l'une de ses prières, Jésus a dit : « Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de les avoir révélées aux enfants. » (Matt. 11:25. Italiques ajoutés.) ¶
Les mystères du royaume
De nouveau, le Seigneur a dit : « Parce qu’il vous a été donné de connaître les mystères du royaume des cieux et que cela ne leur a pas été donné. » (Matt. 13:11.) Une telle bénédiction doit être méritée. ¶
Et puis Paul parle de la sagesse cachée : ¶
« Mais nous prêchons la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, que Dieu, avant les siècles, avait destinée pour notre gloire, ¶
« sagesse qu’aucun des chefs de ce siècle n’a connue. » (1 Cor. 2:7-8.) « Lequel des hommes, en effet, connaît les choses de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu. » (1 Cor. 2:11.) ¶
Connaissance profane et connaissance spirituelle
Posséder à la fois le profane et le spirituel est l'idéal. N'avoir que le profane est conforme à ce que Jude a dit : « ... ce sont des nuées sans eau, emportées par les vents ; des arbres dont le fruit dépérit. » (Jude 12.) ¶
Si désirable que soit la connaissance profane, nul n'est véritablement instruit à moins d'allier le spirituel au profane. La connaissance profane est souhaitable ; la connaissance spirituelle est une absolue nécessité. Nous aurons besoin de toute la connaissance profane accumulée afin de créer des mondes et de les peupler, mais ce n'est que par les « mystères de Dieu » et ces trésors cachés de connaissance que nous pourrons parvenir au lieu et à l'état où nous pourrons utiliser cette connaissance dans la création et l'exaltation. ¶
Je prie pour que nous apprenions à nous maîtriser par l'obéissance aux commandements du Seigneur, par la maîtrise de nos appétits physiques, et en plaçant au premier plan de notre vie le service envers Dieu et envers nos semblables, afin que les choses cachées de l'esprit puissent venir à nous et que nous puissions parvenir à la perfection auprès du Père et du Fils. Beaucoup ont vu Dieu au cours de l'histoire. Nous tous pourrons le faire un jour grâce à notre justice. ¶
J'ajoute mon témoignage aux nombreux témoignages déjà prononcés, écrits et partagés tout au long de cette conférence concernant la divinité de Jésus-Christ et son œuvre, au nom de Jésus-Christ. ¶
Amen. ¶