Pulpit

Il y a cent trente-cinq ans...

N. Eldon Tanner

1968 April General Conference·Third Day Morning Meeting·1968-04-07

Président N. Eldon Tanner

Deuxième conseiller dans la Première Présidence

Il y a cent trente-cinq ans, un prophète de Dieu nous a donné une révélation qui s’applique encore aujourd’hui à chaque homme, femme et enfant, et à laquelle nous devrions prêter attention : « Une Parole de sagesse . . . Donnée comme principe assorti d’une promesse, adaptée à la capacité des faibles et des plus faibles de tous les saints, qui sont ou peuvent être appelés saints.

« Voici, en vérité, ainsi vous dit le Seigneur : En conséquence des maux et des desseins qui existent et existeront dans les derniers jours dans le cœur des conspirateurs, je vous ai prévenus et je vous préviens en vous donnant cette parole de sagesse par révélation. » (D&A 89:1-4.)

Entre autres choses, il met en garde contre l’usage du tabac et des boissons fortes. Et puis il nous donne cette promesse : « Et tous les saints qui se souviennent de garder et de pratiquer ces paroles, marchant dans l’obéissance aux commandements, recevront la santé en leur nombril et de la moelle pour leurs os,

« et trouveront de la sagesse et de grands trésors de connaissance, oui, des trésors cachés ;

« et ils courront et ne se fatigueront point, et ils marcheront et ne faibliront point.

« Et moi, le Seigneur, je leur fais la promesse que l’ange destructeur passera à côté d’eux, comme pour les enfants d’Israël, et ne les frappera point. » (D&A 89:18-21.)

Nous, en tant que membres de l’Église, avons considéré la Parole de Sagesse comme une directive émanant du Seigneur lui-même, assortie d’un avertissement et d’une promesse. Aujourd’hui, le monde entier, compte tenu des preuves scientifiques désormais accessibles à tous, devrait, indépendamment de la religion ou de la race, respecter cet avertissement scientifique.

Les méfaits de l’alcool, des drogues et du tabac

Nous lisons quotidiennement dans les journaux et les magazines des manchettes aussi saisissantes que : « Une cigarette tenue pour responsable d’un incendie d’appartement et d’un décès », « La folie de la drogue s’accroît chez les jeunes et débouche sur le désespoir », « 300 morts de pilotes attribuées à l’alcool ».

Celles-ci soulignent clairement les dangers du tabac, des drogues et de l’alcool. En raison de ces grands périls, en raison de mes propres expériences et observations, et en raison de la réelle sollicitude que nous avons pour notre jeunesse, qui décidera de l’avenir de ce grand pays et du monde, j’ai choisi de traiter des méfaits de l’alcool, des drogues et du tabac.

Avant de le faire, toutefois, je tiens à préciser sans équivoque que tout au long de ma vie, certains de mes proches collègues de travail étaient des hommes qui consommaient du tabac et de l’alcool. Beaucoup d’entre eux étaient très compétents et couronnés de succès dans les affaires ; ils étaient dévoués à la collectivité et tenus en haute estime, et je ne désire certainement pas critiquer ni mettre en doute la moralité de ces consommateurs de tabac et d’alcool, ou d’autres personnes. J’exprime toutefois de la manière la plus formelle ma profonde préoccupation face aux dangers inhérents à leur consommation. Beaucoup d’hommes ont dit : « J’aurais aimé ne jamais avoir touché à cette herbe, ni à la boisson. C’est véritablement une malédiction. »

Les dangers du tabac

On a tellement parlé ces derniers temps des dangers du tabac qu’il pourrait sembler superflu de ma part de passer du temps à passer en revue ces dangers et les statistiques relatives au tabagisme. Cependant, je souhaite présenter quelques faits et chiffres concernant les méfaits de la cigarette.

Le Collège royal des médecins de Grande-Bretagne a rapporté que 400 Britanniques par semaine, soit 20 000 personnes, sont morts l’année dernière en Grande-Bretagne d’un cancer du poumon causé par la cigarette. Ici même, en Utah, on estime que 20 millions de dollars ont été dépensés en 1966 pour l’achat de cigarettes, soit 21,68 dollars pour chaque homme, femme et enfant de l’État, et cela se situe en dessous de la moyenne nationale.

L’Association américaine de santé publique a déclaré qu’un million d’enfants d’âge scolaire aujourd’hui devraient mourir d’un cancer du poumon avant d’atteindre l’âge de 70 ans. Ces prédictions alarmantes devraient nous aider à prendre conscience que nous devons redoubler d’efforts pour instruire les jeunes sur les effets néfastes du tabagisme afin qu’ils soient mieux armés pour faire face à ce problème.

Ayant vu un ami très proche et parent mourir d’un cancer du poumon provoqué par l’usage de la cigarette, j’éprouve un désir ardent et la ferme détermination de faire tout ce que je peux pour sauver d’autres jeunes de cette habitude odieuse. La question se pose avec acuité de savoir quelle sera l’efficacité d’une telle campagne quand nos jeunes sont continuellement confrontés à des adultes, y compris de nombreux membres du corps enseignant et du corps médical, ainsi que leurs propres parents, se promenant avec une cigarette à la bouche.

Le cas d’un toxicomane

À présent, tournant notre attention vers les drogues, je désire partager avec vous seulement deux de mes expériences vécues depuis la conférence d’octobre. Juste avant la conférence, un évêque m’a téléphoné depuis la Californie pour fixer un rendez-vous afin de m’amener un jeune homme de sa paroisse qui s’était mêlé aux hippies. Il estimait que je serais peut-être en mesure de l’aider. Ils sont venus juste après la conférence. Ses cheveux longs, sa tenue vestimentaire et son apparence générale ne laissaient aucun doute sur le fait qu’il s’agissait d’un hippie. Je lui ai demandé de me raconter son histoire. En bref, voici ce qu’il a dit :

« Je suis un ancien missionnaire, marié et père d’un enfant ; et me voici devenu un hippie, un toxicomane, coupable de nombreux délits mineurs et même d’actes criminels. Je suis extrêmement malheureux. Ce n’est pas ce que je veux. »

Je lui ai demandé comment un homme avec son parcours avait bien pu s’associer avec ces personnes. Il a répondu qu’un jour où il se sentait abattu et découragé, il avait décidé qu’il voulait être libre, qu’il ne voulait être lié par aucune tradition ni restriction de l’Église de quelque manière que ce soit. Il s’était joint à certains de ces garçons dans un esprit de rébellion, et puis il m’a dit : « Me voici. Au lieu d’être libre, je suis un esclave. En un sens, je suis un fugitif. J’aimerais que vous puissiez m’aider. Je ne sais tout simplement pas quoi faire. »

Avant de partir, il m’a assuré qu’il se ferait couper les cheveux, qu’il se nettoierait, qu’il romprait avec ces personnes, qu’il se livrerait à la justice et ferait tout ce qui était en son pouvoir pour se repentir et vivre comme il le devait. L’extrait suivant provient d’une lettre rédigée par lui et datée du 22 mars 1968 :

« Cher président Tanner, je prie pour que vous connaissiez les véritables sentiments de mon cœur en ce moment. Je vis désormais ma vie à l’intérieur des murs d’une prison. C’est mon désir que d’autres ne tombent pas entre les mains de Satan, comme cela m’est arrivé. Si le fait de raconter mes expériences à d’autres jeunes gens semblables à moi peut être de quelque utilité dans leur vie, tel est mon espoir. . . . Je suis reconnaissant d’avoir eu la bénédiction d’un évêque qui a été mon ami le plus proche à travers toutes mes épreuves. Je vous suis reconnaissant pour votre bienveillance, président Tanner. »

La raison pour laquelle j’utilise ce jeune homme comme exemple est que son éducation et ses racines auraient dû lui donner la force de résister ou de vaincre, et cela montre combien il est dangereux pour un homme comme lui, et à plus forte raison pour un jeune sans telles attaches ni responsabilités, de simplement fréquenter ceux qui touchent à la drogue. C’était un cas très triste, et il m’a touché au cœur.

L’expérience d’une jeune femme

Le cas suivant que je désire partager avec vous est semblable à des centaines et des centaines d’autres. J’ai parlé à la jeune fille en question et à ses parents ; et bien qu’ils sachent que beaucoup pourraient reconnaître les personnes dont je parle, ils ont dit que si cela pouvait aider quelqu’un, ils seraient heureux que j’utilise leur histoire.

Elle est issue d’une très bonne famille. Le père est un médecin prospère, et la famille est active dans l’Église et dans la collectivité. Ils ont un fils qui a accompli une mission, et un autre actuellement dans le champ de la mission. Ils ont une fille aînée très estimée, active dans l’Église et mariée au temple. La jeune fille dont je parle est une charmante et brillante jeune personne, mais elle a commencé à sortir avec d’autres filles et garçons, dont certains consommaient de la cigarette, de l’alcool et des drogues ; et plutôt que d’être considérée comme « vieux jeu », elle a commencé à faire comme eux, trouvant plus facile de céder que de résister à la pression. En fait, elle ne craignait nullement de devenir un jour dépendante.

Par manque de communication et par incapacité de rester proches de leur fille, et sous la fausse supposition que tout allait bien, ses parents ne se rendirent pas compte de ses agissements jusqu’à ce qu’ils apprennent enfin, avec une horreur et un chagrin immenses, qu’elle consommait du tabac, de l’alcool et de la drogue. Bien entendu, ils eurent le cœur brisé et furent terriblement troublés en réalisant qu’il ne leur restait plus qu’à la placer dans un établissement spécialisé où ils estimaient qu’elle pourrait être le mieux aidée. Elle s’y trouve aujourd’hui ; mais grâce à sa détermination et à une véritable lutte, avec l’aide de l’institution, elle a progressé au point de pouvoir rentrer à la maison les fins de semaine et être auprès de ses parents.

Lorsque je lui ai parlé, sa grande inquiétude, ainsi que celle de ses parents, était de savoir ce qu’elle ferait à sa sortie. Serait-elle libre et en sécurité ? Comment les gens l’accueilleraient-ils ? Elle se sent résolue et confiante, et nous espérons qu’elle a raison, qu’elle sera complètement guérie. Quand je lui ai demandé si elle aurait le courage et la force de se tenir à l’écart de ses anciennes fréquentations, elle m’a assuré qu’elle le pourrait, et m’a dit avec tristesse que plusieurs d’entre eux sont actuellement soit en institution, soit en prison. Elle m’a également raconté des cas très tristes au sein de l’établissement — notamment celui d’un garçon de dix-neuf ans, entièrement désemparé. Nous lisons aussi le sort d’autres jeunes menaçant de se suicider ou passant à l’acte.

De telles expériences devraient aider les parents et les jeunes à comprendre les problèmes et les grands périls qui se dressent devant eux. Parents, soyez vigilants et sur vos gardes. L’un de ces enfants pourrait être votre propre fils ou votre propre fille.

Le problème de l’alcool

À présent, j’aimerais orienter notre réflexion vers le problème de l’alcool, qui est si grave partout où nous nous tournons. Permettez-moi de vous rapporter aussi fidèlement que possible l’histoire que m’a racontée un homme que je connaissais fort bien. Il était autrefois l’un des foreurs de puits de pétrole les plus prospères de la province d’Alberta, un homme respecté, hautement estimé et un bon citoyen, mais qui, comme tant d’autres, par le biais des réceptions mondaines, est devenu alcoolique. Il a été l’un des plus chanceux qui, avec l’aide des Alcooliques Anonymes et, comme il l’a dit, avec l’aide du Seigneur, a réussi à vaincre cette terrible maladie.

Un jour, alors que je l’invitais à s’adresser à un groupe de jeunes, sa réponse immédiate fut : « Si je peux aider un seul jeune à comprendre la perversité de l’alcool et ce que cela lui fera, je suis impatient de le faire. » Voici son récit :

« Lorsque j’étais en affaires, j’avais coutume de boire avec les copains lors de cocktails et de réceptions, sans jamais penser que cela me faisait le moindre mal. En fait, je ne m’en inquiétais absolument pas. Même lorsque je me suis retrouvé à prendre un troisième ou un quatrième verre, et à désirer boire pendant la journée alors que je savais que je ne devrais pas

boire, je n’avais aucune idée que j’étais réellement en train de devenir alcoolique. J’ai refusé de reconnaître la réalité jusqu’à ce que je me retrouve littéralement dans le ruisseau.

« Le résultat fut que mon associé, mes relations d’affaires et tous ceux qui me connaissaient, et même ma femme et ma famille, ont constaté qu’ils ne pouvaient plus compter sur moi, et ont perdu tout respect pour moi. En conséquence, j’ai perdu ma femme. Après m’avoir supplié et avoir essayé de m’aider, elle a divorcé, et je me suis retrouvé seul. J’avais perdu le respect de moi-même, et j’avais perdu mon foyer, ma famille et tout ce que j’avais.

« Lorsque je me suis retrouvé dans le caniveau, impuissant et seul, on m’a persuadé d’aller aux Alcooliques Anonymes. Avec leur aide et ma détermination, j’ai réussi à surmonter cette habitude après des mois et des mois d’une lutte acharnée. »

Puis il a souligné que seule une personne sur cinq environ est capable de surmonter cette habitude pernicieuse.

En conclusion, il a dit : « Nul ne sait, lorsqu’il prend un seul verre, s’il deviendra ou non alcoolique. Par conséquent, nul, quelle que soit sa richesse ou sa position sociale, ne peut se permettre de prendre un seul verre d’alcool. »

Il a supplié chacun d’entre eux de n’y point toucher, puis a souligné qu’une personne sur quinze parmi celles qui boivent deviendra alcoolique, et que souvent, la plus brillante et la plus douée, celle qui s’y attend le moins, se trouve être la malheureuse victime.

Une tragédie causée par l’alcool

Voici maintenant une autre histoire que je raconte avec la permission des parents, qui ont également exprimé le réel désir de faire tout ce qu’ils peuvent pour aider d’autres jeunes à éviter une tragédie telle que celle qui est arrivée à leur fils.

Dans un dossier qu’ils m’ont remis se trouvait une coupure de journal, rédigée avant cette tragédie, montrant la photo d’un jeune homme de belle allure, qui venait d’être élu président de classe au lycée. L’article disait :

« Partout où l’activité bouillonne ou qu’un dirigeant est nécessaire, c’est là que vous trouverez Jim. Figure de proue des pièces de théâtre de l’école, du gouvernement étudiant et des activités de classe, ses qualités de meneur ont toujours été remarquables. »

Voilà un jeune homme prometteur d’une vie heureuse et couronnée de succès. Mais un soir, il ne rentra pas à la maison comme d’habitude après la fermeture de la station-service où il travaillait. Ses parents inquiets entreprirent des recherches qui se conclurent aux premières heures du matin par la découverte par le père du corps meurtri et roué de coups de son fils sur la banquette arrière d’une voiture stationnée. Il était mort depuis un certain temps.

Imaginez le choc et la douleur de ses parents !

Lors de l’enquête, les parents effondrés ont appris que Jim avait rejoint deux garçons de sa ville natale et deux autres d’une localité voisine. Après avoir acheté et consommé de l’alcool, une bagarre a éclaté entre les garçons du coin et ceux venus d’ailleurs. Apparemment, quelqu’un a renversé Jim, l’a heurté avec une voiture, puis a placé son corps sur la banquette arrière de la voiture où il fut retrouvé plus tard. Les parents ont également appris que ce n’était que la troisième fois de sa vie qu’il buvait. Il n’avait jamais imaginé que le fait de prendre son premier verre conduirait à sa mort prématurée.

L’usage généralisé de l’alcool

Nous pourrions continuer encore et encore et donner des statistiques, des faits et des chiffres montrant que des expériences semblables à celles que j’ai relatées se produisent par centaines et par milliers. On estime que 60 pour cent de la population adulte aux États-Unis aujourd’hui consomme une certaine quantité d’alcool. Il existe des dirigeants d’entreprise éminents, des hommes d’affaires et des membres de professions libérales, couronnés de succès et très estimés, pour lesquels j’ai le plus grand respect, qui s’adonnent à la consommation d’alcool à des degrés divers.

Je sais aussi que leur consommation d’alcool influencera bon nombre de nos jeunes à devenir des buveurs d’occasion. Cela m’attriste, cependant, de savoir que sur quinze d’entre eux, l’un deviendra alcoolique.

Le cœur est toujours ému pour un voisin ou un ami et pour sa famille qui doivent endurer les misères de l’alcoolisme.

Je suis convaincu que nos jeunes ne veulent pas être mauvais. Ils ne partent pas dans l’idée de devenir alcooliques, ni d’être toxicomanes, ni de souffrir et de mourir d’un cancer du poumon ou d’une autre maladie respiratoire.

Pourtant, ils voient des gens boire tout autour d’eux — des hommes et des femmes qui sont des citoyens de premier plan. Ils le voient dans leurs foyers sans effets néfastes apparents. Ils le voient vanté dans tous les magazines populaires, dans la presse quotidienne, sur chaque téléviseur, dans de nombreux films et sur les panneaux d’affichage ; et ils l’entendent à la radio. Oui, et ces publicités mettent en scène des hommes d’affaires bien habillés, à l’allure saine et prospères, avec de grosses voitures et de beaux bureaux, des jeunes hommes et femmes s’adonnant à toutes sortes de sports, participant à des soirées mondaines où les gens se tiennent debout une cigarette à la main et un verre dans l’autre, tous paraissant passer du bon temps.

Comment nos jeunes peuvent-ils résister sans notre aide ? Ces puissants supports publicitaires ne montrent jamais un homme ou une femme soignant une violente migraine le lendemain matin, pas plus qu’ils ne montrent les voitures froissées, les corps broyés ou les foyers brisés, ou des hommes gisant dans le caniveau. Ils ne montrent pas non plus un homme face à un médecin qui vient de lui annoncer qu’il a un cancer de la gorge ou du poumon, ni des patients hospitalisés nourris par une sonde nasale parce qu’ils ne peuvent plus avaler.

Je suis certain que beaucoup diront : « Pourquoi tous ces détails morbides ? » Non, j’ai omis une grande partie des détails morbides, les très nombreuses expériences réellement tristes et déchirantes vécues quotidiennement par des familles.

Nous devons regarder les faits en face ; nous devons faire notre part.

Comment éviter l’alcoolisme

J’ai lu avec intérêt les dix commandements du docteur William Terhune sur la façon de diminuer le risque de devenir alcoolique. Les deux derniers sont :

« Ne prenez jamais un verre pour échapper à un malaise, qu’il soit physique ou mental »,

et « ne prenez jamais un verre le matin en pensant qu’il compensera une gueule de bois ».

J’aimerais proposer un seul commandement pour remplacer ses dix, qui serait bien plus efficace : « Ne prenez jamais un verre. » L’alcoolisme est une maladie que nul n’a besoin d’avoir. Le seul moyen sûr d’en être exempt est de ne jamais prendre un seul verre.

Gardez la Parole de Sagesse

Au nom de la Première Présidence, et avec son approbation, je lance un appel à chaque membre de l’Église pour qu’il garde strictement la Parole de Sagesse, et à tous les citoyens responsables pour qu’ils assument leurs responsabilités, protègent et préservent nos jeunes contre les maux et les desseins des hommes conspirateurs qui sont déterminés, par tous les moyens possibles, à les conduire à leur perte. Nous ne pouvons pas rester passifs et laisser notre jeunesse être détruite à cause de notre négligence. Nous ne devons pas les induire en tentation, mais les délivrer du mal.

La protection de la jeunesse

Il en est qui soutiennent que dans l’intérêt du tourisme, l’alcool devrait être plus facilement accessible. Assurément, chaque mère, chaque père et chaque digne citoyen peuvent mesurer la folie d’un tel raisonnement et ce qu’il ferait à notre jeunesse. Nous ne devons pas vendre notre héritage pour un plat de lentilles. Il existe de meilleurs moyens d’encourager les touristes.

Je ne puis imaginer un seul père ou un seul voisin voulant contribuer de quelque manière que ce soit à ce que son propre fils ou celui de son voisin devienne alcoolique afin d’attirer des touristes dans notre région. L’exemple est le plus grand de tous les maîtres. Dans l’intérêt de notre jeunesse, je prie pour que nous prêtions tous l’oreille à l’avertissement du Seigneur disant que l’alcool n’est pas bon pour l’homme. Nous devons prendre position contre la vente d’alcool au verre et contre toute mesure qui rendrait l’alcool plus facilement accessible.

C’est la responsabilité de chaque citoyen et c’est dans le meilleur intérêt de nos jeunes et de notre avenir de veiller à ce qu’une législation restrictive applicable soit promulguée et mise en application pour préserver nos jeunes de cette pratique pernicieuse.

Témoignage

Je témoigne à tous que ceux qui prêtent attention aux paroles du Seigneur prononcées par l’intermédiaire d’un prophète et qui gardent ses commandements « trouveront de la sagesse et de grands trésors de connaissance, oui, des trésors cachés ; et ils courront et ne se fatigueront point, et ils marcheront et ne faibliront point ». Et le Seigneur a promis « que l’ange destructeur passera à côté d’eux, comme pour les enfants d’Israël, et ne les frappera point ». (D&A 89:19-21.)

Avec le témoignage que j’ai que Dieu vit et que Jésus est le Christ, le Sauveur de nous tous, et qu’ils s’intéressent à notre bien-être, je prie humblement pour que l’Esprit et les bénédictions du Seigneur nous aident à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger notre jeunesse contre les maux et les desseins qui existent et existeront dans le cœur des hommes conspirateurs, afin que nous ne les induisions pas en tentation mais les délivrions du mal, car c’est à lui qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire aux siècles des siècles. Amen.

Citer ce discoursN. Eldon Tanner, « Il y a cent trente-cinq ans... », 1968 April General Conference, Third Day Morning Meeting (1968-04-07). Pulpit Vault, 1968-04-tanner-one-hundred-thirty-five-years-ago. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).