Mes frères et sœurs bien-aimés et...
Marion G. Romney
Elder Marion G. Romney ¶
Du Conseil des douze apôtres ¶
Mes frères et sœurs bien-aimés et chers amis, j’ai choisi de vous dire quelques mots ce matin sur la voie du Seigneur menant au salut temporel. Je prie pour que vous vous unissiez à moi dans la prière, particulièrement vous qui n’appartenez pas à L’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, car ce que je vais dire ne signifiera rien pour vous à moins que vous n’ayez l’Esprit du Seigneur ou que vous ne le désiriez ; mais entendues et mises en pratique, ces paroles vous apporteront la paix dans cette vie et la vie éternelle dans le monde à venir. ¶
La permanence du pouvoir de Dieu
Récemment, après avoir passé en revue les frustrations rencontrées dans notre recherche d’une paix durable, un éditorial de la revue U.S. News and World Report concluait par ces mots : « Fondamentalement, il n’y a qu’une seule permanence que nous puissions tous accepter. C’est la permanence d’un monde gouverné par Dieu. Car le pouvoir de Dieu est seul permanent. L’obéissance à ses lois est la voie menant à une solution durable aux problèmes de l’homme. » (David Lawrence, U.S. News and World Report, 18 mars 1968, p. 116.) ¶
C’est une déclaration vraie et louable dans la mesure où elle va. Elle serait toutefois plus éclairante si elle contenait un exposé précis des lois spécifiques de Dieu qui, si elles sont observées, apporteraient « une solution durable aux problèmes de l’homme » et établiraient ainsi une paix permanente. ¶
Dans ces remarques, j’identifierai la première de ces lois et considérerai avec vous l’importance de les comprendre et de leur obéir. ¶
Je ne saurais concevoir de thème plus important, car si les hommes ne sont pas rapidement amenés à comprendre ces lois fondamentales et à leur obéir, notre civilisation courra à sa ruine. Les Écritures, l’histoire et les événements actuels témoignent tous de cette conclusion lamentable. ¶
Des prophéties envisageant notre époque
J’attire votre attention sur les citations suivantes tirées des Écritures : Ésaïe, contemplant notre époque, déclara : « Le pays est dévasté, livré au pillage . . . » Et puis, comme rétrospectivement, il déplorait : « C’est pourquoi la malédiction dévore le pays, et ses habitants portent la peine de leurs crimes ; c’est pourquoi les habitants du pays sont consumés, et il ne reste qu’un petit nombre d’hommes. » (Ésaïe 24:3, 6.) ¶
Le Sauveur ressuscité lui-même a dit : « . . . il arrivera, dit le Père, que quiconque ne se repentira pas et ne viendra pas à mon Fils bien-aimé, je le retrancherai du milieu de mon peuple . . . ¶
« et j’exercerai ma vengeance et ma fureur sur eux, . . . comme ils n’en ont point entendu. » (3 Néphi 21:20-21.) ¶
Pas plus tard qu’en 1832, le Seigneur déclara par l’intermédiaire du prophète Joseph Smith : « . . . moi, le Tout-Puissant, j’ai mis la main sur les nations pour les châtier de leur méchanceté. ¶
« Et des fléaux éclateront, et ils ne cesseront pas sur la terre ¶
« . . . jusqu’à ce que tous ceux qui restent me connaissent, depuis le plus petit jusqu’au plus grand . . . » (D&A 84:96-98.) ¶
Le président George Albert Smith, s’exprimant depuis cette chaire en 1950, a déclaré : « Il ne se passera pas longtemps avant que des calamités ne s’abattent sur la famille humaine, à moins d’un prompt repentir. Il ne se passera pas longtemps avant que ceux qui sont dispersés sur la surface de la terre par millions ne meurent comme des mouches en raison de ce qui va arriver. » (Era, vol. 53 [mai 1950], p. 412.) ¶
Le président McKay, lors de la conférence d’octobre 1964, ajouta : « Les hommes peuvent aspirer à la paix, réclamer la paix et œuvrer pour la paix, mais il n’y aura pas de paix tant qu’ils ne suivront pas le chemin tracé par le Christ vivant. » (Era, vol. 67 [décembre 1964], p. 1042.) ¶
Les enseignements de l’histoire
Quant aux enseignements de l’histoire, le docteur John Lord déclare : « Le monde a été témoin de nombreux empires puissants, des empires qui ont disparu sans laisser la moindre trace derrière eux. Que reste-t-il du monde antédiluvien ? Pas même un clou de l’arche de Noé. . . . Que reste-t-il de Ninive, de Babylone, de Thèbes, de Tyr, de Carthage, ces grands centres de richesse et de puissance ? Que reste-t-il de la grandeur romaine ? . . . Quelle est la simple histoire de tous les âges ? » Puis il répond : « — industrie, richesse, corruption, déclin et ruine. Quelle force de conservation a été assez puissante pour arrêter la ruine des nations de l’Antiquité ? » conclut-il. (Beacon Lights of History [New York: William H. Wise Co., 1921], vol. 3, pp. 128-129.) ¶
La réponse est évidente. Aucune puissance conservatrice que les nations de l’Antiquité auraient pu appliquer n’a été assez forte pour enrayer leur ruine. ¶
Notre chemin aujourd’hui
Je suis convaincu qu’aujourd’hui nous foulons le même sentier que ces nations ont foulé. Nous avons été industrieux. Nous sommes devenus riches. Nous traversons une période de corruption et de déchéance. Au tournant de la route, nous rencontrerons la ruine si nous poursuivons sur notre lancée actuelle. ¶
Certes, ce n’est pas une prévision réjouissante. Je ne la formule pas par plaisir, mais parce que je sais qu’elle est vraie, qu’il est impératif que nous la regardions en face et que nous fassions quelque chose à ce sujet. Je la formule également parce que je sais qu’il y a quelque chose que nous pouvons faire à cet égard. Je sais en outre que pour nous, comme pour les nations de l’Antiquité, il n’y a qu’un seul moyen d’obtenir la sagesse nécessaire pour résoudre nos problèmes et détourner la ruine imminente. Et cette voie consiste à apprendre et à mettre en pratique les lois que le Seigneur lui-même a prescrites pour guider les hommes vers une solution inspirée à leurs problèmes, vers une paix permanente. Cette voie, il l’a révélée. ¶
Une solution inspirée
Il l’a d’abord révélée à Adam. Il l’a enseignée et illustrée lorsqu’il était dans la chair. Pierre en proclama la pierre angulaire lorsque, devant les dirigeants des Juifs qui lui demandaient, ainsi qu’à Jean, « par quel pouvoir, ou au nom de qui » ils avaient guéri l’homme boiteux, il répondit : ¶
« . . . c’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, . . . que cet homme se présente en pleine santé devant vous. ¶
« Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » (Actes 4:7, 10, 12.) ¶
Les croyants associent cette Écriture au salut au-delà de la tombe, et à juste titre. Mon message pour vous aujourd’hui, cependant, est qu’elle s’applique avec une égale force aux affaires temporelles des hommes. ¶
Le premier pas sur cette voie est la foi au Seigneur Jésus-Christ. ¶
« . . . si vous ne croyez pas ce que je suis [c’est-à-dire le Fils de Dieu], vous mourrez dans vos péchés », a-t-il dit. (Jean 8:24.) Mais on dit : « Si la croyance au Christ est la voie, pourquoi la paix est-elle si insaisissable dans le monde occidental où les gens professent leur foi au Christ ? » La réponse est simple : professer une croyance ne suffit pas. Les hommes doivent l’accepter pour ce qu’il est en réalité — le Fils même de Dieu, le Rédempteur de l’homme. Ils doivent avoir une foi suffisante en lui pour prendre sur eux son nom de la manière qu’il a prescrite. ¶
Précisément, le croyant doit (1) se repentir de ses péchés — c’est-à-dire mettre sa conduite en harmonie avec les enseignements du Christ ; (2) conclure une alliance avec Dieu, par laquelle il est disposé à prendre sur lui le nom de Jésus-Christ, à se souvenir toujours de lui et à garder ses commandements en tout temps, en toutes choses et en tous lieux. Cette alliance, il doit la solenniser en se faisant baptiser. ¶
Tous ceux qui, par la foi au Christ, se conforment à ces exigences reçoivent le don du Saint-Esprit. ¶
La voie menant à une paix permanente
Ce qui précède — la foi au Seigneur Jésus-Christ, le repentir, le baptême par immersion pour la rémission des péchés et l’imposition des mains pour le don du Saint-Esprit — sont les lois de Dieu auxquelles les hommes doivent obéir afin d’obtenir une paix permanente. ¶
Lorsque les hommes y obéissent, ils reçoivent deux choses qui leur permettent de résoudre leurs problèmes : (1) un changement de cœur, et (2) la direction divine. Recevoir le Saint-Esprit, c’est naître de l’Esprit au sens de la déclaration du Christ à Nicodème selon laquelle, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut voir le royaume de Dieu. ¶
La fonction du Saint-Esprit est de guider les hommes sur le chemin de la vérité et de la paix. Jésus l’a appelé « l’Esprit de vérité » lorsqu’il a dit à ses disciples : « Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; . . . et il vous annoncera les choses à venir. » (Jean 16:13.) Le Saint-Esprit est un personnage d’esprit, le troisième membre de la Divinité. ¶
Sa sagesse, tout comme celle de Dieu, est infinie. Recevoir sa compagnie, c’est être conduit « dans toute la vérité ». Les personnes qui marchent à la lumière de ses directives agissent avec une certitude sans faille ; elles ne tombent pas dans les difficultés où se débat le monde aujourd’hui. ¶
Suivie dans l’Église apostolique
La procédure décrite ci-dessus était bien connue et suivie dans l’Église apostolique. Lorsque la foule de la Pentecôte, émue par le puissant témoignage des apôtres, s’écria : « Hommes frères, que ferons-nous ? », la prompte réponse de Pierre fut : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. » (Actes 2:37-38.) Et lorsque Paul trouva certains disciples baptisés qui n’avaient pas entendu parler du Saint-Esprit, il leur enseigna la véritable doctrine du Christ, puis il les baptisa de nouveau, cette fois « au nom du Seigneur Jésus. ¶
« Lorsque Paul leur eut imposé les mains, le Saint-Esprit vint sur eux, et ils parlaient en langues et prophétisaient. » (Actes 19:5-6.) Parce que les hommes, pendant les âges sombres, se sont écartés de ces ordonnances et ont rompu leurs alliances, ils ont perdu le don du Saint-Esprit. Ce faisant, ils ont perdu la véritable compréhension de ces enseignements clairs et simples de l’Évangile du Christ, y compris la direction du Saint-Esprit. Depuis lors, les hommes marchent et continuent de marcher dans les ténèbres de leur propre sagesse. ¶
Le véritable Évangile rétabli
C’est ce qu’ils n’ont plus besoin de faire, car le véritable Évangile a été rétabli dans toute sa simplicité et sa puissance originelles. ¶
« . . . connaissant les calamités qui allaient fondre sur les habitants de la terre . . . » (D&A 1:17), le Seigneur, à partir de 1820, l’a de nouveau révélé. ¶
En 1830, il organisa son Église, qu’il nomma plus tard L’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Il la dota de sa prêtrise et chargea ceux qui la détiennent d’enseigner son Évangile et d’administrer ses ordonnances salvatrices, notamment le baptême par immersion pour la rémission des péchés et l’imposition des mains pour le don du Saint-Esprit. ¶
Au cours du rétablissement, le Seigneur a révélé les principes et les procédures qui, s’ils étaient mis en pratique, résoudraient tous les problèmes qui troublent tant les peuples de la terre aujourd’hui — les problèmes économiques, les problèmes moraux, les problèmes sociaux et les problèmes politiques. ¶
En rétablissant le don du Saint-Esprit, il a mis à disposition le pouvoir qui transforme la nature humaine à tel point que les hommes désirent mettre en œuvre et mettent effectivement en œuvre ces principes et ces pratiques révélés. ¶
Je vous témoigne que ce pouvoir est sur la terre, que l’autorité de le conférer à tous ceux qui s’y qualifieront est ici présente. ¶
L’urgence de ce message
Je vous supplie, chacun d’entre vous, de ne pas rejeter ce message à la légère. ¶
Qu’il soit connu, compris et accepté est d’une telle urgence que Dieu lui-même, accompagné de son divin Fils, s’est rendu sur cette terre dans cette dispensation, et a envoyé d’autres êtres célestes, afin de le révéler pour notre salut tant temporel que spirituel. ¶
Et ainsi, je vous répète et témoigne que la « voie menant à une solution durable aux problèmes de l’homme » consiste pour les hommes à prendre sur eux le nom du Christ, de la manière prescrite par lui. Et je témoigne en outre que la façon d’y parvenir est d’avoir foi au Christ, de se repentir et d’être baptisé par immersion, et de recevoir le don du Saint-Esprit des mains d’un serviteur dûment autorisé de L’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. ¶
Je suis conscient que pour certains, cela peut sembler une déclaration présomptueuse, mais elle doit être faite parce qu’elle est vraie, et nous qui savons qu’elle est vraie avons l’obligation de la proclamer. ¶
« À l’Éternel la terre et ce qu’elle renferme, le monde et ceux qui l’habitent ! » (Psaumes 24:1.) ¶
Un jour glorieux s’approche
Il a pour dessein que la terre se repose et que ses habitants demeurent dans la paix. Un tel jour glorieux s’approche. Il est dès à présent à nos portes. ¶
La justice qui l’introduira et le maintiendra viendra de l’une de ces deux manières : à la suite de la destruction annoncée des méchants, ou par le repentir des hommes prenant sur eux, de la manière prescrite, le nom de Jésus-Christ, « le seul nom qui sera donné sous le ciel par lequel le salut viendra aux enfants des hommes . . . » (Moïse 6:52.) Que Dieu accorde aux hommes le repentir, et nous donne, à nous qui portons ce témoignage, la force d’être à la hauteur de notre responsabilité, je le prie humblement au nom de Jésus-Christ. ¶
Amen. ¶