Président McKay, mes frères et...
Spencer W. Kimball
Elder Spencer W. Kimball Du Conseil des douze apôtres ¶
Président McKay, mes frères et sœurs, et mes amis : j'aimerais féliciter frère Dyer, frère Hanks, frère Rector et frère Dunn pour leurs nouvelles nominations, et je prie le Seigneur de les bénir dans leurs nouvelles responsabilités. ¶
Les pharisiens, cherchant toujours à enlacer et à piéger le Sauveur, lui tendirent de nouveau leurs pièges : ¶
«. . . Est-il permis de payer le tribut à César ? . . . ¶
« Mais Jésus, connaissant leur méchanceté, . . . ¶
«. . . Alors il leur dit : Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » (Matthieu 22:17-18, 21.) ¶
Tout ceci est à moi
Un jour, un ami m'emmena dans son ranch. Il déverrouilla la portière d'une grande automobile neuve, se glissa derrière le volant et dit avec fierté : « Comment trouvez-vous ma nouvelle voiture ? » Nous roulâmes dans un confort luxueux vers les zones rurales jusqu'à une belle maison neuve aux abords paysagers, et il dit avec une fierté non dissimulée : « C'est ma maison. » ¶
Il conduisit jusqu'à un monticule herbeux. Le soleil se couchait derrière les collines lointaines. ¶
Il contempla son vaste domaine. Pointant vers le nord, il demanda : « Voyez-vous ce bosquet d'arbres là-bas ? » Je pouvais les discerner nettement dans la lumière déclinante du jour. ¶
Il pointa vers l'est. « Voyez-vous le lac qui scintille au coucher du soleil ? » ¶
Lui aussi était visible. ¶
« Maintenant, la falaise qui est au sud. » ¶
Nous nous retournâmes pour scruter le lointain. ¶
Il désigna des granges, des silos, la maison de ferme vers l'ouest. D'un large geste circulaire, il se vanta : « Depuis le bosquet d'arbres, jusqu'au lac, jusqu'à la falaise, et jusqu'aux bâtiments du ranch et tout ce qui se trouve entre — tout ceci est à moi. Et les taches sombres dans le pré — ce bétail est également à moi. » ¶
Et puis je lui demandai de qui il l'avait obtenu. La chaîne des titres de son acte de propriété remontait à des concessions de terres accordées par des gouvernements. Son avocat l'avait assuré qu'il détenait un titre de propriété libre de toute charge. ¶
« De qui le gouvernement l'a-t-il obtenu ? » demandai-je. « Qu'a-t-on payé pour cela ? » ¶
Me vint à l'esprit la déclaration hardie de Paul : « Car la terre est au Seigneur, et tout ce qu'elle renferme. » ¶
(1 Corinthiens 10:26.) Et puis le psalmiste qui a déclaré : ¶
« Les paroles de l'Éternel sont des paroles pures, un argent éprouvé sur la terre au creuset, sept fois épuré. » (Psaumes 12:6.) Et puis j'ai demandé : « Le titre est-il venu de Dieu, Créateur de la terre et propriétaire de celle-ci ? A-t-il été payé ? ¶
Vous a-t-elle été vendue, louée ou donnée ? ¶
Si c'est un don, de qui vient-il ? Si c'est une vente, par quel échange ou quelle monnaie ? Si c'est un bail, rendez-vous compte de manière appropriée ? » ¶
Et puis j'ai demandé : « Quel en fut le prix ? Avec quels trésors avez-vous acheté cette ferme ? » ¶
« De l'argent ! » ¶
« D'où avez-vous tiré cet argent ? » ¶
« De mon labeur, de ma sueur, de mon travail et de ma force. » ¶
Et puis j'ai demandé : « D'où avez-vous tiré votre force de peiner, votre pouvoir de travailler, vos glandes pour suer ? » ¶
Il parla de la nourriture. ¶
« D'où provient la nourriture ? » ¶
« Du soleil, de l'atmosphère, du sol et de l'eau. » ¶
« Et qui a apporté ces éléments ici ? » ¶
Je citai le psalmiste : « Tu fis ruisseler une pluie bienfaisante, ô Dieu ! Tu fortifias ton héritage épuisé. » (Psaumes 68:9.) « Si la terre n'est pas à vous, alors quels comptes rendez-vous à votre propriétaire pour ses bienfaits ? L'Écriture déclare : "Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu." Quel pourcentage de votre accroissement versez-vous à César ? Et quel pourcentage à Dieu ? ¶
« Croyez-vous à la Bible ? Acceptez-vous le commandement du Seigneur donné par l'intermédiaire du prophète Malachie ? "Un homme trompe-t-il Dieu ? Car vous me trompez, Et vous dites : En quoi t'avons-nous trompé ? Dans les dîmes et les offrandes. Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, . . . Mettez-moi de la sorte à l'épreuve, dit l'Éternel des armées. Et vous verrez si je n'ouvre pas pour vous les écluses des cieux, Si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance." (Malachie 3:8, 10.) Et dans les derniers jours, le Seigneur a dit de nouveau : ¶
« "Et si vous cherchez les richesses que le Père veut vous donner, vous serez les plus riches de tous les peuples, car vous aurez les richesses de l'éternité ; et il faut nécessairement que les richesses de la terre soient à moi pour que je les donne." (D&A 38:39.) Et Moïse a confirmé à Pharaon au sujet des plaies : ". . . afin que tu saches que la terre est à l'Éternel." (Exode 9:29.) J'ai dit encore : "Il ne semble se trouver aucun endroit dans les écrits saints où Dieu ait dit : 'Je vous donne le titre de cette terre inconditionnellement. Il n'est pas à vous pour le donner, le posséder, le détenir, le vendre, le dépouiller ou l'exploiter à votre guise.' Je ne puis trouver une telle Écriture, mais je trouve ceci dans les Psaumes : '. . . ceux qui espèrent en l'Éternel posséderont le pays.' (Psaumes 37:9.) Et je me souviens que notre Créateur a fait alliance dans le conseil dans les cieux avec nous tous : '[Et] nous descendrons, car il y a de l'espace là-bas, et nous prendrons de ces matériaux, et nous ferons une terre sur laquelle ceux-ci pourront habiter.' (Abraham 3:24.) Cela ressemble bien plus à un bail sur lequel un loyer est exigé qu'à un titre de pleine propriété. ¶
« Les Écritures modernes disent que si vous vivez les commandements, "la plénitude de la terre est à vous, les bêtes des . . . ¶
champs et les oiseaux du ciel, . . . ¶
« "Oui, tout ce qui vient de la terre ... est fait pour le bénéfice et l'usage de l'homme. . . ." (D&A 59:16, 18.) Cette promesse ne semble pas transmettre la propriété de la terre, mais seulement l'usage et les contenus qui sont donnés aux hommes à la condition qu'ils respectent tous les commandements de Dieu. » ¶
Mais mon ami continuait à marmonner : « À moi — à moi », comme pour se convaincre lui-même à l'encontre de la certitude plus évidente qu'il n'était tout au plus qu'un locataire défaillant. ¶
C'était il y a de longues années. Je l'ai vu gisant dans sa mort au milieu d'un mobilier luxueux dans une maison somptueuse. Il avait possédé un vaste domaine. Et j'ai croisé ses bras sur sa poitrine, et j'ai baissé les petits voiles sur ses yeux. ¶
J'ai pris la parole à ses funérailles, et j'ai suivi le cortège depuis ce bon morceau de terre qu'il avait réclamé jusqu'à sa tombe, un minuscule espace oblong de la longueur d'un homme grand, de la largeur d'un homme corpulant. ¶
Hier, j'ai revu ce même domaine, doré par le grain, vert de luzerne, blanc de coton, semblant insouciant de celui qui l'avait réclamé. Ô homme chétif, vois la fourmi affairée déplaçant les sables de la mer. ¶
Voleriez-vous Dieu ?
Je me suis arrêté sur la route pour acheter des fruits. La petite échoppe se trouvait à la lisière du verger. Et j'ai demandé au vendeur : « Ces arbres sont-ils à vous ? » ¶
Il répondit : « De la route jusqu'à la colline — tout cela est à moi, ainsi que tous les fruits que nous cueillons et vendons. Tout cela est à moi. » ¶
Et j'ai demandé : « N'avez-vous aucun associé qui apporte du capital ? » ¶
« J'ai gagné l'argent nécessaire pour acheter. C'est à moi. » ¶
J'ai dit : « Vous avez acheté la terre ? Vous avez acheté les plants ? Mais qui a mis les nutriments dans le sol pour les faire pousser ? Qui a fait monter la sève vivante dans toutes les branches ? Qui les a fait fleurir et embaumer l'air d'un doux parfum ? Avez-vous produit la pluie ? ¶
Pouvez-vous commander au soleil ? Avez-vous ¶
mis de l'intelligence dans les arbres pour produire des bourgeons et des fleurs, des fruits mûrs, de la saveur et de la valeur nutritive ? Celui qui a fait la terre, les arbres, les éléments possède un droit de gage sur tout cela. Avez-vous réglé le montant de votre bail ? ¶
« Je sais que vous payez à César sa pleine part, sans jamais y manquer. Mais calculez-vous et payez-vous la part revenant à Dieu ? ¶
« Ces arbres sont-ils à vous et à vous seuls ? N'y a-t-il aucune réclamation d'un associé sur les fruits ? » Il grimaça. ¶
« Êtes-vous intègre ? Voleriez-vous Dieu, votre associé ? Vous souvenant que la terre est au Seigneur, et tout ce qu'elle renferme ? » ¶
Lorsque Dieu créa l'homme et la femme, il les plaça sur la terre pour la « cultiver, la garder et l'assujettir ». (Voir Genèse 2:15.) Il semble que cette relation entre propriétaire et locataire soit équitable — le Seigneur, le propriétaire, fournit la terre, l'air, l'eau, le soleil et tous les éléments pour la rendre féconde. Le locataire apporte son labeur. ¶
Le Seigneur a promis après le déluge : ¶
« Tant que la terre subsistera, les semailles et la moisson, le froid et la chaleur, l'été et l'hiver, le jour et la nuit ne cesseront point. » (Genèse 8:22.) Et le psalmiste chanta de nouveau : « Tu visites la terre et tu lui donnes l'abondance, tu la combles de richesses ; le ruisseau de Dieu est plein d'eau ; . . . ¶
« En arrosant ses sillons, en aplanissant ses mottes, tu la détrempes par des pluies. . . . ¶
« Les pâturages se couvrent de brebis : . . . ils poussent des cris de joie et ils chantent. » (Psaumes 65:9-10, 13.) « . . . la terre est pleine de la bonté de l'Éternel. » (Psaumes 33:5.) Un mois plus tard, un accident d'automobile ôtait la vie à cet arboriculteur. Il n'avait pas payé son écot, et il n'a pas emporté son verger avec lui. Chaque printemps, ses arbres fleurissent encore ; chaque automne, les fruits succulents sont cueillis. ¶
La terre est au Seigneur
J'ai vu une belle maison sur une plage. ¶
L'occupant me la désigna avec vantardise. ¶
« C'est ma maison, avec ses fondations inébranlables, ses murs solides, ses aménagements luxueux, sa vue incomparable. » ¶
Un jour, un avertissement retentit. Un raz-de-marée se précipita vers le rivage. Tous les occupants eurent la vie sauve, mais lorsque la grande mer regagna son lit, seule une dalle de béton marquait l'endroit où s'était dressée sa précieuse propriété. Les pierres étaient au fond de l'eau ; le bois de charpente, réduit en allumettes, flottait à la surface. Et je me suis rappelé de nouveau ce que disait le psalmiste : ¶
« À l'Éternel la terre et ce qu'elle renferme, le monde et ceux qui l'habitent ! » (Psaumes 24:1.) ¶
Payez-vous la dîme ?
Un autre jour, j'ai accompagné un ami à sa banque. Il vérifia le contenu de son coffre-fort et, retirant une poignée de documents, il me dit fièrement : « Tout cela est à moi. Ces actions et ces obligations sont à moi. » Il était évident que ses avoirs représentaient de la richesse. Il y avait une fierté possessive dans sa voix. ¶
Et j'ai réfléchi : « Combien vous avez prospéré ! Comment avez-vous fait pour si bien réussir ? ¶
D'où tenez-vous vos talents, vos capacités ? Avez-vous créé la vue, la voix, la mémoire et la faculté de penser ? » Il hésita à répondre. ¶
Je lui ai demandé : « Payez-vous la dîme ? ¶
Je suis certain que vous payez vos impôts. Rendez-vous à Dieu ce qui était déjà sien ? Je suis certain que César ne manque jamais d'obtenir sa part. Qu'en est-il de Dieu ? Vous avez accepté vos opportunités terrestres sous condition. Vous avez loué sa terre, son équipement, utilisé ses éléments, vous le savez. ¶
« L'homme chétif possède-t-il, s'approprie-t-il, lègue-t-il et donne-t-il comme s'il avait fait la terre et le ciel ? Et cela sans rapport ni reddition de comptes ? » ¶
J'ai rencontré un homme sur le campus d'une grande université, instruit et brillant, titulaire de hauts diplômes. Nous avons parlé de revenu. Bien qu'il fût très élevé, il estimait le sien bien trop modeste pour subvenir à ses besoins. Je lui ai demandé : « Payez-vous la dîme ? » ¶
Il me regarda avec un air interrogateur dans les yeux. Pourquoi devrait-il payer ? Il l'avait gagné — jusqu'au dernier centime. Je lui ai rappelé le thème du psalmiste : ¶
« À l'Éternel la terre et ce qu'elle renferme, le monde et ceux qui l'habitent ! » ¶
Et il répliqua : « Je ne revendique aucune terre — j'habite dans un appartement. Je n'utilise aucun élément — j'exerce l'esprit des hommes. ¶
Je n'ai de dettes envers personne. Je gagne mon revenu. » ¶
Et puis j'ai demandé : « Par quelle force formidable gagnez-vous votre vie ? » ¶
« Mon cerveau », dit-il. ¶
Et puis j'ai demandé : « Où votre cerveau a-t-il pris naissance ? L'avez-vous créé ? Construit dans une usine, acheté dans un magasin ? Avez-vous ajouté élément à élément, en le façonnant de manière si complexe et en lui donnant une telle puissance ? ¶
D'où tenez-vous votre force, votre vision, votre puissance et votre santé ? D'où tenez-vous votre souffle, votre continuité ? Fabriquez-vous des cerveaux, construisez-vous des corps, créez-vous des âmes ? » ¶
De nouveau, j'ai demandé : « Payez-vous la dîme ? ¶
Vous rendez compte à César. Payez-vous le Seigneur pour tous ses dons généreux ? » ¶
Cet homme était arrogant et orgueilleux. ¶
Il n'observait aucune loi, n'adorait aucun Dieu, était égoïste et égocentrique. Il avait besoin de l'exhortation adressée aux Israélites rebelles : ¶
« Garde-toi d'oublier l'Éternel, ton Dieu, au point de ne pas observer ses commandements, . . . et ses lois. . . . ¶
« Lorsque tu verras . . . ton gros et ton menu bétail se multiplier, ton argent et ton or s'augmenter, et tout ce qui est à toi se multiplier, prends garde que ton cœur ne s'enfle, et que tu n'oublies l'Éternel, ton Dieu, . . . ¶
« qui t'a fait marcher dans ce grand et affreux désert, où il y avait ... de la soif et point d'eau, et qui a fait jaillir pour toi de l'eau du rocher le plus dur, . . . ¶
« Garde-toi de dire en ton cœur : Ma force et la puissance de ma main m'ont acquis ces richesses. ¶
« Souviens-toi de l'Éternel, ton Dieu, car c'est lui qui te donne de la force pour les acquérir. . . . » (Deutéronome 8:11, 13-15, 17-18.) Pendant de longues années, il avait fait un mauvais usage des fonds — s'appropriant le dixième qui appartenait à son Créateur. Quel droit avait-il d'utiliser sans permission les fonds du bail du Seigneur ? et sans reddition de comptes et sans la dignité et la fidélité correspondantes sur lesquelles ses neuf dixièmes étaient promis ? ¶
Il avait oublié la question de Malachie : ¶
« Un homme trompe-t-il Dieu ? . . . » (Malachie 3:8.) Il avait oublié l'alliance que nous avions tous conclue lors du conseil dans les cieux, quand notre Seigneur a proposé : ¶
« . . . Nous descendrons . . . et nous ferons une terre sur laquelle ceux-ci pourront habiter ; et nous les mettrons ainsi à l'épreuve, pour voir s'ils feront tout ce que le Seigneur, leur Dieu, leur commandera. » (Abraham 3:24-25.) « Et disiez-vous que vous n'aviez fait aucune promesse téméraire ? La réponse est la suivante : votre présence même sur la terre est la preuve que vous avez accepté ce défi dans l'assemblée de la préexistence. » ¶
J'ai survécu à cet homme aussi. Ce fut un triste événement lorsque son heure arriva. Ce qui était fort devint faible, ce qui était puissant devint inanimé. Son cerveau encore enfermé dans son crâne osseux ne fonctionnerait plus. Il ne respirait plus d'air, n'enseignait plus aucun jeune, ne commandait plus aucun auditoire, ne touchait plus de salaire, n'occupait plus d'appartement, mais occupait une petite parcelle de terre sur un flanc de colline herbeux. Mais à présent, j'espère qu'il sait : « . . . la terre est au Seigneur, et tout ce qu'elle renferme. . . . » ¶
Il ne devait rien à aucun homme. Il avait tout gagné lui-même, disait-il. ¶
La dîme n'est pas pour Dieu
J'ai demandé à un autre homme s'il payait la dîme. ¶
Il rougit en répondant. « Nous n'avons pas les moyens de payer la dîme. » ¶
« Quoi ? Pas les moyens d'être intègre ? ¶
Pas les moyens de restituer au programme du Grand Dispensateur ce qui était déjà sien ? » ¶
Il dit : « Mes études ont coûté cher. Nos petits nous ont coûté beaucoup, et il y en a encore un autre à venir. Le médecin et l'hôpital prélèveront leur tribut. Notre voiture a été accidentée et nous a coûté d'autant plus cher. ¶
Les vacances, la maladie, le coût de la vie augmentent et ne nous laissent rien à donner à l'Église ! » ¶
« Croyez-vous en Dieu ? » ¶
« Bien sûr », dit-il. ¶
« Vraiment ? » demandai-je. « Dieu ferait-il ¶
des promesses qu'il n'accomplirait pas ? ¶
Vous n'avez aucune confiance en Dieu, sinon pourquoi douteriez-vous de ses promesses glorieuses ? Votre foi est en vous-même. Dieu a promis qu'il ouvrirait les écluses des cieux et répandrait sur vous de riches bénédictions au-delà de votre compréhension, promises selon votre fidélité. N'avez-vous pas besoin de ces bénédictions ? Pour ce dixième, il compensera par des bénédictions — des bénédictions auxquelles vous n'auriez guère songé. Il a dit : ¶
« ". . . Ce sont des choses que l'œil n'a point vues, que l'oreille n'a point entendues, et qui ne sont point montées au cœur de l'homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment." (1 Corinthiens 2:9.) Et encore : ¶
« ". . . Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus." (Matthieu 6:33.) Vous ne croyez pas que Dieu sera à la hauteur ? Non, vous ne faites pas confiance à votre Seigneur. Vous gardez tous les fonds que vous avez perçus et les utilisez selon votre propre jugement. Vous craignez qu'il n'honore pas ses promesses. ¶
« Vos dettes mêmes, vos nombreux soucis démontrent votre incapacité à gérer vos affaires. Vous avez en partie échoué dans votre riche intendance. Pouvez-vous gérer vos affaires mieux que le Seigneur ? ¶
Feriez-vous bien d'employer ce gestionnaire en qui vous n'avez aucune confiance ? Nous savons qu'il ne faillira pas. » ¶
La dîme n'est pas pour Dieu. C'est nous qui coupons les coupons et encaissons les dividendes. ¶
Les choses qui sont à Dieu
L'homme salarié se plaignait : « Mon voisin possède une ferme. Sa famille y vit. Nous achetons notre subsistance dans un magasin avec de l'argent comptant. Ils tuent un bœuf, un porc, et se nourrissent à partir de leur congélateur. Leur potager charge la table de légumes ; le pré nourrit les vaches qui fournissent les produits laitiers ; leur ferme produit du blé pour la volaille destinée à la table ; et les poules fournissent de la viande et des œufs. Payez-vous la dîme sur la production de vos terres agricoles ? » ¶
La réponse est : « Bien sûr, vous la payez si vous êtes fidèle à vos engagements. ¶
Aucun homme honnête ne dépouillerait son Seigneur de dîmes et d'offrandes. » ¶
Nous demandons encore : « Vous sentez-vous généreux lorsque vous payez votre dîme ? Vantard lorsque le montant est élevé ? L'enfant a-t-il été généreux envers ses parents lorsqu'il lave la voiture, fait son lit ? Êtes-vous généreux lorsque vous payez votre loyer, ou remboursez des emprunts aux banques ? ¶
Vous n'êtes ni généreux ni prodigue, mais simplement honnête lorsque vous payez votre dîme. » ¶
« C'est moi qui ai fait la terre, et qui sur elle ai créé l'homme », dit le Seigneur. « C'est moi, ce sont mes mains qui ont déployé les cieux, et c'est moi qui ai disposé toute leur armée. » (Ésaïe 45:12.) Peut-être vos attitudes sont-elles le produit de vos idées fausses. ¶
Voleriez-vous un dollar à votre ami ? un pneu sur la voiture de votre voisin ? ¶
Emprunteriez-vous l'argent de l'assurance d'une veuve sans intention de rembourser ? Dévalisez-vous des banques ? De telles suggestions vous choquent. Alors, voleriez-vous votre Dieu, votre Seigneur, qui a pris avec vous des dispositions si généreuses ? ¶
Avez-vous le droit de vous approprier les fonds de votre employeur pour payer vos dettes, acheter une voiture, vêtir votre famille, nourrir vos enfants, bâtir votre maison ? ¶
Prendriez-vous sur les fonds de votre voisin pour envoyer vos enfants à l'université ou en mission ? Aideriez-vous des parents ou des amis avec des fonds qui ne vous appartiennent pas ? Certaines personnes confondent leurs principes, faussent leurs idéaux. Prendriez-vous les dîmes pour payer votre fonds de construction ou l'entretien de la paroisse ? Offririez-vous des cadeaux aux pauvres avec l'argent de quelqu'un d'autre ? ¶
L'argent du Seigneur ? ¶
Le Seigneur continue de demander : « Un homme trompe-t-il Dieu ? Car vous me trompez. ¶
Là résonnent encore et toujours les paroles du Maître : « Rendez à César ce qui est à César. » Et il a dit : « Aujourd'hui est un jour pour la dîme de mon peuple. » (Voir D&A 64:23.) La loi de la dîme ne s'applique-t-elle pas à tous les enfants des hommes, sans distinction d'église ou de croyance ? Tous ceux qui croient à la Bible doivent réellement croire qu'il s'agit là d'une loi de Dieu. Là résonnent encore et toujours les paroles du Maître : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » ¶
Le Seigneur bénira tous ceux qui aiment et observent ses lois. Cela, je le sais, au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶