Samedi soir, une réunion inspirante de la...
Joseph Fielding Smith
Samedi soir, une réunion inspirante de la prêtrise de l'Église s'est tenue dans le Tabernacle. ¶
Les délibérations de cette réunion ont été retransmises par circuit fermé depuis le Tabernacle aux membres de la prêtrise rassemblés dans environ 600 lieux distincts dans toutes les régions des États-Unis et du Canada, avec environ 95 000 personnes présentes. ¶
Nous souhaitons une cordiale bienvenue à toutes les personnes présentes cet après-midi — invités de marque, dirigeants du monde de l'éducation, présidences de pieu, épiscopats, présidences de temple, officiers généraux des organisations auxiliaires, ainsi qu'à tous les membres et amis de l'Église qui nous écoutent. ¶
La musique pour cette session sera interprétée par le Chœur du Tabernacle, sous la direction de Richard P. Condie et Jay E. ¶
Welch, avec Robert Cundick à l'orgue. ¶
Nous commencerons ce service cet après-midi par le chœur chantant « Merveilleux à mes yeux », sous la direction de Jay E. Welch, directeur adjoint. ¶
La prière d'ouverture sera prononcée par frère Harold F. Whittier, président du pieu de South Los Angeles. ¶
Chant : « Merveilleux à mes yeux ». ¶
Prière : Président Harold F. Whittier, pieu de South Los Angeles. ¶
Président N. Eldon Tanner : Le Chœur du Tabernacle, sous la direction de Richard P. Condie, va maintenant chanter « Listen to the Lambs ». ¶
Après le chant, le président Joseph Fielding Smith, de la Première Présidence et président du Collège des Douze, s'adressera à nous. ¶
Chant : « Listen to the Lambs ». ¶
Le président Joseph Fielding Smith, conseiller dans la Première Présidence et président du Collège des Douze, va maintenant s'adresser à nous. Il sera suivi de frère Marion D. Hanks, du Premier conseil des soixante-dix. ¶
Président Joseph Fielding Smith De la Première Présidence et président du Conseil des Douze Mes chers frères et sœurs : Je suis heureux d'être avec vous en ce jour. J'espère et prie de tout cœur que le Seigneur me bénira par son Esprit, afin que je puisse vous donner quelque chose qui sera pour votre bien et pour l'édification du royaume de Dieu. ¶
« Celui qui m'aime » ¶
Pour thème, j'ai pensé prendre les paroles de notre Sauveur : « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui qui m'aime ; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père » (Jean 14:21.) Je vais vous lire quelques mots de Paul l'apôtre, écrits aux saints de Corinthe. Or, les gens du monde ont une idée étrange concernant ces épîtres de Paul et des hommes qui ont écrit les épîtres que nous avons dans la Bible. Ils se les appliquent à eux-mêmes et les considèrent comme proclamées en tant que messages destinés au monde entier. Mais il n'en est rien. Très certainement, chacune de ces épîtres a été écrite aux membres de l'Église — non pas à des dénominations religieuses, mais à ceux qui ont entendu les paroles des apôtres d'autrefois, les ont reçues et ont été baptisés et confirmés membres de l'Église de Jésus-Christ dans cette dispensation-là. ¶
Par conséquent, nous devrions avoir la compréhension, lorsque nous lisons ces épîtres, que les choses dites par les apôtres ne s'appliquent pas à ceux qui n'ont pas contracté d'alliances par l'Évangile de Jésus-Christ et ne s'y appliquaient pas en ce temps-là. Je vais lire une déclaration très précise et énergique adressée aux membres de l'Église, dont certains s'étaient un peu éloignés à cette époque, tout comme nous le faisons aujourd'hui, dont certains n'étaient pas pleinement convertis et dont certains avaient oublié les messages que les frères leur avaient enseignés et qu'ils avaient reçus lorsqu'ils étaient entrés dans l'Église. Preuve de celui qui contracte alliance Paul a donc instruit ces membres de l'Église et a attiré l'attention sur certaines conditions propres à ceux qui ont contracté des alliances avec Jésus-Christ. Et Paul ne parle pas à notre génération. Il parle de la génération dans laquelle il vivait. Et ainsi, à ces membres corinthiens de l'Église, il a dit : ¶
« Or, si quelqu'un bâtit sur ce fondement avec de l'or, de l'argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l'œuvre de chacun sera manifestée ; « car le jour la fera connaître, parce qu'elle se révélera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu'est l'œuvre de chacun. ¶
« Si l'œuvre bâtie par quelqu'un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. ¶
« Si l'œuvre de quelqu'un est consumée, il perdra sa récompense ; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu. ¶
« Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? » (1 Cor. 3:12-16.) Ainsi écrivait-il aux saints de Corinthe, et ces paroles s'appliquent tout autant aux saints d'aujourd'hui. Paul ne pouvait pas dire cela à ceux qui n'avaient pas été baptisés et confirmés, car le Seigneur a dit formellement que ceux qui ne sont pas membres de l'Église ne peuvent pas recevoir le Saint-Esprit ; et c'est pourquoi Paul a dit : ¶
« Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, et c'est ce que vous êtes. ¶
« Que nul ne s'abuse lui-même : si quelqu'un parmi vous pense être sage selon ce siècle, qu'il devienne fou, afin de devenir sage. ¶
« Car la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu. Aussi est-il écrit : Il prend les sages dans leur ruse. » (1 Cor. 3:17-19.) Nous devrions donc y prêter attention. ¶
Nous ne pouvons bâtir sur aucun autre fondement. Je pense qu'il y a des membres de l'Église qui ont de l'orgueil, qui ont fait de l'or, de l'argent et des choses précieuses leur grand objectif. Et ils ont négligé leurs devoirs et leurs responsabilités, que leur appartenance à l'Église exige d'eux. Maintenant, permettez-moi de lire un autre passage adressé à ces mêmes membres de l'Église, dont beaucoup s'étaient malheureusement écartés des véritables enseignements qu'ils avaient reçus de Paul et d'autres personnes envoyées pour les instruire : ¶
« Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? ¶
« Car vous avez été rachetés à un grand prix. ¶
Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu. » ¶
(1 Cor. 6:19-20.) Cette déclaration de Paul est tout aussi vraie et s'applique avec une égale force dans le cas des saints des derniers jours d'aujourd'hui. ¶
Paul ne pouvait pas dire cela à ceux qui n'avaient pas fait d'alliances. Il aurait pu dire à n'importe qui, n'importe où, qu'il avait été racheté à un grand prix, mais il ne pouvait pas lui dire que le Saint-Esprit lui avait été donné, parce qu'il n'était donné qu'aux membres de l'Église. Mais le fait demeure que chaque âme à la surface de la terre a été rachetée à un grand prix — Juif et Gentil, païen et athée. ¶
Peu importe où un homme vit, ce qu'il croit ou les circonstances dans lesquelles il vit, il a été acheté et payé à un grand prix, un prix payé par notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, et il était le seul à pouvoir le payer. Nul autre n'est jamais né dans ce monde qui pût payer ce prix. ¶
Ses « droits » ¶
Et de quoi avons-nous été rachetés ? ¶
Avant de répondre à cette question, je veux dire autre chose. J'ai entendu des gens dire, et des membres de l'Église aussi : « J'ai le droit de faire ce qui me plaît. » Ma réponse est : Non, vous ne l'avez pas. ¶
Vous n'avez aucun droit de faire tout ce qui vous plaît. Il n'y a qu'un seul droit que vous ayez, et c'est de faire précisément ce que je vous ai lu : garder les commandements de Jésus-Christ. Il a parfaitement le droit de nous le dire. Nous n'avons pas le droit de refuser. Peu m'importe qui est cet homme ; peu m'importe où il vit, ou ce qu'il est — lorsque l'Évangile de Jésus-Christ lui est présenté, il n'a aucun droit de refuser de le recevoir. ¶
Il en a le privilège. Il n'est pas contraint de le recevoir, parce que notre Père ¶
céleste a donné à chacun de nous, dans l'Église et en dehors, le don du libre arbitre. Ce libre arbitre nous donne le privilège d'accepter les commandements de notre Seigneur et de leur être fidèles, mais il ne nous a jamais donné le droit de les rejeter. Tout homme qui rejette les commandements de notre Père céleste est rebelle. ¶
Bien sûr, je me rends compte qu'il y a des milliers de personnes qui n'ont jamais entendu l'Évangile. Elles ne vont pas être punies pour cela. Nous ne pouvons pas attendre d'une personne qu'elle observe un commandement dont elle n'a jamais entendu parler. Mais tous ceux qui n'ont jamais eu le privilège de l'entendre auront à un moment donné ce privilège. Si ce n'est dans cette vie, ce sera dans le monde des esprits. Et chaque âme aura l'occasion d'accepter la mission de notre Sauveur Jésus-Christ ou de la rejeter. Lorsque le Seigneur nous commande, si nous l'aimons, nous garderons ses commandements. Telle est la loi pour les membres de l'Église, selon les paroles du Sauveur : « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui qui m'aime... » ¶
(Jean 14:21.) De nouveau, le Sauveur a dit : ¶
« Si vous m'aimez, gardez mes commandements. » (Jean 14:15.) Malheureusement, nous avons des membres de l'Église qui mettent de côté les commandements que le Seigneur nous a donnés, qui négligent de les observer strictement. Ce n'est pas votre droit. C'est simplement votre privilège, le privilège que le Seigneur vous a accordé d'agir par vous-mêmes. Vous êtes des agents dotés du pouvoir en vous d'obéir ou de désobéir. S'il n'en était pas ainsi, personne ne pourrait être jugé pour désobéissance. ¶
Nous lisons dans les Écritures que chaque homme sera jugé selon ses œuvres. Eh bien, si nous ne sommes soumis à aucune obligation, qui peut nous juger ? Avez-vous jamais pensé à cela ? S'il n'y avait aucune obligation pour moi de garder les commandements du Seigneur, si je les enfreignais, je ne pourrais pas être puni. ¶
Bienfaits de l'obéissance Nous ne punissons pas les hommes pour avoir fait quelque chose qui n'est pas contraire aux lois, n'est-ce pas ? Mais le Seigneur nous a donné ses lois, l'Évangile de Jésus-Christ, non pas parce que cela lui est agréable, non pas parce qu'il va en retirer quelque chose. Il nous a donné ces lois pour que nous puissions en retirer quelque chose. Et, bien sûr, chaque personne qui garde ces commandements ajoute d'autant à sa gloire personnelle. Cela ne fait aucun doute, car lorsque nous soutenons notre Sauveur et lui sommes fidèles et dévoués, il est le bienfaiteur. Mais ne sommes-nous pas bénéficiaires, et les bienfaits ne sont-ils pas de loin plus grands pour nous qu'ils ne le sont pour lui ? Notre Seigneur n'a jamais donné un commandement dans ce monde à aucun homme qui ne fût destiné à être pour son bien éternel. Je pense que parfois nous négligeons cela. ¶
J'espère que le Seigneur m'aidera à garder ses commandements. Comme je l'ai dit, ses commandements ne sont pas difficiles à garder. ¶
Il l'a dit lui-même. Certaines personnes disent que ses commandements sont difficiles à garder. N'est-ce pas là admettre qu'elles ne les gardent pas ? ¶
Permettez-moi de vous poser une question : Y a-t-il quelqu'un ici qui n'ait pas commis quelque péché ou transgression de la loi divine ? Si c'est le cas, vous pouvez lever la main. Je ne vois aucune main levée. Je ne peux pas lever la mienne. Eh bien, vous est-il jamais arrivé, après avoir commis une faute, de vous sentir désolé, d'éprouver l'esprit de repentir et de souhaiter ne pas l'avoir fait ? Si vous n'avez pas ressenti cela, vous feriez mieux d'aller voir votre évêque. J'ai fait des choses que je n'aurais pas dû faire, et je l'ai regretté. Je n'ai jamais commis de meurtre ; j'ai gardé mon corps pur ; je n'ai pas volé les gens. ¶
Quand j'étais enfant, il m'est arrivé de prendre quelque chose qui ne m'appartenait pas, comme les pommes du voisin. Mais quand j'ai mal agi, j'ai été troublé. ¶
Il a porté le fardeau Le Sauveur n'a jamais commis aucun péché et n'a jamais porté une conscience troublée. Il n'était pas dans la nécessité de se repentir comme vous et moi ; mais d'une manière que je ne puis comprendre, il a porté le poids de mes transgressions et des vôtres, et les transgressions de chaque âme qui entre dans cette Église depuis les jours d'Adam jusqu'à notre époque actuelle et jusqu'à la fin des temps. Il est venu s'offrir en sacrifice pour payer la dette de chacun de nous qui est disposé à se repentir de ses péchés, à revenir à lui et à garder ses commandements. Pensez-y, si vous le pouvez. Le Sauveur a porté ce fardeau d'une manière qui dépasse notre compréhension. Je le sais, parce que j'accepte sa parole. Il nous parle du tourment qu'il a traversé ; le tourment était si grand qu'il a supplié son Père que, s'il était possible, il ne bût pas à la coupe amère et ne reculât pas : « ... toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. » (Luc 22:42.) La réponse qu'il a reçue de son Père fut : « Tu dois la boire. » ¶
Puis-je m'empêcher de l'aimer ? Non, je ne le puis. L'aimez-vous ? Alors gardez ses commandements. Si vous ne le faites pas, vous devrez en répondre vous-mêmes. ¶
La mort, et ensuite la rédemption Quand Adam et Ève furent placés dans le jardin d'Éden, ils n'avaient pas à mourir. Ils auraient pu y rester jusqu'à ce jour. Ils auraient pu y continuer pendant des siècles innombrables. Il n'y avait pas de mort alors. Mais cela aurait été une calamité effroyable s'ils s'étaient abstenus de prendre du fruit de cet arbre, car ils seraient restés dans le jardin d'Éden et nous ne serions pas ici ; personne ne serait ici excepté Adam et Ève. Ainsi, Adam et Ève en mangèrent. Manger de ce fruit défendu subjugua le pouvoir de l'esprit et créa du sang dans leurs corps. Il n'y avait pas de sang dans leurs corps avant la Chute. Le sang devint la vie du corps. Et le sang n'était pas seulement la vie de celui-ci, mais il portait en lui les semences de la mort. Et ainsi nous vieillissons et nous mourons. Mais cela aurait été une chose affreuse si Adam et sa postérité avaient été forcés, en raison de la Chute, de mourir et de demeurer morts ; cela aurait été le cas s'il n'y avait pas eu de rédemption. ¶
C'est ce que Satan voulait, alors il s'est acharné sur eux. Je pense qu'il avait cette idée : « Maintenant, j'ai détruit le plan du Seigneur. J'ai rendu Adam et Ève mortels et ils vont mourir ; tout le monde devra mourir, et ils seront soumis à moi. » Et il en riait. ¶
« Par Jésus-Christ, notre Seigneur » ¶
Il n'y avait qu'une seule voie de rédemption, une seule façon de faire réparation et de restituer le corps à l'esprit ; c'était par une expiation infinie, et elle devait être accomplie par un être infini, quelqu'un qui ne fût pas sujet à la mort et qui pourtant eût le pouvoir de mourir et qui eût aussi le pouvoir sur la mort. Et ainsi, notre Père céleste nous a envoyé son Fils, Jésus-Christ, dans le monde, ayant la vie en lui-même. Et parce qu'il avait une mère qui avait du sang dans les veines, il avait le pouvoir de mourir. Il pouvait abandonner son corps à la mort et ensuite le reprendre. Permettez-moi de lire ses propres paroles : « Le Père m'aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. ¶
« Personne ne me l'ôte, mais je la donne de moi-même ; j'ai le pouvoir de la donner, et j'ai le pouvoir de la reprendre : tel est l'ordre que j'ai reçu de mon Père. » (Jean 10:17-18.) Il avait le pouvoir de donner sa vie, et sur la croix il a payé le prix de nos péchés et en même temps de la transgression d'Adam. Son expiation infinie a abouti à deux choses : (1) la restitution du corps à l'esprit, et (2) la rédemption de ceux qui acceptent l'Évangile de Jésus-Christ et qui seront fidèles dans l'observation de ses commandements — la libération de leurs péchés. ¶
Maintenant, en conclusion, qu'allons-nous faire ? Allons-nous l'aimer ? Allons-nous prendre conscience de la grande œuvre qu'il a accomplie pour nous et allons-nous être reconnaissants, ou allons-nous enfreindre ses commandements ? J'aimerais lire un extrait d'un texte de Sydney Harris, tiré du Deseret News en 1964, intitulé « Croirions-nous et suivrions-nous ? » : ¶
« S'il devait y avoir une seconde venue, n'y aurait-il pas bientôt une seconde crucifixion ? Et cette fois, non par les Romains ou les Juifs, mais par ceux qui se proclament fièrement chrétiens ? Je me le demande ! Je me demande comment nous considérerions et traiterions aujourd'hui cet homme avec ses doctrines étranges, effrayantes et "irréalistes" sur le comportement et les relations humaines. Croirions-nous et le suivrions-nous, plus que les foules de son époque n'ont cru et suivi ? ¶
« Les militaristes parmi nous ne l'attaqueraient-ils pas comme un pacifiste lâche parce qu'il nous exhorte à ne pas résister au méchant ? ¶
« Les nationalistes parmi nous ne s'en prendraient-ils pas à lui comme à un dangereux internationaliste parce qu'il nous dit que nous sommes tous d'une même chair ? ¶
« Les riches parmi nous ne le fustigeraient-ils pas comme un agitateur radical parce qu'il interdit aux riches l'entrée du royaume des cieux ? ¶
« Les libéraux parmi nous ne le rejetteraient-ils pas comme un vagabond rêveur parce qu'il nous conseille de ne pas nous inquiéter du lendemain, de ne pas amasser de trésors sur la terre ? ¶
« Les ecclésiastiques parmi nous ne le dénonceraient-ils pas comme un hérétique vociférant parce qu'il tranche dans le vif des rituels et nous commande seulement d'aimer Dieu et notre prochain ? ¶
« Les sentimentalistes parmi nous ne le tourneraient-ils pas en dérision comme un cynique parce qu'il nous avertit que le chemin du salut est étroit et difficile ? ¶
« Les puritains parmi nous ne le mépriseraient-ils pas et ne le rejetteraient-ils pas parce qu'il mange et boit avec les publicains et les pécheurs, préférant la compagnie des buveurs et des prostituées à celle des membres "respectables" de l'Église ? ¶
« Les sensuels parmi nous ne le dédaigneraient-ils pas parce qu'il jeûne quarante jours dans le désert, négligeant les besoins du corps ? ¶
« Les orgueilleux et les personnes d'importance parmi nous ne se moqueraient-ils pas de lui lorsqu'il instruit les douze disciples en leur disant que celui qui voudrait être le "premier" devrait être celui qui prend le rôle du moindre et se fait le serviteur de tous ? ¶
« Les sages selon le monde et les érudits parmi nous ne seraient-ils pas stupéfaits d'entendre que nous ne pouvons être sauvés à moins de redevenir comme de petits enfants, et qu'un petit enfant nous conduira ? ¶
« Chacun de nous — à sa façon — ne trouverait-il pas une partie des paroles et des actes de cet homme si menaçante pour nos modes de vie, si contraire à nos croyances enracinées, que nous ne pourrions le tolérer longtemps ? ¶
« Je me le demande ! Je me demande si nous sommes plus préparés à la seconde venue que nous ne l'aurions été à la première. » ¶
Lorsque nous rentrerons chez nous, mettons-nous à genoux et remercions le Seigneur pour ses nombreuses bénédictions, et notre Seigneur Jésus-Christ pour sa miséricorde, sa grandeur et sa bonté d'avoir rendu possible, par l'observation de ses commandements, que nous retournions dans la présence de Dieu notre Père et demeurions avec lui. Que le Seigneur vous bénisse en accordant à vos cœurs chaque désir juste, telle est ma prière, au nom de son fils Jésus-Christ, notre Rédempteur. ¶
Amen. ¶