Pulpit

L'un des textes les plus cités...

Richard L. Evans

1966 April General Conference·Second Day Afternoon Meeting·1966-04-09

L'un des textes les plus cités du Nouveau Testament est celui-ci, tiré de Jean : « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. » (Jean 3:16.) Ce passage est d'une réconfortante familiarité — l'amour de Dieu énoncé simplement — et ce qu'il a fait de son amour en est la preuve éclatante : il a envoyé son Fils unique afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle.

L'amour s'exprime par des actes Supposons que Dieu ait aimé le monde de manière passive ? Supposons qu'il n'ait pas envoyé son Fils ? Supposons qu'il ne nous ait pas donné son Évangile ? Supposons qu'il n'ait pas entrepris de sauver l'humanité ni de nous racheter de la mort ? Supposons qu'il ait laissé ses enfants dériver sans plan, sans but, sans conseil ni commandements ? Aurait-ce été là de l'amour ?

Le point que j'espère souligner, dans un dessein précis, est la marque, la preuve, le critère de l'amour.

Un éditorial lu récemment dans une revue médicale portait un titre intrigant :

« L'amour est un verbe. » Et partant de là, l'auteur a porté son attention sur l'importance d'agir, de prouver, d'accomplir. La preuve de tout principe réside dans ce qu'il produit, et la preuve de toute personne réside dans ce qu'elle fait — dans sa façon d'agir, dans ce qu'elle devient — et pas simplement dans ce qu'elle dit.

« L'amour est un verbe. »

Nous pourrions paraphraser et dire que le service est un verbe, que la vie est un verbe ; car c'est en agissant, en vivant, en apprenant, et pas seulement en paroles, que nous accomplissons notre mission. Nul ne fait réellement ses preuves ni ne prouve ses principes dans la neutralité, l'indifférence ou l'inaction. Nul ne fait ses preuves en se contentant de penser ou en restant simplement assis.

L'auteur de l'article mentionné ci-dessus relevait que dans certaines langues primitives, avec leur nombre restreint de mots, la description du mouvement du gibier, par exemple, s'exprime simplement par un seul mot : courir. Peut-être pourrions-nous dire beaucoup plus avec moins de mots en indiquant simplement l'action : vivre, agir. « ... lorsqu'un substantif remplace un verbe, il y a un désavantage... » parce qu'un nom est statique, tandis que la vie est mouvement. Certaines personnes « attribuent une valeur intrinsèque à des 'choses' comme la pureté et la gratitude... Elles s'attribuent le mérite de posséder des vertus nominales. Ou elles se punissent d'avoir des vices,...

[mais] nous communiquons avec les autres au moyen de verbes... La gratitude n'a même pas encore vu le jour tant qu'elle ne s'est pas réellement traduite en paroles ou en actes... »

La même chose pourrait être dite de la santé mentale, déclarait ce même médecin. Elle « n'est pas structurelle mais fonctionnelle. Ce n'est pas quelque chose que l'on a ou que l'on est. C'est la mesure de ce que l'on fait. » (William B. McGrath, M.D., dans Medicine at Work, février 1966.) Si nous faisons des choses sensées, nous sommes sains d'esprit. Si nous ne faisons pas de choses sensées, nous ne le sommes pas.

Les actes parlent plus fort que les mots Les actes parlent en effet plus fort que les mots.

À l'égard d'une jeune personne qui se demandait si elle aimait ou non quelqu'un, il convient de rappeler que l'amour n'est pas simplement un nom et pas simplement un sentiment d'affection. La preuve de l'amour, c'est ce qu'on est prêt à accomplir pour l'être aimé. La preuve de l'amour réside dans notre conduite.

Le docteur John A. Widtsoe s'est intéressé à ce sujet à diverses reprises : « La nature pleine et essentielle de l'amour, nous ne la comprenons peut-être pas », disait-il, « mais il existe des critères pour la reconnaître.

Amour et vérité « L'amour est toujours fondé sur la vérité... »

Le mensonge et la tromperie, ou toute autre transgression de la loi morale, sont les preuves de l'absence d'amour. L'amour périt au milieu de la fausseté... Ainsi, celui qui ment à celle qu'il aime, ou lui propose tout acte contraire à la vérité, ne l'aime pas réellement.

L'amour ne blesse pas « De plus, l'amour n'offense ni ne blesse ni ne nuit à l'être aimé. À cette aune, toute entreprise humaine, passée et présente, peut être évaluée dans sa valeur véritable. La cruauté est aussi absente de l'amour... que la vérité l'est du mensonge.

L'amour est une force positive « ... l'amour est une force active et positive.

Il vient en aide à l'être aimé. S'il y a un besoin, l'amour s'efforce d'y pourvoir. S'il y a une faiblesse, l'amour la supplante par la force... L'amour qui n'aide pas est un amour feint ou éphémère.

L'amour donne « Tout bons que soient ces critères, il en existe un plus grand encore. Le véritable amour se sacrifie pour l'être aimé... C'est là le critère suprême. Le Christ a fait don de lui-même, a donné sa vie pour nous, proclamant ainsi la réalité de son amour pour ses frères et sœurs mortels. La mère donne de sa propre chair et de son propre sang, et met sa propre vie en péril pour son enfant. Dans les relations familiales, il doit y avoir des sacrifices mutuels entre mari, femme et enfants, sans quoi le véritable amour est absent. » (Dr John A. Widtsoe, An Understandable Religion, chap. 8.) L'amour est honnête Ainsi, quiconque inciterait autrui à faire ce qui est indigne, ou abuserait de quelqu'un, ou le dépouillerait de sa vertu, ou le gênerait, ou le blesserait, n'aime pas réellement la personne dont il prétend être épris. Ce qu'il éprouve en de telles circonstances est bien en deçà de l'amour. La preuve est dans les actes.

Les vertus sont des forces positives Et il en va de même pour toutes les vertus.

Soit nous menons une vie pure, soit nous ne le faisons pas.

Soit nous avons des pensées pures, soit nous n'en avons pas. La pureté n'est pas simplement un nom. C'est un verbe. C'est vivre une certaine sorte de vie. C'est nourrir certaines sortes de pensées. Sa preuve se trouve dans le respect des commandements.

La bonté n'est pas une théorie, c'est un fait.

Nous pouvons considérer la dîme comme un principe, en débattre et l'approuver, mais si nous sommes réellement convaincus et convertis, nous paierons notre dîme.

Nous pouvons avoir une haute estime du système missionnaire, mais il ne fonctionne que parce que certains quittent leur foyer, font des sacrifices et servent avec sincérité — et non simplement parce qu'il s'agit d'une bonne organisation ou d'une belle idée.

Nous pouvons penser et parler de la chasteté comme d'une vertu, mais si nous sommes convertis et convaincus, nous mènerons une vie chaste.

Si nous aimons nos enfants, nous ne les négligerons pas et nous ne les laisserons pas livrés à eux-mêmes. Si nous aimons nos enfants, nous ne les laisserons pas ignorer la loi ou les commandements, ignorer comment se comporter, être dépourvus de saines habitudes de travail, ou ignorer la courtoisie et la conduite honorable.

Si nous aimons nos enfants, nous les exhorterons à se préparer aussi pleinement que possible pour la vie, nous les persuaderons d'acquérir toute la formation et toute l'instruction possibles. Si nous aimons nos enfants, nous resterons aussi proches d'eux que possible et ferons tout notre possible pour les préserver du péché et de tout ce qui encombrerait ou marquerait leur vie.

En tant que parents, nous n'avons pas de plus grande obligation — et la négligence n'est pas une preuve d'amour. Une part de l'amour consiste à accomplir notre devoir dans l'amour et la fidélité, « par la persuasion, par la longanimité, par la gentillesse et la modestie, et par un amour sincère ; par la bonté et la connaissance pure... » (D&A 121:41-42.) Jésus a dit : « ... m'aimes-tu ? ...

Pais mes brebis. » (Jean 21:16.) Ailleurs il est écrit : « Si vous m'aimez, gardez mes commandements. » (Jean 14:15.) Mettre la parole en pratique Les qualités abstraites de caractère ne signifient pas grand-chose dans l'abstrait. C'est la manière dont nous vivons, la manière dont nous servons, la manière dont nous instruisons nos enfants, ce que nous faisons au jour le jour qui, à la fois, indiquent ce que nous sommes et déterminent ce que nous sommes ; et toute la théorie et toutes les spéculations, toutes les citations d'Écritures, toutes les recherches de mystères, toutes les coupures de cheveux en quatre et toute la connaissance de la lettre de la loi ne comptent pas pour beaucoup, au sens final et salvateur, à moins que nous ne vivions l'Évangile, à moins que nous ne gardions les commandements, à moins que nous ne mettions les principes à l'épreuve, à moins que nous ne menions des vies utiles, sincères et dévouées.

La meilleure preuve Parfois, nous entendons quelqu'un dire : « Ma vie m'appartient. Je vais en faire ce qui me plaît. » Mais la vie de personne ne lui appartient en propre. Une trop grande part des autres est entrée dans la composition de chacun de nous.

Nous ne pouvons nous blesser sans blesser les autres. Un chagrin, une maladie, une honte, un accident, une peine ou une difficulté de quelque nature que ce soit — toute perte subie par des êtres chers est une perte pour la famille et les amis. Nous faisons trop partie les uns des autres pour qu'il n'en soit pas ainsi.

Si nous aimons nos parents, la preuve n'en serait-elle pas d'agir en conséquence : être reconnaissants, contribuer à prendre soin d'eux dans leurs besoins, les honorer en étant honorables, nous confier à eux — et non pas leur causer des tourments ?

La meilleure preuve d'amour pour nos parents serait une manifestation active de gentillesse, d'égards, d'appréciation et de respect envers leurs enseignements et leurs conseils.

La meilleure preuve d'amour pour notre pays ne réside pas dans ce que nous disons — ou affirmons ressentir — mais dans le fait de le servir, d'obéir aux lois et de préserver ses principes.

La meilleure preuve d'amour pour notre Père céleste consisterait à mener des vies faites d'honneur et de recueillement, à ne pas prendre son nom en vain, à mener une vie utile et juste, et à garder ses commandements.

Quant à ceux qui disent aimer l'Église, la meilleure preuve de cet amour consisterait à servir, à agir, à donner de nous-mêmes, à vivre selon ses principes et à observer ses commandements.

Que Dieu nous aide à ne pas être des membres inscrits sur les registres seulement, mais des membres qui placent l'action, le service et le respect des exigences de l'Évangile au-dessus de leur confort ou de leur commodité.

« Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. »

(Matthieu 7:21.) Il est important de croire ; il est important d'être ; mais il est également important de faire. La conviction exprimée par la conduite Même les démons croient. (Voir Jacq.

2:19.) « La conviction n'a aucune valeur tant qu'elle ne s'est pas transformée en conduite. » (Thomas Carlyle.) Rendons grâces à Dieu pour l'Évangile, pour la réalité personnelle et littérale de celui qui nous a créés à son image, pour son Fils notre Sauveur, et pour le plan béni de la vie éternelle avec nos êtres chers.

Rendons grâces à Dieu pour sa patience, pour sa compréhension, pour son réconfort, pour ses commandements ; car ce serait une vie bien désolante que d'être livrés à nous-mêmes sans savoir ce qui est attendu de nous — ni pourquoi. Rendons grâces à Dieu de ce qu'il a envoyé son Fils unique pour nous montrer le chemin, nous racheter de la mort et nous guider vers la vie éternelle.

Avec vous, j'offre ma gratitude et l'engagement de faire de mon mieux pour manifester mon amour envers notre Seigneur et Sauveur et envers son Père qui nous a donné la vie, en menant le genre de vie qu'ils désirent que nous menions, et je vous laisse mon témoignage de la vérité de ce qui nous rassemble ici, au nom de notre Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ. Amen.

La session du dimanche matin sera retransmise par de nombreuses stations de radio et de télévision dans l'Ouest ; et sur ondes courtes en anglais par la station WRUL vers l'Europe, l'Amérique du Sud, l'Amérique centrale, l'Afrique et certaines parties de l'Asie.

Les sessions de ce matin et de demain matin seront transmises par ligne directe depuis le Tabernacle, via des câbles sous-marins, à un grand nombre de saints réunis dans des églises à travers la Grande-Bretagne et l'Allemagne.

L'émission du Chœur du Tabernacle sur le réseau de radio CBS aura lieu demain matin de 9 h 35 à 10 h 00. Les personnes désirant assister à cette émission doivent être à leur place au plus tard à 9 h 15.

Nous désirons exprimer notre appréciation à la chorale de l'Institut SDJ d'Ogden pour la contribution qu'elle a apportée à notre conférence cet après-midi. Ils vont maintenant chanter : « La vie éternelle », sous la direction de Ladd R. Cropper, et la prière de clôture sera prononcée par le président Henry E. Peterson.

La chorale a chanté : « La vie éternelle ».

Frère Henry E. Peterson, président du pieu de Bountiful North, a prononcé la prière de clôture.

SESSION GÉNÉRALE DE LA PRÊTRISE DU SAMEDI SOIR La session générale de la prêtrise de l'Église s'est tenue à 19 h 00, 1966.

Le président David O. McKay était présent et présidait. À sa demande, le président Hugh B. Brown, premier conseiller dans la Première Présidence, a dirigé la réunion.

La musique chorale pour cette session a été assurée par les Mormonaires de Boise, Idaho, sous la direction de C. Winston Hansen. Frère Robert Cundick était aux commandes de l'orgue.

Président Hugh B. Brown :

Ceux d'entre vous qui se trouvent dans le Tabernacle sont conscients que nous avons le privilège de compter parmi nous le président David O. McKay ce soir, mais à l'intention de ceux qui écoutent dans les centaines de lieux de culte et autres bâtiments de l'Église, puis-je annoncer que le président McKay est présent, qu'il préside cette session et m'a demandé de la diriger.

Ceci est une session spéciale de prêtrise de la 136e conférence annuelle de l'Église. Il pourrait vous intéresser de savoir que ces services sont retransmis en circuit fermé aux membres de la prêtrise réunis dans l'Assembly Hall et dans environ 425 autres rassemblements distincts d'un océan à l'autre et au Canada. On estime qu'environ 75 000 personnes participeront à cette réunion par ligne directe. Cela ne comprend pas les 10 000 personnes réunies dans ce bâtiment et dans l'Assembly Hall.

Les chants de cette session seront assurés par les Mormonaires de Boise, Idaho, avec C. Winston Hansen comme chef de chœur et Robert Cundick à l'orgue. Nous apprécions grandement la visite de ces frères venus de Boise.

Nous les avons déjà entendus, et nous savons quelle formidable contribution ils apporteront.

Nous commencerons ces services par le chœur qui chantera un pot-pourri de cantiques des saints des derniers jours, avec Jay Powells comme soliste (rires). J'espère que frère Powells n'intentera pas une action pour diffamation, (rires). Après le chant, frère Iris Bell Morgan, président du pieu de Granger, prononcera la prière d'ouverture.

Le Chœur :

Les Mormonaires de Boise ont chanté un pot-pourri de cantiques des saints des derniers jours.

Frère Iris Bell Morgan, président du pieu de Granger, a prononcé la prière d'ouverture. Président Hugh B. Brown :

Le président Morgan qui vient de prononcer la prière d'ouverture est du pieu de Granger.

Les Mormonaires de Boise vont maintenant nous interpréter « Listen to the Lambs »,

avec Darrell Anderson en tant que soliste, C.

Winston Hansen à la direction. Après le chant, l'évêque John H.

Vandenberg sera notre premier orateur, et il sera suivi par frère Marion G. Romney du Collège des douze apôtres.

Évêque Vandenberg.

Sélection musicale par les Mormonaires : « Listen to the Lambs ».

Citer ce discoursRichard L. Evans, « L'un des textes les plus cités... », 1966 April General Conference, Second Day Afternoon Meeting (1966-04-09). Pulpit Vault, 1966-04-evans-one-of-the-most-quoted-new-testament. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).