C'est une merveilleuse bénédiction que d'être...
Marion D. Hanks
C'est une merveilleuse bénédiction que d'être de nouveau dans ce bâtiment bien-aimé, sur ces lieux chéris et sacrés. Il est glorieux de chanter avec vous et de répondre à l'inspiration de ce chœur. Il fait bon être chez soi. ¶
Alors que je sortais du bâtiment des bureaux de l'Église hier matin, j'ai entendu un homme dire à son compagnon : « Si je continue à ce rythme, je vais finir au tombeau. » Ma réaction immédiate a été de penser que, quel que soit son emploi du temps, ses chances d'y parvenir étaient plutôt élevées. Mais une seconde pensée m'est venue, une pensée exprimée par un jeune homme remarquable mais au pied un peu lourd, interrompu au milieu d'une course de vitesse par un agent quelque peu sévère. L'agent lui demandait ce qu'il faisait, et le garçon a répondu : « Je ne voulais pas rester à la traîne dans la poussière. » Eh bien, il n'y restera pas. Personne n'y restera, et personne ne finira dans une tombe. ¶
Choisir la « Voie éternelle » dès maintenant L'esprit de chaque enfant de Dieu continue de vivre lorsque nous faisons l'expérience de la mort mortelle — la séparation temporaire du corps et de l'esprit — et par l'expiation du Christ, il y aura une résurrection universelle. Le corps et l'esprit seront réunis de nouveau pour former l'âme éternellement vivante. Les circonstances dans lesquelles nous vivrons éternellement, en présence de qui, avec quels compagnons, et dans quel état d'opportunité et de service créateur, nous les décidons dès maintenant par les choix que nous faisons. ¶
Les grands messages de cette conférence ainsi que les assurances émouvantes et solennelles qui nous ont été données ont apporté à notre cœur la certitude renouvelée que ceci est la vérité. Nous avons enseigné cette vérité en Europe au cours des dernières années avec un grand nombre de vos fils et filles d'élite et leurs compagnons plus âgés. Ce fut une expérience merveilleuse de voir l'Esprit transformateur du Seigneur agir sur eux comme il agissait jadis lorsque le Sauveur a appelé ses Apôtres du lieu des péages et des filets de pêche et leur a commandé de devenir pêcheurs d'hommes. C'est une expérience que nous ne voudrions pour rien au monde manquer ni échanger. ¶
Les motivations missionnaires louées Il y a quelques années, un homme admirable et brillant, qui ne savait rien de l'Église, a passé quelques jours avec son fils dans un camp de garçons où plusieurs de ces missionnaires servaient comme animateurs. Quelque temps plus tard, il a écrit un mot à l'un d'eux. Permettez-moi de le lire : ¶
« Il est difficile pour une personne qui n'a pas l'habitude d'écrire d'exprimer ce qu'elle ressent sans paraître exagérer un peu. Je pense cependant que vous me connaissez assez bien pour savoir que je pense exactement ce que je dis. Je veux vous dire, à vous et aux autres, ce que je ressens. Je ne connais que très peu de choses sur la religion mormone, mais voici ce que je constate à travers mon contact avec vous au cours de ce camp. D'une manière ou d'une autre, elle est devenue si vitale pour de jeunes hommes comme vous que vous vous êtes trouvés à répondre à un appel. Vous avez dû vous engager personnellement parce que votre religion est si intime et si importante pour vous. ¶
C'est une religion vivante. ¶
« Je suis un ancien dans une église protestante, et je convoite pour ma propre église, plus que je ne saurais vous le dire, le genre d'enseignement, de direction et de conviction qui insuffle une telle force vitale à ses jeunes gens. Nous avons nos missionnaires, bien sûr, mais ce que vous faites est tout à fait différent. Cela rayonne au sein de votre église d'une manière différente, me semble-t-il, et selon mon humble avis, c'est l'une des façons les plus grandioses dont j'aie jamais entendu parler pour qu'un être humain rembourse dans une certaine mesure à son Dieu l'immense dette que nous avons tous contractée. Je sais que Dieu bénira richement votre mission et vous-même. Je tiens à ce que vous sachiez que, grâce à vous et aux autres hommes, j'ai entrevu quelque chose qui, pour moi, a la possibilité d'apporter une réponse à beaucoup des problèmes qui assaillent ma propre église et le monde entier en ces temps troublés. » ¶
Eh bien, je partage les paroles généreuses et stimulantes de M. Cary, ses sincères paroles d'éloge et d'attente. Et je partage les merveilleuses implications qu'elles renferment pour le missionnaire, ainsi que pour son jeune frère, sa sœur et ses parents, pour moi, pour vous, pour nous tous. Elles constituent à mes yeux un tableau salutaire de nos possibilités et de nos responsabilités. ¶
Félicitations et confiance pour la jeunesse Tandis que nous travaillions avec les missionnaires, nous avons également œuvré avec de merveilleux membres de l'Église et rencontré une multitude de personnes remarquables, jeunes et moins jeunes. Je les revois par la pensée ce matin à Francfort, à Orléans et à Berchtesgaden, à Londres, à Bristol et à Glasgow, et dans une foule d'autres endroits. Dimanche soir dernier, lors d'une veillée dans le complexe sportif de l'université Brigham Young, il y avait plus de jeunes rassemblés qu'il n'y en a de réunis sur cette place aujourd'hui. Un soir ou deux plus tard, à l'université d'État de l'Utah, j'ai rencontré un autre groupe formidable. J'éprouve dans mon cœur pour eux et pour leur génération les plus vifs éloges et la plus grande confiance. ¶
Mais ils ont un lourd fardeau à porter et un immense défi à relever. ¶
J'ai pensé ces derniers jours à la déclaration du psalmiste qui chantait les doux accents des cieux : ¶
« Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires... » ¶
(Psaume 23:5.) Nos jeunes gens ont une table préparée, sans aucun doute, et c'est une table chargée des dons qui peuvent rendre cette vie pleine de sens et heureuse, et qui peuvent les combler au sens éternel. Mais la table est en vérité, comme le disait le psalmiste, dressée en présence de leurs ennemis. ¶
Les ennemis de la jeunesse Quels sont leurs ennemis ? Certains ont été évoqués ce matin : ¶
les hommes qui extraient de l'or de la boue ; ceux qui fabriquent et commercialisent des souillures ; ceux qui, égarés ou malveillants, présentent à nos jeunes un tableau de la vie telle que certains la mènent, mais en mettant l'accent sur les aspects les moins positifs et les moins divins de la nature sacrée de l'homme. Les jeunes ont une table préparée pour eux en présence de nombreux ennemis. L'un de ces ennemis est, dans chaque cas individuel, l'accumulation de nos propres fautes et notre mauvaise mémoire. Nous sommes enclins à nous excuser en invoquant les défaillances et les fautes d'autrui. Nous sommes enclins à penser que, puisque tout le monde le fait, il est tout à fait acceptable que nous le fassions aussi, et cela est avancé de manière persuasive par des spécialistes de divers domaines qui s'appuient sur la méthode statistique et laissent entendre que, puisque le plus grand nombre agit ainsi, cela doit être acceptable pour tout le monde, pourvu qu'on n'aille pas trop loin. ¶
Eh bien, la tendance de l'homme à se chercher des excuses a toujours existé parmi nous. Saül fut envoyé accomplir une grande mission. Saül échoua, puis en rejeta la faute sur son peuple lorsqu'il fut confronté au prophète Samuel. Saül prononça un mensonge, et Samuel répondit : « Qu'est-ce donc que ce bêlement qui frappe mes oreilles ? » (voir 1 Sam. ¶
15:14), et alors Saül rejeta la faute de sa défection sur son peuple. ¶
« Tournez à droite — allez tout droit » ¶
Au jour du rétablissement, un jeune et grand prophète a dû apprendre cette leçon lui aussi. Beaucoup d'entre vous connaissent la troisième section des Doctrine et Alliances, ce « manuel du rétablissement ». Puis-je en lire un verset ou deux que le Seigneur a donnés à Joseph Smith après un malheur où il avait cédé à la pression de faire quelque chose qu'il savait ne pas être tout à fait juste. Son bienfaiteur et ami qui l'aidait, subvenait à ses besoins et travaillait avec lui, voulait avoir pour sa femme et sa famille l'assurance qu'un prophète était réellement à l'œuvre, et ainsi Joseph Smith lui remit à contrecœur le manuscrit de la partie alors traduite du Livre de Mormon. Voici ce qui fut donné en réponse : ¶
« Et voici, combien de fois as-tu transgressé les commandements et les lois de Dieu, et as-tu suivi les persuasions des hommes ! ¶
« Car voici, tu n'aurais pas dû craindre l'homme plus que Dieu. Quoique les hommes méprisent les conseils de Dieu et dédaignent ses paroles, tu aurais dû être fidèle, et il aurait étendu le bras et t'aurait soutenu contre tous les traits enflammés de l'adversaire, et il aurait été avec toi dans tous les moments de détresse. ¶
« Voici, tu es Joseph... » (D&A 3:6-9.) « Tu es toi » ¶
Pourrait-il y avoir de réponse plus sublime, plus douce ou plus perspicace à cette suggestion, à ce chant des sirènes de la folie selon lequel « tout le monde le fait » ? Voici, tu es toi. Et Dieu t'a donné une table, généreusement garnie des bonnes choses de l'éternité. Allez-vous y renoncer parce que d'autres y renoncent ? Allez-vous abandonner les principes purs, solides et vigoureux de cette « force vitale » ¶
et de cette « religion vivante » ? ¶
Pourquoi est-ce une force vitale et d'où viennent ses racines ? C'est une force vitale parce que c'est une religion vitale. Dieu vit. Il est un Père vivant, qui révèle et qui communique. Le Christ vit. Il est le Chef vivant de cette Église. Il y a un prophète vivant sur la terre auquel le Père communique et révèle sa volonté. ¶
L'homme était au commencement avec Dieu, et nous vivrons toujours. ¶
Que Dieu nous bénisse afin que nous choisissions de vivre en sa présence avec ceux qui nous sont chers, en servant, en aimant et en apprenant de manière créative, active et efficace, je prie au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶