Président McKay, président Clark, s'il était...
Theodore M. Burton
Président McKay, président Clark, s'il était ici, président Moyle, membres des autorités générales, mes chers frères et sœurs, c'est là une expérience d'humilité. ¶
Quand le président McKay m'a fait entrer ce matin dans son bureau et m'a demandé comment je me sentais, je lui ai dit que j'avais peur. J'ai peur, mais seulement dans cette mesure — peur de ne pas être à la hauteur de la responsabilité qui m'a été donnée. Le président McKay m'a dit que ma responsabilité serait principalement de rendre témoignage de la divinité de Jésus-Christ, et cela, je peux le faire du fond de mon cœur. Je sais que Jésus est le Christ. J'ai fait alliance avec lui d'être son fils. J'ai fait alliance de porter ce nom, et je prie pour pouvoir toujours le porter honorablement, pour ne jamais rien faire qui déshonore ce glorieux nom. ¶
Je me suis demandé, depuis que l'appel m'a été donné, pourquoi j'avais été appelé à cette position. Je ne suis pas ici seul. Cet appel est venu à un grand nombre de personnes, des personnes qui ont influencé ma vie, avant même ma naissance. Comme les autres frères l'ont dit, moi aussi je descends d'une longue lignée d'ancêtres qui ont occupé des postes de responsabilité dans cette Église. Mon arrière-grand-père Burton était membre de l'Église et y est entré avec sa femme et l'une de ses filles. ¶
Mon grand-père Burton était un jeune homme de quinze ans seulement, qui avait entendu parler des mormons au Canada, et il dit qu'il renierait ses parents s'ils se joignaient à l'Église. Alors il les quitta et descendit dans l'Ohio, et là les missionnaires prirent contact avec lui et l'amenèrent dans l'Église. ¶
Il retourna ensuite et, à genoux, demanda pardon à son père et à sa mère pour son manque de perspicacité, pour son manque de compréhension, et leur demanda leur pardon. Grand-père Burton vint ici avec quelques-uns des tout premiers pionniers comme clairon de Brigham Young, et il devint l'un des compagnons constants de Brigham Young, avec frère Lot Smith et frère Porter Rockwell. J'ai lu les journaux de grand-père ; je sais combien il était dévoué à l'Église. Il a été membre de l'Épiscopat président pendant de très nombreuses années. ¶
Il a épousé ma grand-mère, dont le nom de jeune fille était Garr. Les Garr, eux aussi, sont des gens merveilleux dont je suis très fier. Ils furent parmi les tout premiers à entrer dans l'Église, et l'arrière-grand-père Fielding Garr fut l'un de ces sept hommes choisis pour accomplir cette mission très spéciale d'inhumation lorsque le prophète fut assassiné, à ce qu'on m'a dit. Grand-mère traversa les plaines, jeune fille de huit ans, et disait combien elle avait été heureuse quand une épine s'était enfoncée dans son pied, parce que c'était la seule fois où elle avait pu monter sur le hayon du chariot jusqu'à ce qu'on lui retire l'épine du pied. Elle était donc l'une de ces premières pionnières qui ont aidé à établir et à bâtir ce pays. ¶
Les Moyle sont dans l'Église depuis de nombreuses années. Ma mère était Florence Moyle. Je suis fier des Moyle. L'arrière-grand-père Moyle et le grand-père Moyle ont aidé à construire le temple de Salt Lake, et quand vous voyez la sculpture du côté est du temple, « Sainteté à l'Éternel », l'arrière-grand-père l'a faite comme missionnaire appelé à travailler au temple. ¶
Je suis fier des Cannel. Eux aussi sont entrés tôt dans l'Église. L'arrière-grand-père est venu ici dans l'Utah pour protéger sa fille contre les mormons, et quand il est arrivé il a rejoint l'Église et était reconnaissant que sa fille ait trouvé un homme aussi remarquable que grand-père James Moyle. ¶
Je suis donc fier de tous ceux qui ont rendu possible ma présence ici. Je suis reconnaissant à mes instructeurs de l'École du Dimanche. Je suis reconnaissant à mes instructeurs de la Primaire. De mon temps nous avions la Classe de religion. Je suis reconnaissant à ces sœurs qui ont travaillé avec nous quand nous leur causions, j'en suis sûr, bien des heures de peine et d'inquiétude, mais elles m'ont enseigné la divinité de Jésus-Christ, pour laquelle je serai toujours reconnaissant. ¶
Je suis issu de bons parents. Mon père et ma mère sont des gens dont je suis très fier. Je suis reconnaissant de la compagnie que j'ai eue avec mon épouse. Elle aussi vient d'une longue lignée de gens qui sont dans cette Église depuis de nombreuses générations. Son père, qui est encore en vie, âgé de plus de quatre-vingt-dix ans, est encore président de son collège des grands prêtres. Je lui suis reconnaissant, car elle m'a soutenu depuis le moment où nous nous sommes mariés et a été loyale et fidèle à tous égards. ¶
Je suis fier de mon fils. Je n'ai qu'un fils, et je dois donc compenser en qualité ce qui me manque en quantité. Je suis fier de lui. Quand mon grand-oncle Henry Moyle était patriarche du pieu d'Alpine, il m'a donné ma bénédiction patriarcale. Il m'a dit que nous aurions des responsabilités à prendre sur nous. Il m'a dit que mes enfants auraient à porter une partie de cette responsabilité, eux aussi. Je prie donc pour que mon fils vive près du Seigneur et puisse accepter sa part de responsabilité le moment venu. ¶
Je viens de rentrer de la mission d'Allemagne de l'Ouest, et je vous apporte tout l'amour de ces merveilleuses personnes. J'ai passé environ un cinquième de ma vie parmi des germanophones. J'aime le peuple suisse ; j'aime le peuple autrichien ; j'aime ces Allemands avec lesquels j'ai travaillé. Ce sont tout simplement des Saints merveilleux, forts et vaillants, loyaux et vrais, et ils sont sur le point de fortifier l'Église dans cette puissante nation afin que nous ayons là aussi des pieux de Sion. J'espère et je prie que je serai moi aussi présent quand viendra ce jour glorieux où nous pourrons établir sur le continent européen, parmi des peuples de langue étrangère, des pieux de Sion. Je sais que leur cœur est rempli d'amour de Dieu comme le vôtre, et je vous apporte leurs salutations et leur amour, et je suis fier d'être associé à une Église d'un caractère si international que nous pouvons aimer les gens quelle que soit la langue qu'ils parlent, quelle que soit leur couleur, ou quelle que soit la nation qu'ils représentent. Nous avons fait alliance d'être frères et sœurs, et cet amour dont on a parlé auparavant est l'amour qui existe dans cette Église aujourd'hui. ¶
Sans multiplier les paroles, donc, président McKay, j'accepte cet appel avec humilité et je prie pour votre aide et pour vos instructions. ¶
Mes frères et sœurs, je me lèverai et je ferai mieux que de mon mieux, car je sais que j'ai été appelé à cette position par un prophète de Dieu qui parle au nom de Jésus-Christ. Je vous rends mon témoignage qu'il est un prophète de Dieu. Je vous rends mon témoignage que Joseph Smith est un prophète de Dieu. Je vous rends mon témoignage que ces hommes que j'ai fréquentés dans le champ missionnaire, et ces autorités qui sont assises devant vous aujourd'hui, sont des prophètes, des voyants et des révélateurs, car j'ai vu s'accomplir des prophéties qu'ils ont faites. Je témoigne que Jésus est le Christ, que c'est l'Église de Jésus-Christ, possédant toute l'autorité nécessaire pour l'établir et la maintenir sur la face de la terre aujourd'hui. Je sais qu'elle croîtra jusqu'à ce que tous les peuples puissent reconnaître, fléchir le genou et confesser que Jésus est le Christ, et que son royaume est sur la terre. Ce témoignage, je vous le donne au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶