Merci, mes frères et sœurs, vous qui...
John Longden
Merci, mes frères et sœurs, à ceux d'entre vous qui étiez ici ce matin, de votre vote de soutien. Je vous assure que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour être digne de ce vote en parcourant l'Église au service des membres, de notre Père céleste et de son Fils, Jésus-Christ. ¶
Je serais ingrat si je ne disais pas un mot de l'un de nos collègues, frère Clifford E. Young. ¶
Il ne m'a pas été donné d'être ici lors de son décès, de sorte que je n'ai pas assisté à ses funérailles. J'étais alors en tournée dans une mission. Je lui suis on ne peut plus reconnaissant de sa compagnie, des admirables qualités dont sa vie a été l'exemple, de son intégrité envers son appel, de sa foi et de son témoignage de l'Évangile, et de son service désintéressé, s'acquittant bien des fois, j'en suis certain, de ses affectations alors qu'il souffrait physiquement, sans en rien laisser paraître. ¶
Je prie de pouvoir m'imprégner de ces excellentes leçons et d'en prendre ma part. ¶
Puis je souhaite la bienvenue à ces deux hommes remarquables que vous avez soutenus ce matin, les frères Critchlow et Dyer, et j'envisage avec joie et grande attente de m'associer à eux. Je les connais tous deux depuis de nombreuses années, trente ans et plus. ¶
Ayant été employé par la même société que celle où frère Critchlow travaille depuis tant d'années, je l'ai vu mis à l'épreuve, mais il en est toujours sorti fils dévoué de Dieu. ¶
De même pour frère Dyer. Je connais son œuvre dans l'Église et, tout récemment, ayant eu le privilège d'assister à la conférence du pieu de Kansas City, j'y ai ressenti son esprit ainsi que l'esprit de bon nombre de ses missionnaires. Je me réjouis donc de m'associer plus étroitement à ces admirables serviteurs du Seigneur. ¶
Et maintenant, je voudrais vous donner des paroles selon lesquelles vivre, si l'Esprit le dicte ainsi. Je me souviens d'une expérience survenue dans la vie du président George Albert Smith. Plusieurs années avant de devenir président de l'Église, il avait hébergé pendant quelques mois un couple venu de Hollande. Ils ne savaient dire que quelques mots d'anglais et comprenaient très peu l'anglais. ¶
Cependant, le frère hollandais insistait pour aller aux réunions de jeûne de langue anglaise et, après environ la troisième réunion de jeûne, tandis que le président Smith et lui retournaient à pied vers la maison des Smith, le président Smith demanda : « Pourquoi insistez-vous pour aller à la réunion de jeûne de langue anglaise alors que vous comprenez si peu de ce qui s'y dit ? » Voici la réponse significative du frère hollandais : « Ce n'est pas ce que je vois qui me rend heureux. Ce n'est pas ce que j'entends qui me rend heureux. C'est ce que je ressens qui me rend heureux, et je peux me sentir tout aussi bien que n'importe qui. » ¶
Oui, il y en a beaucoup qui entendent et pourtant n'entendent pas. Il y en a beaucoup qui voient, et pourtant ne voient pas. Si notre vie est en harmonie avec les glorieux enseignements de l'Évangile de Jésus-Christ, alors nous pouvons nous sentir tout aussi bien que n'importe qui. Nous nous sentons aussi bien que n'importe qui parce que nous avons un témoignage et la conviction que Jésus est le Christ. « Si quelqu'un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon propre chef. » (Jean 7:17.) Il n'y a ni hésitation, ni conjecture, ni tâtonnement, mais l'assurance que Dieu vit, qu'il est le Père de nos esprits et que Jésus est son Fils divin, qu'ils sont de nouveau apparus sur la terre en cette dispensation, comme nous l'avons si glorieusement chanté il y a quelques instants. ¶
Oui, je suis reconnaissant du témoignage de Joseph Smith. ¶
Il est intéressant que j'aie copié ce témoignage et son attestation, et que ce chant soit chanté juste avant que je sois appelé à occuper ce poste. Puis-je vous le donner ? ¶
Il comparait son expérience à celle de Paul lorsqu'il disait : ¶
« Cependant, il n'en restait pas moins un fait que j'avais eu une vision. J'ai pensé depuis que je devais ressentir plus ou moins la même chose que Paul quand il se défendit devant le roi Agrippa et qu'il raconta la vision qu'il avait eue, lorsqu'il avait aperçu une lumière et entendu une voix ; et cependant, il y en eut peu qui le crurent ; les uns dirent qu'il était malhonnête, d'autres dirent qu'il était fou ; et il fut ridiculisé et insulté. Mais tout cela ne détruisait pas la réalité de sa vision. Il avait eu une vision, il le savait, et toutes les persécutions sous le ciel ne pouvaient faire qu'il en fût autrement ; et quand bien même on le persécuterait à mort, il savait néanmoins, et saurait jusqu'à son dernier soupir, qu'il avait vu une lumière et entendu une voix qui lui parlait ; et rien au monde n'aurait pu le faire penser ou croire autrement. » (Joseph Smith 2:24.) Puis Joseph dit encore : ¶
« Il en était de même pour moi. J'avais réellement vu une lumière, et au milieu de cette lumière, je vis deux Personnages, et ils me parlèrent réellement ; et quoique je fusse haï et persécuté pour avoir dit que j'avais eu cette vision, cependant c'était la vérité ; et tandis qu'on me persécutait, qu'on m'insultait et qu'on disait faussement toute sorte de mal contre moi pour l'avoir racontée, je fus amené à me dire en mon cœur : Pourquoi me persécuter parce que j'ai dit la vérité ? J'ai réellement eu une vision ; et qui suis-je pour résister à Dieu, ou pourquoi le monde pense-t-il me faire renier ce que j'ai vraiment vu ? Car j'avais eu une vision, je le savais, et je savais que Dieu le savait, et je ne pouvais le nier ni ne l'osais ; du moins je savais qu'en le faisant j'offenserais Dieu et tomberais sous la condamnation. » (Ibid., 2:25.) Quel puissant témoignage ! Et il y a des milliers de personnes dans l'Église aujourd'hui, oui, des milliers et des milliers, qui ont dans leur cœur le témoignage que Dieu vit, que Jésus est le Christ, qu'ils sont bien apparus au garçon Joseph Smith, même s'ils n'ont pas vu ni éprouvé un privilège semblable. Le Saint-Esprit en rend témoignage dans le cœur des jeunes et des vieux. Ils se sentent bien intérieurement parce qu'ils vivent les vérités de l'Évangile qui ont été révélées en ce jour. ¶
Je voudrais vous transmettre le témoignage d'une jeune fille de dix-sept ans, une belle jeune femme qui grandit vers l'âge adulte. Il fut un temps dans sa vie où elle n'était peut-être pas trop sûre de ses convictions religieuses, mais elle est élevée dans un bon foyer où l'on vit les principes de l'Évangile, où les parents (le père étant maintenant décédé) se sentent bien parce qu'ils sont en harmonie. Puis elle a de merveilleux instructeurs et enseignants dans les organisations de l'Église. Aujourd'hui, elle se sent bien parce qu'elle a un témoignage ardent. ¶
Puis-je lire son témoignage ? ¶
Elle a d'abord dit qu'un groupe de jeunes de l'Association d'amélioration mutuelle avait invité quelques jeunes d'une autre Église à assister à une veillée. Soixante d'entre eux ont répondu ; il n'y avait que quarante membres de notre Église présents. ¶
Elle dit qu'une grande impression a été faite sur beaucoup de jeunes, membres comme non-membres. Ils aimaient leur instructrice, sœur Nona Dyer, qui se trouve être la fille de frère et sœur LeGrand Richards. ¶
Voici son témoignage : ¶
« J'aime vraiment l'Évangile, et c'est l'influence la plus puissante dans ma vie. ¶
Il me semble que plus je vieillis, plus l'esprit de l'Évangile pénètre profondément dans mon âme, et plus la vie devient belle. ¶
« J'admire vraiment papa pour la manière dont il a vécu l'Évangile et pour l'exemple qu'il a donné aux autres, et maman, qui est si désintéressée. J'espère seulement qu'un jour je pourrai apprendre à être ce genre de personne et donner quelque chose aux autres en retour de ce qui m'a été donné. » ¶
Ces paroles que nous avons entendues, mes frères et sœurs, sont des paroles selon lesquelles vivre. ¶
Elles apportent la paix, la joie et l'espoir dans notre cœur, quelles que soient les conditions du monde. En suivant la vérité et en respectant les enseignements de l'Évangile, nous n'avons aucune raison de craindre, je vous l'assure. Qui que nous soyons, nous devons garder vivant ce témoignage dans notre cœur. ¶
En conclusion, je vous relaterai une expérience qui m'est venue de mon collègue, frère Clifford E. Young, il y a un an environ. Il semble qu'avant le décès du président Heber J. Grant, et beaucoup d'entre vous savent qu'il fut malade pendant de nombreux mois, mais trois ou quatre semaines avant son décès, frère Young se trouvait chez lui à lui rendre visite. Le président Grant prononça cette prière : « Ô Dieu, bénis-moi afin que je ne perde pas mon témoignage et que je reste fidèle jusqu'à la fin ! » Voici que le prophète du Seigneur à cette époque, détenant les clés du royaume, priait pour ne pas perdre son témoignage, pour rester fidèle jusqu'à la fin, alors même qu'il gisait sur son lit de malade et devait savoir qu'il ne serait plus jamais bien portant. ¶
N'est-il pas de notre devoir, alors, frères et sœurs, d'être fidèles jusqu'à la fin afin de garder vivants nos témoignages par nos œuvres ? Le Saint-Esprit nous fera nous sentir bien si nous faisons notre part et restons fidèles jusqu'à la fin. ¶
Je vous rends témoignage que je connais ce bon sentiment parce que je sais que Dieu vit, que Jésus-Christ est son Fils divin, que Joseph Smith était et est un prophète de Dieu, que ceux qui lui ont succédé jusqu'au président David O. McKay sont des prophètes de Dieu, et que lui, le président McKay, détient le manteau de l'autorité et les clés du royaume de Dieu sur la terre. Et je rends ce témoignage au nom de Jésus-Christ, notre Sauveur. Amen. ¶