Et maintenant, une autre conférence annuelle...
David O. McKay
LE PRÉSIDENT DAVID O. McKAY ¶
Et maintenant, une autre conférence annuelle de l'Église est entrée dans l'histoire. Pour conclure, aucun de nous ne devrait quitter cette conférence, premièrement, sans avoir dans son cœur la résolution de mener une vie meilleure. La vraie religion ne peut se porter seulement le dimanche, mise de côté comme on range ses habits du dimanche, et laissée dans la naphtaline pendant la semaine. La vraie spiritualité devrait s'exprimer dans l'activité de chaque jour. Ç'a été un thème de cette grande conférence. ¶
Aucun père, aucune mère, aucun mari, aucune épouse, ni aucun enfant qui ont assisté ici avec eux ne devrait rentrer chez soi sans entrer dans un foyer meilleur que celui qu'ils ont quitté en venant. Aucun père ni aucune mère qui ont écouté ne peuvent être fidèles à leurs idéaux de membres, et aux nobles pensées inspirées par les paroles de ces frères, autorités générales, sans vivre ce soir et à l'avenir dans un foyer plus spirituel qu'auparavant. C'est notre devoir. ¶
Aucun homme ni aucune femme qui a écouté ne peut être fidèle à lui-même ou à elle-même sans faire quelque chose pour rendre la vie plus douce et meilleure dans son foyer qu'elle ne l'était. C'est notre responsabilité. ¶
Deuxièmement, le grand thème a été que le salut et la paix, le contentement de la famille humaine, non seulement dans le foyer mais aussi dans la vie communautaire, viendront par l'obéissance aux principes de l'Évangile de Jésus-Christ. C'était la saison de Pâques, et chaque orateur a fait référence au salut, à la vie glorifiée, à l'Évangile éternel du Christ ressuscité. Nous ne pouvons être fidèles à nous-mêmes, à ceux que nous aimons et à nos relations, sans être déterminés à vivre davantage selon ces principes divins. Je veux dire dans la vie quotidienne, dans nos paroles, dans notre maîtrise de soi, dans les relations au foyer, avec nos relations d'affaires, dans le domaine politique — c'est l'obligation que nous avons prise sur nous en participant aux hauts idéaux des messages donnés par ces orateurs. ¶
Nous ne pouvons être fidèles à nous-mêmes, à ceux que nous aimons, à nos relations, sans ressentir la détermination d'en savoir davantage sur cette grande vérité dont on a porté témoignage. L'esprit qui est en nous témoigne que la vérité existe en ce vieux monde, et l'esprit se nourrit de cette vérité. J'ai beaucoup à dire, mais je le résumerai, à cause de l'heure tardive, en appliquant à la vérité de l'Évangile ce que M. Jordan dit de la vérité en général : ¶
Nous ne pouvons croire vraiment que nous sommes les enfants de Dieu et que Dieu existe sans croire au triomphe final inévitable de la vérité de l'Évangile de Jésus-Christ. Et en quittant cette conférence, nous aurons moins d'inquiétude au sujet de la destruction du monde et de la civilisation actuelle, parce que Dieu a établi son Église, pour qu'elle ne soit jamais renversée ni donnée à un autre peuple, et, puisque Dieu vit et que son peuple lui est fidèle et se montre fidèle les uns envers les autres, nous n'avons pas à nous inquiéter du triomphe ultime de la vérité. ¶
Si vous avez ce témoignage de la vérité de votre côté, vous pouvez traverser la sombre vallée de la calomnie, des fausses représentations et des outrages, sans vous laisser intimider, comme si vous portiez une cotte de mailles magique qu'aucune balle ne pourrait pénétrer, qu'aucune flèche ne pourrait percer. Vous pouvez tenir la tête haute, la relever sans peur et avec défi, regarder chacun calmement et sans faiblir dans les yeux, comme si vous chevauchiez en roi victorieux revenant à la tête de vos légions, bannières au vent, lances étincelantes et clairons emplissant l'air de musique. Vous pouvez sentir le vaste monde expansif d'une santé plus grande déferler en vous, comme le sang ravivé parcourt le corps de celui qui est joyeusement, glorieusement fier de sa santé physique. Vous saurez que tout finira par s'arranger, qu'il le faut, que tout doit fuir devant la grande lumière blanche de la vérité, comme les ténèbres se dérobent dans le néant en présence de l'éclat du soleil. ¶
Ainsi, frères et sœurs, avec la vérité pour guide, pour compagne, pour alliée, pour inspiration, nous pouvons frémir de la conscience de notre parenté avec l'Infini, et toutes les petites épreuves, peines et souffrances de cette vie s'évanouiront comme les visions temporaires et inoffensives vues en rêve. C'est notre privilège, par la bénédiction et la conduite de Dieu, si nous appliquons dans l'activité quotidienne les bénédictions et privilèges spirituels de l'Évangile de Jésus-Christ. ¶
Que Dieu nous aide tous à le faire et à jouir de telles bénédictions, je le demande au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶