Je souhaiterais que toute la...
Stephen L Richards
Je souhaiterais que toute la Prêtrise rassemblée ce soir dans les 96 salles de réunion où elle se trouve ait pu être présente hier soir au Tabernacle pour écouter et voir le programme sur l'œuvre missionnaire de l'Église. Je pense que si tous y avaient été présents, il aurait été inutile que je porte ainsi à votre attention un point ou deux concernant l'œuvre missionnaire. ¶
Nous avons tous été profondément impressionnés par les rapports de missions qui nous sont parvenus, et je suis sûr qu'ils nous ont éveillés à un grand sens de la responsabilité qui est la nôtre de porter l'Évangile au monde. ¶
Je désire lancer un appel à toute la Prêtrise, et aux familles de l'Église par l'intermédiaire de la Prêtrise, pour obtenir davantage de missionnaires en ce moment. Vous avez entendu dire que nous avons un effectif considérable sur le terrain, mais je dois vous informer que ceux qui rentrent du champ missionnaire en aussi grand nombre exigent plus de remplaçants que nous ne pouvons en fournir parmi ceux que vous nous recommandez semaine après semaine et mois après mois. Si chacun pouvait se rendre compte des problèmes d'un président de mission, je suis sûr que tous comprendraient le besoin de missionnaires pour maintenir dans nos missions un effectif plus ou moins normal. À mesure que les missionnaires étendent l'œuvre, ils organisent d'ordinaire de petites branches de l'Église, des Écoles du Dimanche, de petits groupes, qui doivent être nourris et soignés par les missionnaires. ¶
Lorsqu'un nombre suffisant de périodes de mission prennent fin de sorte que le président de mission n'est pas en mesure de maintenir dans ces branches le nombre de personnes requis pour les faire fonctionner, il n'est pas rare que cela signifie qu'une petite branche qui avait bien démarré doive être plus ou moins désorganisée parce que, peut-être, personne d'une envergure suffisante dans l'Église n'est là pour la diriger, et cela signifie donc une certaine perte dans l'élan de notre œuvre missionnaire. Nous avons bel et bien besoin de davantage de missionnaires à l'heure actuelle. ¶
Il nous faut, bien sûr, des personnes capables de faire avancer l'œuvre, et comme nous l'avons dit hier soir aux frères et sœurs, elles doivent être en bonne santé — de préférence des personnes plus jeunes qui peuvent supporter un effort plus rude. ¶
Elles doivent aussi être convaincues de la nécessité et de l'intérêt de l'œuvre missionnaire. Je suis sûr que nous avons été touchés ce soir en entendant ces présidents de mission exprimer l'intérêt qu'ils portent aux gens là où ils ont servi. Ils savaient qu'ils bénissaient leur vie, et chaque missionnaire devrait le savoir, s'il veut rendre le meilleur et le plus efficace service. ¶
Aussi, nous faisons appel à vous, mes frères de la Prêtrise, pour que vous vous efforciez d'envoyer, à partir des foyers du peuple, ceux qui peuvent répondre aux besoins des diverses missions. ¶
Et permettez-moi de faire aussi une suggestion qui pourrait éviter quelques déceptions. Beaucoup de nos jeunes se font une idée de l'endroit où ils aimeraient servir, et il y a peut-être une certaine légitimité à ce qu'ils aient une préférence, mais on voit aisément que si toutes les préférences devaient être respectées, nous ne pourrions pas répondre aux besoins des missions à mesure qu'ils se présentent. C'est pourquoi ceux qui sont appelés à servir sur le champ missionnaire devraient être convaincus de la nécessité de répondre avec joie et de bon gré aux appels qui leur sont adressés, en quelque endroit que se trouve la mission, afin de faire progresser l'œuvre de notre Père pour la récupération des âmes de ses enfants. ¶
Je saisis l'occasion de mentionner à la Prêtrise que tous nos missionnaires qui entrent maintenant sur le champ missionnaire, ou qui envisagent d'y entrer dans un proche avenir, devraient se faire vacciner contre la poliomyélite. S'ils le font avant de venir à la Maison des missionnaires, on gagnera un temps considérable, et ils pourront recevoir la vaccination complète plus tôt que s'ils attendaient d'arriver ici pour la faire. ¶
Tous les missionnaires qui viennent à la Maison des missionnaires devraient venir avec des recommandations à l'usage du temple. Nous avions pensé que cela était clairement compris dans toute l'Église, et pourtant il n'y a guère de groupe arrivant à la Maison des missionnaires dans lequel certaines recommandations à l'usage du temple ne fassent pas défaut, et il faut du temps pour obtenir ces recommandations afin d'aller au temple. Tous les missionnaires qui viennent à la Maison vont deux fois au temple pendant qu'ils sont ici. ¶
Je pense que je ne prendrai pas l'occasion de mentionner d'autres points au sujet de nos missionnaires. J'ai à peine besoin de souligner à la Prêtrise de l'Église la nécessité de fournir à l'Église ceux qui feront avancer cette grande œuvre. L'une des choses les plus encourageantes pour moi, à la suite des longs voyages que notre Président a faits à travers le monde, est la croissance de notre œuvre dans des terres lointaines, dont vous avez eu un exemple ce soir. ¶
Ce grand Évangile est destiné à tous les hommes. Il n'y a aucune nation qui doive être favorisée, pour peu que les enfants de notre Père ouvrent leur cœur pour recevoir la vérité, et il n'y a personne pour porter ce message, excepté vous, la grande Prêtrise de l'Église, et les sœurs qui nous aident dans les travaux missionnaires. ¶
Je réfléchissais au fait qu'il y a quelque chose de significatif dans l'immensité de cette assemblée de la Prêtrise à laquelle nous avons l'honneur de nous adresser ce soir. ¶
Le Président vous a déjà dit qu'il y a, rassemblés en 96 endroits différents, des groupes de la Prêtrise pour entendre les messages de ce soir, répartis sur tout ce continent, du Canada au nord jusqu'au Mexique au sud. Avec une couverture aussi étendue, on pourrait raisonnablement poser la question : « Pourquoi n'avons-nous pas une diffusion générale de ces services ? » ¶
Je pense que cette situation tout à fait inhabituelle de ce que nous appelons une diffusion en circuit fermé tient au caractère unique de la sainte Prêtrise que nous avons l'honneur de représenter. Cette grande société d'hommes et de garçons vivant dans différentes nations de la terre est, de l'aveu général, une société exclusive, non pas rendue telle par des règles et des règlements prohibitifs établis pour l'initiation et l'adhésion que nous pourrions prescrire, mais rendue telle par le Seigneur lui-même. Il se tient à la tête de ce grand ordre dans son Royaume. C'est lui qui a fait venir à nous, ses serviteurs, son pouvoir délégué et les droits d'appartenance à cet ordre. C'est lui qui a pris des dispositions pour l'établissement de cette vaste société exclusive, avec son grand prêtre choisi à sa tête. Et c'est ainsi que seuls ceux qui ont reçu et accepté leurs commissions divines ont droit, pour ainsi dire, à un billet pour cette grande réunion qui se tient ce soir. Vous n'avez pas à payer votre entrée ici, ni dans aucune des assemblées où se réunit notre Prêtrise. ¶
Vous êtes ce soir les invités du Président de l'Église à une assemblée très choisie et exclusive. Nous avons lieu d'être reconnaissants et fiers d'être admissibles à cette invitation. ¶
On pense parfois que lorsque les choses sont largement distribuées, elles sont communes et bon marché. Il n'en est pas ainsi de la Prêtrise. Elle est largement distribuée parmi les hommes et les garçons de l'Église, comme vous l'avez entendu dans les rapports lus aujourd'hui, mais elle n'est pas bon marché. Elle est précieuse, elle est inestimable, et le nombre de ceux qui la détiennent, réparti sur l'ensemble de la population du monde, la rend en effet très rare. J'ai un jour calculé, il y a quelques années, combien cela pourrait faire, et j'ai estimé qu'il y aurait un membre de la Prêtrise pour dix mille personnes dans le monde. Si elle était ainsi répartie géographiquement, nous devrions certainement sentir que nous avons un appel rare. ¶
Le pouvoir potentiel qui réside dans les membres de cette grande assemblée est si vaste et d'une si grande portée qu'il défie presque toute tentative de le mesurer. Ici, parmi ces hommes de Dieu, vieux et jeunes également, se trouve un fonds de connaissance — la « connaissance pure », comme l'appellent les révélations — essentielle et vitale à la paix et au bonheur de l'humanité. Sur cette grande assemblée repose ici l'obligation, par commandement divin, de répandre cette « connaissance pure » parmi tous les enfants du Père. Dans les hommes réunis dans cette grande congrégation sont conférés le droit, le pouvoir et le devoir d'établir en vérité le Royaume de Dieu, de mettre en place, de doter en personnel et de faire fonctionner les organisations et les organismes compris dans le Royaume, avec le devoir exprès de préparer le Royaume pour qu'il soit remis au Sauveur lui-même lorsqu'il viendra, comme il le fera sûrement, pour en prendre livraison. ¶
Je vous demande de vous arrêter un instant sur la pensée de cette entreprise redoutable et élevée — préparer le Royaume pour qu'il soit remis au Maître. J'ai dit que vous étiez une société exclusive. Vous l'êtes, parce qu'aucun autre groupe d'hommes dans le monde entier n'est autorisé et équipé pour faire cette préparation et cette remise, sinon vous-mêmes. Heureusement, nous sommes divinement organisés pour accomplir cette tâche herculéenne. Un véritable représentant du Maître se tient à notre tête pour nous guider et nous conduire dans cette grande entreprise. ¶
Si nous suivons sa direction, et celle de ses associés, et si nous nous en tenons aux conseils qu'ils donnent, nous ne faillirons pas. En préparant le Royaume pour qu'il soit remis, cependant, que l'on n'oublie jamais une chose : notre préparation du Royaume ne progresse pas plus vite que notre préparation à entrer en la présence de notre Seigneur et à goûter les fruits de l'obéissance et de la justice. ¶
Je ne crois pas que le Royaume puisse être nourri dans quelque degré de méchanceté et de domination injuste. Nous contestons l'assertion séculaire selon laquelle le Royaume aurait été préservé au cours des siècles sous des potentats méchants et pécheurs et par une perversion des lois pures du Christ, qui était et qui est le fondateur du Royaume. Ce n'est pas notre pratique, mes frères de la Prêtrise, de jeter le discrédit sur les autres, mais nous sommes contraints par la vérité de faire l'assertion que je viens de faire — que le Royaume a été perdu et qu'il est maintenant rétabli. Préparer le Royaume pour le Maître est l'objectif le plus élevé que je puisse imaginer pour les hommes et les garçons de la Prêtrise de l'Église du Christ. Il comprend et entraîne l'unité et la fraternité, l'esprit et l'effort, l'obéissance à la loi et au conseil, l'exemple — un exemple stimulant et digne — comme point de départ de l'œuvre missionnaire parmi tous les hommes, l'enseignement large et efficace des principes et des pratiques de l'Église, la loyauté — une loyauté inébranlable — envers le principe et envers l'autorité. ¶
Lorsque le Christ viendra recevoir son Royaume, qui appellera-t-il pour l'aider à l'administrer ? Je suis tout aussi convaincu que je le suis de me tenir devant vous ce soir qu'il fera d'abord appel à vous — sa Prêtrise. Je m'attends à ce qu'il soit miséricordieux et bon envers tous les bons et bien intentionnés du monde, mais je sais qu'il respectera et honorera l'organisation qu'il a fait établir et l'homme à qui il a confié son pouvoir divin, et je m'attends avec confiance à ce que, lorsqu'il prendra personnellement la direction, soient perpétués sans grand changement les organisations et les procédures qui ont prévalu dans le Royaume des derniers jours, organisé selon les révélations de Dieu. ¶
Si une parole de moi pouvait servir à accroître votre appréciation et votre vision du précieux pouvoir que vous détenez, mes chers frères, j'en serais vraiment reconnaissant. ¶
J'ai une confiance complète, sans doute ni hésitation, dans le récit que nous avons de la remise du saint pouvoir que nous portons, et dans son autorité telle qu'elle nous est parvenue de ceux qui l'ont reçu de messagers célestes. ¶
Je sais qu'il est divin. Respectez-le. ¶
Honorez-le, mes frères. Servez-vous-en, et employez-le aux hauts desseins pour lesquels le Seigneur l'a donné. Alors, si vous le magnifiez, il vous magnifiera, et rendra même le plus humble grand et puissant aux yeux de Dieu et dans l'estime des hommes. ¶
Que le Seigneur vous bénisse, mes associés dans la grande Prêtrise du Dieu vivant, je le demande humblement au nom de Jésus. ¶
Amen. ¶