Les merveilleux discours, le chant et tout...
ElRay L. Christiansen
Les merveilleux discours, le chant et tout ce qui a trait à la conférence, y compris les prières des frères, ont trouvé asile dans mon âme. Je suis déterminé à partir d'ici et à vivre une vie meilleure, et à faire mieux certaines choses que je n'ai peut-être pas aussi bien faites. J'espère, mes frères et sœurs, que nous aurons tous cette détermination. Quelqu'un a dit : « Celui qui apprend et apprend sans agir selon ce qu'il sait est comme l'homme qui laboure et laboure et ne sème jamais. » J'espère donc que nous pourrons partir d'ici et semer des graines de justice dans nos propres foyers et nos propres cœurs et parmi les autres. ¶
Je prie maintenant, en toute humilité, pour que mon message bref et sommaire ne diminue en rien ce qui a été dit, et pour que j'aie votre sympathie et vos prières dans la présentation de ce que j'ai à dire. Je parle dans un esprit d'éloge et d'encouragement, et non pour chercher des défauts ou critiquer. ¶
Je crois, mes frères et sœurs, qu'il est nécessaire dans le monde de mettre l'accent sur un grand principe dont le Seigneur a parlé bien des fois et que ses apôtres d'autrefois et d'aujourd'hui ont défendu. C'est la nécessité que nous soyons plus charitables, et je suppose que ce besoin existe parmi nous. Je sais qu'il existe chez moi. Je n'ai pas en tête en ce moment le soulagement des souffrants par le don de nos biens ; c'est un principe nécessaire et approprié, bien sûr, mais j'ai plutôt en tête la sorte de charité qui se manifeste en étant indulgent et tolérant dans le jugement que l'on porte sur les autres et sur leurs actes ; la sorte de charité qui pardonne à ceux qui nous accusent à tort, qui interprètent mal nos intentions ; la sorte de charité qui est patiente en présence de ceux qui sont prompts à nous juger. ¶
J'ai en tête la charité qui nous pousse à être pleins de sympathie, de compassion et de miséricorde, non seulement en temps de maladie, d'affliction et de détresse, mais aussi en temps de faiblesse ou d'erreur de la part des autres. ¶
On nous enseigne que celui qui est miséricordieux sera récompensé de la même manière. Le Seigneur a dit : « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ! » (Matthieu 5:7.) Je parle de la charité qui non seulement pardonne, mais qui oublie aussi les actes de ceux qui transgressent contre nous, qui nous offensent, qui nous blessent. Il faut cette sorte de charité, si je puis l'appeler ainsi, qui amène à refuser de parler des remarques désobligeantes qui sont faites sur autrui, ou de les répéter — même si elles peuvent être vraies ! Plus on devient parfait, moins on est enclin à parler des imperfections des autres. ¶
Il faut cette sorte de charité qui donne de l'espoir à ceux que l'on ne remarque pas, à ceux qui sont découragés, et aux affligés. Il faut une charité capable d'insuffler dans le cœur de ceux qui ont commis des erreurs le désir de se repentir et de demander pardon à ceux envers qui ils ont pu mal agir. Après tout, la vraie charité est l'amour en action. Et il me semble que le besoin de charité, comme le besoin de Dieu, est partout. ¶
Il faut ce genre de charité qui refuse de trouver satisfaction soit à entendre, soit à répéter ou à diffuser les rapports des infortunes qui frappent autrui, à moins qu'en le faisant l'infortuné n'en tire profit. ¶
Horace Mann a dit un jour : « Avoir pitié de la détresse n'est qu'humain ; la soulager est divin. » ¶
Il faut le genre de charité qui amène à refuser d'être un rapporteur de commérages parmi le peuple, car, comme l'apôtre Jacques l'a enseigné, ¶
Si quelqu'un parmi vous croit être religieux, sans tenir sa langue en bride, mais en trompant son propre cœur, la religion de cet homme est vaine. (Jacques 1:26.) ¶
Jamais, à mon avis, on n'a consigné de discours ou de communication plus éloquent et plus touchant sur le sujet de la charité que celui que l'on trouve dans la première épître de Paul aux saints de Corinthe, que vous connaissez tous bien, mais que j'espère que vous me permettrez de vous rapporter de nouveau : ¶
Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je suis un airain qui résonne ou une cymbale qui retentit. ¶
Et quand j'aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j'aurais même toute la foi jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien. ¶
Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien. ¶
La charité est patiente, elle est pleine de bonté ; la charité n'est pas envieuse ; la charité ne se vante pas, elle ne s'enfle pas d'orgueil, elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche pas son intérêt, elle ne s'irrite pas, elle ne soupçonne pas le mal, elle ne se réjouit pas de l'injustice, mais elle se réjouit de la vérité ; elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout. ¶
La charité ne périt jamais : . . . ¶
Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l'espérance, la charité ; mais la plus grande de ces choses, c'est la charité. (1 Cor. 13:1-8, 13.) ¶
À la clôture de l'une des dernières sessions d'une conférence générale, en 1902, je crois, le président Joseph P. Smith a lancé aux membres de l'Église cet appel : ¶
« Nous espérons et prions que vous rentrerez de cette conférence dans vos foyers en éprouvant dans votre cœur et du fond de votre âme le désir de vous pardonner les uns aux autres et de ne plus jamais, à partir de maintenant, nourrir de rancune envers un de vos semblables ! Peu m'importe qu'il soit membre de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours ou non, qu'il soit ami ou ennemi, qu'il soit bon ou mauvais. Il est extrêmement nuisible pour tout homme qui détient la prêtrise, qui jouit du don du Saint-Esprit, d'abriter l'esprit d'envie, de rancune, de représailles ou d'intolérance envers son prochain ou contre lui. Nous devrions dire dans notre cœur : “Que Dieu soit juge entre moi et toi, mais quant à moi, je pardonnerai !” Je vous dirai que les Saints des derniers jours qui abritent dans leur âme des sentiments de non-pardon sont plus blâmables que celui qui a péché contre eux. Rentrez chez vous et chassez de votre cœur l'envie et la haine ; chassez le sentiment de non-pardon ; et cultivez dans votre âme l'esprit du Christ qui s'écria sur la croix : ¶
“Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font.” » ¶
« . . . si vous n'avez pas la charité », dit Moroni dans son message d'adieu aux Lamanites, « vous ne pouvez en aucune façon être sauvés dans le royaume de Dieu ; et vous ne pouvez pas non plus être sauvés dans le royaume de Dieu si vous n'avez pas la foi ; et vous ne le pouvez pas non plus si vous n'avez pas l'espérance. » (Moroni 10:21.) ¶
Son père, Mormon, a parlé de la charité en ces termes : « Mais la charité est l'amour pur du Christ, et elle subsiste à jamais ; et tout ira bien pour quiconque sera trouvé la possédant au dernier jour. ¶
« C'est pourquoi, mes frères bien-aimés, priez le Père de toute l'énergie de votre cœur, afin d'être remplis de cet amour qu'il a accordé à tous ceux qui sont de vrais disciples de son Fils, Jésus-Christ ; afin de devenir les fils de Dieu ; afin que lorsqu'il apparaîtra, nous soyons semblables à lui, car nous le verrons tel qu'il est ; . . . » (Moroni 7:47-48.) ¶
Et je prie, selon les paroles de Mormon, comme il a prié, « afin que nous ayons cette espérance ; afin que nous soyons purifiés comme il est pur », au nom de Jésus-Christ, le Seigneur. Amen. ¶