Pulpit

Mes chers frères et sœurs, je remercie...

George Q. Morris

1954 October General Conference·Third Day — Morning Meeting·1954-10-03

Mes chers frères et sœurs : Je remercie le Seigneur du privilège d'être avec vous ce matin et d'avoir communion avec vous dans l'Église de Jésus-Christ, et je remercie le Seigneur pour les instructions, les instructions simples, belles et convaincantes de l'Évangile que nous avons reçues ce matin et dans toutes les sessions précédentes de cette conférence.

Je dépends entièrement de mon Père qui est aux cieux et de votre aide, afin qu'il me conduise à dire les choses que je dois dire en cette occasion.

Cette Église déclare ces vérités au monde depuis un siècle et quart. Les témoignages que nous avons entendus, les enseignements de l'Évangile, les desseins du Seigneur ont été prêchés au monde durant toute cette période par des hommes qui ont été appelés de Dieu à le faire, et le message au monde est et a été que l'Église de Jésus-Christ existe maintenant dans le monde, et que des prophètes et des apôtres dirigent les affaires de son Église. En effet, de même que le Seigneur Jésus-Christ, en quittant le monde pour monter vers le Père, a laissé son Église entre les mains des apôtres et des prophètes et de la prêtrise de l'Église, de même en ce jour il a placé entre les mains des apôtres et des prophètes et de la prêtrise de son Église, son Église et son Évangile, la seule Église vraie et vivante dans le monde parce que c'est son Église, et en elle seule réside le salut de la famille humaine.

Quel glorieux message d'espérance, de foi et de joie ce devrait être pour le monde troublé. Et c'en est un pour ceux qui sont honnêtes de cœur, ceux qui cherchent de tout leur cœur à connaître et à observer les commandements de Dieu.

Lorsque le Seigneur visita ce continent et établit son Église parmi son peuple peu après son ascension aux cieux, ils se demandaient, après qu'il les eut quittés un jour, quel nom ils devaient donner à l'Église, et lorsqu'il vint le lendemain pour poursuivre ses instructions, il connaissait leurs disputes et leurs questions et dit :

Et comment est-elle mon Église, si elle n'est pas appelée de mon nom ? Car si une Église est appelée du nom de Moïse, alors c'est l'Église de Moïse, ou si elle est appelée du nom d'un homme, alors c'est l'Église d'un homme ; mais si elle est appelée de mon nom, alors c'est mon Église, si elle est édifiée sur mon Évangile. (3 Néphi 27:8.) Quelle explication simple, logique et belle des faits ! Et voilà qui doit nous guider au milieu de toute la confusion religieuse qui existe dans le monde aujourd'hui. L'Église de Jésus-Christ porte son nom selon ses instructions. En ce jour où elle a de nouveau été rétablie, les mêmes instructions sont venues au prophète Joseph Smith, à savoir que cette Église devait être appelée l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, les « Saints des Derniers Jours » ayant été ajoutés pour la distinguer de toutes les autres dispensations.

Le Seigneur a poursuivi ses instructions en substance ainsi : Si l'Église porte son nom et est édifiée sur son Évangile, alors c'est son Église ; et s'ils priaient le Père, il entendrait leurs prières, et ses œuvres seraient manifestes dans l'Église.

Notez la réserve importante ajoutée : non seulement elle doit porter son nom, mais elle doit aussi être fondée sur son Évangile. Puis il ajoute que si des églises sont édifiées sur les œuvres des hommes ou les œuvres de Satan, elles auront de la joie dans leurs églises pour un temps, mais que viendra le temps où elles seront abattues et jetées au feu.

Le Seigneur a mis très clairement devant nous, dans cette simple déclaration, un principe directeur : Il y a une seule Église de Jésus-Christ, portant son nom et prêchant son Évangile. Toutes les autres églises sont des églises d'hommes, et il ne peut y avoir de salut en elles, et le temps viendra où elles seront détruites.

Lorsque le prophète Joseph Smith était jeune, il dut se présenter devant tout le monde chrétien et lui déclarer le principe qu'il ne pouvait y avoir qu'une seule vraie église dans le monde. Dans sa recherche de la vérité, il avait été logique dans sa pensée ; il voulait servir Dieu et garder ses commandements ; et en considérant les dénominations de la chrétienté, il conclut que toutes ces églises ne pouvaient pas être vraies, qu'elles pouvaient toutes être dans l'erreur, mais qu'elles ne pouvaient pas toutes avoir raison, puis, comme les orateurs précédents nous l'ont expliqué, il reçut en la présence du Père et du Fils les paroles de ce dernier, disant que tous les credos étaient faux et qu'ils étaient une abomination aux yeux de Dieu. C'étaient les credos d'hommes qui n'étaient pas vrais, et Dieu ne peut tolérer ce qui est faux.

Après un siècle, il y a eu quelque changement dans la pensée, peut-être que le levain a fait son œuvre. Il y a aujourd'hui de nombreux dirigeants chrétiens dans les dénominations qui déclarent qu'il ne peut y avoir qu'une seule vraie Église, et ils ont un désir très sincère d'unifier les dénominations divergentes qui composent les églises chrétiennes du monde. Il y a environ un mois, ils ont tenu dans la région de Chicago un Conseil œcuménique des Églises, désirant, si possible, œuvrer en faveur de l'unité.

Il est intéressant de noter que ce grand conseil de près de six cents délégués représentant quarante-huit pays et environ 160 dénominations s'est réuni dans l'enceinte de l'un des pieux de l'Église de Jésus-Christ qui a été rétablie sur la terre, et dans la région générale de notre pays où Joseph Smith et Hyrum Smith sont devenus martyrs pour leur témoignage concernant la seule vraie Église, l'Église de Jésus-Christ, qui avait été rétablie.

Il est intéressant de noter que, dans leur désir d'unité, beaucoup de dirigeants d'églises parlent franchement à leur peuple. Un orateur en vue a exprimé cette pensée : si Jésus-Christ venait sur la terre aujourd'hui et voyait les dénominations portant son nom, il dirait : « Si ce sont là des églises chrétiennes, alors je ne suis pas chrétien. »

Je veux lire, non pas des citations exactes, mais quelques expressions ici, car je veux qu'elles représentent avec exactitude ce que d'autres pensent. Un écrivain protestant en particulier, avec une grande clarté et une grande sincérité, exprime sa conviction que les églises devraient s'unir, et énonce ces raisons :

Que le protestantisme est conscient, et que les démonstrations s'accordent à dire, que la véritable Église existe dans la pensée du Christ, mais qu'il ne reconnaît aucune des dénominations comme son Église.

Qu'il devrait y avoir une Église unie, qu'elle existe maintenant, mais qu'elle est cachée par des églises dénominationnelles fabriquées par les hommes.

Que la véritable Église ne peut venir que par une dissolution des églises dénominationnelles en tant qu'églises, qui ne sont qu'un système dénominationnel apostat.

Que la voie vers une église unie est que les dénominations abdiquent leur ecclésiasticisme et les fonctions d'Église qu'elles ont usurpées dans le péché.

Que le désir de nombreux dirigeants de la chrétienté est de libérer les croyants du Christ de l'apostasie protestante dans laquelle il a été conduit par l'esprit malin du sectarisme.

Qu'en réalisant l'église unie, il faut éviter les erreurs qui ont conduit le protestantisme à l'apostasie du sectarisme.

Telles sont les idées actuellement courantes dans le protestantisme.

Les hommes ne sont pas satisfaits de l'état des dénominations dans le monde. Pour comprendre comment l'apostasie ainsi décrite est survenue, il leur faut comprendre la vérité qui a été évoquée ici, à savoir qu'il y a eu diverses dispensations de l'Évangile, qu'il y a eu de longues périodes où il n'était pas sur la terre. Il faut comprendre que la dispensation du méridien des temps n'était qu'un rétablissement de l'Évangile précédemment retiré de la terre et que, bien que cette dispensation ait été glorifiée par la présence du Seigneur Jésus-Christ, l'inaugurant lui-même et y offrant sa grande expiation, elle devait pourtant prendre fin.

Il faut aussi bien comprendre, comme cela a été expliqué à cette conférence, que lorsque les prophètes et les apôtres, le fondement même de l'Église de Jésus-Christ, ont disparu, alors son Église a nécessairement disparu. Cette dispensation a pris fin. La véritable Église a de nouveau été retirée de la terre. Cela étant, il est clair que les hommes n'avaient aucun moyen de connaître la volonté de Dieu, de préserver les vrais principes de l'Évangile, de continuer à connaître le Dieu vrai et vivant. Les révélations de Dieu ne leur étaient pas accessibles. Il s'ensuit donc que toutes les églises édifiées depuis que les apôtres et les prophètes et la véritable Église ont été retirés de la terre sont des églises faites par des hommes, et que « la puissance de Dieu pour le salut » ne pouvait s'y trouver.

Si les gens pouvaient seulement comprendre ce principe, si notre jeunesse le pouvait, ils chercheraient l'Église rétablie de Jésus-Christ de la dernière dispensation, qui porte son nom, est édifiée sur son Évangile et possède en elle son autorité et sa puissance — ses apôtres et ses prophètes.

Permettez-nous de jeter un coup d'œil, un instant, sur ce qui constitue l'établissement de l'Église du Christ ? Les hommes établissent leurs églises jour après jour, par des interprétations privées des Écritures, mais pour que soit établie l'Église de Jésus-Christ, qui ne peut venir que de Dieu, il faut que les cieux soient ouverts, qu'une dispensation de vérité vienne. Tout d'abord, Dieu, ordinairement, à une exception près que je signalerai, apparaît à un homme qu'il a choisi comme son prophète, et se révèle à lui, car une véritable Église ne peut être bâtie sur une fausse foi et un faux Dieu. Afin que l'on sache non seulement quelle sorte d'être il est mais qui il est, il se fait connaître comme le Dieu vrai et vivant. Puis il donne à cet homme son autorité, la sainte prêtrise ; ainsi il est équipé de sorte que le Seigneur puisse le diriger pas à pas pour établir l'Église sur la terre. C'est ce que le Seigneur fit avec Abraham, qui parla avec Dieu face à face, et qui reçut la prêtrise et l'Urim et Thummim.

Le Seigneur lui donna les révélations nécessaires, lui disant ce qu'il devait faire et où aller, et fit des alliances avec lui.

Quant à la dispensation du méridien des temps, le Seigneur, dans ce cas, ne vint pas choisir un prophète, mais le Père envoya son Premier-Né, que par une investiture divine il avait élevé à la Divinité, partageant avec lui la gloire, l'honneur et la puissance de sa propre paternité, il l'envoya pour être son Fils unique dans la chair ; de sorte qu'il vint avec tout ce pouvoir et cette autorité qui étaient en lui. Lui, l'Esprit de lumière, lui de qui vient la prêtrise, lui de qui viennent les révélations, il vint lui-même selon les instructions du Père et pendant trente-trois ans vécut dans le monde, se révélant et révélant par lui-même Dieu le Père éternel, étant à son image expresse, et enseigna les principes de l'Évangile du salut selon les instructions du Père, expia les péchés du monde et institua la résurrection d'entre les morts.

Telles sont les vérités simples quant à un rétablissement de l'Évangile de Jésus-Christ, et c'est la simple vérité que, par ces moyens, cet Évangile a de nouveau été rétabli en ces derniers jours par le Seigneur Jésus-Christ, seule source de salut pour la famille humaine, par l'intermédiaire du prophète Joseph Smith, qui reçut la sainte prêtrise, suivit ses instructions, reçut ses révélations et bâtit de nouveau son Église ; et ainsi un canal ouvert de révélation fut établi, canal qui ne sera jamais fermé, car c'est l'Église de la dernière dispensation et elle ne sera plus jamais retirée de la terre.

Je rends humblement témoignage que ce canal de communication est maintenant ouvert et que par lui notre prophète bien-aimé, David O. McKay, reçoit des instructions de Dieu, que c'est l'Église et le royaume de Dieu, et qu'en elle se trouve la puissance de Dieu pour le salut, parce que c'est l'Église de Jésus-Christ. Que Dieu touche le cœur des hommes et des femmes afin qu'ils comprennent ces vérités simples, qu'ils reçoivent ce message avec joie et reconnaissance et l'embrassent pour leur salut et leur exaltation, je le prie humblement au nom de Jésus-Christ. Amen.

Citer ce discoursGeorge Q. Morris, « Mes chers frères et sœurs, je remercie... », 1954 October General Conference, Third Day — Morning Meeting (1954-10-03). Pulpit Vault, 1954-10-morris-my-dear-brethren-and-sisters-i-thank. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).