Je prie que la parole me soit donnée...
Richard L. Evans
Je prie que la parole me soit donnée pour ce que je dois brièvement dire. ¶
Je fréquente ces murs bien-aimés depuis une période approchant maintenant un quart de siècle, dans de nombreuses situations et de nombreuses affectations. Mais c'est la chose la plus difficile que j'aie jamais eu à faire ici. ¶
Il semble que ce chapitre ne figurait pas dans le scénario que j'avais écrit pour moi-même. ¶
Dans le temps bref, mais à certains égards trop long, qui s'est écoulé depuis que j'ai pris connaissance de cette possibilité, j'ai maintes et maintes fois pris la pleine mesure de ma vie. Il y a ici des personnes qui connaissent bien mieux que moi le poids de cette œuvre. Il n'y a ici personne qui connaisse mieux que moi mes propres limites, mes insuffisances et mes imperfections, ni le sentiment de petitesse que j'éprouve. Mais si vous et mon Père céleste voulez bien m'accepter tel que je suis, avec votre aide et la sienne, je m'efforcerai sérieusement d'être meilleur que je ne le suis ou que je ne l'ai jamais été. ¶
Je ne voudrais pas passer outre sans remercier Dieu pour un noble père que je n'ai jamais connu ; pour une mère bénie qui, dans son veuvage, nous a élevés, nous neuf, et qui affrontait ses problèmes à genoux dans la prière et debout, glorieusement, dans une action courageuse ; pour des frères et des sœurs dont, avec leurs enfants, je n'ai eu que des raisons d'être fier, pour leur foi et pour leur conscience de leurs responsabilités dans la vie. ¶
Je le remercie pour la jeune femme choisie et charmante qui est à mes côtés depuis vingt ans et pour les quatre fils qui sont les nôtres. Je prie pour eux, pour leur génération et pour la jeunesse partout, afin qu'elle soit guidée dans les voies de la vérité et de la justice. Je prie pour leur génération, afin qu'elle connaisse la promesse de l'avenir, et sache que, malgré toutes les incertitudes, il existe de glorieuses certitudes qui les transcendent toutes, comme le président McKay l'a relevé dans son discours d'ouverture. ¶
Je dirais à leur génération : soyez pleins de prière, gardez la foi, évitez le cynisme, ne vous laissez pas ébranler par les vagues de controverse et de confusion qui déferlent et sont vite épuisées, tandis que la vérité demeure à jamais. ¶
Cet évangile n'est pas un évangile de découragement et d'abattement, ni de subtilités qui prennent au piège, ni de condamnation hâtive, mais, comme le président Clark l'a si admirablement suggéré dans son allocution d'hier soir, c'est un évangile d'espérance, de bonheur et d'entraide, de paix et de promesse. ¶
Il n'est aucun acte d'homme, ni aucune coalition d'hommes, quels que soient les troubles passagers qu'ils puissent apporter sur cette terre, qui puisse contrecarrer les desseins de notre Père céleste, ni l'arrêter dans ses plans pour réaliser l'immortalité et la vie éternelle de ses enfants, et j'en remercie Dieu. ¶
Quant à ceux-ci, mes frères, ils savent l'affection que j'ai pour eux : le président McKay, le président Richards, le président Clark, le président Smith, le président Young du Premier Conseil des soixante-dix, l'évêque Wirthlin, et tous les autres ici présents, dont je pourrais nommer chacun avec quelque marque d'affection et de distinction. Personne n'aurait pu être envers quiconque plus attentionné, plus aimable ou plus bienveillant qu'ils ne l'ont été envers moi. ¶
Certaines des relations intimes avec mes frères bien-aimés du Premier Conseil, avec lesquels j'ai siégé pendant quinze ans, me manqueront. Que Dieu les bénisse. ¶
Je voudrais avoir eu une plus grande part, ou même une part quelconque, dans la formation de ce jeune homme de choix que vous avez soutenu pour siéger au Premier Conseil des soixante-dix, frère Marion D. Hanks. C'est un homme de courage et de foi, et je l'aime ; et ceux d'entre vous qui ne le connaissent pas apprendront à l'aimer. ¶
De même, frère Hugh B. Brown, avec ses grands dons d'expression, rendra un service sincère à l'Église. ¶
Permettez-moi de vous laisser le témoignage de tout mon être que Dieu vit ; que Jésus le Christ est le Fils unique du Père dans la chair, notre Sauveur et Rédempteur ; que le Père et le Fils sont bien apparus, en cette dispensation, au prophète Joseph Smith, et que lui et tous ceux qui sont dans la ligne de succession, y compris notre président actuel McKay, ont détenu les clés et les pouvoirs de la prêtrise, et les détiennent jusqu'à ce jour. ¶
Président McKay, je vous engage mon amour et ma loyauté, ainsi que tout ce qu'il y a de bon ou d'utile en moi, avec gratitude pour bien des bontés et des égards de votre part et pour votre confiance. ¶
Je vous supplie, mes frères et sœurs, de m'accorder votre confiance et votre aide. ¶
Que Dieu nous bénisse, chacun et tous, dans les choses dont nous avons le plus besoin, dans la compréhension, la paix et la joie de vivre, et dans la réalisation de nos plus hautes possibilités ici et dans l'au-delà, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ. Amen. ¶