Mes frères et sœurs, je me suis réjoui...
Delbert L. Stapley
Mes frères et sœurs — je me suis réjoui des messages spirituels de cette conférence. Ma foi a été stimulée. J’ai résolu d’être plus dévoué et plus diligent dans mon service auprès du Maître. Je ne veux pas prendre beaucoup de temps cet après-midi, et les choses que j’avais pensé dire, je pense les réserver pour un autre moment. ¶
J’ai besoin de la force du Seigneur pendant que je vous parle quelques instants, et je sollicite l’intérêt de votre foi et de vos prières, mes frères et sœurs. ¶
Cette conférence a été consacrée à l’amour et à l’appréciation des grandes bénédictions que l’Église offre à chacun de nous. Nous avons été mis au défi de servir avec dévouement et de vivre selon les normes, les idéaux et les enseignements de cette grande Église qui est la nôtre. J’espère aussi que nous avons senti la nécessité de rechercher les bénédictions des pères, afin que les choses dont jouissaient les anciens nous soient rendues et que nous en jouissions en cette dispensation de la plénitude des temps. ¶
Je me souviens que le progéniteur de la grande famille israélite n’était pas satisfait des conditions qu’il trouvait dans sa terre natale, et qu’il dit que, pour s’assurer le bonheur et la paix, il lui était nécessaire de rechercher les bénédictions des pères et le droit de les conférer. Il avait été un disciple de la justice, désireux de recevoir des instructions et de garder les commandements de Dieu, et il rechercha les grandes bénédictions de la prêtrise et voulut être le père de plusieurs nations. ¶
Et comme descendants de ce grand chef, nous aussi, nous devrions être des disciples de la justice et chercher à connaître la pensée et la volonté de Dieu afin que notre vie s’y conforme. ¶
Je me souviens du grand dévouement d’Énoch, qui travailla constamment et fidèlement à perfectionner son peuple afin qu’il pût contempler la face de Dieu et jouir de sa présence. Il travailla vaillamment comme serviteur du Maître, et si beaucoup refusèrent d’accepter le message de salut de l’Évangile, il y en eut beaucoup qui l’acceptèrent et, par l’obéissance à l’Évangile, ils furent perfectionnés ; non seulement il leur fut permis de regarder la face de Dieu, mais ils eurent le privilège de demeurer en sa présence et devinrent si sanctifiés que le Seigneur les reçut auprès de lui. ¶
Moïse, le grand libérateur des Israélites, chercha, par la Sainte Prêtrise et l’Évangile du Rédempteur, à perfectionner et à sanctifier les Israélites pendant qu’ils erraient dans le désert, mais ils ne voulurent pas obéir à la grande loi de l'Évangile. Ils ne pouvaient pas « oublier l’idolâtrie et les marmites de viande de l’Égypte ; ils cherchaient à adorer des images et à faire des choses contraires à ce que Dieu voulait qu’ils fassent, et ce grand chef ne put, en conséquence, perfectionner son peuple pour qu’il contemplât la face de son Dieu, comme il s’était efforcé de le faire ; c’est pourquoi Dieu retira aux Israélites Moïse, la Sainte Prêtrise et l’Évangile et, à la place de l’Évangile avec ses grandes bénédictions, leur donna le code charnel de lois. ¶
Le Sauveur vint au temps fixé, et ce code charnel de lois, donné comme pédagogue pour préparer les enfants de Dieu à sa venue, échoua dans son grand but. ¶
Mais le Seigneur établit son œuvre, appela des serviteurs choisis pour l’assister dans le service du ministère et, comme l’apôtre Paul le dit aux Éphésiens, ... il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et instructeurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ. (Éphésiens 4:11-12.) Ces serviteurs dévoués donnèrent volontiers leur temps et leurs talents au salut des âmes, mais l’apostasie s’insinua et la grande œuvre des apôtres et des autres fut en partie perdue. Ils ne parvinrent pas à perfectionner le peuple pour qu’il contemplât la face de son Rédempteur. ¶
Et de nouveau, en ce jour, les mêmes officiers se trouvent dans l’Église et le royaume de Dieu et ont la même commission de perfectionner les Saints et d’édifier le corps de Christ. ¶
Or, mes frères et sœurs, il me semble que nous avons une grande responsabilité en tant que membres de l’Église, car le Seigneur a placé sur nous la responsabilité de porter ce message de l’Évangile à toute nation, famille, langue et peuple. Je ne pense pas que nous puissions accomplir les grands desseins que le Seigneur a placés sur nous à moins de nous perfectionner et de sanctifier notre âme pour jouir de l’inspiration et de la direction du Saint-Esprit auxquelles chacun de nous a droit en tant que membre baptisé et fidèle de son royaume. Je crois qu’un évêque appelé à présider une paroisse a besoin de se perfectionner et de se sanctifier davantage que ses frères et sœurs, faute de quoi il ne peut pas offrir la qualité de direction que requiert sa paroisse. ¶
Je pense que ce même principe vaut pour un président de pieu, et ainsi de suite jusqu’au président de l’Église inclus. Je suis certain que, dans notre bien-aimé Président, nous avons quelqu’un qui s’est bien perfectionné, qui jouit de l’amour de notre Créateur et qui est inspiré par lui dans le grand ministère et le service qu’il rend à ses semblables. ¶
Mes frères et sœurs, nous devons incorporer à notre vie toutes les influences raffinantes de l’Évangile de Jésus-Christ. Il y a beaucoup de ce qui touche à l’Évangile que nous devons connaître et dont nous devons faire usage pour notre propre profit et notre propre bénédiction. ¶
Il n’y a pas si longtemps, j’ai entendu un homme excommunié de l’Église accuser la direction de l’Église de n’avoir pas enseigné les vertus de la vie, comme étant la cause de sa chute. Or je me demande si, en tant que dirigeants de ce peuple, nous manquons d’enseigner les vertus simples de la vie, qui empêcheraient beaucoup de nos frères et sœurs de s’égarer et de faire des choses qui les font manquer de recevoir les grandes bénédictions de cette Église. ¶
Nous devons considérer le principe de l’honnêteté. Notre bien-aimé Président l’a mentionné dans son discours à la prêtrise hier soir. Nous devons être honnêtes et sincères en tant que peuple. Nous ne pouvons pas mentir ni tricher dans nos transactions. Nous ne devons pas profiter de nos semblables. ¶
Nous ne pouvons pas recevoir quelque chose pour quoi nous n’avons pas travaillé et que nous n’avons pas mérité. En tant que peuple, nous devons enseigner le principe de l’honnêteté ; c’est une vertu qui forme le caractère et de bons Saints des derniers jours. ¶
Nous devons être vrais. Nous devons être chastes. Nous avons beaucoup entendu parler de chasteté au cours des sessions de cette conférence. ¶
Or, mes frères et sœurs, il y a beaucoup d’autres vertus simples qui concourent à former un bon caractère. Considérons ces vertus simples comme importantes pour le perfectionnement et la sanctification de notre âme, afin qu’en obéissant à ces principes divins nous puissions nous perfectionner et nous sanctifier non seulement pour contempler la face de Dieu, mais aussi pour être dignes, lorsqu’il viendra pour la seconde fois, de jouir de sa présence et d’être avec lui dans les grands services qu’il aura à accomplir parmi les enfants des hommes. ¶
Nous devons aussi considérer, en tant que parents, et en particulier les couples d’âge à pouvoir s’attendre à d’autres enfants au foyer, ainsi que nos jeunes qui envisagent le mariage, que, lorsqu’ils acceptent la grande responsabilité de mettre des enfants au monde, ils ne peuvent pas adopter la position selon laquelle, parce qu’ils sont entrés dans les temples de notre Dieu et ont été scellés par le pouvoir de la prêtrise pour le temps et toute l’éternité, cela suffit pour assurer à leurs enfants toutes les bénédictions et tous les avantages auxquels ils ont le droit de s’attendre. ¶
Je préconiserais que chaque jeune homme et chaque jeune femme Saints des derniers jours qui envisagent le mariage entrent dans les temples de notre Dieu et soient scellés, par l’autorité de la prêtrise, pour le temps et pour toute l’éternité. Mais je voudrais qu’eux, et tous les autres couples mariés qui attendent des enfants dans leur foyer, se souviennent qu’ils doivent toujours être fidèles à leurs alliances. Je veux qu’ils se souviennent qu’ils doivent utiliser les dons que Dieu leur a faits, ces dotations célestes de l’esprit dont chacun est béni, afin que, lorsque viendront les enfants, ceux-ci puissent recevoir tous les dons et toutes les bénédictions de leurs parents dont ils devraient jouir et qu’ils ont le droit d’attendre en naissant sous la nouvelle alliance éternelle du mariage. ¶
Or il est important pour nous, parents, de nous souvenir de notre responsabilité à l’égard de toutes ces saintes ordonnances et alliances contractées dans les temples de notre Dieu. Nous devons les garder sacrées et ne rien faire qui viole les dispositions de ces alliances, faute de quoi les bénédictions prononcées sur nous, et toutes les bénédictions sont subordonnées à notre obéissance, ne seront pas à nous pour en jouir et peut-être ne conférerons-nous pas à nos enfants les dons et les dotations qu’ils ont le droit de recevoir. ¶
Et je sais que, outre garder sacrées et saintes ces ordonnances et être fidèles tout au long de notre vie, nous devons aussi développer les talents naturels dont Dieu nous a bénis, et qu’ils peuvent être développés au service de cette Église, car si les hommes et les femmes développent leurs talents, ils ont la possibilité de transmettre à leurs enfants ces grandes bénédictions et ces dons de l’Esprit. Et ainsi, lorsque nous songeons à nous perfectionner et à sanctifier notre âme pour contempler la face de Dieu et jouir de sa présence, nous devons penser à nos enfants et aux enfants de leurs enfants. ¶
Les parents qui vivent avec justice et développent chaque don et chaque talent naturels par le service ont droit à des esprits de choix de la part de notre Père céleste et ont une plus grande possibilité de les doter richement de leurs propres qualités et vertus perfectionnées, qui devraient assurer à leurs enfants une vie heureuse et utile. Mes frères et sœurs, quelle joie et quel bonheur nous viendraient de notre propre justice ? Les plus grands dividendes que nous pourrions connaître seraient nôtres, et ces dividendes ne peuvent venir que si nous honorons les saintes ordonnances et alliances que nous avons contractées. Puissions-nous le faire et être fidèles et loyaux dans toutes nos obligations et tous nos devoirs, je le demande humblement au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶