Je suis très reconnaissant envers mon Père céleste...
Henry D. Moyle
Je suis très reconnaissant envers mon Père céleste de la possibilité qui m’est donnée de me réunir avec vous, mes frères et sœurs, à cette grande conférence et de participer à l’Esprit du Seigneur qui est ici avec nous en si riche abondance. ¶
Je me sens redevable envers le Seigneur de la santé et de la force qui sont les miennes, et je suis certain qu’il m’a béni de cette santé et de cette force en réponse non seulement à mes propres prières mais aussi aux prières de mes frères et sœurs dans l’Église. ¶
J’ai éprouvé une grande affection pour les dirigeants de l’Église aussi loin que je puisse me souvenir. J’ai toujours demandé au Seigneur de me donner la force d’honorer et de soutenir de tout mon cœur et de toute mon âme ceux qui présidaient sur moi dans la prêtrise, et c’est ce que je fais aujourd’hui. Je suis reconnaissant pour la direction du président David O. McKay, du président Stephen L Richards et du président J. Reuben Clark, Jr. Je sais que ces hommes reçoivent de notre Père qui est dans les cieux son inspiration et sa direction dans l’œuvre qu’ils sont appelés à accomplir pour vous et pour moi. J’ai cette grande affection et cet amour non seulement pour la Présidence de l’Église, mais pour le président Joseph Fielding Smith en tant que président du Collège des douze et pour tous mes associés dans ce Collège, et pour toutes les autorités générales. En fait, mon affection s’étend à tous mes frères et sœurs. Nul homme ne pourrait avoir sur la face de cette terre un héritage plus riche que d’être réellement digne d’être compté parmi les Saints des derniers jours. ¶
Les statistiques que nous avons entendu lire ce matin démontrent les résultats d’une grande inspiration et d’une grande direction. Je dis que mon affection pour mes frères dans l’Église fait naître en moi un désir supplémentaire et semblable, celui que nous puissions avoir dans notre nation, dans notre État, dans nos comtés et dans nos villes des dirigeants gouvernementaux de même envergure. ¶
Je suis toujours impressionné lorsque je lis la section 134 de Doctrine et Alliances : ¶
Nous croyons que les gouvernements ont été institués par Dieu pour le bénéfice de l’homme et qu’il tient les hommes pour responsables de leurs actes vis-à-vis d’eux, tant pour la promulgation de lois que pour leur application pour le bien et la sécurité de la société. ¶
Nous croyons qu’aucun gouvernement ne peut vivre en paix si ne sont arrêtées et ne demeurent inviolées des lois qui garantissent à chacun la liberté de conscience, le droit à la propriété et la protection de la vie. ¶
Nous croyons que tout gouvernement a nécessairement besoin d’officiers civils et de magistrats pour faire appliquer ses lois, et que des hommes susceptibles d’administrer les lois avec équité et justice doivent être recherchés et soutenus par la voix du peuple, dans une république, ou par la volonté du souverain. . . . ¶
Nous ne croyons pas qu’il soit juste de mêler l’influence religieuse au gouvernement civil, de sorte qu’une organisation religieuse est favorisée et qu’une autre se voit entravée dans ses droits spirituels et que ses membres se voient dénier personnellement leurs droits de citoyens. (D. & A. ¶
134:1-3, 9.) Mais cela ne signifie pas que, parce que nous avons au fond du cœur une profonde conviction religieuse, nous ne soyons pas en même temps qualifiés pour participer au gouvernement. À moins d’avoir foi en Dieu, de le craindre et de garder ses commandements, nous pouvons difficilement être dignes d’occuper de hautes positions dans le gouvernement. Le prophète Joseph nous a dit, dans cette déclaration faite par l’inspiration du Seigneur, que nous devons avoir des hommes justes pour avoir un gouvernement juste. Si nous voulons être une nation qui craint Dieu et jouir des bénédictions de la paix, alors chacun de nous qui a foi en Dieu doit faire son devoir, prendre sa part pour accomplir notre but dans le gouvernement. Nous devrions nous familiariser intimement avec ceux qui sont actifs en politique ; nous devrions faire partie intégrante de leur milieu. Ils ne devraient pas nous être étrangers. Nous devrions veiller à ce que les hommes qui ont de véritables qualités de direction soient placés dans des positions de confiance et de responsabilité dans le gouvernement ; ces principes fondamentaux de vérité s’appliquent à tous les partis politiques sans distinction. Il n’y a aucun espoir et il ne peut y avoir aucun espoir pour notre gouvernement, ou pour tout gouvernement, auquel ce principe ne s’applique pas. ¶
Je pense qu’un bon endroit pour commencer est toujours chez soi. Chacun de nous devrait résoudre de développer par lui-même et en lui-même des qualités de direction, d’honnêteté, d’intégrité, de justice et d’équité. Nous devrions être disposés à prendre ces principes, ces caractéristiques, la capacité que nous créons ainsi en nous-mêmes, et à nous donner nous-mêmes au profit de notre ville, de notre comté, de notre État et de notre nation. ¶
Cette année, il n’y aura probablement pas plus de cinquante pour cent des électeurs qualifiés de cette grande nation qui exerceront leur droit de vote. Les élus qui pourront être choisis lors des grandes élections qui auront lieu cette année seront élus par des minorités et ne représenteront ni le vote ni la volonté de la majorité. Vous savez qu’il y a deux sortes de fautes dans le monde : les fautes de commission et les fautes d’omission. Nous faisons parfois des choses que nous ne devrions pas faire, et puis, à d’autres moments, nous ne faisons pas certaines choses que nous devrions faire. J’espère que les Saints des derniers jours ne se laisseront pas, sur le plan politique, tomber dans cette dernière catégorie et compter parmi ceux qui offensent parce qu’ils manquent de faire ce qu’ils devraient faire. J’aimerais savoir s’il existe une raison qui justifierait qu’un Saint des derniers jours n’exerce pas son droit de vote pour le parti et pour l’homme de son choix. ¶
Aucun parti politique n’est justifié de continuer à exister à moins d’énoncer clairement les principes qu’il préconise et la plate-forme sur laquelle se tiennent ses candidats, puis, avec intégrité, lorsqu’il est élu et si tant est qu’il le soit, de mettre en pratique ces principes et de respecter cette plate-forme. Si tel n’est pas le cas, nous, Saints des derniers jours, ne devrions nous aligner sur aucun parti, car nous n’avons pas la base sur laquelle prendre une décision intelligente. Nous devons savoir ce que représentent les partis avant de pouvoir leur accorder notre vote. Je ne vous demande pas, mes frères et sœurs, d’aller aux urnes et simplement de voter, si important que cela soit ; mais que, lorsque vous votez, vous votiez avec intelligence pour ces principes, ces choses et ces hommes qui vous donneront le genre de gouvernement que vous voulez, le genre d’environnement que vous désirez pour vous-mêmes et pour votre postérité. ¶
Nous avons reçu beaucoup de lumière sur les choses de la vie de la part de notre Père céleste par les révélations qu’il nous a données. Il nous est dit une fois encore dans Doctrine et Alliances, à la section 101 : ¶
Selon les lois et la constitution du peuple, dont j’ai permis l’établissement, et qui doivent être maintenues pour les droits et la protection de toute chair, selon des principes justes et saints, afin que tout homme puisse agir en doctrine et en principe, en ce qui se rapporte à l’avenir, selon le libre arbitre moral que je lui ai donné, afin que, le jour du jugement, chacun soit responsable de ses propres péchés. ¶
C’est pourquoi, il n’est pas juste qu’un homme soit asservi à un autre. ¶
C’est dans ce but que j’ai établi la Constitution de ce pays, par la main des sages que j’ai suscités dans ce but même, et que j’ai racheté le pays par l’effusion du sang. (Ibid., 101:77-80.) Pouvons-nous accepter cela comme l’un des principes sacrés de notre foi et manquer à nos devoirs envers notre nation ? ¶
La réponse me semble évidente. L’apôtre Paul d’autrefois a dit : Et si la trompette rend un son confus, qui se préparera au combat ? (I Cor. 14:8.) Nous devons avoir dans cette nation des dirigeants dont la voix soit claire ; dont la vertu, la clarté et la certitude nous donneront l’assurance que la voie suivie par le gouvernement sous leur direction est juste. Alors nous pourrons mettre tout notre cœur et toute notre âme derrière notre gouvernement et soutenir ceux qui président au gouvernement, et éprouver à leur égard ce que nous éprouvons envers ceux qui ont été divinement choisis pour guider et diriger les affaires de l’Église. ¶
J’espère et je prie, mes frères et sœurs, que nous ne penserons pas que la politique soit devenue si dégradée que nous soyons trop bons pour y participer. Si l’un de nous croit que la politique est dans un tel état, il nous suffit d’entrer en politique, de nous y engager avec notre honnêteté, notre intégrité et notre dévouement à la vérité et à la justice, et les normes seront relevées. Nous ne pouvons pas attendre dans ce pays un gouvernement meilleur que ne le sont les dirigeants, et donc, si nous voulons un bon gouvernement, nous devons avoir de bons dirigeants. Participons à nos assemblées populaires, aux réunions de l’organisation de notre parti, à nos congrès ; alors, lorsque nous irons aux urnes, nous pourrons avoir sur nos listes quelqu’un qui soit digne de notre vote. ¶
Puisse le Seigneur nous bénir afin que nous soutenions et défendions la grande Constitution de cette nation et que nous nous maintenions purs et sans tache des péchés du monde dans toutes nos entreprises, et attirions les bénédictions de notre Père céleste sur nous et sur nos voisins. ¶
Cela devrait être un défi pour nous, membres de l’Église de Jésus-Christ, et pour tous nos amis, nos voisins et tous les peuples de la terre qui sont en faveur d’un bon gouvernement, de la justice dans le gouvernement ; qui ont et encouragent les mêmes idéaux qui nous tiennent si fort à cœur. J’espère et je prie que le Seigneur nous bénisse tous afin que nous accomplissions pleinement les buts de notre création, et que nous lui soyons reconnaissants jour après jour pour les bénédictions qu’il répand sur nous ; et je le demande humblement au nom du Seigneur Jésus-Christ. Amen. ¶