Je me rends compte, plus que quiconque, à l'exception de...
John Longden
Je me rends compte, plus que quiconque, à l’exception de mon Père céleste et de son Fils Jésus-Christ, de ma faiblesse totale, par moi-même, pour occuper cette position ce matin. Je suis certain, par intérêt pour votre foi et pour vos prières qui montent vers notre Père céleste, que je pourrai être béni de son Esprit et que nous pourrons être bénéficiaires de ses bénédictions. ¶
Je n’ai pas de mots pour exprimer de façon adéquate ma reconnaissance et ma gratitude pour les riches bénédictions qui ont été les miennes au cours des six derniers mois en visitant les pieux et les paroisses de toute l’Église. Cela a été une inspiration et cela me rend humble lorsque je m’efforce d’enseigner l’œuvre rétablie de Dieu. Je voudrais mentionner publiquement ici ce matin que je suis reconnaissant pour les paroles de bonté et les félicitations qui m’ont été adressées lorsque j’ai reçu cet appel, il y a six mois, par des membres de l’Église et par beaucoup de personnes qui ne sont pas membres de cette Église. ¶
Je suis certain que nous avons été profondément impressionnés, je sais que je l’ai été, par la dignité avec laquelle ces réunions ont été présidées et dirigées par le président McKay et ceux qui détiennent l’autorité. ¶
Je suis certain que nous avons ressenti leur puissance et leur force en écoutant les paroles de salut. Jésus-Christ, lorsqu’il se trouva en face d’un groupe de pharisiens, leur posa un jour cette question : « Que pensez-vous du Christ ? » C’est une question qui pourrait nous être posée aujourd’hui. Nous pouvons y répondre dans notre esprit. Nous n’avons pas à y répondre oralement ni par écrit. « Que pensez-vous du Christ ? » ¶
Ces hommes, nos dirigeants, m’ont montré par leur exemple leur amour de Dieu et leur amour pour leurs semblables, leurs prochains, et je serai toujours reconnaissant de la riche expérience qui a été la mienne d’avoir eu une affectation avec frère Joseph F. Merrill la première semaine qui a suivi la dernière conférence générale, et de m’être imprégné de son esprit. Je ne pouvais m’empêcher de constater que voici un homme à la formation scolaire poussée, instruit dans les sciences et dans le domaine de l’ingénierie, et pourtant, jeunes gens, il ne s’était pas détourné du chemin de la vérité et de la justice. ¶
Il n’avait pas honte de témoigner que Jésus était le Christ et que le prophète Joseph Smith était et est véritablement un prophète de Dieu. Vous, les jeunes gens, vous pouvez tenir compte de ce bel exemple de la part de dirigeants aussi nobles, comme le sont tous ces hommes qui guident et dirigent l’œuvre de l’Église et du royaume ici sur la terre. ¶
Je voudrais que vous reveniez avec moi un moment ou deux sur un incident survenu il y a tout juste huit ans. ¶
Un jeune homme de cette Église, qui avait revêtu l’uniforme de son pays pour défendre la liberté et les droits de l’individu, se trouvait, loin de sa ville natale de Boise, dans l’Idaho, sur une tête de pont en Normandie, environ un mois avant le jour J.- Comme s’il avait un pressentiment de ce qui allait se passer, il s’assit là et écrivit un message à un ami de Boise. Et il disait, en concluant cette lettre : « Je voudrais te donner la formule, ou la condition requise pour la paix, si tu veux bien. Ce n’est rien de nouveau, mais je te demande que nous redécouvrions les choses que nous possédons déjà, et qui nous ont été données par le Maître il y a quelque deux mille ans en une seule phrase, lorsqu’il dit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » (Matthieu 22:37-39.) ¶
Ce garçon fit le sacrifice suprême quelques jours après avoir écrit cette lettre. ¶
Ce sont des vérités sur lesquelles nous ferions bien de réfléchir ce matin, mes frères et sœurs, tandis que nous passons aussi en revue un incident du Nouveau Testament. Le Sauveur avait enseigné sa doctrine, les principes salvateurs du salut et de l’exaltation. ¶
Il fut interrogé par un docteur de la loi qui lui dit : « Que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » ¶
Il cherchait sans doute à le prendre au piège, car le Maître lui répondit par une autre question et dit : « Qu’est-il écrit dans la loi ? Qu’y lis-tu ? » ¶
Le docteur de la loi répondit : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même. » ¶
Et le Sauveur dit : « Si tu fais ces choses, tu vivras. » ¶
Alors, voulant se justifier, le docteur de la loi dit : « Et qui est mon prochain ? » ¶
Le Maître donna alors ce glorieux exemple du bon Samaritain, où un homme qui descendait de Jérusalem à Jéricho était tombé au milieu de brigands et avait été dépouillé de ses vêtements et de ses biens matériels. (Et nous, mes frères et sœurs, nous pouvons être dépouillés de ce qui est matériel. Cela est insignifiant.) Et ainsi il fut laissé à demi mort sur la route. Un prêtre vint à passer et, voyant cet homme, bien qu’il professât le christianisme, passa de l’autre côté et le laissa. Puis un certain Lévite descendit la rue et vit lui aussi cet homme, et il passa lui aussi de l’autre côté. Mais il y eut le Samaritain, qui vit l’état de cet homme et lui prodigua ses soins en oignant ses plaies d’huile, en le mettant sur sa propre monture et en le conduisant dans une auberge, où il pourrait recevoir de l’aide. Il laissa de l’argent pour qu’on prenne soin de lui, et fit savoir à l’aubergiste qu’il reviendrait et que, s’il fallait davantage d’argent, il veillerait volontiers à ce que ces dépenses soient réglées. Puis le Maître dit : « Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands ? » ¶
Et la réponse fut : « C’est celui qui a exercé la miséricorde envers lui. » Et suivit le grand commandement du Sauveur, qui est significatif pour moi : « Va, et toi, fais de même. » (Voir Luc 10:25-37.) ¶
Oui, mes frères et sœurs, si nous illustrons véritablement par notre exemple cet enseignement du Maître, qui est d’aimer sincèrement et profondément notre Père céleste, alors nous aimerons par conséquence naturelle notre prochain. ¶
Ainsi bon nombre des conditions du monde d’aujourd’hui qui sont contraires à l’Évangile de Jésus-Christ seront surmontées. ¶
Il y aurait non seulement la paix dans le monde, mais aussi la paix dans notre cœur et dans notre âme. Et je prie humblement, en vous rendant témoignage, mes frères et sœurs, que cela est vrai, que Jésus-Christ nous a donné ce commandement dans un but précis. Puissions-nous avoir, dans notre propre cœur, l’énergie et le désir, et dans notre âme la force d’âme, dès maintenant, de le mettre en pratique plus pleinement dans notre vie quotidienne, afin de récolter les riches bénédictions qui reposent sur ces vérités. Je vous rends témoignage que Dieu vit, que Jésus est le Christ, que le prophète Joseph Smith était un prophète de Dieu, et que ceux qui lui ont succédé comme présidents de cette Église au fil des années, jusqu’à notre président actuel David O. McKay, ont été des hommes divinement inspirés et appelés par notre Père céleste. Puissions-nous les soutenir et les appuyer, ainsi que les vérités révélées du Seigneur qu’ils nous transmettent de temps à autre, afin que nous soyons de ceux qui mettent la parole en pratique, et non pas seulement de ceux qui l’écoutent, je le prie humblement au nom du Seigneur Jésus-Christ. Amen. ¶