Pulpit

Président McKay, président Richards, président Clark, mes...

Thorpe B. Isaacson

1952 April General Conference·Friday Morning Session·1952-04-04

Président McKay, président Richards, président Clark, mes chers frères et sœurs, et amis :

C’est toujours pour moi une tâche très difficile, qui m’accable presque, et je me sens aujourd’hui très faible et très humble. Personnellement, je suis très reconnaissant de la belle prière qui a été offerte au début de la conférence. Les prières donnent toujours la force dont on a besoin. Oui, « La prière est le : désir sincère de l’âme, proféré ou non exprimé. » Assurément aujourd’hui, la prière est le désir sincère de mon âme.

Nous avons tous été profondément touchés, bénis et inspirés par les paroles du président de l’Église, le président David O. McKay, prophète du Dieu véritable et vivant.

L’: Esprit du Seigneur : sera à cette conférence en abondance riche et grande si les milliers de personnes qui se rassemblent ici peuvent venir le cœur tourné vers notre Père céleste.

Hier, lors d’une réunion des Autorités générales de l’Église au temple, un bel et grand esprit se manifestait, un esprit dont je me demande si quiconque peut le décrire ou l’expliquer avec une exactitude absolue. C’était l’esprit de paix, d’amour, d’harmonie et d’unité. Oui, c’était l’esprit de notre Père céleste. ' Je sais qu’il règne un grand amour, une grande harmonie et une grande unité parmi les frères des Autorités générales de l’Église. Nul ne devrait jamais en déduire qu’il y a le moindre manque d’unité, d’harmonie, d’amour ou de fraternité dans l’Église.

Je souhaite seulement que tous, les uns envers les autres, nous puissions faire preuve du même amour amical et de la même unité que ceux que nous avons vus exister et que nous avons ressentis hier.

Il n’y a pas de place dans l’Église pour le manque d’harmonie ou le manque d’unité ; il n’y a pas de place pour la critique dans l’Église.

Vous n’approuverez peut-être pas ce que font ou disent certaines personnes, et aucun de nous ne prétend être parfait. Nous vous serons reconnaissants de venir nous trouver et de nous dire nos défauts. Mais je suis sûr que vous ne devriez pas critiquer ceux qui servent dans vos épiscopats et vos présidences de pieu, vos organisations auxiliaires et vos fonctions de collège. Je me souviens d’une remarque que mon petit vieux grand-père me fit un jour, et je m’efforcerai toujours de m’en souvenir, lorsqu’il me dit : « Il ne faut pas beaucoup de cervelle pour critiquer. »

Je suis sûr que si nous voulons seulement nous arrêter pour y penser, nous serons plus prudents lorsque nous manifesterons quelque degré de désunion.

Je confesse que j’ai humblement prié le Seigneur de me pardonner mes défauts et mes imperfections. Je l’ai prié chaque jour de m’aider lorsque viendrait mon tour de me tenir devant vous.

J’ai prié, premièrement, parce que je crois en la prière, et deuxièmement, parce que j’ai besoin des bénédictions du Seigneur, étant l’un des plus faibles parmi vous.

La belle musique d’aujourd’hui nous a amenés à nous mettre à l’unisson de l’Esprit du Seigneur, afin que nous puissions venir ici et être véritablement fortifiés et édifiés dans notre foi. Oui, la foi en Dieu est une condition du salut de chacun de nous. Ô Israël, confie-toi au Seigneur, il est ton secours et ton bouclier. Un témoignage de Jésus-Christ devrait être le désir de chaque personne ici présente. Il peut être nécessaire que chacun de nous opère un demi-tour complet dans sa propre vie et tourne son énergie, ses pensées et ses ambitions vers notre Père céleste. Une croisade nationale pourrait être nécessaire pour que nous puissions retourner à Dieu, notre Père ; cela peut être une nécessité immédiate, en raison de notre éloignement apparent, comme individus et comme nation, des enseignements de notre Père céleste.

La crainte du Seigneur est le commencement de la grande sagesse. Tous ceux qui gardent les commandements de Dieu ont une bonne intelligence. La foi en Dieu, notre Père éternel, et en son Fils, Jésus-Christ, le Rédempteur du monde, le Sauveur de l’humanité, est essentielle à chacun de nous si nous voulons avoir le bonheur et recevoir les bénédictions du Seigneur.

Ce fut une inspiration pour moi de voyager à travers l’Église, dans les paroisses et les pieux, de voir ces beaux bâtiments de l’Église neufs en construction, et de voir l’enthousiasme et la contribution des membres de l’Église. Le Seigneur nous a véritablement bénis.

Il y a quelque temps, j’étais dans une paroisse, et j’ai rencontré l’épiscopat et leurs épouses. Ce n’était ni une grande paroisse ni une paroisse riche.

Les gens s’efforçaient de réunir leur part pour construire un bâtiment de l’Église. Ils rencontraient quelques difficultés. Mais un membre de l’épiscopat nous a raconté que sa femme et lui avaient décidé de tuer l’une de leurs vaches. Ils n’en avaient pas beaucoup ; ils ne faisaient pas de l’élevage laitier ; mais ils tuèrent l’une de leurs meilleures vaches, la firent abattre et découper la viande. Ils firent de cette viande des sandwiches et vendirent ces sandwiches lors de matchs de basket-ball et d’autres activités pour réunir de l’argent afin de pouvoir construire un bâtiment de l’Église où ils pourraient se rassembler, renouveler leurs alliances avec le Seigneur et adorer Dieu, leur Père éternel, selon ce que dicte leur propre conscience.

J’ai entendu récemment un homme rendre témoignage d’un moment où il avait été en grève pendant deux ou trois mois ; ce n’était pas un homme riche ; il avait une grande famille ; et ses économies étaient presque toutes épuisées. Il n’avait pas d’emploi. Un dimanche après-midi, deux frères de sa paroisse vinrent chez lui, car ils essayaient de terminer leur bâtiment de l’Église, et ils lui dirent : « Nous sommes venus collecter de l’argent pour aider à terminer notre bâtiment de l’Église. » Ils ne connaissaient pas sa situation, et ils dirent : « Votre quote-part est de quarante dollars. »

Il sourit, alla dans la chambre, sortit un tiroir, et il y avait quarante dollars, ses derniers quarante dollars. Il les regarda et se demanda s’il devait retourner dire aux frères qu’il en paierait la moitié maintenant, ou s’il devait retourner leur demander d’être dispensé et leur dire qu’il paierait une partie plus tard ; mais alors la pensée lui vint que lui et sa famille avaient été abondamment bénis, et il prit les quarante dollars, serra sa ceinture, retourna dans la pièce en souriant et dit aux deux frères : « Tenez, je suis heureux de vous donner ma quote-part de quarante dollars. »

Ils lui remirent un reçu, ignorant le sacrifice qu’il avait fait, et lui dirent au revoir. Bien sûr, il se demanda comment il allait faire face à ses factures courantes, mais c’est un homme qui prie avec diligence. Et, bien sûr, ce soir-là, dans sa prière de famille, il demanda au Seigneur d’ouvrir la voie afin que des biens matériels puissent lui parvenir, pour qu’il puisse subvenir aux besoins de sa famille.

Il a témoigné que le lendemain matin, avant le petit-déjeuner, un inconnu frappa à sa porte et se présenta.

Ils n’avaient jamais entendu parler l’un de l’autre ni ne s’étaient rencontrés auparavant, dit-il, mais cet homme se présenta et dit : « J’ai appris que vous êtes mécanicien. Pouvez-vous faire fonctionner l’une de nos machines (et il la nomma) ? » Il dit qu’il pensait pouvoir le faire. L’inconnu dit alors : « Nous aimerions vous employer ; nous avons besoin d’un homme comme vous. L’emploi n’est pas dans cette communauté, mais nous vous ferons déménager par les camionnettes de notre entreprise jusqu’à la communauté voisine où nous avons besoin de vos services. Nous vous fournirons une maison moderne. »

Il était si désireux d’obtenir cet emploi qu’il savait à peine comment lui répondre.

Mais il le fit patienter un instant et dit : « Laissez-moi aller dans la cuisine demander à ma femme ce qu’elle en pense. » Il alla là-bas et raconta à sa femme la visite de ce monsieur qui, soit dit en passant, n’était pas membre de l’Église.

Il se précipita de nouveau vers l’homme et dit : « Oui, nous envisagerons ce poste.

Voudriez-vous avoir l’obligeance de nous dire le salaire ? »

L’homme dit : « Non, j’ai hésité à le faire parce que je voulais savoir si vous aimeriez vraiment cet emploi. »

Il dit : « Oui, nous l’aimerions beaucoup. »

Et l’inconnu lui dit alors le salaire, qui était presque le double de tout ce qu’il avait jamais pu gagner de toute sa vie.

Il accepta le poste ; ils se serrèrent la main ; et l’homme dit : « Nous le rendrons rétroactif au début de l’année. »

Eh bien, certains diront peut-être que c’est une coïncidence, mais pas ce bon frère.

C’était la bénédiction du Seigneur qui lui était venue à cause de sa fidélité.

Ces beaux bâtiments de l’Église neufs seront une source de force pour les membres de l’Église. Il n’existe pas de grands sacrifices dans cette Église. Il peut y avoir de grandes responsabilités, mais avec elles viennent de grandes bénédictions. Ces bâtiments de l’Église auront une grande valeur pour vous et pour vos enfants, si seulement vous vous y rendez et prenez la sainte-cène. Je me demande parfois si notre peuple comprend et apprécie vraiment la valeur de la sainte-cène.

Certaines de nos paroisses se contentent d’une fréquentation de 20 % et 25 % à la réunion de sainte-cène. Avec ces beaux bâtiments de l’Église neufs, nous ne devrions pas nous contenter de moins de 50 % de fréquentation aux réunions de sainte-cène.

Oh, parents, si nous voulions seulement emmener nos enfants et aller à la réunion de sainte-cène ! S’il n’y avait rien d’autre là-bas que le chant de ces cantiques, et la prière, et la belle administration de la sainte-cène, nous serions abondamment bénis et fortifiés, si nous nous rassemblions dans la maison du Seigneur en son saint jour, prenions la sainte-cène et renouvelions nos alliances avec le Seigneur.

Et lorsque nous prenons la sainte-cène, nous concluons trois alliances avec le Seigneur : Premièrement, nous nous engageons envers le Seigneur à prendre sur nous le nom de son Fils, Jésus-Christ. Et cela signifie que nous nous efforcerons, par nos œuvres et nos actes, d’être en accord avec celui dont nous avons pris le nom sur nous. Deuxièmement, nous faisons alliance de nous souvenir de lui, le Christ, le Sauveur du monde, qui est mort afin que nous vivions ; de rappeler à notre esprit le sacrifice et la souffrance, de nous souvenir de son corps, et de nous souvenir de son sang qui a été versé pour nous, afin que nous ayons la vie éternelle et la rémission de nos péchés. Et puis nous faisons alliance, et nous promettons que nous garderons les commandements de Dieu, notre Père éternel.

Oh, si seulement nous pouvions accepter les bénédictions de la sainte-cène et la prendre régulièrement, en remplissant ces réunions à ras bord, je crois que nous ferions mieux. Je pense que nous serions davantage bénis. Je pense que nous pourrions surmonter nos défauts avec plus de succès que lorsque nous restons éloignés des semaines et des semaines sans la sainte-cène. Chaque Saint des derniers jours devrait s’y rassembler en ce saint jour et y emmener ses enfants pour la sainte-cène.

J’ai lu récemment une déclaration de la Légion américaine et de son auxiliaire, et j’ai pensé que c’était un but très digne :

« Retrouver le chemin qui ramène à Dieu Tout-Puissant et à ses idéaux », et un but de « fréquenter l’Église, non seulement aujourd’hui, mais chaque jour du sabbat ».

« Oui, parents, il serait bon que nous ne laissions passer aucun dimanche sans nous rassembler dans nos maisons de culte qui ont été dédiées au Seigneur, et y renouveler nos alliances avec notre Père céleste. »

Oh, il nous faudra peut-être changer un peu notre attitude à l’égard du jour du sabbat, et vraiment le sanctifier. Il nous faudra peut-être relire ces belles prières.

Si seulement nous les lisions et suivions la prière dans notre réunion de sainte-cène, je suis sûr que nous serions heureux et reconnaissants d’y avoir assisté.

J’espère, pères, que nous pouvons être proches de nos fils, oui, que nous pouvons les aider à accroître leur foi, afin que leur témoignage soit fort. Il y en a aujourd’hui qui voudraient ébranler la foi d’un garçon ou d’une fille. Il y en a qui tendraient à détruire, peut-être innocemment, mais il y a ceux qui prétendent en savoir plus que le garçon qui a la foi, et c’est pourquoi, en tant que pères et mères, nous devrions être proches de nos fils, afin que personne n’ait l’occasion de choquer leur foi.

Un père vient de me remettre une lettre qu’il a reçue de son fils et je veux vous la lire. Il l’a reçue juste avant Noël.

L’Action de grâce vient de passer, Père, et Noël sera bientôt là, et cela a tourné mes pensées vers vous et vers ma maison, mais ce qui a le plus occupé mon esprit, c’est la gratitude qui coule dans mes veines pour la merveilleuse famille que j’ai à la maison, et pour les enseignements que vous m’avez donnés. Rappelez-vous, Père, quand vous et moi travaillions côte à côte, et que, tout en travaillant, vous me donniez constamment des conseils. Je n’ai jamais dit grand-chose sur ce que vous me disiez ni exprimé la gratitude que j’avais pour votre compagnie. J’espérais plus ou moins que vous pourriez deviner ce que je ressentais à travers mes actes et mes conversations.

Mais je suppose, Papa, que mes actes vous ont parfois prouvé exactement le contraire. Mais maintenant, Père, je veux que vous sachiez que tout ce que vous m’avez enseigné et tout ce que vous avez fait pour moi n’ont pas été pris comme quelque chose que vous me deviez simplement. Bien au contraire, Père. Je suis si heureux que vous m’ayez donné la possibilité de jouir des beautés de ce monde. Je suis reconnaissant du témoignage que vous m’avez donné, et je suis particulièrement reconnaissant de pouvoir accomplir cette mission. C’est l’une des nombreuses choses que je ne pourrai jamais vous payer, Papa. Je n’ai jamais vu un tel changement s’opérer chez une personne que celui que j’ai vu en vous quand Mère est décédée. Mais je suis sûr que le changement n’était pas en vous mais en moi. J’ai découvert que vous n’étiez pas la personne que je croyais. Vous m’aviez paru fâché contre moi, parfois, et je l’avais mal compris. Je ne vois pas maintenant comment j’ai pu penser autrement de vous, Père. J’éprouve pour vous un grand amour et une grande affection, non seulement comme pour mon père, mais comme pour mon compagnon. Je crois qu’il va me falloir de nouvelles lunettes, Papa ; je ne peux pas écrire cette lettre sans que mes yeux se remplissent de larmes et se brouillent.

Oui, les garçons seront reconnaissants de la foi que nous les aidons à conserver, des témoignages qu’ils ont. Je veux vous rendre mon témoignage. Je sais que Dieu vit. Je sais qu’il a entendu et exaucé mes prières. Je reconnais sa main, car sans son aide j’aurais pu faire peu de chose ou rien. Je sais que Joseph Smith était un prophète de Dieu. Je sais qu’il est entré dans le Bosquet sacré, et je sais que Dieu et son Fils lui sont apparus et lui ont parlé, et je sais qu’il a reçu des messagers célestes en de nombreuses occasions. Je sais que le président David O. McKay est un prophète vivant de Dieu, un prophète spirituel. Je sais que ces hommes sont des prophètes, des voyants et des révélateurs, et des serviteurs du Dieu véritable et vivant. Je sais qu’il les inspire et leur révèle ses messages. Parfois, je l’admets, il nous est difficile d’être aussi humbles que nous pourrions l’être. Nous devons souvent opérer un ajustement dans notre vie afin d’être à l’unisson de notre Père céleste.

Que Dieu nous bénisse afin que nous soyons reconnaissants d’appartenir à cette Église, et que nous ayons toujours son Esprit avec nous, je le prie humblement au nom de Jésus-Christ. Amen.

Citer ce discoursThorpe B. Isaacson, « Président McKay, président Richards, président Clark, mes... », 1952 April General Conference, Friday Morning Session (1952-04-04). Pulpit Vault, 1952-04-isaacson-president-mckay-president-richards-president-clark-my. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, catalog.churchofjesuschrist.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).