Avec vous, mes frères et sœurs, je...
ElRay L. Christiansen
Avec vous, mes frères et sœurs, je me réjouis grandement de soutenir, en un sens véritable, ces vaillants serviteurs du Seigneur qui ont si bien fait leurs preuves par le passé. Je les soutiens dans leurs nouvelles fonctions de tout mon cœur. ¶
Après trois jours et deux soirées passés à entendre les remarques inspirantes des frères qui se sont adressés à nous, je puis vous assurer que le seul réconfort que l’on trouve à ce stade est celui qui vient de savoir que ce que l’on pensait dire a été exprimé plus adéquatement qu’on n’aurait pu le faire. Telle est ma situation. ¶
Je pense que nous avons eu une conférence des plus merveilleuses, en ce sens qu’il y a eu de la gravité, un sérieux dans le but, une sincérité dans le sentiment et, me semble-t-il, chez chacun le désir d’accepter ce qui nous a été donné. Les paroles prêtées à l’un des personnages par William Shakespeare paraissent exprimer mon sentiment : ¶
Ô Dieu, qui me prêtes la vie, prête-moi une âme comblée de reconnaissance. ¶
J’espère, mes frères et sœurs, que nous pourrons partir d’ici, chacun de nous, avec « une âme comblée de reconnaissance » pour l’abondance des bénédictions qui sont les nôtres ; pour la vérité que nous avons ; pour l’autorité d’agir au nom du Seigneur et d’officier en son nom, et d’apporter ainsi le salut non seulement à nous-mêmes, mais à ceux que nous aimons et à tous ceux qui prêteront attention à l’appel. ¶
Nous devrions être reconnaissants, comme je suis sûr que nous le sommes tous, pour ces hommes inspirés qui nous guident et nous dirigent d’une manière si splendide. ¶
Si je pouvais condenser en quelques mots le thème général de cette conférence, ce serait à peu près ceci : Renoncez aux pratiques vaines du monde et servez le Dieu du pays, qui est Jésus-Christ. ¶
Maintenant, si nous pouvons partir d’ici en prêtant attention à cette pensée générale, cette conférence aura produit beaucoup. Je me suis souvent demandé pourquoi les Saints des derniers jours devraient avoir constamment besoin d’être exhortés, alors que nous pouvons déclarer en témoignage et en vérité que Dieu vit et que Jésus est le Christ, que Joseph Smith a été un instrument entre ses mains pour rétablir l’Évangile. J’ai très souvent pensé que cela devrait suffire à chacun de nous, et, comme Adam, ainsi que l’a mentionné ce matin le président Clark, savoir ce que notre Père désire devrait suffire. ¶
Et comme pour Adam, ainsi pour Abraham — quel que fût le grand sacrifice, il n’a pas tergiversé. Il n’a pas hésité. Il n’a pas posé de questions. ¶
J’espère, mes frères et sœurs, que nous pourrons aborder cela dans notre foi et notre détermination à servir le Seigneur. ¶
Nous sommes cependant exposés aux philosophies et aux pratiques du monde, et nous nous laissons parfois intriguer par certaines innovations que beaucoup voudraient nous faire croire être ce qu’il faut faire. C’est pourquoi nous avons besoin qu’on nous rappelle de temps à autre les choses qui comptent vraiment, de mettre les choses importantes en premier, d’aimer le Seigneur de tout notre cœur, de toute notre puissance et de toute notre force. ¶
Nous, Saints des derniers jours, n’avons pas à souscrire aux pratiques qui nous entourent et dont nous avons été avertis au cours de cette conférence. Nous n’avons pas à minimiser les normes et les idéaux religieux qui ont été établis pour que nous les observions et les suivions. Nous n’avons pas à être « aimant le plaisir plus que Dieu », comme Paul a dit que beaucoup dans le monde le seraient dans ces derniers jours. (2 Tim. ¶
3:4.) Nous n’avons pas à être, et ne devrions pas être, « enflés d’orgueil » ni pleins de suffisance, mais, en vrais Saints des derniers jours, nous devrions marcher humblement devant le Seigneur et nous souvenir qu’il est notre Dieu. ¶
Si nous pouvons être humbles et soumis, doux et faciles à supplier, nous grandirons en force et en stature et nous serons capables de faire face aux vicissitudes de la vie, et de résister aux « . . . mauvaises intentions et desseins qui existent et existeront dans le cœur des conspirateurs dans les derniers jours » ¶
(D. & A. 89:4), comme on nous a exhortés à le faire. ¶
Il existe un vieux proverbe espagnol qui dit : Celui qui perd la richesse perd beaucoup. Celui qui perd des amis perd davantage. Mais celui qui perd la spiritualité perd tout. ¶
Il me semble qu’il y a une dépression dans les choses spirituelles. Nous sommes dans une « dépression spirituelle » mondiale. Lorsque je me déplace et que j’observe la conduite de beaucoup d’hommes et de femmes, cela paraît d’autant plus convaincant. Et l’on nous dit . . . que le monde entier est plongé dans le péché et gémit dans les ténèbres et dans la servitude du péché. ¶
Et vous saurez qu’ils sont dans la servitude du péché à ceci, qu’ils ne viennent pas à moi. ¶
Car quiconque ne vient pas à moi est dans la servitude du péché. ¶
Et quiconque ne reçoit pas ma voix ne connaît pas ma voix et n’est pas de moi. (D. & A. 84:49-52.) Cela a été donné à l’Église en 1832. ¶
Je doute que le monde se soit beaucoup amélioré depuis lors. Peut-être avons-nous appris beaucoup plus de méchancetés dans l’intervalle. Je n’en suis pas sûr, mais il semblerait que ce soit le cas. ¶
Maintenant, mes frères et sœurs, durant ces jours de confusion et de doute, où pouvons-nous trouver la sécurité ? Sur quelle fondation pouvons-nous bâtir en toute sûreté ? ¶
Parlant des conditions qui existeraient à notre époque, une révélation donnée par l’intermédiaire du prophète Joseph Smith nous a apporté cette assurance : ¶
Car ceux qui sont sages, ont reçu la vérité, ont pris l’Esprit-Saint pour guide, et n’ont pas été trompés, en vérité, je vous le dis, ils ne seront pas abattus ni jetés au feu, mais supporteront le jour. ¶
Et la terre leur sera donnée en héritage ; ils se multiplieront et deviendront forts, et leurs enfants grandiront sans péché pour le salut. ¶
Car le Seigneur sera au milieu d’eux, sa gloire sera sur eux, et il sera leur roi et leur législateur. (Ibid., 45:57-59.) Qu’il est merveilleux, mes frères et sœurs, de contempler une telle bénédiction. ¶
Elle est nôtre si nous voulons seulement prêter attention à ce qu’elle exige. Je me tourne très souvent vers les Écritures lorsque je parle à ces jeunes gens, ou lorsque je le faisais au temple, afin de les amener à s’en tenir à la voie qui est bonne pour eux, en leur adressant cette exhortation dans les paroles d’Hélaman : ¶
Et maintenant, mes fils, souvenez-vous, souvenez-vous que c’est sur le roc de notre Rédempteur, qui est le Christ, le Fils de Dieu, que vous devez bâtir votre fondation ; afin que lorsque le diable enverra ses vents puissants, oui, ses traits dans le tourbillon, oui, lorsque toute sa grêle et sa puissante tempête s’abattront sur vous, cela n’ait aucun pouvoir sur vous, pour vous entraîner en bas jusqu’au gouffre de misère et de malheur sans fin, à cause du roc sur lequel vous êtes bâtis, qui est une fondation sûre, une fondation telle que si les hommes construisent sur elle, ils ne peuvent tomber. (Hélaman 5:12.) Je recommande cela aux Saints des derniers jours, et aux jeunes gens en particulier, qui luttent pour s’établir dans leur foyer et dans leur vie comme maris et femmes, pères et mères, de bâtir sur cette fondation sûre, car s’ils le font, ils ne peuvent tomber, et ils ne seront pas trompés par les pratiques du monde. ¶
Je soutiens les frères de tout mon cœur. Je sais que c’est l’œuvre du Seigneur. Ce n’est pas simplement une Église de plus. C’est l’Église de Jésus-Christ, et il la dirige et la conduit par ces instruments, ces saints hommes entre ses mains. ¶
J’en témoigne et j’y engage mon allégeance au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶