Pulpit

Cette conférence, j'en suis certain, a eu...

S. Dilworth Young

1951 October General Conference·Sunday Morning Session·1951-10-07

Cette conférence, j'en suis certain, a eu pour thème le foyer.

L'exemple de la famille McKay

Il y a vingt-huit ans, j'ai été adopté par les habitants d'Ogden et du comté de Weber. Je crois pouvoir dire maintenant, sans risque, que je leur appartiens. Tel que je l'ai vu, je pense que la plus grande influence exercée dans le comté de Weber au fil des ans a été l'exemple de la famille McKay dans la fondation et le maintien d'un foyer. Je dis la famille McKay parce que le président McKay a de nombreux frères et sœurs. Je n'ai jamais vu une telle unité dans une famille. Le comté de Weber le sait. J'ai eu de nombreuses et heureuses relations avec frère Thomas McKay.

J'ai été heureux que frère Petersen ait dit ce qu'il a dit l'autre jour à son sujet. Si le temps le permettait, je pourrais et voudrais vous dire d'autres choses qui m'ont montré la grandeur, l'amour et le désir de cet homme bon qui s'assied aux rangs inférieurs pour se donner lui-même aux gens de ce comté, et à l'Église. Il n'y a personne dans le comté de Weber qui ne sache qu'il peut demander au président David O. McKay de venir parler aux funérailles de proches endeuillés. Tous sentent qu'ils peuvent le faire. Tous se retiennent à cause de son temps. Ils l'appellent tous affectueusement David O, dans son dos. En face, bien sûr, ils lui donnent son titre convenable, mais partout où l'on va dans le comté de Weber, c'est « David O. », à moins qu'ils veuillent raconter une histoire à son sujet, et alors on le raccourcit en « D.O. ».

Je suis certain que tout cela se fait avec affection. Il y a un vieux dicton qui dit : « Le foyer est là où est le cœur. » Les gens du comté de Weber ne se laissent pas tromper par le fait que frère McKay habite sur East South Temple Street. Ils savent qu'il est obligé d'y habiter, mais que, s'il en avait le choix, son adresse est, et sera toujours, Huntsville, comté de Weber, Utah.

L'exemple de cette famille et l'influence qui en résulte dans notre comté sont un témoignage de l'influence du bon exemple dans l'idéal du foyer. En vérité, nous, du comté de Weber, et je soupçonne le reste de l'Église également, savons que si nous voulons seulement suivre l'exemple de notre bien-aimé dirigeant dans la fondation et le maintien d'un foyer, nous trouverons sûrement la paix et la joie.

La mission auprès des Indiens

J'ai encore une pensée. Je ne voudrais pas discuter pour savoir laquelle des révélations est la plus importante, mais il n'y a aucun doute que la plus longue révélation donnée au prophète Joseph Smith est le Livre de Mormon. Chacune de ses six cents pages révèle les relations de Jésus-Christ avec ceux qu'il aimait comme sa propre famille, la maison d'Israël. Lorsque le Prophète lut la révélation, je ne sais pas ce qui s'éveilla dans son esprit, mais je sais ce qu'il fit. Il lut que l'Évangile devait être porté aux restes de la maison d'Israël dans ce pays. L'un de ses premiers actes fut de commencer cette œuvre. Il envoya Oliver Cowdery, Parley P. Pratt, Ziba Peterson et Peter Whitmer fils en mission auprès du peuple indien. Ce fut un long et rude trajet qu'ils firent en hiver, à pied, à travers le désert, de l'endroit où ils se trouvaient alors jusqu'aux frontières du Missouri, mais les dangers du voyage ne les arrêtèrent pas. Qu'accomplirent-ils ? Peut-être pas grand-chose. Ils purent parler à un chef indien ; ils suscitèrent une vive émotion dans la tribu ; puis l'agent chargé des Indiens et les ministres du territoire environnant s'abattirent sur eux et les chassèrent. Mais il y a une chose qu'ils firent dont nous pouvons tirer une leçon. Ils essayèrent d'accomplir une prophétie. Il nous incombe maintenant de continuer et d'essayer de nouveau d'accomplir cette prophétie ; une prophétie selon laquelle l'Évangile irait dans les derniers jours à ce peuple jusqu'au moment où il prendrait la place qui lui revient dans l'établissement du Lieu central et de Sion elle-même.

L'acceptation de l'Évangile est individuelle

Maintenant, je reconnais que l'acceptation de l'Évangile est une affaire individuelle. Nous n'allons pas convertir ces amis en foule. Je rappelle aux missionnaires qui sont affectés à ces gens qu'ils doivent aller de maison en maison et rendre leur témoignage à des individus. Il peut y en avoir beaucoup, mais nous devons les chercher un par un. Nous avons été leurs conquérants — je ne parle pas de l'Église.

Je parle des Blancs de ce pays. Ils ont été le peuple assujetti. Nous savons comment ils ont été foulés aux pieds.

Il n'y a pas le temps maintenant d'en parler. Ils attendent quelque chose de nous. Ce qu'ils veulent, c'est de l'aide pour se relever, non des secours ; de la compréhension, non de la pitié ; une chance, non la charité. Et je vous rappelle qu'ils sont trente-quatre millions dans ces deux Amériques, trois cent trente-quatre mille seulement aux États-Unis, cent mille au Canada, quinze mille en Alaska, trois millions cinq cent mille en Amérique centrale, et dix-sept millions qui sont du sang d'Israël au Mexique, en plus de ceux du continent sud-américain.

Le jeune Indien aztèque

Je pense voir un moyen par lequel bon nombre de ces choses vont s'accomplir dans quelque chose qui m'est arrivé il y a peu de temps, et je terminerai là-dessus. Je parlais à un jeune garçon. Il était un peu plus âgé que le prophète Joseph lorsqu'il reçut la Première Vision ; il avait à peu près l'âge du Prophète lorsqu'il organisa l'Église.

C'était un jeune Indien de descendance aztèque. Sa mère avait accepté l'Évangile il y a des années dans un petit village sur les pentes de ces immenses volcans de la vallée du Mexique. Elle et sa sœur sont venues dans cette vallée il y a des années, et à force de travail, de persévérance et d'amour, elles ont élevé une famille charmante. Elles ont envoyé trois de leurs enfants en mission. Ce garçon dont je parle venait de recevoir un honneur, une bourse pour une grande université de l'Est en raison de l'excellent travail qu'il avait accompli en chimie. Je lui ai dit : « Que comptes-tu faire quand tu auras terminé ? Je suppose que tu vas devenir docteur en philosophie. »

« C'est cela », dit-il.

« Et après cela, quoi ? Où vas-tu ? »

Il leva les yeux vers moi et, avec la timidité qu'ont ces gens (ils n'aiment pas dévisager une personne, ils lèvent rapidement les yeux vers elle et veulent être sûrs qu'elle comprend), il dit : « Quand j'aurai terminé, je rentre chez moi. »

« Où est chez toi ? » ai-je demandé, car je savais qu'il avait été élevé ici même.

« Je retourne dans la vallée du Mexique d'où ma mère est venue, pour essayer d'enseigner à mon peuple ce que j'ai découvert. »

« Quelle place l'Évangile a-t-il là-dedans ? » ai-je demandé.

Il dit : « J'ai l'intention d'enseigner l'Évangile en même temps que la chimie. »

C'est, je pense, une clé de ce à quoi nous pouvons nous attendre lorsque ces gens, ces êtres chers, ceux de la maison d'Israël, entreront en nombre dans l'Église. Ils viendront si seulement nous nous efforçons avec diligence.

Je sais que l'Évangile est vrai. Je rends témoignage que Jésus est le Christ, que le prophète Joseph Smith a été inspiré de Dieu pour faire toutes les choses qu'il a faites afin d'établir le royaume, et que ceux qui siègent sur cette estrade derrière moi sont véritablement des prophètes de Dieu. Au nom de Jésus-Christ, je rends ce témoignage. Amen.

Citer ce discoursS. Dilworth Young, « Cette conférence, j'en suis certain, a eu... », 1951 October General Conference, Sunday Morning Session (1951-10-07). Pulpit Vault, 1951-10-young-this-conference-i-am-sure-has-had. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, catalog.churchofjesuschrist.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).