Avec l'aide du Seigneur...
Joseph Fielding Smith
Avec l'aide du Seigneur, que je recherche, et avec votre foi et vos prières, je m'efforcerai de ne pas empiéter trop loin sur les excellentes remarques que d'autres nous ont faites au cours de cette conférence. Mais j'ai été impressionné par la pensée de dire quelque chose en plus de ce qui a été dit au sujet de l'alliance sacrée et sainte du mariage. ¶
L'incompréhension des Écritures
Il y a beaucoup à dire, je pense, sans que je franchisse les limites et me répète nécessairement. Le Seigneur n'a jamais voulu, n'a jamais désigné ni conçu que le mariage prenne fin avec la mort. Il n'y a rien dans les Écritures, correctement comprises, qui indique quoi que ce soit de tel. C'est une incompréhension, due à l'absence de la conduite de l'Esprit du Seigneur, qui a amené le monde, presque universellement, à croire que le mariage est pour le temps seulement, que lorsque vient la mort, il vient une séparation des maris et des femmes, et que les enfants restent sans aucun droit, dans les éternités, sur leurs parents. ¶
Le passage d'Écriture, plus que tout autre, sur lequel on s'appuie dans le monde pour tenter de prouver que le mariage prend fin et qu'il n'y a pas de mariage dans l'au-delà est tiré des paroles de notre Sauveur aux sadducéens qui étaient venus le tenter. Vous vous rappelez que ces sadducéens ne croyaient pas à la résurrection. Ils vinrent avec une histoire, sans doute fictive, selon laquelle une femme avait été mariée sept fois de suite, et cherchant à le prendre au piège, ils lui demandèrent lequel de ces sept maris serait le mari de la femme dans l'éternité. Notre Seigneur leur donna la réponse qui convenait, parce qu'il parlait à des gens qui ne croyaient pas à l'au-delà. Il dit donc, en réponse à leurs questions : ¶
« Les enfants de ce monde-ci prennent des femmes et des maris. » J'attire votre attention sur le fait que le Seigneur a dit que lui et ses disciples n'appartenaient pas à ce monde ; les sadducéens, eux, y appartenaient. Pour poursuivre : « Mais ceux qui seront trouvés dignes d'avoir part au monde à venir et à la résurrection des morts ne prendront ni femmes ni maris. » (Voir Matthieu 22:23-30.) Cela est absolument vrai. ¶
Et le Seigneur a révélé cette même doctrine à l'Église à l'époque où nous vivons. Il dit à ceux qui sont mariés pour le temps seulement, et à ceux qui ne croient pas au mariage pour l'éternité : ¶
C'est pourquoi, lorsqu'ils sont hors du monde, les hommes ne prennent pas de femmes, ni les femmes de maris, mais ils sont désignés comme anges dans les cieux ; lesquels anges sont des serviteurs au service de ceux qui sont dignes d'un poids de gloire beaucoup plus grand, extrême et éternel. ¶
Car ces anges n'ont pas respecté ma loi ; c'est pourquoi, ils ne peuvent s'accroître, mais restent à toute éternité séparés et seuls, sans exaltation, dans leur état sauvé. Et dorénavant, ils ne sont pas dieux, mais anges de Dieu, pour toujours et à jamais. (D. & A. 132:16-17.) Le Seigneur dit donc que ceux de cette catégorie, qui peuvent être dignes d'entrer dans le royaume des cieux, seront comme les anges, et qu'ils restent séparés et seuls dans l'éternité. ¶
Le mariage, un principe éternel
Mais le Seigneur a très clairement déclaré que le mariage est un principe éternel. Cela est consigné dans nos Écritures, dans la Bible. ¶
J'attire votre attention sur le fait que le tout premier mariage sur la face de cette terre a été célébré par le Seigneur, et il n'était pas pour le temps seulement, car il n'y avait pas de temps. Cela a été déclaré, et cette cérémonie accordée, à un couple qui n'était pas soumis à la mort. Le mariage n'était donc pas destiné à prendre fin. Et après la Chute, lorsque Adam et Ève furent chassés du jardin d'Éden, le Seigneur ne dit pas qu'ils retourneraient à la poussière et que leurs corps demeureraient, mais il leur donna la promesse de la résurrection ; il ne leur dit pas non plus que ce mariage célébré pour l'éternité, si vous voulez bien, prendrait fin. ¶
Lorsque le Seigneur fut confronté aux pharisiens, qui croyaient à la résurrection, sa réponse à leur égard fut très différente. ¶
De même, ils vinrent le tenter. Ils voulaient savoir s'il est permis à un homme de répudier sa femme pour n'importe quel motif. Et la réponse leur fut donnée : ¶
. . . N'avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l'homme et la femme et qu'il dit : C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ? (Matthieu 19:4-5.) Où trouve-t-on la moindre idée de séparation dans cette parole ? « Ainsi ils ne sont plus deux » — cela sonne comme l'éternité. « Plus deux, mais une seule chair. Que l'homme donc ne sépare pas ce que Dieu a uni. » (Ibid., 19:6,.) ¶
Le mariage par commandement divin
Dans les temples du Seigneur, des hommes et des femmes sont scellés, mariés pour le temps et pour toute l'éternité. Le Seigneur l'a commandé. Les enfants qui leur naissent seront leurs enfants non seulement dans cette vie, mais aussi dans l'éternité ; et le lien familial, selon le plan du Seigneur, n'est pas destiné à prendre fin. Mais, bien sûr, si les gens n'acceptent pas le mariage par commandement divin, il ne peut être reconnu. Ce que Dieu a uni doit être quelque chose qui durera, car il ne célèbre pas de cérémonies pour le temps seulement. Le Seigneur n'a pas dit à ces pharisiens : « Il n'y a pas de mariage dans l'éternité », mais il a dit que là où Dieu unit, cela dure à jamais. C'est ce que je lis dans ce passage d'Écriture, et je pense le lire correctement. ¶
Alliances et obligations
Maintenant, je veux supplier mes bons frères et sœurs, les bons membres de l'Église, d'aller au temple pour être mariés pour le temps et pour toute l'éternité. Je veux supplier ceux qui sont allés au temple et s'y sont ainsi mariés d'être fidèles et loyaux à leurs alliances et à leurs obligations, car dans la Maison du Seigneur ils ont conclu des alliances solennelles et ont pris sur eux, devant Dieu, les anges et des témoins, des obligations qui sont parfois rompues. ¶
Que signifie le mariage pour les membres de l'Église ? Cela signifie qu'ils reçoivent dans cette ordonnance la plus grande bénédiction, la bénédiction suprême, la bénédiction des vies éternelles. Voilà comment le Seigneur le dit, « vies éternelles », ce qui signifie non seulement que le mari et la femme entreront dans la vie éternelle, mais que leurs enfants nés sous l'alliance auront de même droit, par leur fidélité, aux vies éternelles. Et de plus, que le mari et la femme, après la résurrection des morts, ne prendront pas fin. Par là, le Seigneur veut dire qu'ils auront une continuation des postérités pour toujours, et que l'organisation familiale ne prend pas fin. ¶
La raison du divorce
Nous avons trop de mariages dans le temple du Seigneur où les parties qui contractent les alliances les violent. Si nous, membres de l'Église, vivions en pleine harmonie avec les principes de l'Évangile, vivant selon toute parole qui sort de la bouche de Dieu, le divorce disparaîtrait pratiquement en ce qui concerne l'Église ; c'est-à-dire parmi ceux qui sont mariés dans le temple. ¶
Lorsque le divorce frappe ceux qui sont mariés dans le temple, c'est parce qu'ils ont violé les alliances et les obligations qu'ils ont prises sur eux d'être fidèles l'un à l'autre, fidèles à Dieu, fidèles à l'Église. S'ils continuent à vivre dans cette fidélité, s'ils ont de l'amour dans leur cœur l'un pour l'autre, s'ils respectent les droits l'un de l'autre et ne tentent pas de tirer indûment avantage de l'autre, mais ont la considération qui convient, il n'y aura pas d'échecs. Lorsque la séparation survient, comme je le dis, trop fréquemment, c'est à cause de la violation des alliances et des obligations de cette cérémonie sacrée et sainte. ¶
Et lorsqu'un homme et une femme sont mariés dans le temple pour le temps et pour toute l'éternité et cherchent ensuite, par les tribunaux, une séparation, et viennent peut-être trouver le président de l'Église pour obtenir une annulation, qu'ont-ils fait ? Des enfants sont probablement nés, et comme nous l'avons déjà entendu, ces enfants appartiennent à Dieu ; ce sont ses enfants, envoyés dans ce foyer avec tous les droits à la protection du père et de la mère, à la conduite du père et de la mère, à être édifiés et fortifiés dans la foi, et à entrer dans les cieux, dans le royaume céleste, avec leur père et leur mère, pour siéger avec eux dans l'exaltation et la gloire. Mais fréquemment un homme et une femme ne peuvent pas vivre ensemble, souvent à cause de quelque chose de futile qui survient, et ils se séparent. Qu'ont-ils fait à ces enfants ? Ils ont détruit leurs droits donnés par Dieu, les leur ont ôtés, ont détruit une famille. Et comment vont-ils entrer dans les éternités et faire face à leur Créateur dans ces conditions ? ¶
Maintenant, je m'en rends compte, le Sauveur s'en est rendu compte, je n'ai pas lu assez loin pour prendre cela en considération, parce que ce n'était pas ce dont je parlais à ce moment-là, il y a des cas où une femme a besoin d'une séparation, où peut-être un mari devrait avoir une séparation, mais toujours à cause d'une violation, d'une violation grave des alliances qui ont été conclues. Mais là, vous avez le foyer brisé ; des enfants laissés sans l'un de leurs parents et peut-être sans les deux, pour être recueillis peut-être, par la miséricorde du Tout-Puissant, dans quelque autre famille fidèle, pour y être adoptés afin d'être siens pour toute l'éternité. ¶
Maintenant, le temps ne me permet pas d'en dire davantage. Il y a tant à dire, beaucoup peut-être qui devrait être dit. Mais ceux qui violent cette alliance sacrée et solennelle passeront un bien triste moment s'ils sont coupables lorsqu'ils viendront au siège du jugement de Dieu, car ils ont rompu les liens d'une union éternelle et perdu leur promesse d'exaltation dans le royaume de Dieu. ¶
Que le Seigneur vous bénisse, je le prie au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶