Je vous invite instamment, chacun de vous, mes...
Marion G. Romney
Je vous invite instamment, chacun de vous, mes frères et sœurs, à dire une prière afin que, pendant que je me tiens devant vous, vous puissiez retirer de ce que je dirai quelque chose qui vous fera du bien, et que ce que je dirai inspire ce que vous en retirerez. Je m'appuie entièrement sur l'Esprit du Seigneur pour me diriger en cette occasion. ¶
Des enseignements qui ne sont pas nouveaux
Durant cette conférence, j'ai écouté avec attention tout ce qui a été dit. Ce qui a été dit m'a enthousiasmé, bien que je n'aie pas entendu grand-chose de nouveau. Au cours des dernières semaines, j'ai lu de nombreux discours de conférence prononcés à cette chaire depuis vingt et un ans, et je n'y ai pas trouvé grand-chose de nouveau, mais chacun d'eux m'a enthousiasmé. ¶
La vérité, suffisante pour nous guider tout au long de notre vie et nous ramener en la présence même de Dieu, a été révélée par le prophète Joseph Smith pendant les premières années de cette dernière dispensation. Le Seigneur conseilla aux frères, en ce temps-là, de ne prétendre à aucune révélation nouvelle. Ils devaient parler et enseigner ce qui avait été révélé par le prophète Joseph Smith. Pour l'essentiel, c'est ce que nous faisons encore. ¶
Je sais, bien sûr, que de nouvelles révélations ont été données depuis l'époque du prophète Joseph Smith. Je sais que tout homme qui s'est tenu à la tête de l'Église depuis lors jusqu'à aujourd'hui a reçu des révélations du Seigneur. Je sais que le président Smith en reçoit aujourd'hui. Mais peu de doctrines nouvelles ont été révélées depuis l'époque du Prophète. ¶
L'édification de nos esprits
Ce que nous retirons de la conférence générale, c'est une édification de nos esprits lorsque nous écoutons ces principes et ces pratiques particuliers de l'Évangile que le Seigneur inspire à la direction actuelle de l'Église de porter à notre attention à ce moment-là. Il sait pourquoi il a inspiré à frère Joseph F. Merrill le discours qu'il vient de donner. Il sait pourquoi il a inspiré aux autres frères qui ont parlé à cette conférence de dire ce qu'ils ont dit. C'est notre haut privilège d'entendre, par l'intermédiaire de ces hommes, ce que le Seigneur dirait s'il était ici. Si nous ne sommes pas d'accord avec ce qu'ils disent, c'est parce que nous ne sommes pas en harmonie avec l'Esprit du Seigneur. ¶
L'œuvre d'entraide
Je désire dire un mot ou deux au sujet de l'œuvre à laquelle je consacre une grande partie de mon temps, l'œuvre d'entraide. J'espère que ces mots mériteront d'être retenus. Il y a peu de frères qui se rendent aussi régulièrement que moi dans tous les pieux de l'Église. J'y vais parce que je suis envoyé. Je me sens très humble à cet égard et très reconnaissant que les frères aient suffisamment confiance en moi pour m'envoyer à travers l'Église dire aux présidents de pieu, aux évêques, aux présidentes de la Société de secours et aux autres responsables de l'entraide certaines choses au sujet du programme d'entraide. ¶
Je vous remercie, mes frères et sœurs, de votre fidélité à venir aux réunions d'entraide régionales et de pieu que nous convoquons. Je n'en ai jamais convoqué une, et je n'en convoquerai jamais une, qui ne soit autorisée par la Présidence de l'Église. L'an dernier, sur les 173 présidents de pieu invités à assister aux réunions sur le budget d'entraide, 163 y ont assisté. ¶
Sur les 172 présidentes de pieu de la Société de secours invitées, 163 y ont assisté. ¶
Cela a fait que le taux de présence des présidentes de la Société de secours a été supérieur d'environ 55 centièmes de un pour cent à celui des présidents de pieu. Le taux de présence des évêques et des présidents de branche indépendante a été cependant supérieur de 61 centièmes de un pour cent à celui des présidentes de la Société de secours de paroisse et de branche indépendante. Ainsi, le taux de présence des frères a été supérieur d'environ 5 centièmes de un pour cent à celui des femmes — un beau record pour des hommes. Les responsables de l'entraide qui ont assisté à ces réunions ont parcouru 488 323 milles-hommes, à l'aller et au retour. Vous avez, mes frères et sœurs, établi un merveilleux record de loyauté envers le plan d'entraide. ¶
Le budget d'entraide de 1951
En ce moment même, nous sommes en train de parcourir l'Église avec le projet de budget de production d'entraide pour 1951. Nous n'invitons pas autant de personnes aux réunions cette année que l'an dernier, parce que nous voulons en venir, lors de nos conférences avec vous, à la discussion de certains détails du fonctionnement de l'entraide. Nous ne pensons pas avoir besoin de promouvoir le programme d'entraide en tant qu'idée autant que nous l'avons fait par le passé, parce que nous croyons que la plupart des gens sont maintenant convertis. Mais nous devons en perfectionner le fonctionnement. ¶
Premièrement, nous voulons en arriver dès que possible au point du programme où la nécessité de demander aux saints des contributions en espèces pour faire face au budget annuel de production d'entraide de l'Église sera éliminée. Nous faisons actuellement deux choses pour y parvenir. ¶
En premier lieu, sous la direction des frères, nous avons retiré du projet de budget deux postes qui exigeaient la collecte d'argent : le transport du charbon et l'argent pour l'achat de tissu. En conséquence, le budget de production d'entraide de 1951 sera inférieur de 132 000 dollars à ce qu'il aurait été si ces deux postes y étaient restés. ¶
Deuxièmement, ces postes étant éliminés, nous insistons pour que le budget soit produit en denrées et non en espèces. Cela ne peut se faire qu'en se procurant les moyens de produire ces denrées — des projets permanents de production d'entraide. Nous avons presque assez de projets pour produire ce dont notre budget a besoin, mais nous sommes un peu déséquilibrés. Certains projets sont plus grands qu'il n'est nécessaire, alors qu'à certains endroits il n'y a pas de projets de production. Si, d'une manière ou d'une autre, ceux qui n'ont pas de projets pouvaient acheter une part dans les plus grands projets, de sorte que toute la production puisse être versée au programme d'entraide, cela aiderait. Tous ceux qui n'ont pas de projets devront, bien sûr, en obtenir. Nous insistons sur ce point au cours de nos déplacements dans l'Église. ¶
Pas une aumône
Une autre chose que nous faisons est de souligner le conseil donné par les frères depuis le commencement, selon lequel le programme d'entraide ne doit pas devenir une aumône. Notre peuple doit avoir la possibilité de travailler pour ce qu'il reçoit. Dans l'esprit du Maître, donnons-lui l'occasion de travailler afin que nous ne violions pas le but premier du plan d'entraide. Lorsqu'ils l'ont mis en place, les frères ont dit : « Notre but premier était d'instituer, dans la mesure du possible, un système dans lequel la malédiction de l'oisiveté serait supprimée, les maux de l'aumône abolis, et l'indépendance, l'ardeur au travail, l'épargne et le respect de soi de nouveau établis parmi notre peuple. . . . Le travail doit être réintronisé comme principe directeur de la vie des membres de notre Église. » ¶
Le principe du jeûne
Maintenant, un dernier point : nous désirons encourager dans toute l'Église le principe du jeûne — s'abstenir de manger deux repas le jour du jeûne et donner l'équivalent à l'évêque. Une offrande de jeûne minimale est l'équivalent des deux repas, et une offrande de jeûne maximale peut se mesurer à la grandeur du cœur. Que Dieu vous bénisse afin que vous continuiez dans ce grand programme de toute l'énergie de votre âme. ¶
Si j'avais le temps. J'aimerais vous donner une leçon à ce sujet tirée des six premiers versets de la section 105 de Doctrine et Alliances, mais je n'ai pas le temps. Je dirai simplement ceci : la raison pour laquelle les saints ne sont pas retournés dans le comté de Jackson, dans le Missouri, pour racheter Sion à l'époque où le Prophète est venu de Kirtland avec le Camp de Sion, c'est que les membres de l'Église en Sion ne voulaient pas donner de leur bien, comme il convient à des saints, aux pauvres et aux affligés parmi eux. Nous pourrions constater qu'une conséquence tout à fait semblable dépend de notre conduite. ¶
Que Dieu vous bénisse, je le prie au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶