Discours de conférence
Joseph F. Merrill
Frères et sœurs, auditeurs ici et ailleurs : la première vision de Joseph Smith ¶
Le mormonisme, tel que le monde appelle généralement la foi religieuse enseignée par l'Église de Jésus-Christ des Saints des derniers jours, est connu pour plusieurs enseignements caractéristiques, dont l'un est que Joseph Smith fut appelé de Dieu, à commencer par une vision des plus merveilleuses et glorieuses. À ce sujet, une question fondamentale et essentielle que tout membre de l'Église, comme tout investigateur honnête, peut légitimement poser, est : « Joseph Smith a-t-il vraiment vu Dieu ? » ¶
Tel que je le conçois, c'est peut-être la question la plus naturelle et la plus logique que l'on puisse poser sur l'origine du mormonisme. C'est une question qui pourrait bien retenir l'attention de toute personne qui croit en Dieu et en une vie au-delà de la tombe, qu'elle soit mormone ou non. ¶
Tous les Saints des derniers jours bien informés connaissent le récit de la première vision tel que Joseph Smith l'a rapporté. Il était membre d'une famille sincèrement religieuse mais n'appartenait à aucune église. Bien qu'il n'eût que quatorze ans à l'époque, ce fait de ne pas appartenir à une église le préoccupait. Pour l'aider à résoudre son problème, il lisait la Bible avec un profond intérêt, car il voulait savoir laquelle des églises rivales était la véritable, celle à laquelle il devait se joindre. Il résolut donc de suivre l'exhortation de Jacques (Jacques 1:5, 6) et alla dans les bois prier pour que Dieu lui donne la sagesse afin qu'il sache que faire. En réponse à la simple prière du garçon, il rapporta qu'il fut enveloppé d'une colonne de lumière éclatante qui descendait d'en haut. Levant les yeux, il aperçut deux Personnages se tenant au-dessus de lui, dont l'éclat et la gloire défiaient toute description. L'un d'eux, l'appelant par son nom et montrant l'autre, dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoute-le ! » et Joseph entendit alors la voix de Jésus-Christ, le Fils, et reçut de lui des instructions. ¶
Ainsi, selon son récit, Joseph Smith, le jeune garçon de quatorze ans, vit le Père et le Fils et entendit leurs voix. Pour autant que les archives l'indiquent, ce fut la vision la plus glorieuse jamais accordée à un mortel. Jamais auparavant le Père et le Fils n'étaient apparus simultanément à un mortel. J'ai appelé votre attention sur le récit de Joseph à cause de son extrême importance pour notre foi — pour le mormonisme, dont nous témoignons qu'il est l'Évangile rétabli de Jésus-Christ. Je demande donc à nouveau : Joseph Smith a-t-il réellement et véritablement vu Dieu ? Je crois que nous pouvons tous tirer profit à nous poser cette question, au moins de temps à autre. La réponse juste peut être stimulante et satisfaisante pour nous. ¶
La vision, preuve d'un Dieu personnel ¶
Les implications d'une réponse affirmative sont d'une portée considérable. Par méprise et par de fausses interprétations, le monde avait perdu la conception juste de l'image et de la personnalité de Dieu. Pour rétablir la vérité, une nouvelle révélation était indispensable. Bien que, du début à la fin, la Bible, telle que nous la comprenons, enseigne que Dieu est un être personnel à l'image duquel nous sommes faits, et que le Père et le Fils sont deux personnalités séparées et distinctes, semblables par l'image et les attributs, le monde moderne, par ignorance et par manque de compréhension, nie pourtant ces vérités fondamentales. Et ces vérités sont si importantes pour une foi satisfaisante que je les considère comme absolument fondamentales. Sans une conception concrète de l'image de Dieu, comment peut-on développer la foi nécessaire, celle-là même que l'apôtre Jacques affirme indispensable pour obtenir une réponse à la prière ? Oui, Dieu le Père et son Fils, Jésus-Christ, sont des êtres personnels à l'image desquels l'homme lui-même est fait, ainsi que Joseph Smith l'a déclaré. En ce sens donc, nous croyons bien en un Dieu anthropomorphe et nous en tirons une grande satisfaction. ¶
Véracité des affirmations de Joseph Smith ¶
Outre le fait d'avoir vu le Père et le Fils, Joseph affirma aussi avoir été visité, dans sa dix-huitième année, par l'ange Moroni, qui, entre autres choses, lui dit que son « ... nom serait connu en bien et en mal parmi toutes les nations, tribus et langues, ou qu'on en dirait du bien et du mal parmi tous les peuples. » (Joseph Smith, Histoire 1:33.) C'était là une déclaration bien audacieuse et téméraire pour Joseph à faire, à moins qu'elle ne lui eût été véritablement dite par un messager divin ; car Joseph n'avait alors que dix-sept ans, un garçon très pauvre et sans instruction, vivant dans un village de la frontière. Humainement parlant, rien ne laissait présager qu'il serait un jour connu au-delà des limites de sa propre région forestière reculée. ¶
Or, quelles preuves pouvons-nous présenter de la véracité des affirmations de Joseph Smith, pourrait-on demander ? Une telle question est à la fois naturelle et raisonnable. Le temps qui m'est imparti dans cette réunion ne me permettra d'indiquer que quelques-uns des points saillants concernant l'homme, ses enseignements et ses œuvres. Dans son grand Sermon sur la montagne, Jésus a souligné le principe qu'un arbre se juge à ses fruits. Peut-il y avoir un fondement de jugement plus juste, plus équitable et plus satisfaisant que celui-là ? Tous les disciples du prophète n'en demanderont pas d'autre. ¶
Les réalisations de Joseph Smith ¶
Quant à l'homme lui-même : il naquit de parents dignes qui vivaient dans des circonstances humbles dans une région rurale du Vermont. Lorsque Joseph eut dix ans, la famille déménagea vers les frontières de l'ouest de l'État de New York, où elle continua, à force de frugalité et de dur labeur, à gagner un très modeste gagne-pain. Joseph grandit privé de la plupart des occasions de recevoir même une instruction scolaire ordinaire ; sa formation scolaire fut donc très limitée. Jugé selon les critères modernes, il était pratiquement sans instruction et sans formation pour exercer un leadership dans quelque domaine intellectuel que ce soit. Ainsi handicapé aux yeux du monde, est-il étonnant qu'il ait été rejeté par les gens en général et que ses récits aient été considérés comme le produit d'une imagination débridée et insensée ? ¶
Mais malgré toutes ces conditions gravement handicapantes du point de vue économique et éducatif, que devint Joseph Smith ? Permettez-moi de citer quelques passages. D'abord, du livre de John Henry Evans intitulé Joseph Smith, An American Prophet, nous lisons : ¶
Voici un homme né dans les collines arides du Vermont ; élevé dans les forêts reculées de New York ; qui n'a jamais mis les pieds dans un collège ou un lycée ; qui a vécu dans six États, dont aucun ne voulut le reconnaître comme sien de son vivant ; qui a passé des mois dans les prisons infâmes de l'époque ; qui, même une fois libre, fut traqué comme un fugitif ; qui fut une fois recouvert d'une couche de goudron et de plumes, et laissé pour mort ; qui, avec ses fidèles, fut chassé par des voisins irrités de New York en Ohio, de l'Ohio dans le Missouri, et du Missouri en Illinois ; et qui, à l'âge prématuré de trente-huit ans, fut abattu par une foule au visage peint. ¶
Et pourtant, cet homme devint maire de la plus grande ville de l'Illinois et le citoyen le plus en vue de l'État, le commandant du plus grand corps de soldats entraînés du pays en dehors de l'armée fédérale, le fondateur de villes et d'une université, et il aspira à devenir président des États-Unis. ¶
Il écrivit un livre [le Livre de Mormon] qui déconcerte les critiques littéraires depuis cent ans et qui aujourd'hui est plus lu qu'aucun autre volume, hormis la Bible. Au seuil d'une ère d'organisation, il établit le mécanisme social le plus proche de la perfection du monde moderne, et développa une philosophie religieuse qui défie tout ce qui existe de semblable dans l'histoire, par sa complétude et sa cohésion. Et il mit en place les mécanismes d'un système économique qui ôterait du cœur de l'homme toute la couvée des craintes — la peur du besoin par la maladie, la vieillesse, le chômage et la pauvreté. ¶
Dans trente nations se trouvent des hommes et des femmes qui le considèrent comme un plus grand chef que Moïse et un plus grand prophète qu'Ésaïe ; ses disciples se comptent aujourd'hui par près d'un million ; et déjà deux obélisques de granit percent le ciel, l'un à l'endroit où il naquit, et l'autre à l'endroit où il reçut l'inspiration de son Livre. ¶
L'opinion de Josiah Quincy ¶
De plus, vous serez peut-être intéressés d'entendre ce qu'un écrivain et publiciste de renommée nationale, ancien maire de Boston, Josiah Quincy, a écrit au sujet de Joseph Smith. En mai 1844, M. Quincy et son ami cultivé, Charles Francis Adams, fils et petit-fils, respectivement, de deux présidents des États-Unis, se trouvèrent faire une visite de deux jours à Nauvoo. Étant des hommes bien connus et éminents, ils furent reçus à la Mansion House, la résidence de Joseph Smith. Un récit de cette visite est donné par M. Quincy, dans le dernier chapitre de son livre intitulé Figures of the Past, publié en 1880. Je cite ce qui suit de ce chapitre de vingt-quatre pages : ¶
Il n'est nullement improbable qu'un futur manuel scolaire, à l'usage de générations encore à naître, contienne une question à peu près telle que celle-ci : Quel Américain historique du dix-neuvième siècle a exercé l'influence la plus puissante sur les destinées de ses compatriotes ? Et il n'est nullement impossible que la réponse à cette interrogation puisse s'écrire ainsi : Joseph Smith, le prophète mormon. Et cette réponse, aussi absurde qu'elle paraisse sans doute à la plupart des hommes vivant aujourd'hui, pourra sembler à leurs descendants une évidence banale. L'histoire regorge de surprises et de paradoxes tout aussi étonnants que celui-ci. L'homme qui a établi une religion en ce siècle de libre débat, qui fut et demeure aujourd'hui accepté par des centaines de milliers de personnes comme un émissaire direct du Très-Haut — un être humain aussi rare ne saurait être réglé en accablant sa mémoire d'épithètes désagréables. Fanatique, imposteur, charlatan, il l'a peut-être été ; mais ces mots durs n'apportent aucune solution au problème qu'il nous pose. Fanatiques et imposteurs naissent et meurent chaque jour, et leur souvenir s'enterre avec eux ; mais l'influence extraordinaire que ce fondateur d'une religion a exercée et exerce encore le fait ressortir devant nous, non comme un coquin à incriminer, mais comme un phénomène à expliquer. Les questions les plus vitales que les Américains se posent aujourd'hui entre eux ont trait à cet homme et à ce qu'il nous a laissé. ... Joseph Smith, se prétendant instructeur inspiré, affronta une adversité comme peu d'hommes ont été appelés à en connaître, jouit d'une brève saison de prospérité comme peu d'hommes en ont jamais atteint, et finalement, quarante-trois jours après que je l'eus vu, alla joyeusement à une mort de martyr. ¶
Né dans les rangs les plus bas de la pauvreté, sans instruction livresque, et avec le plus modeste de tous les noms humains, il s'était fait à l'âge de trente-neuf ans une puissance sur la terre. De la famille multitudinaire des Smith... aucun n'avait gagné les cœurs des hommes et façonné les vies humaines comme ce Joseph. Son influence, pour le bien ou pour le mal, est puissante aujourd'hui, et la fin n'en est pas encore venue. ... ¶
M. Quincy conclut son chapitre par ces mots : ¶
Je me suis efforcé de donner les détails de ma visite au prophète mormon avec une absolue exactitude. Si le lecteur ne sait pas au juste que penser de Joseph Smith, je ne puis l'aider à sortir de cette difficulté. Moi-même, je reste désemparé devant l'énigme. ¶
Citation du New York Times ¶
Je cite à présent une dernière citation, tirée d'un écrivain hostile du New York Times du 4 septembre 1843 : ¶
Ce Joe Smith doit être considéré comme un personnage extraordinaire, un prophète-héros, comme l'aurait appelé Carlyle. C'est l'un des grands hommes de cette époque, et dans l'histoire future il se rangera parmi ceux qui, d'une manière ou d'une autre, ont fortement marqué la société de leur empreinte. ¶
Ce n'est pas une mince affaire, en plein éclat du dix-neuvième siècle, de donner aux hommes une nouvelle révélation, de fonder une nouvelle religion, d'établir de nouvelles formes de culte, de bâtir une ville dotée de nouvelles lois, institutions et ordres d'architecture, d'établir une juridiction ecclésiastique, civile et militaire, de fonder des collèges, d'envoyer des missionnaires, et de faire des prosélytes sur deux hémisphères. Or, tout cela a été accompli par Joe Smith, et cela contre toute sorte d'opposition, de moquerie et de persécution. ¶
En l'espace de quinze ans à peine, Joseph Smith, sans instruction dans le savoir et les méthodes du monde, accomplit toutes ces choses importantes. Comment cela fut-il possible ? La seule explication rationnelle ne réside-t-elle pas dans l'affirmation qu'il fut instruit de Dieu, et que cette parole est littéralement vraie qui déclare : ¶
... je t'ai suscité, afin de montrer ma sagesse par les choses faibles de la terre. (D. & A. 124:1.) ¶
Oui, Joseph Smith fut capable de confondre les sages, d'étonner les savants et de surpasser les grands. ¶
Vérités enseignées par Joseph Smith ¶
J'ai brièvement indiqué qui était Joseph Smith et certaines des choses qu'il accomplit. Une autre question importante à présent : quelles choses caractéristiques a-t-il enseignées — des choses que n'enseignent pas les autres églises ? Un certain nombre d'entre elles sont mentionnées dans les treize Articles de foi de l'Église, largement utilisés et écrits par le prophète lui-même. Plusieurs de ses enseignements ne sont pas acceptés par le monde, mais le temps ne me permettra d'en aborder que quelques-uns. J'ai déjà indiqué l'un de ces enseignements — un enseignement très important et fondamental — celui de la personnalité et de l'image de Dieu le Père et de Jésus-Christ, son Fils, qui a racheté l'humanité de l'esclavage de la mort, provoqué par la chute d'Adam. Il enseigna aussi que nous sommes les enfants d'esprit du Père et que nous avons eu une existence individuelle et consciente auprès de lui et de Jésus-Christ, notre frère d'esprit aîné, avant que nous soyons nés dans la condition mortelle. Sans conteste, Dieu nous a créés dans la chair, et les biologistes enseignent que la famille humaine descend des mêmes parents. Il s'ensuit que la fraternité universelle de l'homme, tant dans l'esprit que dans la chair, est une vérité divine. ¶
Un autre enseignement étroitement lié à la paternité de Dieu est celui de la personnalité et de la réalité de Satan, le diable. C'est une personne réelle, dotée d'un corps d'esprit à l'image de l'homme. Il se trouve ici sur la terre, accompagné d'une multitude d'autres personnes d'esprit qui coopèrent avec lui dans son œuvre mauvaise. Ce fait devrait être gardé à l'esprit par tous ceux qui désirent sincèrement vivre avec droiture et résister aux tentations de mal faire. Toutes ces tentations remontent au diable et à sa cohorte d'esprits mauvais, nos frères d'esprit qui, à cause de leur rébellion, furent chassés du ciel. Ils sont autorisés par le Père à se trouver ici comme moyen de nous mettre à l'épreuve, afin de voir si, dans l'exercice de notre libre arbitre, nous pouvons nous montrer dignes de retourner en sa présence. ¶
Et ceci amène un mot au sujet du libre arbitre — la liberté que le Père a donnée à tout enfant né dans la condition mortelle de faire ce qu'il lui plaît, tant qu'il n'empiète pas sur cette même liberté chez les autres et ne la leur refuse pas. Des multitudes de gens dans le monde aujourd'hui nient l'existence d'un Père céleste aimant et miséricordieux parce qu'il permet la guerre avec ses terreurs et ses horreurs. Ces personnes ne comprennent pas la doctrine divine du libre arbitre ; sinon, elles ne tiendraient jamais le Seigneur responsable de la méchanceté, des crimes et des horreurs auxquels se livrent ses enfants. Le Seigneur est miséricordieux, aimant et bon envers tous ses enfants qui s'abstiendront de faire le mal et suivront la voie de vie qu'il leur a donnée. Il dit à Moïse : ¶
... voici mon œuvre et ma gloire : réaliser l'immortalité et la vie éternelle de l'homme. (Moïse 1:39.) ¶
Et le Seigneur ne faillira pas à son dessein envers ceux de ses enfants qui lui rendront obéissance et coopéreront avec lui. ¶
Ceci m'amène à dire un mot de la belle doctrine du salut pour les morts, enseignée par le prophète Joseph Smith. Cette doctrine, telle que je la comprends, révèle absolument le Père comme un Dieu d'amour, de miséricorde, de pardon, de justice, et de tous les autres attributs que nous attribuons à un Père parfait. Il a donné à ses enfants leur libre arbitre. Il leur a préparé un plan de progression éternelle. Pas un seul d'entre eux ne sera anéanti — tous auront la vie éternelle, qu'ils soient saints ou pécheurs. Chacun de ceux qui viennent dans la condition mortelle aura, dans cette vie ou dans la vie au-delà de la tombe, l'occasion d'entendre et d'accepter l'Évangile de Jésus-Christ. Ceux qui se conformeront à toutes les conditions, ce qu'ils auront le privilège de faire, seront finalement sauvés dans le royaume du Père. ¶
Frères et sœurs, combien est belle la voie du Seigneur ! Combien grande est sa miséricorde et son pardon ! Combien son amour embrasse-t-il tout ! ¶
Mais c'est en très grande partie aux enseignements et aux labeurs du prophète Joseph Smith que le monde moderne doit une interprétation juste du plan de vie, de salut et d'exaltation que le Seigneur a préparé pour ses enfants, afin qu'ils le suivent s'ils désirent retourner en sa présence. ¶
Je termine avec cette pensée que Joseph Smith, ses affirmations, ses enseignements et ses réalisations sont d'un caractère si remarquable qu'ils mettent au défi tout être humain normal capable de le faire, de mener une enquête honnête et approfondie à leur sujet. Refuser de le faire risque d'apporter, un jour, quelque part, de douloureux regrets et handicaps en conséquence. Certainement, chaque membre de l'Église, par justice envers lui-même, devrait se lever à l'accomplissement de ce devoir important. Que chacun de nous cherche dignement l'aide du Seigneur pour répondre aux appels du devoir, je le prie au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶