Une expression d'amour
Oscar A. Kirkham
Une expression d'amour
J'espère jouir des bénédictions de l'Esprit du Seigneur. Pendant quinze ans, j'ai eu le plaisir et l'inspiration de travailler aux côtés du président George Albert Smith, lorsqu'il était surintendant général de l'Association d'amélioration mutuelle des jeunes gens et que j'en étais le secrétaire exécutif. Je désire rendre témoignage, avec la connaissance que confère une association intime, de la bonté dont cet homme a fait preuve dans son jugement, de l'inspiration de sa direction et de son amour remarquable pour la jeunesse. La grande organisation nationale du scoutisme a décerné au président Smith le prix du Bison d'argent, reconnaissance accordée à celui qui a servi et aimé la jeunesse américaine avec un dossier exceptionnel. Peu d'hommes dans l'Union se sont vu accorder ce privilège, qui est venu à notre président bien-aimé. Ce n'est pas seulement ici, dans ce pays, qu'il est aimé. Il y a quelques jours seulement, j'étais au Canada avec John Stiles, commissaire exécutif des Scouts du Canada, qui m'exprima personnellement sa grande joie devant l'arrivée de nouvelles responsabilités, comme il le dit, « pour l'homme que j'aime, George Albert Smith ». ¶
L'œuvre de l'Église qui avance
Je suis heureux aussi, en cette période de conférence, de savoir que la paix est revenue, en particulier en ce qui concerne notre propre service et notre œuvre dans l'Église. J'ai été ravi de lire l'annonce selon laquelle la Société de secours allait avoir un nouveau foyer, un foyer bien à elle. La grande chose, dans la vie, quand on travaille avec des gens, est de toujours préserver leur fierté, la fierté de leur organisation, quel que soit ce groupe. J'ai toujours été très fier de la reconnaissance que la direction de cette Église a accordée aux femmes de l'Église. Elle a maintenant reçu une autre belle marque d'estime par l'approbation de la construction d'un foyer bien à elle. Je suis heureux de savoir que les écoles du dimanche peuvent maintenant aller de l'avant. Elles progressaient déjà, mais elles peuvent maintenant avancer avec plus de force. Je suis heureux de savoir que les associations d'amélioration des jeunes gens et des jeunes filles, avec leurs grands comités généraux, peuvent aller de l'avant ; ces organisations qui travaillent de si près avec la jeunesse et avec la croissance spirituelle de l'Église. Elles s'occupent de la jeunesse et des désirs, des tendances et des aptitudes de la jeunesse. Songez-y, je me souviens qu'en une seule année, plus de cent vingt-huit mille jeunes gens de cette Église ont pris part aux activités de ces deux grandes organisations. Voilà ce dont la jeunesse a besoin — l'occasion de s'exprimer dans quelque tâche digne d'elle. J'espère que la direction de cette Église offrira de plus en plus d'occasions à la jeunesse. Restons en retrait et regardons se déployer, oui, la destinée avec la jeunesse. Elle attend ; elle est prête ; et j'ai foi en elle. ¶
Je me souviens qu'à l'une de nos grandes conférences de juin, vingt-sept couples sont venus se marier au temple. Ils avaient joué ensemble ; ils avaient prié ensemble ; ils sont venus ensemble à la maison de Dieu. ¶
Je me réjouis de la grande Association Primaire, en particulier de la grande activité de leur hôpital. J'ai un ami juif qui, depuis ces dernières années, si je ne l'appelle pas pour qu'il vienne en aide à l'hôpital, m'appelle lui-même et dit : « Eh bien, Oscar, que puis-je faire cette année ? » et il a fait plusieurs dons à cette institution. Mais j'aime l'activité qui s'y rattache, car des enfants joyeux qui jouent donnent leurs sous pour les handicapés. Comme c'est beau ! ¶
Je parle de ces organisations auxiliaires parce que, dans notre progrès religieux, nous avons si souvent, et je crois à juste titre, rendu hommage et adressé notre appel au grand corps de la prêtrise, le grand corps autorisé et responsable de la prêtrise de l'Église, dans son progrès. Mais moi, au fil des années, je me sens tenu de dire mes humbles paroles en soutien à ces grandes auxiliaires. J'ai rencontré leurs comités et senti leur esprit, entendu leurs témoignages, connu leurs désirs, et ils n'ont qu'un seul but : servir Dieu et voir sa grande œuvre avancer. ¶
Des occasions pour l'œuvre missionnaire
Je me réjouis avec vous de la grande occasion qui s'offre à notre Église pour le service missionnaire. Je le ressens très nettement, personnellement. Je me suis réjoui d'une session d'une journée entière au temple, avant-hier, avec les présidents de mission des grandes missions des États-Unis, et j'ai entendu leur appel pour davantage de missionnaires, et j'ai entendu comment ils ont tenté de maintenir les rangs des branches dispersées où ils n'ont pas de missionnaires. Beaucoup d'États de l'Union sont sans missionnaire. Que Dieu nous accorde que cet esprit vienne à nous en riche abondance, car c'est un but essentiel de cette Église de porter la parole de Dieu à tous les peuples. Comme l'Évangile de Jésus-Christ est beau, et comme ils sont heureux, ceux qui ont le privilège de porter ce message ! Sa simplicité, sa beauté, sa force ! Prenez simplement les premiers principes fondamentaux : la foi — comme il est naturel que Dieu ait mis dans son grand plan la foi en Dieu et en son Fils Jésus-Christ, et pour nous, dans cette dispensation, la foi en la mission divine du prophète Joseph Smith. Et le repentir vient naturellement lorsque le cœur et l'âme s'éveillent ; ce repentir qui signifie : « Ne péchez plus, vivez la vie droite. » Et combien le baptême est béni, admission et témoignage de notre propre volonté d'entrer dans cette grande cause, et combien est bénie la divine bénédiction du Saint-Esprit qui s'ensuit. Voyez comme le plan de l'Évangile de Jésus-Christ est naturel ; comme il se déploie dans sa simplicité, dans sa grandeur. Le monde attend ce message. Le monde l'attend. Dieu l'a mis dans le cœur de chaque âme, ce jour, à portée de ma voix. Je prie humblement pour que chacun dise : « Me voici, Seigneur. Si j'en suis digne, prends-moi. » Et puis-je dire ce mot de conclusion, car c'est aussi l'esprit de l'œuvre missionnaire. ¶
J'ai entendu une jeune femme, à El Paso, dire il n'y a pas longtemps : « Eh bien, frère Kirkham, vous savez, j'ai une idée sur l'œuvre missionnaire. Je crois que si l'Église vivait simplement le plan de l'Évangile, nous n'aurions pas besoin de faire beaucoup d'œuvre missionnaire. Le monde viendrait à nous et dirait : "Nous devons en savoir davantage sur ce peuple, nous devons en savoir davantage sur votre façon de vivre, d'agir et sur ce que vous accomplissez." » ¶
Que Dieu nous aide à vivre notre religion et à saisir l'inspiration de la porter au loin, car la plus grande bénédiction nous reviendra en servant ainsi, et que Dieu bénisse les grandes auxiliaires de cette Église dans l'œuvre glorieuse qu'elles accomplissent, je le prie humblement au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶