Pulpit

Discours de conférence

Joseph Fielding Smith

Conférence générale d'avril 1940·Session de l'après-midi du deuxième jour·1940-04-06

Je me suis grandement réjoui des témoignages rendus à cette conférence. Avec mes frères, je regrette vivement l'absence du président Grant, et je prie ardemment pour son prompt rétablissement, en pleine santé et vigueur. J'ai été extrêmement heureux de la nature des propos qui ont été tenus par ceux qui ont pris la parole. Je me sens très humble, et je prie que l'Esprit du Seigneur me guide cet après-midi dans les propos que je pourrai tenir, car je n'ai qu'un seul désir, celui de dire les choses que le Seigneur voudrait que je dise.

Je vais lire la 59e section de la Doctrine et Alliances :

C'est pourquoi je leur donne [c'est-à-dire aux membres de l'Église] un commandement qui dit ceci : tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de tout ton pouvoir, de tout ton esprit et de toute ta force ; et tu le serviras au nom de Jésus-Christ.

Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tu ne déroberas pas et tu ne commettras pas d'adultère, ni ne tueras, ni ne feras rien de semblable.

Tu remercieras le Seigneur, ton Dieu, en toutes choses.

ALLIANCES À GARDER

Toute personne baptisée dans cette Église a fait alliance avec le Seigneur de garder ses commandements, et dans ce commandement, réitéré dans la dispensation dans laquelle nous vivons, il nous est dit que nous devons servir le Seigneur de tout notre cœur et de tout notre esprit, et de toute la force que nous avons, et cela au nom de Jésus-Christ. Tout ce que nous faisons devrait être fait au nom de Jésus-Christ.

Dans les eaux du baptême, nous avons fait alliance de garder ces commandements ; que nous servirions le Seigneur ; que nous garderions ce premier et plus grand de tous les commandements, et que nous aimerions le Seigneur notre Dieu ; que nous garderions le commandement suivant, non moins grand, que nous aimerions notre prochain comme nous-mêmes ; et que, de toute la puissance que nous avons, de toute la force, de tout notre cœur, nous lui prouverions que nous voulions « vivre de toute parole qui sort de la bouche de Dieu », que nous serions obéissants et humbles, diligents à son service, disposés à obéir, à écouter les conseils de ceux qui président sur nous, et à faire toutes choses en ayant l'œil unique à la gloire de Dieu.

Nous ne devrions pas oublier ces choses, car ce commandement nous lie en tant que membres de l'Église.

Puis-je maintenant vous lire un autre commandement :

Mais il vous est commandé (faisant de nouveau référence aux membres de l'Église) en toutes choses de demander à Dieu, qui donne libéralement ; et je voudrais que vous fassiez en toute sainteté de cœur ce dont l'Esprit vous témoigne, marchant en droiture devant moi, méditant sur le but de votre salut, faisant tout avec prière et actions de grâces, afin de ne pas être trompés par des esprits mauvais, par des doctrines de démons, ou par les commandements des hommes ; car certains viennent des hommes et d'autres des démons.

C'est pourquoi, prenez garde d'être trompés ; et afin de ne pas être trompés, recherchez avec ferveur les meilleurs dons, vous souvenant toujours du but dans lequel ils sont donnés.

Maintenant, mes bons frères et sœurs, si nous sommes humbles, si nous sommes diligents au service du Seigneur, si nous cherchons à le servir en ayant l'œil unique à la gloire de notre Père céleste, gardant à l'esprit qu'il a demandé ce service avec un cœur plein, de toute notre puissance, de tout notre esprit et de toute notre force, nous ne nous égarerons pas, nous ne serons pas trompés par des esprits mauvais ni par les esprits des hommes, mais nous serons conduits et dirigés par l'Esprit de Dieu.

LA CONDUITE VIENT PAR LE SAINT-ESPRIT

Tout membre de l'Église a reçu l'imposition des mains pour le don du Saint-Esprit. Il a le droit de recevoir les révélations qui sont opportunes et nécessaires pour sa propre conduite personnelle ; non pour l'Église, mais pour lui-même. Il a le droit, par son obéissance, par son humilité, de recevoir la lumière et la vérité telles qu'elles sont révélées par l'Esprit de vérité, et celui qui écoutera cet Esprit et recherchera le don de l'Esprit avec humilité et foi ne sera pas trompé.

Or, il y a certains de nos membres qui se laissent tromper. Pourquoi ? Parce qu'ils manquent de connaissance, parce qu'ils manquent de compréhension, et parce qu'ils ne sont pas en accord avec le Saint-Esprit, qu'ils ont pourtant le droit de recevoir par leur fidélité et leur obéissance.

Je voudrais brièvement attirer l'attention sur quelques points qui ont été mentionnés ici, et sur d'autres qui ne l'ont pas été. Je voudrais dire un mot ou deux sur la dîme. Elle a été mentionnée, et j'en suis très reconnaissant. Je veux vous lire quelques paroles prononcées par le président Lorenzo Snow lorsqu'il suppliait le peuple d'être honnête envers le Seigneur. Or, nous ne sommes pas de fidèles saints des derniers jours si nous sommes malhonnêtes envers le Seigneur ; nous ne le servons pas de tout notre cœur, de toute notre puissance, de toute notre force si nous sommes malhonnêtes dans le paiement de nos dîmes et de nos offrandes, et nous nous tiendrons devant le Seigneur condamnés et privés du droit à la conduite de son Saint-Esprit, et nous risquons fort d'être trompés par ces esprits qui guettent pour tromper, si nous sommes coupables de manquer à ce grand commandement ou à tout autre des commandements que le Seigneur nous a donnés.

Voici les paroles du président Snow adressées à l'Église :

Enseignez aux enfants à payer la dîme afin qu'elle soit dûment observée. Si nous observons cette loi, quoi que fassent nos ennemis, le Seigneur nous préservera. Parce que nous sommes ses fils et ses filles, il nous aime, et il a pardonné notre négligence de cette sainte loi dans le passé, mais il ne vous pardonnera pas, ni à moi, plus longtemps, si nous continuons dans cette manière négligente de

payer la dîme. Nous serons dispersés tout comme le peuple du comté de Jackson le fut. Ceci est aussi vrai que le Seigneur est vrai. Le Seigneur nous a merveilleusement bénis et préservés dans le pays, et pourtant nous avons refusé de lui payer notre juste dette. Un grand nombre de gens n'ont pas payé un centime de dîme, et pourtant ils sont entrés dans les temples du Seigneur.

Puis, s'adressant aux dirigeants des pieux et des paroisses, il dit :

Que ressentez-vous lorsque vous donnez une recommandation à une personne pour venir dans nos temples alors qu'elle ne paie pas de dîme, ou seulement la moitié de sa dîme ? Comment vous sentirez-vous après cela ? Vous sentirez que vous prenez une responsabilité sacrée en faisant ce que Dieu n'approuve pas. Il a dit que celui qui manque de payer sa dîme n'aura pas de place parmi le peuple de Dieu. Et pourtant, voici ces temples érigés par le sacrifice des pauvres, et donner des recommandations à des gens qui paient peu ou pas de dîme, comment pouvez-vous vous sentir de prendre cette responsabilité ? Je ne le pourrais pas. Une partie de la dîme n'est pas la dîme du tout aux yeux de la loi que le Seigneur a révélée.

LES CONSEILS DU PRÉSIDENT BRIGHAM YOUNG AUX ÉVÊQUES

J'ai ici une autre déclaration du président Brigham Young, adressée aux évêques de l'Église :

Ces hommes et ces femmes que vous recommandez doivent être des personnes qui paient leur dîme d'année en année ; c'est-à-dire que ceux qui sont recommandés pour aller au temple devraient prier et ne pas parler contre les autorités de l'Église, contre le Royaume de Dieu, ni voler, ni mentir, ni s'immiscer dans les affaires de leur prochain, ni dans celles des femmes ou des maris de leur prochain, mais assister strictement aux réunions et aux réunions de prière, et être de ceux qui rendent le respect qui convient à leurs dirigeants et à leurs évêques, et qui ne jurent pas.

Les personnes coupables de ces manquements, selon le président Young, ne devraient pas être recommandées pour aller au temple recevoir les ordonnances de la maison du Seigneur.

EXIGENCES DU JOUR DE JEÛNE

Permettez-moi de dire un mot ou deux maintenant au sujet du jeûne et des offrandes de jeûne. Ce matin, à la réunion qui s'est tenue — la réunion d'entraide — on nous a présenté la hausse progressive du pourcentage des offrandes de jeûne payées par l'Église. Or, mes bons frères et sœurs, le montant qui a été payé jusqu'à cette année n'est en aucun cas le montant que nous devrions payer. Nous n'avons pas gardé ce commandement, car le jeûne, la prière dans la foi et le paiement des offrandes sont des commandements du Seigneur. Nous avons été appelés à jeûner. Je ne sais pas quand nous avons entendu un discours sur le jeûne ; pas très souvent, je vous l'assure, et je suis certain que nous n'observons pas cette loi du jeûne, en tant que membres de l'Église, comme nous le devrions. Nous avons rendu la chose facile pour les gens, c'est-à-dire facile à enfreindre ce commandement, parce que nous avons avancé si tôt le service du jeûne le jour du jeûne que nous pouvons tout terminer et rentrer chez nous à une heure, ou 12 h 30. C'est une bonne heure pour manger, n'est-ce pas ? Et pourtant, selon le commandement que le Seigneur nous a donné par l'intermédiaire de ses serviteurs, nous devrions nous abstenir de nourriture et d'eau pendant un jour entier, comptant vingt-quatre heures, ou du coucher du soleil au coucher du soleil. Or, si vous voulez jeûner de midi à midi, je suppose que ce serait tout aussi bien, si c'est ce que vous désirez faire, mais beaucoup d'entre nous n'observent pas le jour de jeûne aujourd'hui.

Je veux vous dire, mes bons frères, que nous ne pouvons pas avoir la conduite du Saint-Esprit comme nous devrions l'avoir si nous ne jeûnons pas comme le Seigneur nous l'a demandé ; non pas des jeûnes prolongés, mais le jeûne qui a été mis à part et que nous devrions accomplir avec sagesse. Or, le Seigneur dit que nous devrions faire toutes choses avec sagesse, mais nous ne jeûnons pas, donc nous ne payons pas nos offrandes de jeûne ; nous ne prions pas, je le crains, comme nous le devrions. Je me demande si nous prions dans nos chambres secrètes. Je me demande si nous enseignons à nos familles à prier ; si l'esprit de prière est parmi nous comme il devrait l'être.

Je recommande à votre lecture, et je ne prendrai pas le temps de le faire, les paroles d'un prophète ancien, que l'on trouve au 34e chapitre d'Alma dans le Livre de Mormon. Amulek y dit que nous devrions crier vers le Seigneur au sujet de nos troupeaux, de nos bêtes, de nos biens, dans nos champs et dans nos chambres secrètes, que nous ne devrions rien faire d'autre que de présenter la question devant le Seigneur et de demander sa conduite et sa bénédiction. Nous devrions nous mettre un peu plus à genoux, et nous aurons alors plus de foi. Nous devons être plus humbles dans le service du Seigneur. Nous devons passer moins de temps à critiquer ceux qui président.

LES ENSEIGNEMENTS DE JOSEPH SMITH SUR LA PERFECTION

Je vais vous lire une déclaration du prophète Joseph Smith que je considère importante. J'ai ici un certain nombre de déclarations que je voudrais lire, mais je ne prendrai pas le temps de le faire ; celle-ci mérite cependant notre attention :

Nous considérons que Dieu a créé l'homme avec un esprit capable d'être instruit, et une faculté qui peut s'accroître en proportion de l'attention et de la diligence accordées à la lumière communiquée du ciel à l'intelligence ; et que plus l'homme s'approche de la perfection, plus ses vues sont claires et plus grandes sont ses joies, jusqu'à ce qu'il ait surmonté les maux de sa vie et perdu tout désir de pécher ; et que, comme les anciens, il parvienne à ce degré de foi où il est enveloppé dans la puissance et la gloire de son Créateur et est enlevé pour demeurer avec lui. Mais nous considérons que c'est là une condition à laquelle aucun homme n'est jamais parvenu en un instant ; il doit avoir été instruit dans le gouvernement et les lois de ce royaume par degrés convenables, jusqu'à ce que son esprit soit capable, dans une certaine mesure, de comprendre la convenance, la justice, l'égalité et la cohérence de tout cela.

Si Dieu parlait du ciel, il vous commanderait de ne pas voler, de ne pas commettre d'adultère, de ne pas convoiter ni tromper, mais d'être fidèles dans peu de choses. Dans la mesure où nous dégénérons loin de Dieu, nous descendons vers le diable et perdons la connaissance, et sans connaissance nous ne pouvons être sauvés, et tant que nos cœurs sont remplis de mal et que nous méditons le mal, il n'y a pas de place dans nos cœurs pour le bien, ni pour méditer le bien. Dieu n'est-il pas bon ? Alors soyez bons ; s'il est fidèle, alors soyez fidèles. Ajoutez à votre foi la vertu, à la vertu la connaissance, et recherchez toute bonne chose.

LA FIDÉLITÉ, UNE PROTECTION CONTRE LE MAL

Plus nous nous approchons de Dieu, plus nous nous efforçons de garder ses commandements, plus nous chercherons à connaître sa volonté telle qu'elle

a été révélée, moins nous risquerons d'être égarés par tout vent de doctrine, par ces esprits mauvais qui guettent pour tromper, et par les esprits des hommes, comme le Seigneur l'a déclaré dans les révélations que je vous ai lues. Nous serons protégés, et nous aurons le pouvoir de comprendre, de discerner la vérité de l'erreur ; nous marcherons dans la lumière et nous ne serons pas trompés. Or, l'homme qui est négligent, l'homme qui n'est pas fidèle, l'homme qui n'est pas disposé à garder les commandements du Seigneur en toutes choses, s'expose à la tromperie, car l'Esprit du Seigneur n'est pas avec lui pour le conduire et le diriger et lui montrer le chemin de la vérité et de la justice, et c'est ainsi qu'une erreur survient et qu'il l'absorbe parce qu'il ne peut pas comprendre et réaliser la différence entre la vérité et l'erreur. Je veux vous dire qu'il y a beaucoup d'erreur dans ce monde qui se fait passer pour la vérité, et il incombe à chacun de nous de rechercher Dieu, et, comme l'a déclaré le prophète, de nous approcher de lui, et plus nous nous approchons de lui, et plus nous cherchons à faire sa volonté, plus nous recevrons de lumière et moindre sera le danger d'être trompés. Et ainsi je prie au nom de Jésus-Christ notre Seigneur, amen.

Citer ce discoursJoseph Fielding Smith, « Discours de conférence », Conférence générale d'avril 1940, Session de l'après-midi du deuxième jour (1940-04-06). Pulpit Vault, 1940-04-joseph-fielding-smith-conference-address. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).