L'université du foyer
Joseph L. Wirthlin
J'espère sincèrement, mes frères et sœurs, que je jouirai de l'Esprit du Seigneur dans l'effort de m'adresser à vous cet après-midi. Je suis reconnaissant pour le témoignage dont le Seigneur m'a béni, et de tous les dons qu'il m'a accordés, ce témoignage est le plus précieux et le plus important. ¶
Reconnaissant pour ses bénédictions
Je suis reconnaissant d'avoir des ancêtres qui eurent la foi et le courage de venir dans ce grand pays, et de léguer à leur postérité les bénédictions de l'Évangile de Jésus-Christ, et de nous bénir du privilège d'habiter en un lieu si agréable, où nous pouvons jouir des bénédictions de la maison du Seigneur et de la compagnie des prophètes de Dieu. ¶
Les semences du bien et du mal
Récemment, en passant devant un grand édifice public, j'ai remarqué cette inscription près de l'entrée. Elle disait : « La semence du passé est la moisson de l'avenir. » Cette phrase a suscité en moi une certaine réflexion. Je me suis demandé : « Quelle est la nature des semences plantées aujourd'hui, et quelle sera la moisson de l'avenir ? » Je constate qu'une grande variété de semences sont plantées, certaines bonnes, certaines mauvaises. Je constate qu'il y a des semences d'endettement. Sans aucun doute, les peuples du monde d'aujourd'hui sont enchaînés par les liens de l'endettement comme jamais auparavant. La génération à laquelle vous et moi appartenons ne vivra jamais assez longtemps pour voir ces chaînes brisées. ¶
Je constate des semences d'immoralité ; des semences qui propagent l'idée et la doctrine que Jésus-Christ aurait pu être un prophète et un grand instructeur, mais qu'il n'existe aucun lien entre lui et le Père, au sens où il fut le Fils unique dans la chair ; des semences de mépris envers le gouvernement ; des semences qui asservissent le corps par l'usage de la drogue ; des semences de la philosophie corrompue selon laquelle les hommes ont le droit d'attendre du monde de quoi vivre sans aucun effort personnel, ni mental ni physique. ¶
De ces semences, nous pouvons largement déterminer ce que l'avenir réservera aux hommes et aux femmes de demain. Ces hommes et ces femmes de demain sont dans vos foyers et dans le mien. Je pense parfois que, en tant que parents, nous avons tendance à laisser aux universités, aux lycées et aux écoles primaires la responsabilité de former ces enfants. Leur formation spirituelle, pensons-nous, est une affaire qu'il convient de laisser entièrement à l'Église ; et peut-être nos seules responsabilités sont-elles de veiller à ce qu'ils soient correctement vêtus et nourris. ¶
L'université du foyer
Des pensées et des opinions de ce genre sont résolument préjudiciables et dangereuses pour le bien-être de la jeunesse du pays, et dangereuses pour le bien-être et l'avenir de l'Église et du gouvernement. Le foyer est la plus grande institution d'enseignement. George Herbert a dit un jour : « La première université est l'université du foyer. Ici, les heures de récitation sont le matin, le midi et le soir. Ici se trouve la table ronde de la petite enfance et de l'enfance. Ici se discutent les problèmes de l'heure présente et les possibilités des années à venir. Ici siègent les érudits de la jeunesse et de l'adolescence. Ici sont intronisés deux grands fauteuils, dotés par le destin et soutenus par les affections humaines, la paternité et la maternité. La plus grande université du monde est le foyer. Une bonne mère vaut cent maîtres d'école. » ¶
Le foyer étant la plus grande université, le grand lieu de préparation pour les hommes et les femmes de demain, qui vont se trouver confrontés à un avenir des plus incertains, je me demande si, dans nos plans et nos réflexions, nous préparons les programmes et les cours qui donneront à nos garçons et à nos filles la formation qu'ils devraient recevoir concernant leur cœur, leur tête, leur esprit, ainsi que quelques enseignements touchant aux principes fondamentaux de la santé. ¶
Principes fondamentaux de l'éducation des enfants
Pour ce qui est de l'éducation du cœur, nous conviendrons tous que ce grand organe, qui vivifie le corps et le maintient en vie, est aussi le siège de toutes les émotions, et la plus grande émotion à cultiver et à stimuler est celle de l'amour. Le premier et grand commandement est d'aimer Dieu le Père éternel de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa pensée ; et le second lui est semblable : aimer son prochain comme soi-même. ¶
En enseignant à nos enfants à aimer Dieu, quelle est la première leçon ? Je suggérerais que la première leçon est celle de la prière, en amenant l'enfant, même s'il sait à peine marcher, à l'autel familial de la prière. Enseignez-lui la nécessité de communiquer avec Dieu, son Père éternel, de la présence duquel son esprit vient tout juste de sortir. Si nous pouvons établir ce lien, entre Dieu le Père éternel et nos enfants, par la prière, nous inculquons dans leur cœur le respect, la foi et l'amour envers leur Père éternel. ¶
Nous tenons à ce que nos enfants comprennent les principes de l'Évangile du Seigneur Jésus-Christ. Nous devrions les encourager à étudier ces principes. L'obéissance à ces principes doit être enseignée. Nous constaterons que, par la prière, l'obéissance et l'étude, vient la compréhension ; et avec la compréhension vient le témoignage, un témoignage que Dieu vit, que Jésus était le Christ, et qu'au méridien des temps l'Évangile fut rétabli par l'entremise du prophète Joseph Smith. ¶
Le témoignage vient par la révélation
Je me demande souvent si nous nous efforçons jamais de définir le témoignage. Brigham Young l'a défini en une occasion. Il a dit que tout chercheur honnête de vérité avait le droit de savoir que Jésus était le Christ, de la même manière que Pierre le savait. Je me demande comment Pierre a su que Jésus était le Christ. ¶
Puis-je vous relater brièvement l'épisode où Pierre a su que Jésus était le Christ ? Je pense que nous nous souvenons de l'occasion. ¶
Comme le Sauveur voyageait, il se tourna un jour vers ses compagnons et leur posa cette question : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » Quelques-uns de ses disciples répondirent : « Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Élie, et d'autres, Jérémie, » et ainsi de suite. Finalement, cet homme, Pierre, cet homme calme et humble, se leva, et regardant le Sauveur droit dans les yeux, dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Le Sauveur répondit et dit : « Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux. » ¶
Comment Pierre a-t-il su que Jésus était le Christ, le Fils du Dieu vivant ? Il l'a su par le pouvoir de la révélation. Et les prophètes des derniers jours nous ont tous promis que, si nous recherchons la vérité avec un désir juste de savoir que Jésus est le Christ, nous pouvons le savoir, comme Pierre autrefois. Aussi tenons-nous à ce que la jeunesse de cette grande Église et de ce grand pays possède un témoignage ardent, et l'obtienne, si possible, de la même manière que Pierre l'a obtenu, par la révélation, par l'inspiration du Saint-Esprit. ¶
Avantages d'un foyer de saint des derniers jours
L'université du foyer a des avantages que n'ont pas les institutions d'enseignement, à savoir qu'à la tête de tout foyer de saints des derniers jours devrait se tenir un homme détenteur de la Prêtrise de Melchisédek. En détenant la Prêtrise de Melchisédek, il a droit à l'inspiration et à la révélation, dans la mesure où elles concernent ceux qui font partie de son foyer. Si les hommes vivent l'Évangile de Jésus-Christ et s'acquittent de leurs devoirs dans la prêtrise, Dieu les bénira, en ce qui concerne leurs enfants, en leur donnant direction et inspiration. ¶
Il existe une autre différence entre l'institution d'enseignement ordinaire et celle du foyer, à savoir que, dans le foyer, son corps enseignant, à savoir le père et la mère, a l'obligation de donner le bon exemple à ces enfants. Le père ne peut pas rester assis à ne rien faire le dimanche matin et dire à ses fils : « Il est temps pour vous d'aller à la réunion de prêtrise, » tout en demeurant lui-même à la maison. Il n'est pas possible d'inviter les enfants à assister à la réunion de sainte-cène si nous ne donnons pas l'exemple. La question de l'exemple est tout aussi importante, et a une portée plus grande, que l'instruction qui vient par la parole. ¶
La grandeur de la Constitution à enseigner
Il existe un autre grand amour, non seulement l'amour de Dieu et l'amour de son prochain — et puis-je dire que l'amour du prochain se manifeste le mieux dans le service que nous rendons à ceux qui nous entourent — mais il devrait aussi y avoir l'amour de la patrie, celui qui nous a été si fortement rappelé ici durant cette Conférence. Je me demande combien de fois, en tant que parents, nous sortons de poussiéreux exemplaires de la Constitution des États-Unis de nos bibliothèques, les étalons sur la table, et invitons ensuite nos garçons et nos filles à venir passer en revue, un par un, les articles de ce document sacré. Je me demande, si l'on faisait passer un examen aux citoyens des États-Unis aujourd'hui, portant sur la Constitution des États-Unis, combien d'entre nous le réussiraient ? Il repose sur nous, très certainement, l'obligation de familiariser nos garçons et nos filles avec ce grand document ; de le leur enseigner article par article, afin qu'ils puissent comprendre les principes qui y sont contenus, des principes qui favorisent la liberté, l'indépendance et l'initiative personnelle, et le culte de Dieu selon les dictées de sa propre conscience. ¶
Nos garçons et nos filles devraient savoir et comprendre que la Constitution a rendu possible l'organisation d'un gouvernement sous lequel l'Église de Jésus-Christ pourrait de nouveau être rétablie sur la terre. Lisons-nous jamais à nos garçons et à nos filles les sentiments exprimés par les prophètes de Dieu au sujet de ce grand document, tels que les paroles du prophète Joseph Smith : « La Constitution des États-Unis est un glorieux étendard. Elle est fondée sur la sagesse de Dieu. C'est une bannière céleste. Elle est, pour tous ceux qui ont le privilège de jouir des douceurs de sa liberté, comme l'ombre rafraîchissante et l'eau revigorante d'un grand rocher dans une terre morne et altérée. Elle est comme un grand arbre, sous les bannières duquel des hommes de tout climat peuvent s'abriter des rayons brûlants du soleil. » ¶
Ces paroles du prophète Joseph Smith, relatives à ce grand document de liberté et d'indépendance, devraient être si profondément gravées dans le cœur de nos garçons et de nos filles qu'ils sentiront que nous avons non seulement des ouvrages canoniques de l'Église, tels que la Bible et le Livre de Mormon, etc., mais que nous avons aussi des ouvrages fondamentaux de gouvernement, dont le premier est la Constitution des États-Unis. ¶
Donnons-nous jamais à nos garçons et à nos filles des leçons pratiques leur enseignant la véritable grandeur de la Constitution ? Combien de fois passons-nous devant une grande usine et remarquons-nous des centaines d'automobiles autour d'elle ? Certains d'entre nous pensent peut-être que ces automobiles appartiennent aux propriétaires de l'usine, ou à la direction, mais il n'en est rien. Ces automobiles appartiennent aux hommes qui travaillent dans l'usine. On ne peut voir un tel spectacle qu'en Amérique. On ne peut pas le voir en Europe, parce qu'il n'y existe pas. Ces hommes possèdent des automobiles en raison des droits qu'ils ont, sous la Constitution des États-Unis, de gagner et de payer les choses qui sont à la portée du pouvoir d'achat de tous ces gens. ¶
Nous parlons de Hitler et de son ingéniosité à accomplir de grandes choses sur le plan mécanique — et je puis dire qu'il l'a fait — mais il y a une chose qu'il n'a pas donnée à son peuple, bien qu'il se soit efforcé, pendant des années, de fournir une automobile qui soit à la portée de leur pouvoir d'achat. Mais ici, en Amérique, nous jouissons non seulement d'automobiles, de certains conforts de belles demeures, et de belles demeures elles-mêmes, mais de pratiquement toutes les bénédictions dont jouissent même les riches et les privilégiés de la lointaine Europe. Toutes ces choses sont possibles individuellement parce que nous vivons dans un pays où l'initiative personnelle n'est pas restreinte, où chaque homme peut avoir tout ce qu'il désire, s'il veut bien travailler pour l'obtenir. ¶
Mise en garde contre les doctrines antipatriotiques
Nous devrions attirer l'attention de nos enfants sur le fait qu'il existe maintenant, pour ainsi dire, une guerre en Amérique. Il y a quelques années, nous avons livré une grande guerre civile. Elle fut menée principalement autour de deux questions : si ce gouvernement devait exister moitié esclave et moitié libre, et aussi si un État quelconque avait le droit de faire sécession de l'Union. À la gloire de ces vaillants hommes, tant du côté du Sud que du Nord, ils ont livré leurs batailles ouvertement, et nous savons quels en furent et quels en sont les résultats. ¶
Mais la guerre que nous trouvons aujourd'hui n'est pas de celles qui se livrent sur le champ de bataille, honorablement et ouvertement, mais c'est une bataille qui se livre derrière les noms de prétendues sociétés patriotiques, des noms employés pour couvrir les activités de ceux qui voudraient nous faire croire qu'ils se livrent à une entreprise patriotique, alors qu'en réalité ils font précisément ce qui minera la Constitution et le gouvernement des États-Unis. Je pense que nos garçons et nos filles devraient être constamment avertis des dangers de ces organisations, et de leurs objectifs. C'est un fait connu de nous tous que les nations mêmes d'Europe qui baigneraient aujourd'hui le monde de sang ont leurs agents en Amérique, propageant leurs doctrines. Nous devons rester constamment sur nos gardes, et nous devrions particulièrement en avertir ainsi la jeunesse et les dirigeants de notre nation de demain. ¶
La véritable intelligence
En ce qui concerne l'éducation et la formation de l'esprit, il est vrai qu'une formation technique devrait être donnée dans nos institutions d'enseignement, mais je pense, en tant que saints des derniers jours, qu'il y a en particulier une ou deux choses que nous devrions souligner à ce sujet. L'une est le fait que nos garçons et nos filles devraient être enseignés à distinguer le vrai du faux. Nous devrions leur enseigner la définition de cette glorieuse déclaration que nous a donnée le prophète Joseph Smith, lorsqu'il a déclaré que « la gloire de Dieu, c'est l'intelligence. » La gloire de Dieu est l'intelligence, frères et sœurs, lorsque nous employons la véritable intelligence dans un effort juste, et dans l'édification du royaume de Dieu. Je pense que ce sont là des pensées et des principes qui devraient être inculqués dans l'esprit de nos garçons et de nos filles tandis qu'ils passent par l'école. ¶
L'importance de l'éducation au foyer
Pour ce qui est de la formation des mains, cette formation commence dans l'enfance. Elle commence au foyer. Un enfant devrait apprendre à faire par lui-même les petites choses personnelles, à devenir indépendant aussitôt que possible ; à toujours se souvenir que ses vêtements et sa nourriture sont le fruit du travail de quelqu'un d'autre. On devrait lui apprendre à apprécier ce qu'il en coûte de gagner des vêtements, de gagner des chaussures et de gagner sa nourriture. ¶
Horace Greeley a dit : « L'heure la plus sombre de la vie d'un homme est celle où il s'assied pour chercher le moyen de gagner de l'argent sans le mériter. » Et Brigham Young a dit à propos du travail : « La paresse voyage lentement et ¶
elle est bientôt rattrapée par la pauvreté. L'investissement de temps, de réflexion et de labeur apporte l'accomplissement du développement personnel. De l'indolence naît la décadence morale, mentale et physique. » ¶
Chaque enfant devrait apprendre que le gouvernement des États-Unis, comme on l'a déjà dit, n'est pas une organisation qui produit un profit, mais plutôt une organisation qui est un consommateur perpétuel ; que le peuple doit soutenir le gouvernement, et qu'en aucun cas le gouvernement ne doit soutenir le peuple. Lorsqu'un enfant ou un individu pense qu'il peut dépendre de la société, il devient alors un ennemi de la société. ¶
Je pense qu'il est important que nos garçons et nos filles soient formés à toutes les petites tâches simples du foyer. Il serait peut-être difficile de vous donner des statistiques exactes relatives au nombre de personnes non formées sur les listes de chômage des villes et des États, mais c'est un fait connu qu'elles sont en grand nombre. Cela ne concerne pas seulement les citoyens de sexe masculin de l'Amérique, mais aussi les citoyennes. Notre propre expérience dans la région de Salt Lake nous a montré des cas où des mères ne savaient pas faire du pain ; des cas où on leur avait apporté des pièces de tissu pour confectionner des vêtements pour leurs enfants, et elles ne savaient pas comment procéder. ¶
Afin de surmonter des problèmes de ce genre, il est absolument essentiel que ces tâches soient enseignées au foyer ; que l'on place entre les mains de chaque enfant un outil avec lequel il puisse construire quelque chose d'utile. ¶
La loi de santé du Seigneur
En ce qui concerne la santé, la loi fondamentale de santé, telle qu'elle nous a été donnée par le prophète Joseph Smith, directement de notre Père céleste, suffit à guider et à diriger nos garçons et nos filles. ¶
Le Seigneur nous a promis de façon bien précise que, si nous prêtons attention à la Parole de Sagesse et que nous la suivons, de grandes bénédictions nous sont réservées. Il a dit : ¶
Et tous les saints qui se souviennent de garder et de pratiquer ces paroles, marchant dans l'obéissance aux commandements, recevront la santé en leur nombril et de la moelle pour leurs os ; ¶
Et ils trouveront de la sagesse et de grands trésors de connaissance, oui, des trésors cachés ; ¶
Et ils courront et ne se fatigueront pas, et ils marcheront et ne faibliront pas. ¶
Et moi, le Seigneur, je leur fais la promesse que l'ange destructeur passera à côté d'eux, comme pour les enfants d'Israël, et ne les frappera pas. ¶
Ces promesses suffisent à inspirer et à motiver chaque garçon et chaque fille d'Israël à tenir pour sacrée la Parole de Sagesse, et à la vivre. ¶
La préparation à la direction
En songeant à l'avenir, où il y aura de nombreuses perplexités et de nombreux problèmes, je suis certain que, si nous utilisons les occasions qui nous sont offertes dans l'université du foyer pour former nos garçons et nos filles, lorsque le jour de la direction et de la responsabilité leur viendra, ils seront préparés et, sous l'inspiration de Dieu, ils surmonteront toutes les difficultés ; que ce grand gouvernement auquel nous appartenons sera préservé ; et que l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours conservera sa place, car Dieu a décrété qu'elle doit demeurer pour toujours. ¶
Ainsi, lorsque ces jeunes hommes et ces jeunes femmes quittent le foyer pour aller fonder des foyers pour eux-mêmes, ne manquons pas de leur rappeler le premier et grand commandement, de multiplier et de remplir la terre, le premier et le grand commandement. Nous créerons ainsi de nouveaux foyers, et ces nouveaux foyers deviennent des unités du gouvernement et de l'Église. ¶
Souvenons-nous des paroles de Jéhovah à Josué, alors que Josué était sur le point de conduire les enfants d'Israël dans la Terre promise, lorsque Jéhovah lui dit : ¶
Fortifie-toi et sois courageux ! Ne t'effraie pas et ne t'épouvante pas, car l'Éternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras. ¶
Je suis certain, frères et sœurs, que l'Éternel sera avec les dirigeants de demain, vos garçons et vos filles, s'ils veulent bien s'appuyer sur le Saint, qui ne les abandonnera jamais. ¶
Je pense souvent à l'esprit du frère Melvin J. Ballard, exprimé dans son beau cantique. Si seulement nous pouvions inculquer cet esprit dans le cœur de nos garçons et de nos filles, quelle chose merveilleuse ce serait ! J'ai souvent entendu le frère Ballard chanter ces paroles : ¶
J'irai où tu voudras que j'aille, cher Seigneur, Par-delà montagne, plaine ou mer ; Je dirai ce que tu voudras que je dise, cher Seigneur, Je serai ce que tu voudras que je sois. ¶
Que les fils et les filles d'Israël soient ce que Dieu veut qu'ils soient, et que vous et moi, en tant que parents, les inspirions et les motivions de telle sorte qu'ils tendent vers les plus hauts idéaux, et soient ainsi capables de résoudre les problèmes de l'avenir, je le demande, au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶