Pulpit

Preuves établissant le fait de la résurrection

George Albert Smith

Conférence générale d'avril 1939·Session de l'après-midi du troisième jour·1939-04-09

Cela a été une occasion glorieuse ; nous avons un temps agréable, du confort et de la paix. Nous nous réjouissons à la fois des discours et de la musique, et je ne connais pas de peuple au monde qui ait plus de raisons d'être reconnaissant envers notre Père céleste que le groupe rassemblé à cette conférence.

Preuves établissant le fait de la résurrection

Aujourd'hui, nous célébrons ce que le monde chrétien appelle Pâques, l'anniversaire de la résurrection de Jésus-Christ notre Seigneur, qui fut les prémices de la résurrection d'entre les morts.

Nous avons reçu, au cours de cette conférence, de splendides renseignements. Assurément, s'il y a quelque chose de plus agréable que de savoir que nous vivons la vie éternelle, c'est que le Seigneur, dans sa miséricorde, nous a accordé les renseignements nécessaires pour nous permettre de jouir de cette vie éternelle dans la gloire la plus haute.

Nous possédons tout ce que le monde sait concernant la résurrection d'entre les morts, et nous avons en plus d'autres renseignements importants à ce sujet. Nous acceptons sans réserve le témoignage de tous les évangélistes contenu dans le Nouveau Testament concernant la résurrection du Rédempteur de l'humanité. C'est si clair qu'il me semble qu'aucune personne réfléchie ne peut manquer de le comprendre. Le fait est qu'après que le Sauveur eut été crucifié et déposé dans le tombeau, il en ressortit, et pendant quarante jours il fut avec ses disciples, il mangea du poisson et du rayon de miel avec eux, ils sentirent la marque des clous dans ses mains et la marque de la lance dans son côté. Il leur déclara, se tenant au milieu d'eux : « Voyez mes mains et mes pieds, c'est bien moi ; touchez-moi et voyez : un esprit n'a ni chair ni os, comme vous voyez que j'ai. » Ce sont assurément des preuves incontestables, et pourtant beaucoup des enfants de notre Père ne le comprennent pas.

Nous lisons dans Job : « Mais en réalité, dans l'homme, c'est l'Esprit, le souffle du Tout-Puissant, qui donne l'intelligence. » Ceux qui n'ont pas reçu cette inspiration ne comprendront pas le sens de la résurrection d'entre les morts, et sans cette compréhension, il me semble qu'il y aurait peu de bonheur pour ceux qui vivent dans un âge mûr, attendant le moment où l'esprit quittera le corps pour aller ils ne savent où.

Témoignage supplémentaire dans le Livre de Mormon

Le Seigneur nous a favorisés. Il ne nous donne pas seulement les preuves contenues dans la Bible, mais aussi le témoignage que nous trouvons consigné dans l'Écriture américaine, le Livre de Mormon, III Néphi, chapitre 2. Après que le Sauveur eut été crucifié, fut ressuscité et fut monté au ciel, une grande multitude de gens s'était rassemblée autour du temple, dans le pays d'Abondance, sur cet hémisphère occidental, s'émerveillant des changements qui avaient été opérés. Ils entendirent une voix inhabituelle répétée trois fois. Elle n'était ni forte, ni dure, et pourtant elle les transperçait jusqu'au plus profond d'eux-mêmes. Regardant dans la direction du son, ils virent un homme descendre du ciel. Il était vêtu d'une robe blanche, et il descendit et se tint au milieu d'eux et leur déclara : « Voici, je suis Jésus-Christ, dont les prophètes ont témoigné qu'il viendrait au monde. »

Quelle preuve plus directe de la résurrection d'entre les morts aurait-on pu avoir que celle-ci : qu'il vint parmi eux dans son corps ressuscité et leur enseigna le même Évangile qu'il avait enseigné à Jérusalem ? Et il accomplissait alors la promesse qu'il avait faite à Jérusalem lorsqu'il avait dit : « J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie ; celles-là, il faut que je les amène ; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. » Il vint dans son corps ressuscité pour leur apporter les renseignements qu'il avait prédit devoir être donnés à ceux auprès de qui il exerçait maintenant son ministère.

Ce fut une expérience merveilleuse pour ce peuple. Après les avoir enseignés toute la journée, il leur dit qu'il devait les quitter, mais qu'il reviendrait le lendemain, ce qu'il fit, trouvant un groupe beaucoup plus grand rassemblé. Il guérit leurs malades, bénit leurs enfants et continua à les instruire de la beauté de son Évangile. Il n'y avait aucun doute dans leur esprit qu'il fût le Sauveur du monde. Ils l'avaient vu descendre du ciel et avaient été témoins de son pouvoir merveilleux. Il ne vint pas à eux comme un petit enfant, sans défense entre les mains de ses ennemis, mais il vint dans la gloire. Des anges descendirent du ciel, comme au milieu du feu, et entourèrent les petits enfants, de sorte qu'ils étaient encerclés de feu. Et les anges les servirent.

Ce n'étaient pas des hallucinations, mais des expériences d'un caractère si merveilleux qu'elles resteraient à jamais gravées dans la mémoire de ceux qui les avaient vécues. Nous, Saints des derniers jours, acceptons ce récit comme preuve de la résurrection de Jésus-Christ notre Seigneur.

L'expérience de Joseph Smith

Lorsque Joseph Smith, âgé de moins de quinze ans, lut dans Jacques 1:5 : « Si quelqu'un d'entre vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée », il crut ce qu'il lisait. Il n'avait pas été élevé dans l'ignorance, comme certains l'ont supposé. Son père était un instituteur qui avait réussi. La Bible était un volume sacré dans la bibliothèque de leur foyer. Lorsqu'il lut que le Seigneur donnerait la sagesse à ceux qui la lui demanderaient, il alla dans les bois voisins, s'agenouilla et pria.

En réponse à sa prière, il vit le Père et le Fils. Non seulement il les vit, mais il entendit leurs voix, d'abord celle du Père qui disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; écoute-le ! » Puis le Fils lui parla et répondit à ses questions. Joseph voulait savoir quelle Église rejoindre, et il lui fut répondu qu'il ne devait en rejoindre aucune, car elles ne faisaient pas ce que le Seigneur désirait qu'elles fissent. Il lui fut dit alors, et plus tard, qu'il y avait une œuvre pour lui à accomplir. Cela s'était passé un peu plus de cent ans auparavant, mais ce que Joseph vit et entendit eut une grande influence sur le monde religieux.

Révélation directe de Dieu

De nos jours, nous avons la Bible, nous avons le Livre de Mormon, qui fut donné à Joseph Smith par notre Père céleste, et nous avons les révélations de Dieu dans les Doctrine et Alliances. Nous avons le témoignage d'autres qui ont reçu la visite d'anges et qui ont témoigné de choses sacrées. Dans le temple de Kirtland, des manifestations merveilleuses furent vues par des hommes fidèles, contribuant toutes à l'assurance d'une résurrection littérale.

La résurrection devrait être une chose facile à comprendre pour nous. Joseph Smith et Oliver Cowdery reçurent l'imposition des mains de ceux qui avaient été avec le Sauveur comme disciples en Judée. Ils leur conférèrent la prêtrise et leur expliquèrent les enseignements de Jésus-Christ tels qu'ils sont contenus dans la Sainte Bible.

Nous devrions être reconnaissants. Aucun autre peuple au monde n'a été aussi béni que nous. Nous devrions manifester notre croyance en Jésus-Christ en vivant de manière à être dignes de l'inspiration du Saint-Esprit de Dieu. Nous pouvons y arriver si nous vivons en accord avec ce qui nous a été révélé. Or, en ce qui concerne la résurrection du Sauveur, il n'y a aucun doute.

Nous pouvons nous tourner vers la section 88 des Doctrine et Alliances et voir ce que le Seigneur a dit au sujet de notre résurrection, non seulement la résurrection du Sauveur, mais il nous dit aussi ce qui peut nous arriver, et je vais lire afin de ne pas me tromper de citation :

Maintenant, en vérité, je vous le dis, par la rédemption qui est faite pour vous est réalisée la résurrection des morts.

Et l'esprit et le corps sont l'âme de l'homme.

Et la résurrection d'entre les morts est la rédemption de l'âme.

Et la rédemption de l'âme se fait par celui qui vivifie tout, dans le sein duquel il est décrété que les pauvres et les humbles de la terre l'hériteront.

C'est pourquoi, il faut qu'elle soit sanctifiée de toute injustice, afin d'être préparée pour la gloire céleste ;

car lorsqu'elle aura rempli la mesure de sa création, elle sera couronnée de gloire, oui, de la présence de Dieu le Père ;

afin que les corps qui sont du royaume céleste la possèdent pour toujours et à jamais, car c'est dans ce but qu'elle a été faite et créée, et c'est dans ce but qu'ils sont sanctifiés.

Et ceux qui ne sont pas sanctifiés par la loi que je vous ai donnée, c'est-à-dire la loi du Christ, doivent hériter un autre royaume, un royaume terrestre ou un royaume téleste.

Car celui qui n'est pas capable de se conformer à la loi d'un royaume céleste ne peut pas supporter une gloire céleste.

Et celui qui n'est pas capable de se conformer à la loi d'un royaume terrestre ne peut pas supporter une gloire terrestre.

Et celui qui n'est pas capable de se conformer à la loi d'un royaume téleste ne peut pas supporter une gloire téleste ; c'est pourquoi il ne convient pas pour un royaume de gloire. Il doit donc supporter un royaume qui n'est pas un royaume de gloire.

Et de plus, en vérité, je vous le dis, la terre se conforme à la loi d'un royaume céleste, car elle remplit la mesure de sa création et ne transgresse pas la loi —

c'est pourquoi, elle sera sanctifiée ; oui, en dépit du fait qu'elle mourra, elle sera de nouveau vivifiée et supportera le pouvoir par lequel elle aura été vivifiée, et les justes l'hériteront.

Car en dépit du fait qu'ils meurent, eux aussi ressusciteront — corps spirituel.

Ceux qui sont d'un esprit céleste recevront le même corps qui était un corps naturel ; oui, vous recevrez votre corps, et votre gloire sera cette gloire par laquelle votre corps sera vivifié.

Vous qui êtes vivifiés par une part de la gloire céleste, vous en recevrez alors une plénitude.

Et ceux qui sont vivifiés par une part de la gloire terrestre en recevront alors une plénitude.

Et ceux qui sont vivifiés par une part de la gloire téleste en recevront alors une plénitude.

Et ceux qui restent seront également vivifiés ; néanmoins, ils retourneront dans leur lieu propre pour jouir de ce qu'ils sont disposés à recevoir, parce qu'ils n'étaient pas disposés à jouir de ce qu'ils auraient pu recevoir.

Car à quoi sert-il à un homme qu'un don lui soit accordé s'il ne reçoit pas le don ? Voici, il ne se réjouit pas de ce qui lui est donné, ni ne se réjouit de celui qui fait le don.

Il nous est dit dans cette section que nos corps doivent être ressuscités du tombeau, non pas d'autres corps, et que les esprits qui possèdent maintenant ces tabernacles habiteront les mêmes tabernacles après qu'ils auront été purifiés et immortalisés.

Les bénédictions apportent la responsabilité

Je pense que nous serions un peuple bien ingrat si, avec tous les renseignements que Dieu nous a accordés pour notre confort et notre bénédiction (et il nous a dit que nous devons partager ces renseignements avec le monde entier), nous n'allions pas très loin et ne faisions pas de nombreux sacrifices pour les autres enfants de notre Père, qui sont précieux à ses yeux, afin qu'ils sachent ce qu'il nous a révélé. Il y en aura beaucoup qui ne comprendront pas, mais le Seigneur entend que tous aient l'occasion de savoir, et il sera de notre devoir et de notre responsabilité de veiller à ce que cet Évangile soit proclamé dans toutes les parties du monde pour la bénédiction de tous ceux qui le recevront.

Nous savons tout ce que le monde sait concernant la résurrection. Nous avons tout ce que le monde a en fait d'autres vérités. Nous avons l'autorité de la sainte prêtrise conférée à des hommes en cette dispensation pour préparer la famille humaine au royaume céleste.

Je me demande si nous apprécions à quel point nous sommes bénis d'avoir tout ce que nos frères et sœurs du monde ont, et en plus ces autres occasions. Avec ces occasions et cette responsabilité, nous devrions mettre nos foyers en ordre. Nous devrions enseigner l'Évangile de Jésus-Christ à nos enfants, à nos petits-enfants, et à nos arrière-petits-enfants si nous vivons assez longtemps. Il n'y a rien de plus précieux pour nous que nos enfants, et notre bonheur éternel dépendra en grande partie de ce qu'ils atteindront. Le Seigneur nous a fait comprendre ce que tout cela signifie. Assurément nous ne trahirons pas la confiance qu'il a mise en nous en manquant de faire ce que nous savons devoir faire.

L'inspiration donne la compréhension

Il a été fait mention, au cours de cette conférence, de la défaillance de nombreux Saints des derniers jours à obéir aux commandements de notre Père céleste concernant la Parole de Sagesse. Une chose aussi simple que le refus ou le manquement à obéir à la Parole de Sagesse peut nous priver de la compagnie de cet Esprit qui nous permettrait de comprendre d'autres vérités importantes. Il y a un esprit dans l'homme, mais il faut l'inspiration du Tout-Puissant pour lui donner la compréhension, et si nous voulons cette compréhension, nous devons vivre pour l'obtenir. Il n'y aura aucun doute à ce sujet si nous observons les commandements de Dieu. Nous n'aurons pas besoin du témoignage des autres pour savoir que cette œuvre est vraie. Lorsque les disciples du Sauveur étaient avec lui, ils l'admiraient sans savoir à quel point il était grand, mais ce n'est que lorsque le pouvoir du Saint-Esprit descendit sur eux, que ce n'est qu'après avoir reçu le baptême de feu, qu'ils furent capables de faire face aux problèmes et d'endurer les persécutions qui rendaient presque la vie insupportable. Lorsque l'inspiration du Tout-Puissant leur donna la compréhension, ils surent qu'ils vivaient la vie éternelle, et s'ils se montraient fidèles, ils savaient que lorsqu'ils déposeraient leur corps dans la mort, ils seraient ressuscités du tombeau pour la gloire et l'immortalité.

Ce fut le résultat de l'inspiration de l'Esprit de Dieu qui vint sur eux, l'inspiration du Tout-Puissant qui leur donna la compréhension. S'il y a un doute dans l'esprit d'un homme ou d'une femme de cette Église qui a été baptisé et qui s'est repenti de ses péchés, et à qui on a imposé les mains pour le don du Saint-Esprit — s'il y a un doute dans leur esprit quant à la vérité et à la divinité de cette œuvre, c'est parce qu'ils n'ont pas su être à la hauteur, c'est parce qu'ils ont transgressé les lois de Dieu, et parce qu'ils n'ont pas gardé allumée dans leur âme la lumière de la vérité. Nous avons besoin de nous repentir si cela nous arrive ; autrement cette assurance pourrait nous quitter pour ne plus jamais revenir.

La joie de travailler dans l'Église

Debout devant vous comme je le suis aujourd'hui, je suis reconnaissant pour mes bénédictions, je suis reconnaissant pour votre compagnie. C'est une joie d'être associé à des hommes tels que ceux qui dirigent cette Église — ceux qui se trouvent sur cette estrade. Je peux vous témoigner, en tant que celui qui les connaît par contact personnel, qu'ils sont des hommes de Dieu, mais ce sont des hommes. Ils peuvent commettre quelques erreurs, mais ils les corrigeront. Ce sont des hommes saints qui cherchent la volonté de Dieu et l'inspiration qui leur donne la compréhension. C'est une joie de travailler avec eux et d'avoir un contact avec eux, et je remercie mon Père céleste pour ce privilège. Je suis reconnaissant d'être votre compagnon dans cette grande Église, pour l'occasion qui m'est donnée de visiter les pieux de Sion et le champ de mission. Je suis reconnaissant pour le privilège qui a été le mien de m'associer avec de bons hommes et de bonnes femmes, beaucoup d'entre eux n'étant pas membres de cette Église. Mais notre Père céleste désire qu'ils aient une compréhension de la vérité, afin qu'ils puissent profiter de leurs privilèges pendant qu'ils sont ici. C'est notre devoir, le vôtre et le mien, de laisser ainsi luire notre lumière afin que d'autres, observant nos vies droites, soient amenés à glorifier le nom de celui qui est l'auteur de notre être. C'est notre privilège de le faire, et si nous manquons de le faire, ce ne sera pas parce que nous n'aurons pas su mieux faire.

Je prie que cet Esprit qui nous maintient sur le sentier de la vérité et de la droiture demeure avec nous, et je prie que ce désir qui vient de l'inspiration de notre Père céleste nous dirige sur ce sentier de vie. Certains d'entre nous ne seront peut-être plus ici dans de nombreuses années, et aujourd'hui est le temps agréable du Seigneur pour que chacun de nous expie les erreurs que nous avons commises et se repente de ses péchés et vienne à lui le cœur brisé et l'esprit contrit, avec le désir d'être pardonnés de nos erreurs et de nous réjouir de la compagnie de son Esprit tant que nous demeurerons sur la terre.

Que Dieu ajoute ses bénédictions et que la joie qui vient de lui seul remplisse vos cœurs et vos foyers, afin que partout où vous alliez vous soyez des dirigeants de talent et des instructeurs de droiture parmi les enfants des hommes, et que lorsque le moment viendra pour nous de partir, nous recevions de notre Père céleste ce glorieux accueil : « C'est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître », je le prie humblement au nom de Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

Citer ce discoursGeorge Albert Smith, « Preuves établissant le fait de la résurrection », Conférence générale d'avril 1939, Session de l'après-midi du troisième jour (1939-04-09). Pulpit Vault, 1939-04-george-albert-smith-evidences-establishing-the-fact-of-the-resurrectio. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).