Allocution de conférence
Rufus K. Hardy
Mes bien-aimés frères et sœurs, pendant les quelques instants où je me tiens devant vous, j'espère avoir non seulement une part dans votre foi et vos prières, mais aussi recevoir de vous l'assurance de votre désir d'entendre les vérités de notre foi et de faire avancer tout ce que Dieu désire que vous fassiez. ¶
Enfant, je me souviens de ces grandes assemblées, de ces conférences auxquelles nous assistons encore aujourd'hui. Je me rappelle distinctement qu'il y a deux choses précises et immuables qui sont restées gravées dans mon esprit depuis ce jour jusqu'à maintenant. Ces deux choses étaient la connaissance que le Seigneur Dieu était de nouveau venu sur la terre et avait parlé à son serviteur, et que le Christ avait vécu, et que par lui nous étions animés et accomplissions les choses que Dieu voulait que nous fassions. Tout comme Jean l'a écrit au sujet du Christ, telle était la croyance de notre peuple alors, et telle est celle de notre peuple aujourd'hui — que le Christ est bien venu, que le Christ a bien vécu et que lui et ses œuvres, par l'intermédiaire des enfants des hommes, ont glorifié et magnifié cette grande œuvre de Dieu. ¶
Je me rappelle distinctement que l'autre chose qui a laissé son empreinte dans mon esprit était le fait que la Prêtrise de Dieu était venue sur la terre, que nous avions reçu cette Prêtrise et que c'est par elle et grâce à elle que les choses que nous, membres de l'Église de Jésus-Christ, avons pu accomplir, ont été rendues possibles. ¶
Je me souviens, tout jeune garçon, être venu à la Conférence à ses débuts et avoir vu pratiquement des centaines, oui, des milliers de chevaux attachés à l'extérieur de ce pâté de maisons et dans les terrains vagues alentour ; des attelages harnachés à des chariots, à des voitures bâchées et à des carrioles. Aujourd'hui, avec la marche du temps et le progrès de l'Église, nous venons ici maintenant, comme ils le faisaient, en tant que membres de cette Église, tout comme nous nous rassemblions pour adorer et rendre grâces à Dieu lorsque j'étais jeune garçon. Maintenant, nous attendons la fin de chaque session de cette Conférence pour sortir et trouver, patiemment en train de nous attendre, non pas des chevaux, mais le dernier modèle d'automobile à moteur puissant et ¶
quand nous l'atteignons, elle se tient là dans ses couleurs chatoyantes et sa splendeur, et tout ce que nous avons à faire est de tourner une clef dans sa portière lorsque nous revenons dans cette Église. Mais ce même esprit, ce même amour et cette même espérance qui animaient nos pères et nos mères, je le sens très, très fermement, est ici aujourd'hui et nous anime. ¶
Il y a des choses qui nous sont les plus chères au monde. Je pense que deux de ces choses sont la connaissance que le Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ, est bien venu, et la connaissance que l'Évangile est prêché aujourd'hui par le pouvoir de la Prêtrise qui fut donnée aux apôtres anciennement. ¶
Jean dit : ¶
Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu'il nous a donné l'intelligence pour connaître le Véritable ; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus Christ. C'est lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle. ¶
Tant de choses ont été accomplies par nos propres proches, aujourd'hui morts et disparus, grâce à la connaissance de cette chose merveilleuse qui leur est parvenue ainsi qu'à nous. L'homme reçoit de nombreux pouvoirs et de nombreuses possibilités. Il reçoit aussi une individualité qui lui appartient et qui ne peut lui être ôtée. Il a son amour. Il a sa foi. Il a sa compréhension de la Divinité, et cette individualité que Dieu a donnée à chacun de nous est tenue absolument responsable de tout ce qu'elle fait et de tout ce qui arrivera. Ainsi, dans la vie, nous devons traverser la vie avec l'individualité que Dieu nous a donnée — nous ne pouvons ni la troquer ni la donner à un autre — et jusque dans la mort nous emportons cette individualité, et là nous serons jugés, selon les choses que nous avons faites ici-bas sur cette terre, par l'individualité que Dieu nous a donnée. ¶
Maintenant, avec cette compréhension et cette connaissance, nous devons nous souvenir que l'homme porte apparemment en lui deux choses opposées : une indépendance parfaite et, en même temps, une union et une cohésion parfaites avec quelques-uns ou avec de nombreux membres d'un corps tel que celui-ci ; afin que, tout au long de cette vie terrestre et de la vie éternelle, nous puissions marcher et avancer tout en conservant, en même temps, notre propre individualité. ¶
Certaines choses sont néanmoins entrées dans nos vies, qui diffèrent un peu de celles des temps anciens. Une note nouvelle se fait entendre, et cette note nouvelle a retenti dans le monde entier, dans chaque recoin, transmettant quelque chose de l'influence que manifeste l'Église et des choses considérables qu'elle a entreprises et auxquelles elle a mis la main. Le nom de cette Église a été porté partout, et cela n'a rien d'étonnant, car nous nous y attendions. Mais l'écho de cette grande diffusion nous est revenu, et cet écho est un écho de louange, un écho d'éloge. Cela est inhabituel, plutôt nouveau, une chose surprenante pour nous, et j'espère et je crois sincèrement que, en le considérant, en l'écoutant et en percevant calmement que cela est venu, non par notre effort individuel, mais par la miséricorde et la bénédiction du Seigneur Dieu Tout-Puissant, par le pouvoir de sa Prêtrise, nous reconnaîtrons, avec douceur et humilité, ce pouvoir et cette grande œuvre qui se déverse maintenant sur la tête des membres de l'Église de Jésus-Christ des Saints des derniers ¶
jours, et des louanges lui sont chantées. C'est par cette chose merveilleuse, la Prêtrise, que tout cela est arrivé. ¶
Je voudrais que, lorsque vous le pourrez, vous relisiez la 84e section des Doctrine et Alliances. Étudiez-la, méditez-la et voyez si elle ne nous convient pas. J'ai ici quelques versets que j'aimerais vous lire, et ces versets sur la Prêtrise sont les suivants : ¶
Laquelle prêtrise continue dans l'Église de Dieu dans toutes les générations et est sans commencement de jours ni fin d'années. * * * ¶
Et cette plus grande prêtrise administre l'Évangile et détient la clef des mystères du royaume, oui, la clef de la connaissance de Dieu. ¶
C'est pourquoi, le pouvoir de la divinité se manifeste dans ses ordonnances. ¶
Et sans ses ordonnances, et l'autorité de la prêtrise, le pouvoir de la divinité ne se manifeste pas aux hommes dans la chair ; ¶
Car sans cela, nul ne peut voir la face de Dieu, oui, le Père, et vivre. * * * ¶
Car la parole du Seigneur est vérité, ce qui est vérité est lumière, et ce qui est lumière est Esprit, oui, l'Esprit de Jésus-Christ. ¶
Et l'Esprit donne la lumière à tout homme qui vient au monde ; et l'Esprit éclaire, partout dans le monde, tout homme qui écoute la voix de l'Esprit. * * * ¶
Et cette révélation et ce commandement qui vous sont donnés sont, dès à présent, d'application pour le monde entier, et l'Évangile est pour tous ceux qui ne l'ont pas reçu. * * * ¶
Et quiconque ira prêcher cet Évangile du royaume et veillera à rester fidèle en toutes choses, n'aura pas l'esprit las et ne sera pas enténébré, que ce soit dans le corps, les membres ou les jointures ; et pas un cheveu de sa tête ne tombera sur le sol inaperçu. Et il n'aura ni faim ni soif. * * * ¶
Car moi, le Seigneur, j'ai avancé la main pour mettre en branle les puissances du ciel ; vous ne pouvez pas le voir maintenant ; encore un peu de temps et vous le verrez et saurez que je suis et que je viendrai régner avec mon peuple. ¶
Si nous pouvons continuer à avoir cette même foi douce et satisfaisante que possédaient nos pères et nos mères, aux mains usées par le labeur bien que vides, qui venaient à ces Conférences et y assistaient pour l'édification spirituelle qu'elles leur apportaient, et si nous pouvons continuer toujours plus loin dans cette voie et sur ce chemin, je suis convaincu que les bénédictions de Dieu seront sur nous, et je demande qu'il en soit ainsi, au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶