Les mots me manquent pour exprimer adéquatement mes sentiments
John M. Knight
Les mots me manquent, mes frères et sœurs, pour exprimer adéquatement mes sentiments à l’occasion de cette conférence. J’ai été ému par les témoignages qui ont été rendus en ma présence par les autorités présidentes de l’Église. ¶
Je suis très reconnaissant du privilège qui m’est accordé de rendre service dans le champ missionnaire. Ce service a apporté dans ma vie une joie qui dépasse le plaisir, une joie plus grande que le bonheur. C’est un privilège d’assister aux sessions de la conférence tenue ici, deux fois par an, de participer à l’esprit de ces rassemblements et d’adorer avec vous devant le Seigneur. « L’homme, dit un grand philosophe, est incurablement religieux. Le désir d’adorer est inhérent, inné. » ¶
Nous lisons fréquemment dans la presse publique qu’il y a quelque cinquante millions de personnes aux États-Unis identifiées aux diverses églises de ce pays ; qu’il y a entre cinquante et soixante millions de personnes qui ne sont identifiées ni affiliées à aucune organisation ecclésiale. Il existe cependant une quantité considérable de religiosité personnelle dans le monde. Je constate, en fréquentant les personnes qui ne sont identifiées à aucune de ces organisations, qu’elles sont profondément religieuses, beaucoup d’entre elles, qu’elles pensent par elles-mêmes, et c’est de cette catégorie que vient la majorité de nos convertis dans la mission des États de l’Ouest. ¶
J’ai demandé, il y a peu, à un ecclésiastique en vue de l’État du Colorado quels étaient ses plus grands problèmes. Il m’a répondu que les trois grands traits de la vie ecclésiale actuelle étaient notre trivialité intense, l’incertitude de notre position et notre suffisance, tant nationale que civique et religieuse. « Nous avons, disait-il, de la sociabilité au lieu de sacrements, des statistiques au lieu du salut. » Je l’ai assuré que nous n’étions pas dans une telle situation, et j’ai souligné que nous n’étions pas incertains quant à notre position sur les doctrines fondamentales de l’Église. Le fardeau de notre message au monde a été que Dieu a parlé, qu’il a donné sa parole et rétabli à nouveau son Évangile pour les enfants de la terre, au dix-neuvième siècle. Nous avons renouvelé la promesse qui nous est parvenue à travers les âges, sortie des lèvres du Maître, à savoir que si les hommes le servent, gardent ses commandements et se soumettent aux ordonnances salvatrices de l’Évangile, ils sauront si la doctrine vient de Dieu, ou si nous parlons de nous-mêmes. ¶
J’ai demandé à une dame, il y a quelques jours, pourquoi elle n’était identifiée à aucune des églises du monde, et elle m’a répondu : « Parce que, dans mon examen des divers systèmes de religion, j’ai découvert tant de contradictions théologiques. » Nous l’avons invitée à mener une enquête approfondie sur les revendications faites par les saints des derniers jours, et lui avons assuré qu’elle n’y trouverait aucune contradiction théologique ; mais qu’au contraire elle découvrirait que l’Église est bâtie sur un fondement solide ; qu’elle est bâtie sur Jésus-Christ notre Seigneur et sur le fondement des apôtres et des prophètes, le Sauveur du monde étant la pierre angulaire de l’édifice ; et qu’elle trouverait la paix pour son âme si elle obéissait aux commandements de Dieu et aux doctrines fondamentales enseignées par l’Église. Elle m’a assuré par la suite, après être entrée dans l’Église, qu’elle a eu plus de joie dans les quelques mois où elle a été identifiée à l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours que dans toute son expérience jusqu’à son entrée dans l’Église. ¶
Il n’y a qu’une seule manière de recevoir l’assurance de la vérité, et c’est par le pouvoir du Saint-Esprit, qui est promis à toute personne qui obéit à l’Évangile du Maître. L’ecclésiastique auquel je me suis référé a fait cette déclaration : « Le Christ est la question suprême à laquelle le monde est confronté à l’heure actuelle. » Notre proclamation au monde est qu’ils peuvent connaître le Christ s’ils obéissent à son Évangile. Par le pouvoir du Saint-Esprit, ils peuvent être assurés de sa réalité et de l’efficacité de son expiation pour racheter le monde. Il déclara à ses disciples que tout pouvoir lui avait été donné au ciel et sur la terre, et il leur enjoignit d’aller prêcher l’Évangile de repentance, en baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, en enseignant aux gens à observer toutes les choses qu’il leur avait commandées. Il avait dit à ses disciples que nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils. Nul ne connaît non plus le Fils si ce n’est le Père, et celui à qui il voudra le révéler. Il invita les hommes et les femmes de partout à venir à lui et à prendre son joug sur eux, car il dit : « Mon joug est doux, et mon fardeau est léger. » Développant la déclaration du Maître, l’apôtre Paul déclara que nul homme parlant par l’Esprit n’appelle Jésus anathème, et que nul homme ne peut dire que Jésus est le Christ si ce n’est par le Saint-Esprit. ¶
Nous affirmons que l’Église que nous représentons dans le monde, cette Église, est l’Église de Jésus-Christ. Il l’a organisée ; elle est à lui, et elle est sienne ; et les organisations représentées ici aujourd’hui sont l’instrument par lequel notre Père peut proclamer les vérités glorieuses de l’Évangile aux nations de la terre. ¶
Je vous rends mon témoignage, mes frères et sœurs, que je sais, comme je sais que je vis, que ces choses sont vraies, que Dieu vit, que Jésus-Christ, son Fils, est le Rédempteur du monde, et que Joseph Smith était et est un prophète du Dieu vivant, et que ceux qui lui ont été associés sont des hommes de Dieu et sont le porte-parole de notre Père auprès des enfants des hommes. ¶
Il a été fait allusion au fait que quelques-uns de la jeune génération renieraient la foi. Je me rappelle que nous avons dans la mission des États de l’Ouest au moins une personne qui a été associée au prophète Joseph Smith à Nauvoo. J’ai assisté à une réunion dans une petite ville où il réside et j’ai écouté son témoignage. J’ai écouté le témoignage de son fils, de son petit-fils et de son arrière-petit-fils, et chacun d’eux a témoigné qu’il savait que Joseph Smith était un prophète de Dieu. L’homme qui avait été témoin oculaire et auditif du pouvoir qui reposait sur le prophète du dix-neuvième siècle n’était pas plus certain de sa position que le plus jeune qui rendait son témoignage, car celui-ci avait reçu ce témoignage du Saint-Esprit. ¶
Que Dieu nous aide à apprécier notre responsabilité et à rendre service dans la cause du Christ, afin que le monde soit laissé sans excuse au jour du jugement, je le prie, au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶