Témoignage et service
David A. Smith
Pour quelqu'un qui n'a pas l'habitude d'occuper cette position et dont la mission est de travailler à aider à s'occuper des affaires temporelles de l'Église, ceci est vraiment une tâche. Cependant, je me réjouis de cette occasion que j'ai de m'adresser à vous, car j'ai découvert au cours de mon ¶
court ministère que, par le service, nous grandissons le mieux et nous développons le plus. Jamais dans ma vie je n'ai ressenti la responsabilité qui pèse sur moi plus que je ne la ressens en ce moment, et jamais dans toute ma vie je n'ai eu dans mon cœur un plus grand désir de « garder les commandements » que je ne l'ai maintenant. ¶
Je ne pouvais m'empêcher de penser hier, pendant que l'évêque Nibley s'adressait à nous, du contraste entre sa vie et la mienne. Le septième fils, le treizième enfant par ordre de naissance, un foyer confortable, une mère dont chaque pensée était pour le bien-être de ses enfants, un père dont la vie se distingue comme un exemple resplendissant de service, un grand-père dont la vie a été donnée dans une tentative d'aider à établir cette œuvre sur la terre. ¶
Ce fut mon privilège de connaître intimement (si l'on peut dire qu'un garçon qui a eu l'occasion d'être en présence de tels hommes presque constamment, peut être intime), quatre présidents de cette Église, avec leurs conseillers ; j'ai vu un renouvellement complet du collège des Douze, et j'ai personnellement connu tous ces hommes. Sous de telles influences et dans de telles conditions, j'ai grandi jusqu'à l'âge d'homme, et lorsque j'ai été appelé à l'Épiscopat président, si l'on m'avait demandé quel était mon équipement, j'aurais peut-être répondu que j'avais eu le privilège d'occuper tous les offices de la prêtrise, depuis celui de diacre jusqu'à celui de grand prêtre ; que sous la direction de bons hommes, fidèles et vrais, j'ai été encouragé à exercer chacun de ces offices. Ce fut mon privilège de travailler à l'école du dimanche, comme élève, comme instructeur d'une classe, et comme adjoint dans l'organisation du pieu. Dans la Mutuelle (Association d'amélioration mutuelle), comme élève, comme dirigeant de classe, comme officier dans la paroisse, et comme officier dans le pieu. Quelle merveilleuse bénédiction m'est advenue. Et pourtant, je me souviens bien, peu après avoir été appelé à cette position, d'avoir été envoyé dans l'un de nos pieux avec un message à transmettre aux évêques de ce pieu, en entrant dans la salle où ils s'étaient réunis, et en voyant devant moi des hommes dont les cheveux étaient gris, ou grisonnaient, la crainte s'est emparée de moi. Il me semblait absurde, à moi, un jeune homme, de me tenir là devant ces hommes éprouvés dans le service, et de tenter de les instruire dans leurs devoirs. Ma première pensée fut de me retirer ; comment pouvais-je me soustraire à cette responsabilité ? Et oh, comme j'ai prié pour que Dieu me bénisse et me donne une force à la mesure de cette responsabilité. Elle est venue, mais non par des paroles de logique, non par le pouvoir de l'éloquence pour les convaincre, mais, alors que je tentais de former mes pensées en paroles, j'ai constaté, en les prononçant, qu'elles tombaient sur des oreilles longtemps exercées à la patience, sur des cœurs qui exhalaient l'esprit de charité, sur des âmes qui avaient foi en Dieu et qui honoraient sa prêtrise. Je suis parti de cette réunion avec une vision nouvelle, une vue nouvelle. J'ai vu l'ampleur de l'œuvre sous un jour entièrement nouveau. J'ai constaté que cet équipement que je pensais avoir n'était que le fondement sur lequel je devais bâtir, et j'ai fait un examen de moi-même. Par où devais-je commencer à m'améliorer ? J'ai constaté qu'il m'était beaucoup plus facile ¶
de détruire, beaucoup plus facile de trouver à redire et de critiquer, que de construire, que de bâtir. J'ai constaté qu'il ne fallait aucun effort pour détruire, mais qu'il fallait de la force, il fallait du courage, il fallait le pouvoir de la volonté pour bâtir. Et depuis ce jour jusqu'à celui-ci, j'ai essayé ; Dieu sait que j'ai essayé. J'ai été très encouragé de temps à autre par la lecture de l'Écriture. Un passage que j'ai eu à l'esprit, depuis les remarques d'ouverture de cette conférence, je vais le lire, et peut-être en commenter. Et permettez-moi de dire que ceci a été prononcé par l'un des apôtres d'autrefois, et je pense qu'il s'applique aujourd'hui avec la même force qu'à cette époque : ¶
« Rejetant donc toute malice et toute ruse, la dissimulation, l'envie, et toute médisance. » ¶
Et j'espère qu'il me sera permis d'y ajouter les remarques du président Penrose, dans lesquelles il dit d'éviter les spéculations, car dans cette Église il n'y a pas besoin de spéculations, pas de place pour le mensonge, ou pour l'homme qui s'y adonne ; il n'y a pas de place pour la malice ni pour celui qui a de la malice dans le cœur. Celui qui a de la ruse ne peut pas vivre convenablement sa religion, et être un vrai serviteur de Dieu. Les hypocrites sont indésirables et ne peuvent pas devenir utiles aux yeux de Dieu. Envier, c'est faire un pas vers le bas et amoindrir notre pouvoir de faire le bien. Médire de nos frères, de nos voisins, de ceux qui sont en autorité, est le premier pas vers l'apostasie. ¶
« Désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut, ¶
« si vous avez goûté que le Seigneur est bon. Approchez-vous de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu ; ¶
« et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d'offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ. ¶
« Car il est dit dans l'Écriture : Voici, je mets en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse ; et celui qui croit en elle ne sera point confus. ¶
« L'honneur est donc pour vous, qui croyez. Mais, pour les incrédules, la pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle, ¶
« et une pierre d'achoppement et un rocher de scandale ; ils s'y heurtent pour n'avoir pas cru à la parole, et c'est à cela qu'ils sont destinés. ¶
« Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. » ¶
Je répète : ¶
« Et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d'offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ. ¶
« Vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. » ¶
Je me tiens devant vous en ce moment, mes frères et sœurs, avec Joseph Fielding Smith et Hyrum G. Smith, un témoignage vivant de l'accomplissement de la promesse de Dieu à son serviteur, Hyrum Smith. ¶
Mon plus grand désir, et mon plus cher espoir sont que, je me montre fidèle à la prêtrise qui m'a été conférée par les serviteurs de Dieu, que je me montre à ces hommes qui détiennent la plénitude de cette prêtrise, que je me montre digne de vous, mes frères, et mes sœurs, de qui je tire tant de force, que je me montre fidèle à mon Dieu, à qui je dois tout ce que j'ai et mon existence même. Dieu veuille que lorsque j'aurai achevé mon œuvre ici-bas sur la terre, il puisse dire de moi : « C'est bien, bon et fidèle serviteur », et je le demande par son Fils Jésus-Christ. Amen. ¶