Témoignage missionnaire
Samuel O. Bennion
Je me sens beaucoup rappelé, ce matin, dans notre assemblée ici, des conférences que nous tenons fréquemment sur le champ de la mission. Nous avons habituellement un lieu semblable à celui-ci dans beaucoup de grandes villes du pays, avec à peu près un rassemblement de ce genre -- bien que parfois plus modeste ; aussi je me sens tout à fait chez moi ici. J'ai senti l'Esprit du Seigneur ici. Je l'ai senti lorsque notre jeune ancien a prié en ouvrant la réunion ; et je me souviens des paroles du Sauveur, que là où deux ou trois sont assemblés en son nom, il s'y trouve aussi. Ceci est l'œuvre du Seigneur, ce n'est pas l'œuvre de l'homme. Notre Père céleste tient la barre, et il gouverne et dirige selon la condition des hommes. Il est vrai qu'il peut beaucoup mieux faire avec des hommes et des femmes fidèles et sincères qu'avec ceux qui ne le sont pas, mais il guide et il dirige. Cette vie qui est la nôtre a beaucoup à voir avec notre vie future et avec la destinée de la famille humaine. ¶
Lorsque le Seigneur apparut au prophète Joseph Smith, il lui dit que les credo des hommes étaient une abomination à ses yeux. Or, je ¶
me souviens d'une parole que le frère Talmage nous a donnée en guise d'instruction hier, à savoir qu'il n'est pas écrit que Dieu ait haï l'homme. J'ai été heureux de l'entendre dire cela, car nous sommes les enfants de Dieu, que nous appartenions à l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, à l'une quelconque des différentes dénominations de la terre, ou à aucune -- nous sommes les enfants de notre Père céleste, il est le Père de nos esprits. Et je suis certain qu'il aime ses enfants -- non qu'il excuse leur iniquité, pas plus qu'un père ou une mère ici, dans la chair, n'excuse le mal fait par l'enfant que Dieu leur a donné, mais il aime ses enfants. Aussi, lorsqu'il dit à Joseph le prophète, en réponse à sa prière, que les credo des hommes étaient une abomination à ses yeux, il avait à l'esprit les choses que ses enfants faisaient et enseignaient. ¶
Il y avait des milliers de ministres, des hommes qui prétendaient détenir l'autorité du Seigneur Jésus-Christ, qui n'avaient peut-être jamais réfléchi à ce qu'était vraiment cette autorité, ni à ce que signifiait l'obtenir ; et en conséquence, ils enseignaient des doctrines erronées. C'était depuis des siècles une doctrine des docteurs de religion que Dieu, notre Père éternel, était sans corps, sans membres, ni passions, qu'il remplissait l'immensité de l'espace, qu'il était présent partout, et pourtant pouvait demeurer dans le cœur du plus petit enfant. Ils n'avaient jamais considéré, comme quelqu'un l'a dit avant moi, que rien qui n'ait de parties ne pourrait jamais former un tout. Et pourtant des hommes qui prétendaient agir au nom de Dieu et enseigner aux hommes et aux femmes à adorer Dieu enseignaient cette doctrine au sujet de notre Père céleste. C'était une abomination à ses yeux, parce que c'était faux, et cela éloignait de lui les hommes et les femmes aussi vite qu'ils y prêtaient l'oreille. Ces docteurs étaient sans doute corrompus ; ils s'approchaient de lui des lèvres tandis que leur cœur était loin de lui ; car nous ne pouvons que conclure que ceux qui étaient sans guide tombaient sûrement, comme le monde, dans la transgression. Un homme qui enseigne une doctrine erronée, et un homme qui enseigne une doctrine simplement pour gagner sa vie, ne peuvent qu'être fermés aux impressions que le Dieu Tout-Puissant a déclaré devoir venir à l'homme, et doivent tomber dans l'erreur. Il y avait aussi des milliers de personnes qui prêchaient que Dieu ne parlait plus des cieux d'en haut, qu'il ne se révélait plus. On découvre aussitôt que c'est là un principe faux, car cela reviendrait à priver Dieu, notre Père éternel, de ses attributs d'amour, de miséricorde et de justice ; car celui dont l'amour est plus grand que l'amour d'aucun être humain, à un point tel qu'il n'y a pas de comparaison possible, ne pourrait abandonner ses enfants de la dernière génération des temps, après avoir, dans les générations précédentes, marché et parlé avec les hommes et discuté de la vie et de la vie éternelle, jusqu'à ce qu'ils le connaissent par milliers. Pensez-vous qu'une mère -- dont l'amour est plus grand que tout autre amour sur la terre -- pourrait, dans la dernière partie de sa vie, pour ainsi dire, abandonner les enfants qui lui sont venus en dernier, au profit de ceux qui lui sont venus au début de sa vie, les enfants aînés, qu'elle avait pris soin d'enseigner, comme le Christ et ¶
notre Père céleste ont pris soin d'enseigner les enfants des hommes, selon les révélations que nous trouvons dans les saintes Écritures ? Si une mère manquait d'enseigner les enfants de ses dernières années, serait-elle une véritable mère pour eux, comme elle l'avait été pour ceux qui lui étaient venus dans la première partie de sa vie de mariage ? Il est déraisonnable de croire qu'une mère ferait cela -- en fait, son amour augmenterait, plutôt que de diminuer. Et il en est de même de notre Père céleste ; car dire qu'il ne parle plus aux hommes et qu'il a donné aux enfants des hommes tout ce qui est nécessaire serait, comme je l'ai dit plus haut, tenter de le priver de ses droits, ce qu'aucun homme ne peut faire. Dieu n'a jamais dit qu'il ne se révélerait pas, mais il a déclaré qu'il se révélerait à ses serviteurs les prophètes. Mais lorsque les hommes manquèrent de s'agenouiller et de lui adresser un appel sincère, il n'y avait rien de sincère en eux, la marque de la sincérité ne pouvait se trouver dans leur vie, et ainsi il trouva qu'ils n'étaient pas dignes de confiance, et en conséquence, l'œuvre de Dieu ne se trouvait pas parmi les enfants des hommes. ¶
Lorsque le prophète Joseph fit appel à lui, il vint à lui et lui parla, comme un homme parle à un autre ; et Joseph vit et rend témoignage qu'il avait un corps de chair et d'os, et qu'il pouvait parler ; il vit que les enfants des hommes étaient formés à son image, qu'il était réellement notre Père. ¶
Par cette révélation, le prophète donne aux enfants des hommes ce fait : que Dieu est un homme, un homme qui fut autrefois mortel, devenu immortel grâce à ses réalisations, grâce à la vie qu'il avait menée dans quelque monde antérieur ; que nous sommes ses enfants, formés à son image, et que les saintes Écritures sont vraies, et que les hommes qui prétendaient enseigner une doctrine contraire à celle-ci enseignaient une chose abominable aux yeux de Dieu. Pourtant Dieu ne haïssait pas ces gens, mais il haïssait les choses qu'ils faisaient, comme il le fait aujourd'hui. Il n'y a aucun doute dans mon esprit que le Seigneur est fort mécontent des enfants des hommes, et particulièrement des enfants de cette Église, qui ont reçu de lui le message, un témoignage de Jésus, lorsqu'il les trouve en train de faire des choses absolument mauvaises. ¶
Il donna au prophète Joseph Smith le témoignage qu'il donna à Pierre, le témoignage du Saint-Esprit, qui dit à tout homme qui le possède : « Je sais que mon Rédempteur vit, que Jésus est le Christ, et que ceci est son œuvre ici sur la terre. » Paul dit que nul ne peut dire que Jésus est le Seigneur, si ce n'est par le Saint-Esprit, qui vient en conséquence de l'obéissance à la loi. Les hommes n'obéissaient pas à l'Évangile, ils n'obéissaient pas aux principes enseignés par le Christ et ses apôtres, ils s'en étaient complètement écartés, et enseignaient des doctrines fausses, égarant le monde entier, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus personne qui marchât dans le chemin où Dieu avait décrété que les enfants des hommes devaient marcher afin de retourner à lui. Vous vous souviendrez de l'incident survenu dans la vie de l'apôtre Pierre, au moment où le Christ allait être crucifié. Pierre avait dit au Christ ¶
qu'il le suivrait jusqu'à la mort, et le Sauveur se tourna vers lui et dit : « Pierre, je te le dis, le coq ne chantera pas aujourd'hui que tu n'aies nié trois fois me connaître. » Pourquoi ? Parce que Pierre, à ce moment-là, ne possédait pas le Saint-Esprit. Le Christ avait béni ces apôtres, il avait soufflé le Saint-Esprit sur eux, mais il avait dit : « Si je ne m'en vais pas, l'Esprit, ou le Consolateur, ne viendra pas. » Et il leur dit qu'ils devaient se rendre à Jérusalem, et qu'ils devaient y demeurer jusqu'à ce qu'ils fussent revêtus de la puissance d'en haut, et alors ils recevraient le témoignage qu'il était le Christ. Ce n'était pas nécessaire tant que le Christ était là. Les miracles qu'il accomplissait étaient absolument authentiques, et prouveraient à tout homme désireux de savoir qu'il détenait la vérité. Ainsi Pierre l'avait comme témoin tant qu'il était là, mais lorsqu'il fut séparé de lui, cette nuit avant la crucifixion, et accusé d'être associé à lui, il le renia ; lorsque l'une de ces servantes l'accusa d'être l'un de ceux associés à Jésus, il dit : « Non, je ne le suis pas », et le renia même trois fois ; l'Écriture dit qu'il maudit, ou jura ; puis le coq chanta, et Pierre pleura amèrement. Mais au jour de la Pentecôte, lorsque les apôtres étaient assemblés à Jérusalem, comme il est rapporté au deuxième chapitre des Actes des Apôtres, nous trouvons que ces apôtres, en cette occasion, sentirent la puissance du Saint-Esprit. Elle vint sur eux avec une telle puissance que le peuple l'entendit venir -- selon la description -- comme un souffle violent d'un vent impétueux ; et ces hommes, remplis de puissance, parlèrent, et le peuple, rassemblé de toutes les nations, entendit, chacun dans sa propre langue. Ils eurent le cœur vivement touché, et ils s'écrièrent : « Hommes frères, que ferons-nous ? » Alors vint l'apôtre Pierre, cet homme que Dieu avait décrété devoir se tenir à la tête de son Église, pour lier sur la terre et lier dans les cieux, et pour délier sur la terre et délier dans les cieux, selon ce qu'il déciderait, d'après son jugement -- jugement qui serait, bien sûr, inspiré par cette puissance que Dieu lui avait donnée comme témoin -- et il se tint là, dans la majesté de sa puissance, et dit : « Repentez-vous et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ pour le pardon de vos péchés, et vous recevrez le don du Saint-Esprit. » -- Ils ne l'avaient pas encore reçu, ils avaient participé de son influence. Il était là comme témoin pour eux, en une occasion spéciale ; mais Pierre leur déclara que, s'ils se repentaient, ils recevraient la manifestation du don par les dons promis dans les saintes Écritures. Et ainsi nous est-il dit que trois mille furent ajoutés à l'Église en cette occasion. ¶
Or, revenant à cette génération de notre époque : Joseph Smith, le prophète mormon, souffrit la persécution, et pourtant il rendit témoignage qu'il avait vu le Père et le Fils, avant et après avoir reçu le baptême, et le témoignage du Saint-Esprit, ce membre de la Divinité placé au sein de la Divinité pour être un témoin pour vous et pour moi et pour tous les hommes que Dieu vit, et que Jésus est le Christ -- il déclara avoir vu et entendu la voix du Rédempteur ressuscité, avoir entendu la voix de son Père céleste, et ¶
il en rendit témoignage jusqu'à sa mort ; il ne manqua à aucun moment d'être l'homme que Dieu avait décrété qu'il serait, en conséquence de son obéissance passée. Le monde n'avait pas la lumière, parce qu'il n'avait pas marché dans le chemin par lequel les hommes obtiennent cette lumière. Ils avaient tenté de s'élever par quelque autre voie. Les hommes pouvaient acheter des positions dans les églises avec leur argent et obtenir des bancs exactement où ils le désiraient, et s'ils n'y allaient pas, leurs péchés pouvaient tout de même être pardonnés -- ce qui était une abomination aux yeux de Dieu, notre Père éternel. ¶
Joseph Smith rapporta de nouveau l'Évangile du Christ, de sorte qu'il s'est rassemblé ici, dans les vallées de ces montagnes, un peuple qui connaît vraiment le Seigneur ; et même s'il n'a pas vécu aussi parfaitement qu'il aurait pu le faire, et ne le fait pas aussi parfaitement qu'il le pourrait, le témoignage de Jésus est dans son cœur. Lorsqu'ils vont parmi les enfants des hommes, ils ont cette puissance renouvelée d'en haut, pour ainsi dire, et ils parlent avec puissance et comme ayant autorité, et ils n'ont pas peur. Ils vont dans les pays de cette terre et rendent témoignage que Dieu vit, et nul ne peut dire qu'il vit, ou que Jésus est le Christ, sans ce grand témoin, que Dieu a décrété devoir être l'héritage de tous les hommes et de toutes les femmes qui désirent le posséder par l'obéissance à ses lois. ¶
Ainsi a été introduit, dans la dispensation des temps où nous vivons, un véritable ordre d'adoration, une adoration qui n'est pas une abomination aux yeux de Dieu, mais une adoration qui plaît à Dieu, notre Père éternel. Et il n'y a jamais à craindre une contradiction réussie. Les choses que Joseph Smith a apportées au monde, comme principes d'intelligence, n'ont jamais été prouvées fausses. Les hommes peuvent dire qu'il n'était pas un prophète de Dieu, mais je veux vous dire ceci : lorsque les hommes disent qu'il n'était pas prophète de Dieu, le fardeau de la preuve incombe toujours à celui qui doute et à celui qui conteste, et non à celui qui rend témoignage. Joseph Smith a apporté au monde l'Évangile du Christ, qui lie les hommes et les femmes sur la terre et dans les cieux à jamais, et nul n'a jamais pu prouver que c'était faux. Le Livre de Mormon lui-même se dresse comme un monument constant devant les hommes -- preuve que le prophète Joseph a vu des êtres célestes dans la dispensation des temps où nous vivons, des hommes qui étaient morts et avaient disparu. Ils vivent encore, ils ne perdent pas leur identité, mais ils sont individuellement réels, et possèdent leurs facultés. Il en rend témoignage, et ce livre lui-même est une révélation aux enfants des hommes, et une preuve qu'il a dit la vérité. ¶
Un homme qui prétendait être ministre presbytérien s'approcha de moi il n'y a pas longtemps, après l'une de nos réunions de rue, dans l'un des États de l'Est, et dit : « Je ne crois pas au Livre de Mormon. » ¶
Je lui dis : « L'avez-vous jamais lu ? » ¶
Il dit : « Non. » ¶
« Je ne le pensais pas », dis-je. « Je vous ai dit que pour croire au Livre de Mormon, les hommes doivent être humbles et priants, ¶
ils doivent être honnêtes et sincères, et doivent le lire dans le but de découvrir s'il est vrai ou faux. Vous avez dit la vérité en disant que vous n'y croyiez pas, car je vous le dis, il faut du travail, il faut de la foi, il faut de la dévotion pour croire au Livre de Mormon et pour l'apprendre, et cela vient en conséquence d'une déclaration et d'une détermination dans le cœur de l'homme à savoir s'il est vrai ou non. Il n'y a pas d'escroquerie dans l'Église "mormone" ; elle est réelle. Vous pouvez examiner les principes, chacun d'eux, et les porter dans votre église et les discuter, et je vous dis que tout ce que vous prêcherez qui vient par l'intermédiaire du prophète Joseph Smith sera un éclairage pour l'esprit de tout homme et de toute femme qui vous écoutera. Allez-y, et faites-le, et je vous dis que vous prêcherez la parole de Dieu, et le presbytérianisme et tous les autres "ismes" disparaîtront. » ¶
Je lui dis encore : « Personnellement, je n'ai jamais désiré attaquer un homme pour sa croyance religieuse. Je n'y crois pas. Je ne crois pas aux débats. Je n'en ai jamais vu sortir de bien. Je n'ai jamais vu de bien sortir d'une querelle entre deux hommes, une querelle physique. Ils n'ont jamais été des amis pacifiques par la suite, ils n'ont jamais eu confiance l'un en l'autre. Les hommes et les femmes ne se convertissent pas par ce genre de conquête, ils ne se convertissent que par une recherche intelligente et une découverte ; et lorsque les hommes et les femmes font une véritable découverte, elle s'écrit dans leur cœur, parce qu'ils sont les enfants de Dieu et que dans leur cœur demeure l'Esprit qui émane de Dieu, notre Père éternel, qui l'a façonné dans le monde d'où nous venons. Aussi je vous le dis, nous n'attaquons personne, nous voudrions que vous lisiez les Écritures, comme nous le faisons. Vous ne croyez pas que Joseph Smith était un prophète, mais s'il y a quoi que ce soit dans les Écritures qui tende à prouver qu'il l'était, vous devriez l'apprendre. Vous êtes un enfant de Dieu. Il viendra un temps où vous devrez vous tenir devant le tribunal de Dieu pour rendre compte des actes accomplis dans la chair, et je sens que je serais tenu pour responsable, puisque je suis entré en contact personnel avec vous, si je ne vous rendais pas mon témoignage et ne vous donnais pas quelque chose à méditer et quelque chose à lire, et ne vous disais pas, amicalement, non avec hostilité, que vous êtes dans l'erreur. » ¶
Après avoir discuté de l'Évangile avec lui pendant une demi-heure, il me serra la main et dit : « Je suis heureux d'avoir eu cet entretien. » ¶
Je veux vous dire, mes frères et sœurs, que le temps viendra où ce préjugé sera écarté d'un côté ou de l'autre, et où des hommes honnêtes, mais qui vivent une abomination de doctrine et de pratique devant Dieu, accepteront la vérité. -- Un homme adultère ne peut accepter la vérité, un homme qui ment, un homme qui porte un faux témoignage, et un homme qui n'est pas fidèle à lui-même, n'accepteront pas l'Évangile du Christ, et ils ne seront pas à l'unisson et en harmonie avec l'Esprit du Seigneur. Il leur sera absolument nécessaire de se repentir. Dieu ne l'aime pas dans son iniquité -- mais son cœur aspire ¶
à lui, comme le cœur d'une mère aspire à son enfant ; lui, avec une puissance plus grande -- tellement plus grande que l'esprit humain n'est capable de le comprendre -- aspire d'un désir que nous ne sommes nullement capables d'apprécier, au retour de l'un de ses fils ou de l'une de ses filles, où qu'il ou elle puisse se trouver sur la terre. ¶
Les hommes furent conduits par le pouvoir de l'adversaire, à travers une fausse prédication, pendant des siècles, alors qu'aucun homme sur la terre n'avait le pouvoir du Saint-Esprit comme témoin en lui. Ils furent égarés pendant des siècles, amenés à croire que Dieu avait tout fait, qu'il avait lui-même mené le combat, et qu'il ne restait rien aux enfants des hommes à faire que de courber la tête et de l'adorer pour être sauvés ; c'était une voie facile vers le salut, et des milliers et des millions de gens l'ont acceptée. Mais lorsque le véritable ordre d'adoration vint, et qu'on enseigna que le travail, la foi et une dévotion éclairée étaient nécessaires, il n'y eut que bien peu qui se trouvèrent disposés et prêts à accepter la doctrine que Dieu, notre Père, avait déclaré devoir être la voie que les hommes devaient suivre pour retourner à lui. ¶
Je vous le dis, mes frères et sœurs, cet Évangile du royaume de Dieu purifiera les hommes et les femmes, il les amènera à se repentir, et lorsqu'ils se repentiront, ils ne seront plus une abomination, ni leurs credo ne le seront, à ses yeux, car chacun connaîtra la vérité, chacun sera un frère en vérité. Le nom du prophète Joseph Smith sera vénéré et gravé dans le cœur des milliers d'hommes qui abandonneront le péché. ¶
Mais, comme il a été dit hier, et comme il est écrit : « Dieu ne peut regarder le péché avec le moindre degré d'indulgence », et nul n'a besoin d'essayer d'atteindre Dieu -- qu'il soit dans l'Église ou hors d'elle -- tant qu'il porte dans son cœur l'esprit de haine, l'esprit d'iniquité, l'esprit de fausseté, car ce sont là les credo que Dieu hait, et dont les hommes et les femmes doivent être délivrés avant de pouvoir ressentir cette douce et belle influence qui émane de notre Père céleste. Que Dieu vous accorde, à vous et à moi, la grâce et le pouvoir de vivre comme nous le devrions, je le prie au nom du Christ. Amen. ¶