Les miracles accompagnent les croyants
Rey L. Pratt
Je suis très reconnaissant, mes frères et sœurs, d'avoir le privilège d'assister à cette conférence. Je remercie le Seigneur d'avoir des hommes inspirés pour nous enseigner les principes de l'Évangile, et je suis plus reconnaissant que je ne saurais l'exprimer pour l'Évangile qui nous a été rétabli en ces jours où nous vivons. Je remercie le Seigneur pour les dons et les bénédictions qu'il contient. ¶
Je remercie le Seigneur d'avoir le témoignage de la véracité de l'Évangile, et que le pouvoir de la prêtrise soit aujourd'hui sur la terre ; et je sais, comme je sais que je vis, que les hommes qui se tiennent aujourd'hui à la tête de l'Église sont des hommes revêtus du pouvoir du Seigneur, et qu'ils sont en vérité des prophètes, des voyants et des révélateurs pour le peuple. ¶
Je voudrais vous lire les paroles du Sauveur, car nous croyons que l'Évangile qui nous a été rétabli n'est autre que celui qu'il a établi lorsqu'il exerçait son ministère parmi les hommes ici sur la terre, et je crois que les mêmes pouvoirs, les mêmes dons et les mêmes bénédictions accompagnent ceux qui croient et qui exercent leur ministère en son nom et par son pouvoir. Après être apparu à ses apôtres, il leur donna un commandement, ainsi conçu : ¶
Puis il leur dit : Allez dans le monde entier et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. Et voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ils saisiront des serpents ; s'ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades seront guéris. ¶
Nous, en tant que peuple, nous levons pour porter ce message et ce témoignage dans le monde. Vos fils et vos filles, beaucoup d'entre eux, sont aujourd'hui dans le monde à proclamer le repentir aux enfants des hommes, et ils déclarent, sans crainte et avec hardiesse, au peuple, que s'ils veulent croire au Seigneur Jésus-Christ, avoir foi en lui, se repentir de leurs péchés et être baptisés, ils seront sauvés. Et tout aussi hardiment et fermement, ils déclarent que s'ils ne le font pas, ils tomberont sous la condamnation du Seigneur. Je crois, mes frères et sœurs, qu'il n'existe dans le monde aucun autre système, aucun autre plan, aucun autre évangile donné aux hommes, que celui que nous avons, qui est « la puissance de Dieu ¶
pour le salut ». Et nous déclarons au peuple du monde que ces signes dont a parlé ici le Sauveur accompagneront le croyant, et je vous témoigne aujourd'hui que ces choses sont vraies. Le peuple du monde, parmi lequel nous travaillons, croit que les signes accompagnaient les croyants aux jours d'autrefois. Ils croient aux miracles consignés dans la Bible, dans le Nouveau Testament ; mais les hommes ont coutume de nous dire aujourd'hui que nous ne vivons pas à une époque où ces pouvoirs se manifestent aux enfants des hommes. Ils croient que les apôtres d'autrefois avaient de grands pouvoirs, et qu'ils exerçaient leur ministère pour rendre aux gens la santé et la force ; que les aveugles recouvraient la vue, les sourds l'ouïe, les muets la parole, et les boiteux la marche ; mais lorsque nous leur disons que ces choses font partie de l'Évangile pour nous, ils sont sceptiques, et ils ne croient pas, et ils n'ont pas assez de foi pour attirer ces choses sur leur tête, pour leur bénédiction. Ils croient que la main du Seigneur a été raccourcie et que son pouvoir a diminué. Mais je suis heureux de dire que nous pouvons témoigner devant eux que ces choses existent bel et bien aujourd'hui dans le monde, par l'Évangile tel qu'il a été rétabli et tel que nous en jouissons. Il y a ici, au troisième chapitre des Actes des Apôtres, le récit d'une guérison remarquable, que je voudrais vous lire. Ceci est accepté et cru par les gens du monde, je pense, parce que c'est arrivé il y a si longtemps : ¶
Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l'heure de la prière : c'était la neuvième heure. Il y avait un homme boiteux de naissance, qu'on portait et qu'on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu'il demande l'aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l'aumône. Pierre, de même que Jean, fixa les yeux sur lui et dit : Regarde-nous. Et il les regardait attentivement, s'attendant à recevoir d'eux quelque chose. Alors Pierre lui dit : Je n'ai ni argent, ni or ; mais ce que j'ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Et le prenant par la main droite, il le fit lever ; au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes ; d'un saut il fut debout et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant et louant Dieu. Et ils reconnurent que c'était celui qui était assis à la Belle porte du temple pour demander l'aumône, et ils furent remplis d'étonnement et de surprise au sujet de ce qui lui était arrivé. Comme il ne quittait pas Pierre et Jean, tout le peuple étonné accourut vers eux, au portique dit de Salomon. Pierre, voyant cela, dit au peuple : Hommes Israélites, pourquoi vous étonnez-vous de cela ? Pourquoi avez-vous les regards fixés sur nous, comme si c'était par notre propre puissance ou par notre piété que nous avions fait marcher cet homme ? Le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son Fils Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate qui était d'avis qu'on le relâche. ¶
Comme je le dis, le monde croit que cet homme, bien que paralysé, fut rétabli au point de marcher avec les frères qui l'avaient guéri, par le pouvoir de Dieu. Or, croyons-nous -- voilà le point essentiel à considérer -- que le même pouvoir qui reposait sur ces hommes existe aujourd'hui dans l'Église ? Lorsque nos petits sont malades, lorsque la maladie entre dans nos foyers, pouvons-nous appeler les anciens avec la même foi que celle manifestée ici, croyant fermement que la prière de la foi ¶
guérira le malade ? Le temps ne me permet pas de parler longtemps, mais je veux vous rendre mon témoignage : j'ai vu bien des manifestations du pouvoir de guérison du Seigneur. ¶
Je me souviens d'un incident survenu au lointain Mexique, où une petite fille se présenta devant les anciens, ayant souffert de la variole, et à la suite de cette terrible maladie, une taie blanche s'était formée sur l'un de ses yeux, causant une cécité totale de cet œil. Les anciens lui administrèrent une bénédiction, et ils témoignent que lorsqu'elle les quitta, l'œil atteint était aussi clair que l'autre. ¶
En juin dernier, je rendais visite aux anciens de la ville de Laredo, au Texas. Le dimanche soir, nous tînmes une réunion dans une salle que nous avions louée, avec environ quatre-vingts personnes présentes, et pendant que l'ancien Pierce, l'ancien président, parlait, je remarquai un peu d'agitation à la porte, et en regardant de plus près, je vis que c'étaient deux personnes soutenant un homme paralysé et l'amenant dans la réunion. Ils le placèrent sur un siège du fond, et tous écoutèrent attentivement jusqu'à la fin de la réunion. Peu après la fin de la réunion, tous ceux qui y avaient assisté se dispersèrent, à l'exception de l'homme en question et de ceux qui l'avaient amené. Je m'approchai d'eux et leur demandai ce qu'ils désiraient, et l'un des hommes qui avait aidé à amener le malade répondit : ¶
Nous avons entendu les enseignements de ces jeunes anciens, et leurs affirmations selon lesquelles les signes accompagnent les croyants dans l'Évangile qu'ils enseignent, et nous croyons ce que ces anciens nous ont dit, et qu'ils sont revêtus du pouvoir d'imposer les mains aux malades pour qu'ils soient guéris. Nous désirons que vous imposiez les mains à cet homme paralysé et que vous le bénissiez. ¶
Le cas me paraissait bien désespéré, mais je dis aux anciens : « Frères, le Seigneur a dit que ces choses peuvent se faire, alors exerçons toute la foi que nous pouvons. » ¶
Aussi nous rassemblâmes-nous autour de l'homme et le bénîmes-nous, après quoi nous le remîmes dans son chariot et le renvoyâmes chez lui. ¶
Le lendemain soir, nous tînmes une réunion au même endroit, avec à peu près le même nombre de personnes présentes. Ce soir-là, le malade était de nouveau présent, mais il arriva avant le début du service, et je lui parlai, lui demandant comment il se sentait, ce à quoi il répondit : « Je me sens bien mieux. » Je suis certain de n'avoir vu aucun changement dans son apparence, mais je ne doute pas que, même alors, l'Esprit du Seigneur agissait en lui, et qu'il se sentait réellement mieux. Après la réunion, nous le bénîmes de nouveau. ¶
Le lendemain, je quittai Laredo pour visiter d'autres parties de la mission, et il fallut dix jours avant que je ne rentre chez moi. En arrivant chez moi et en examinant mon courrier, je trouvai une lettre de l'un des anciens de Laredo qui avait aidé à administrer une bénédiction au malade. Il demandait : « Vous souvenez-vous de l'homme paralysé ? Nous avons appris qu'il avait été frappé il y a un an, et que, depuis, il n'avait pu se tenir debout seul ni marcher, mais qu'aujourd'hui il marche partout. » ¶
Frères et sœurs, cela ne s'est pas passé il y a deux mille ans, mais il y a seulement trois mois. Pierre dit au peuple qui s'émerveillait en assistant à la merveilleuse guérison de l'homme paralysé à la porte du temple que ce n'était pas par son pouvoir, ni par celui de ses frères, ¶
que cela avait été accompli, mais que, une fois de plus, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob avait manifesté son pouvoir par l'intermédiaire de son Fils, Jésus-Christ. Il en fut de même dans le cas que je viens de raconter. Ce n'était pas par mon pouvoir, ni par le pouvoir de mes frères, mais par le pouvoir de la sainte prêtrise que l'homme paralysé fut guéri. Dieu avait, une fois de plus, manifesté son pouvoir par l'intermédiaire de la sainte prêtrise et de son Fils, Jésus-Christ, en guérissant cet homme. Je témoigne que cela est vrai. Il y a environ un mois, j'ai de nouveau visité Laredo, et j'ai appris que le malade, après sa guérison, avait été baptisé membre de l'Église. Il n'était pas si complètement guéri qu'il pouvait marcher sans canne, mais il marchait avec l'aide d'une canne. ¶
Lors de ma dernière visite, il demanda que nous lui administrions de nouveau une bénédiction, et après l'avoir fait, il dit : « Je sens que je peux maintenant marcher sans l'aide de cette canne », et il quitta la salle en marchant droit vers la porte sans aucune aide, à la grande surprise de tous ceux qui le virent. ¶
J'attire votre attention sur ces circonstances afin que notre foi puisse être renouvelée, et que nous puissions croire que le Seigneur est le même hier, aujourd'hui et éternellement, qu'il n'y a en lui ni changement ni variation, et que son pouvoir et ses bénédictions peuvent se manifester partout où la foi du peuple est suffisante pour attirer ces bénédictions sur sa tête. Je témoigne que la sainte prêtrise, par laquelle ces choses s'accomplissent, est aujourd'hui sur la terre, tout autant qu'elle ne l'a jamais été. ¶
J'ai ici une coupure du magazine Cosmopolitan, du mois d'août, traitant de ce sujet qui semble troubler l'esprit de certaines personnes, et l'auteur de cet article demande : pourquoi ne trouvons-nous pas, dans le monde religieux d'aujourd'hui, une manifestation du pouvoir de Dieu dans la guérison des malades et dans la révélation de son esprit et de sa volonté à l'homme ? Pourquoi Élie, Moïse et les prophètes d'autrefois pouvaient-ils voir au-delà du voile et dire au peuple ce qu'ils voyaient, et accomplir d'autres choses merveilleuses et puissantes que les ministres modernes disent impossibles aujourd'hui ? Il pose au monde religieux des questions fort embarrassantes, qu'il leur ferait, je pense, du bien de méditer sérieusement. Parlant de l'exemple cité, il dit : ¶
« Bien que ces exemples ne soient peut-être pas des dons que nous devrions classer comme psychiques, ce sont des exemples de pouvoir. Si l'Ancien Testament doit être pris au sérieux, l'homme fut autrefois maître de lois universelles, au-delà du point où il se trouve aujourd'hui. Mais, comme je l'ai dit, ce qui fut jadis une loi demeure une loi, et si ces choses ont pu se faire autrefois, elles peuvent se refaire. La question se pose naturellement ici de savoir si l'Ancien Testament doit être pris au sérieux ou non. S'il ne doit pas l'être, alors sa masse de témoignages sur des pouvoirs universels autrefois en possession de l'homme ne vaut rien. Mais mon appel, dans la présente série d'articles, s'adresse à ceux qui croient que l'Ancien Testament est la parole inspirée de vérité. S'il en est ainsi, comment faut-il traiter ces déclarations de pouvoir, d'amour et de bon sens ? Faut-il les nier catégoriquement, ou les priver de substance en les expliquant, ou les prendre comme historiques ? Ou bien l'homme possédait ces pouvoirs, ou bien il ne les possédait pas. S'il ne les possédait pas, fermons l'Ancien Testament et bannissons-le des églises. Mais s'il les possédait, pourquoi ne pas chercher à les retrouver ? Si Moïse, ou Josué, ou Pierre, ou Paul, il y a deux ou trois mille ans, pouvaient voir au-delà du voile matériel, et nous dire ce qu'ils voyaient, pourquoi le ¶
Moïse, le Josué, le Pierre ou le Paul du vingtième siècle ne pourraient-ils pas faire de même ? N'est-il pas devenu une question de vie ou de mort pour tout le système chrétien qu'il démontre sa possession du pouvoir, de l'amour et du bon sens par des actes plutôt que par des déclarations ? » ¶
Je demande : le pouvoir de Dieu ne peut-il pas aujourd'hui accomplir les mêmes miracles qu'autrefois ? Je soutiens qu'il le peut, et il me semble vraiment que c'est devenu une question de vie ou de mort pour tout le système chrétien de démontrer qu'il possède ce pouvoir, et je soutiens que si les systèmes religieux du monde continuent sans intégrer ce pouvoir dans leur système, tout leur système s'effondrera et sera réduit à néant. ¶
Je soutiens que les Pierre et les Paul, les Josué et les Moïse de cette dispensation, tels que représentés par les dirigeants de cette Église, sont revêtus du pouvoir de voir au-delà du voile et de révéler aux enfants des hommes ce que le Seigneur voudrait qu'ils sachent, et aussi d'accomplir par la foi les mêmes puissants miracles qu'accomplissaient, par la prêtrise, ceux qui la détenaient dans les temps passés. Et je témoigne que les signes dont a parlé le Sauveur du monde accompagneront ceux qui croient vraiment, aujourd'hui, tout autant qu'à l'époque où le Sauveur lui-même était sur la terre. ¶
Que le Seigneur vous bénisse. Amen. ¶
« The Restoration », un solo interprété par Mme Lawrence Meers. ¶