Pulpit

Être spirituel, c'est la vie et la paix

David O. McKay

Conférence générale d'octobre 1920·Deuxième journée, session du matin·1920-10-09

C'est toujours une inspiration que de se réunir avec les saints des derniers jours en conférence. Je me réjouis avec vous d'avoir cette occasion d'écouter les paroles d'amour et d'inspiration dont cette conférence a été comblée. Je me sens accablé, debout ici face à ce vaste auditoire attentif, mais je vous dis librement que si j'avais le choix, je ne choisirais pas de m'adresser à vous, hommes de la prêtrise et femmes fidèles de l'Église. Je préférerais délivrer le message que j'ai dans le cœur à un autre auditoire, ce matin, celui qui est dispersé dans tous ces comtés, ces villes et ces vallées des États de l'Ouest. Je voudrais parler à vos garçons et à vos filles, à leurs camarades de jeu où qu'ils soient. Cependant, comme nous en avons très peu ici, je devrai leur parler par votre intermédiaire, car après tout, cette conférence, aussi inspirante soit-elle, n'est pas une fin en soi. Son but ne sera pas atteint tant que le message, par votre intermédiaire, n'atteindra pas vos fils et vos filles, et les fils et les filles de vos voisins. Votre bonheur, votre paix, dépendent de votre capacité à faire pénétrer ce message dans leur cœur.

Être charnel, c'est la mort — être spirituel, c'est la vie et la paix

S'ils étaient ici ce matin, je leur lirais le texte suivant : « Être charnel, c'est la mort, mais être spirituel, c'est la vie et la paix. » Quelles glorieuses paroles -- la vie, la paix. Tout le but et la fin de l'existence, c'est la vie, et, dans cette vie, obtenir la paix. La vie éternelle -- nous avons entendu l'ancien Richards nous dire que l'œuvre et la gloire de Dieu sont de réaliser l'immortalité et la vie éternelle de l'homme -- et notre but, où que nous soyons, est de vivre.

La vie heureuse vient de l'obéissance à la loi

Je crois que nous pouvons rencontrer nos garçons sur ce terrain et leur adresser un appel, leur montrant que la meilleure vie, la vie la plus heureuse, est celle qu'inspirent les idéaux de la vraie religion. Beaucoup d'entre eux se détourneront quand vous direz que vous allez leur prêcher. Je ne les en blâme pas toujours. Je crois que trop d'entre nous se tiennent à l'écart, pour ainsi dire, et les appellent à revenir sans jamais entrer dans leur vie.

Je me suis souvenu, ce matin, d'une vieille histoire parue dans l'un de nos premiers livres de classe. Beaucoup d'entre vous ici présents s'en souviendront, aussi n'ai-je pas besoin de vous la répéter. Vous vous souvenez que l'auteur dépeint des gens naviguant sur la rivière en direction des chutes du Niagara, et l'homme sur la rive crie :

« Jeunes gens, holà, les rapides sont en dessous de vous ! »

Mais ils continuèrent en riant et en faisant la fête. Plus tard, il cria de nouveau :

« Jeunes gens, holà, les rapides sont en dessous de vous ! »

Mais ils ne tinrent pas compte de son avertissement, jusqu'à ce qu'ils se rendent soudain compte qu'ils étaient au milieu des rapides, et, malgré toute la force dont ils disposaient, ils ne purent faire remonter leur barque, si bien que, dit-il, hurlant et jurant, ils y passent !

Eh bien, c'est là un tableau très saisissant. La leçon m'a laissé une impression indélébile, mais aujourd'hui elle me paraît incomplète. C'est une chose que de se tenir sur le rivage et de crier : Jeunes gens, holà, le danger est devant vous ; c'en est une autre que de ramer dans le courant, et, si possible, de monter dans la barque avec les jeunes gens, et, par la compagnie, par la persuasion, par la force légitime lorsque cela est nécessaire, de détourner la barque des rapides. Trop d'entre nous se tiennent sur le rivage et crient : Jeunes gens, holà ! Entrons dans leur vie, touchons leur personnalité par la nôtre, et faisons-leur sentir qu'il y a quelque chose de réel dans cette religion ; que c'est la plus grande chose dans la vie, que rien d'autre ne peut les faire vivre comme la vraie vie religieuse. Lorsqu'ils le sentent, ils l'aiment, et tant qu'ils ne le sentent pas, tant qu'ils ne perçoivent pas une bénédiction immédiate suivant leur activité, nous aurons de la difficulté à les appeler dans ce domaine où règne la paix. Les jeunes disent : « Nous voulons vivre. C'est exactement ce que nous allons faire. Ayons la vie, et amusons-nous bien. » Mais leur vision est souvent faussée. Ils cherchent à vivre dans les plaisirs physiques. Ils cherchent à vivre dans ce domaine qui n'apporte qu'une sensation immédiate, et ensuite aucune paix. Ils ne parviennent pas à distinguer entre les plaisirs charnels et ceux qui sont intellectuels et spirituels. Je ne vais pas leur demander de ne pas s'amuser. Je pense qu'ils devraient s'amuser. Les jeunes hommes et les jeunes femmes y ont droit ; tous les hommes et toutes les femmes y ont droit. Nous sommes tous ici pour jouir de la vie dans son sens le plus plein et le plus complet ; mais le message de l'Évangile de Jésus-Christ est celui-ci : pour vivre, il faut vivre dans l'obéissance à la loi -- la loi physique, la loi intellectuelle, la loi spirituelle. La transgression de la loi apporte toujours le malheur, elle apporte toujours la mort lorsqu'elle est poussée jusqu'au bout.

Celui qui triche perd

J'ai été profondément touché, et j'espère que les jeunes gens des États-Unis l'ont été aussi, par la remarque faite récemment par un homme frappé de disgrâce nationale, qui dit, dans un esprit assez repentant, me semble-t-il : « J'ai triché, et j'ai perdu. » Mes garçons, telle est l'histoire de quiconque triche. Celui qui joue franc jeu, qui, au fond de son âme, fait ce qui est juste parce que c'est juste, est celui qui possède cette paix et ce contentement que nous désirons tous si ardemment.

Vit le plus celui qui écoute l'appel vers une vie plus haute et meilleure

Efforçons-nous de vivre intellectuellement. J'accueille de tout mon cœur les centaines et les milliers de garçons et de filles qui participent au domaine de l'éducation dans les associations auxiliaires et dans les écoles de l'Église. Qu'apprennent-ils à faire, sinon à vivre ! -- à vivre complètement et abondamment ; et, dans cette vie, à servir -- à servir leur prochain. Vit le plus celui qui voit ou entend « des langues dans les arbres, des livres dans les ruisseaux qui courent, des sermons dans les pierres, et du bien en toute chose. » Vit le plus celui qui voit, au-delà de ces arbres, de ces pierres, de ces ruisseaux courants, Dieu et la bonté en tout cela, qui voit une providence souveraine dans ce monde entier et reconnaît les enfants de Dieu comme des frères et des sœurs, en chacun desquels il y a quelque bien qui s'efforce sans cesse d'élever l'homme du monde des sens vers le domaine de la vraie religion. Je crois qu'il existe, dans chaque âme humaine, quelque chose de bon qui appelle vers quelque chose de meilleur, tout comme cette chose de la vie que mentionnait Lowell lorsqu'il disait, parlant du printemps : « Chaque motte de terre sent un frémissement de force, un instinct en elle qui s'étend, s'élève et, tâtonnant aveuglément vers la lumière, s'élève jusqu'à une âme en feuille et en fleur. » Ainsi, il y a dans l'âme humaine cet élément divin qui appelle, qui s'efforce, qui pousse la personne vers une vie plus haute, plus belle. Les garçons et les filles devraient faire le bien parce que c'est bien. Le temps où l'on pouvait les menacer d'un châtiment dans l'au-delà est révolu. Le monde a dépassé les craintes du feu et du tourment éternel. On peut cependant en appeler à eux sur les principes solides de la vraie vie religieuse. C'est le meilleur choix parce qu'il fonctionne le mieux. C'est le meilleur choix parce qu'il nous rend heureux et meilleurs ici et maintenant. Nous sommes de meilleurs citoyens, de meilleurs amis, de meilleurs joueurs de football, de meilleurs étudiants, de meilleurs fils, de meilleures filles, nous sommes meilleurs en tout, et le monde devrait le savoir. Lorsque nous adoptons le point de vue opposé, comme le font malheureusement beaucoup de nos garçons, et cherchons la vie dans des plaisirs immédiats, des plaisirs transitoires en effet, nous ne trouvons que déception et, finalement, la mort, car être charnel, c'est la mort, mais être spirituel, c'est la vie et la paix. « Vis tant que tu vis, dirait l'épicurien, et saisis le plaisir du jour présent. » Voilà un point de vue. « Vis tant que tu vis, s'écrie le prédicateur sacré, et donne à Dieu chaque instant qui s'envole » ; et l'autre : « Seigneur, à mes yeux, que les deux soient unis. Je vis dans le plaisir quand je vis pour toi. »

Les plaisirs physiques à éviter

Il n'y a pas de paix à céder à la tentation de transgresser les lois de la vertu et de la chasteté. S'il est une chose au monde pour laquelle nous devrions être reconnaissants en tant que saints des derniers jours, c'est qu'il existe un sentiment, fondé sur la base solide de la révélation de Dieu, selon lequel la chasteté chez les jeunes est aussi sacrée que la vie elle-même. L'une des influences les plus déstructrices aujourd'hui est ce sentiment qui s'insinue parmi certains de nos jeunes garçons et de nos jeunes filles, à savoir qu'ils peuvent violer la loi de chasteté en toute impunité. La loi du pays ne les atteindra peut-être pas -- ils pourront y échapper. Leurs évêques ne détecteront peut-être pas leur transgression. Mais Dieu, lui, le peut. Et au fond de leur âme, ils savent qu'ils ont perdu une part de leur vie même. Ils ont vécu comme vivrait l'épicurien, pour l'instant présent, et ils n'ont pas de paix. Leur

âme est agitée. Pourquoi ? Parce qu'ils ont souillé le caractère d'autrui, ils ont souillé éternellement leur propre âme. Nul ne peut transgresser les lois de la chasteté et trouver la paix. Voilà le message pour nos garçons, pour nos filles. Quelle que soit l'occasion, quelle que soit la tentation, que le jeune homme d'Israël sache que, pour trouver le bonheur, il doit tenir sacrée sa vraie virilité ; qu'il sache qu'il va vivre, et vivre pleinement, en refusant de céder à cette tentation. Alors il est heureux ; il est heureux. Il y a de la paix, et non de l'agitation, dans son âme.

À côté de ce mal déstructeur, il y a le mal mentionné par le président Clawson, le tabac -- de jeunes gens qui commencent tout juste à s'adonner à ce plaisir physique, à cet appétit sensuel, alors que vous, parents, leur avez dit de ne pas fumer. Certains jeunes gens ne le font pas en votre présence. Vous pensez que certains de vos garçons n'ont pas pris cette habitude. En essayant de corriger ce mal, vous êtes-vous tenus à l'écart en criant : Jeune homme, holà, le danger est là-bas ? Ou avez-vous essayé de toucher son âme ? Avez-vous essayé de le convaincre que s'adonner à cette habitude pernicieuse, c'est prendre une part de sa vie, affaiblir son être physique ? Avez-vous cherché comment l'en convaincre ? Si vous ne l'avez pas fait, vous vous tenez simplement sur le rivage à lui crier, au lieu de plonger et d'essayer de le guider.

L'Évangile de Jésus-Christ, lorsqu'il est vécu dans sa plénitude, comme nous y avons été exhortés hier par le président dans le discours-programme de cette conférence, apporte la paix, la vie, la vie physique, la vie intellectuelle, la vie spirituelle.

La Parole de Sagesse est une loi qui s'applique directement au monde physique, au salut physique et à la paix de l'homme. Trop de nos garçons n'y sont pas convertis. Nous ne les avons pas touchés par nos appels. Nous ne leur avons peut-être pas donné les faits. Ils pensent que nous prêchons, que nous leur crions simplement de revenir. Je voudrais que tout jeune homme sache ceci : que toute personne qui s'adonne à l'usage du tabac entrave simplement son bien-être physique dans la mesure où elle use de ce narcotique. Adressons-leur un appel. Unissons-nous, en un seul corps, dans la campagne actuellement menée dans notre pays pour éliminer l'usage de cette herbe de nos communautés. Le temps est venu où les saints des derniers jours devraient défendre leurs principes, non pas sur la rive à crier, mais au milieu des jeunes, avec eux, dans leurs quartiers, avec eux au cinéma, sortir avec eux, se mêler à eux. Il est très bien de parler du caractère sacré et de l'influence de nos foyers, et personne ne défendra plus fermement que moi l'importance d'avoir la bonne influence au foyer, mais le fait demeure que nos garçons sortent le soir, soir après soir ; et vous et moi sommes hors de nos foyers, pendant la journée, de sorte que nous ne sommes pas très souvent avec eux chez eux, et il nous incombe de sortir davantage dans les loisirs que nous ne le faisons, d'aller avec eux à leurs spectacles, oui, et d'aller à leurs fêtes, de faire connaissance et de toucher leur vie. Alors nous pourrons savoir s'ils fument ou non de temps en temps une cigarette. Nous pourrons, peut-être, sentir leur haleine. Nous pourrons voir les compagnons avec qui ils s'associent, et nous pouvons juger grandement de nos garçons et de nos filles par les compagnons qu'ils fréquentent, autant que par leur conduite au foyer. Aux garçons, je dirais que s'ils veulent vivre physiquement, s'ils veulent être des hommes forts de corps, vigoureux d'esprit, s'ils veulent être de bons sportifs, participer au basket-ball, au football, aux compétitions de course et de saut, s'ils veulent être de bons scouts, de bons citoyens, en affaires, en tout lieu, qu'ils évitent le tabac et vivent strictement la vie religieuse. Je n'ai pas peur de la leur appeler ainsi : la vie religieuse. Ce n'est pas une chose qui les rendra sombres et tristes. Vivez l'Évangile de Jésus-Christ, car c'est la science de la vie révélée d'en haut. Faites-le-leur sentir comme vous le sentez vous-mêmes, et je suis sûr que nous les sauverons, et par là j'entends que nous les rendrons plus heureux et meilleurs. Si nous avons besoin d'une épreuve, de quelque chose pour nous y aider, pour leur adresser un appel, nous pouvons trouver amplement de matière pour nous y aider. Je voudrais que les garçons comprennent que la révélation donnée par le prophète Joseph reçoit aujourd'hui le témoignage de milliers et de milliers d'hommes et de femmes. En voici un témoignage, que je voudrais vous lire. Il vient d'un homme qui a passé de nombreuses années à étudier l'opium, à guérir l'ivrognerie, et qui s'efforce maintenant de guérir l'habitude du tabac. Il a passé de nombreuses années en Orient et a vu l'effet de l'opium sur les peuples orientaux.

Une comparaison

Il compare l'effet de la cigarette à celui de l'opium. M. Charles B. Towne, dans Habits that Handicap, dit :

J'ai passé beaucoup de temps en Orient, dans l'intérêt de ceux qui s'efforcent de vaincre le fléau de l'opium, et je puis ajouter qu'il existe aujourd'hui en Chine une entreprise florissante qui s'est enrichie de la vente de cigarettes. Grâce à la main-d'œuvre chinoise extrêmement bon marché, cette entreprise pouvait vendre vingt cigarettes pour un cent de notre monnaie. Jusqu'au début de cette entreprise, vers 1800, les Chinois n'avaient jamais usé de tabac, sauf à la pipe et en quantités infimes, et en roulant leurs propres cigarettes grossières. L'entreprise envoyait des vendeurs et des démonstrateurs à travers le pays pour montrer au peuple comment fumer des cigarettes. On estime aujourd'hui que la moitié de la consommation mondiale de cigarettes se trouve en Chine. En essayant de réduire le fléau de l'opium, ce en quoi ils ont assez largement réussi, les Chinois ne font que substituer le fléau de la cigarette. Il est bien connu du fumeur d'opium confirmé qu'il a besoin de moins d'opium s'il fume des cigarettes. Les Chinois dépensent aujourd'hui deux fois plus d'argent pour le tabac que pour l'opium. Si quelqu'un pense que la Chine gagne au change en substituant une habitude de drogue à une autre, je me permets de ne pas être d'accord. Le fumeur d'opium fume en privé, avec d'autres fumeurs, et n'est donc pas offensant pour les autres. Il ne nuit pas aux non-fumeurs, n'éveille pas la curiosité des garçons, ne pollue pas l'atmosphère, ne crée pas d'envie chez les autres. En Occident, l'habitude de l'opium est généralement condamnée, parce que l'Occident peut porter un regard neuf et sans parti pris sur une habitude de drogue qui n'est pas la sienne. J'estime que le tabagisme est aujourd'hui le plus grand vice qui ravage l'humanité, parce qu'il fait plus que tout autre vice pour dégrader la race.

Comment viennent la vie et la paix

Être charnel, c'est la mort, mais être spirituel, c'est la vie et la paix -- la paix qui vient de l'obéissance au principe, la paix qui vient du fait de vaincre les habitudes, les mauvaises habitudes, la paix qui vient de la maîtrise de soi sur l'appétit et sur la passion, la paix de l'Évangile de Jésus-Christ.

Un homme doit mériter son heure de paix,

Il doit la payer d'heures de lutte et de souci,

Il doit gagner, par le labeur, la douce délivrance du soir,

Le repos qui peut lui être accordé en partage.

L'oisif ne la connaît jamais, ne peut jamais la connaître.

La paix est la gloire de l'homme heureux,

Et l'homme doit conquérir le contentement de son âme,

Il doit combattre pour elle vaillamment, jour après jour.

La paix qu'il cherche n'est pas un but proche.

Pour la revendiquer, il doit suivre un chemin rude.

Le lâche ne connaît jamais une paix tranquille,

La paix ne récompense que celui qui fait de son mieux.

Que Dieu nous aide, en tant qu'hommes de la prêtrise, en tant que pères et mères, à atteindre nos garçons et nos filles, et à leur inculquer cette grande leçon, cette vérité divine, à savoir qu'être charnel, c'est être misérable, malheureux, peut-être pas sur le moment, mais perdre une part de notre vie même. Être spirituel, ce qui signifie obéir aux principes de l'Évangile dans tout ce qu'ils impliquent, c'est avoir la vie, la vie éternelle et la paix. Je le prie humblement, au nom de Jésus-Christ. Amen.

Citer ce discoursDavid O. McKay, « Être spirituel, c'est la vie et la paix », Conférence générale d'octobre 1920, Deuxième journée, session du matin (1920-10-09). Pulpit Vault, 1920-10-david-o-mckay-to-be-spiritually-minded-is-life-and-peace. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).