■des saints, dans leur voyage
Peter G. Johnston
(Du Comité de vérification des comptes de l'Église.) ¶
Mes frères et sœurs, dans l'humilité de mon cœur, je désire sincèrement votre sympathie et votre foi, afin que je puisse dire la vérité. ¶
Ceci est un lieu historique, les « portes de Sion », où ¶
Sion se dresse, entourée de collines — Sion, gardée par une puissance divine ; ¶
tous ses ennemis seront confondus, même si le monde s'unit en armes ; ¶
heureuse Sion, heureuse Sion, quel sort privilégié est le tien ! ¶
et nous ressentirons l'inspiration de ce vers, et nous remercierons Dieu que notre sort soit fixé ici. ¶
Il n'est aucune doctrine ni article de foi que nous enseignions à nos enfants avec plus de sacré caractère que celui-ci : que la Déclaration d'indépendance et la Constitution de ce pays sont inspirées de Dieu le Père éternel ; et qu'elles doivent donc nécessairement s'accorder avec l'évangile du Seigneur Jésus-Christ. Et il serait bon d'examiner un moment la vérité de cette affirmation. Par exemple, la pierre angulaire sur laquelle est bâtie la liberté américaine, le roc même où est planté le mât du drapeau des privilèges égaux, ce sont ces mots : ¶
Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes : que tous les hommes sont créés égaux ; qu'ils sont dotés par leur Créateur de certains droits inaliénables ; que parmi ceux-ci se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur ; que, pour garantir ces droits, des gouvernements sont institués parmi les hommes, tirant leurs justes pouvoirs du consentement des gouvernés. ¶
Considérez cela un instant, attentivement. « Tous les hommes sont créés égaux », disent les pères de ce pays, le présentant comme évident par lui-même pour tout homme réfléchi, faisant une déclaration que le monde entier, s'il voulait juger sincèrement la cause de l'Amérique à cette époque-là, pouvait reconnaître comme vraie. Eh bien, est-ce vrai ? Certainement, aussi vrai que Dieu vit, et le Kaiser le découvrira, et les puissances de la terre en ont ressenti la vérité, et elles ont dit, comme l'a dit John Jaques : ¶
Le sceptre peut tomber de la main du despote ¶
quand il affronte les vents d'une sévère justice, ¶
mais le pilier de la vérité durera jusqu'à la fin, ¶
et ses remparts aux fondations profondes résisteront à la rude tempête, et à la ruine des espoirs du cruel tyran. ¶
Que lui, ou tout autre autocrate ou despote, écoute cela, car c'est à cela que s'oppose la doctrine proclamée par l'autocratie, selon laquelle Dieu accorderait à un seul homme le droit spécial de gouverner les autres. Cela n'est pas vrai ; cela vient d'une autre source, à laquelle nous avons déjà eu affaire par le passé. ¶
Il y a eu d'autres guerres que celle-ci, et nous avons pris part à l'une d'elles, dans les cieux, lorsque nous fut présentée cette doctrine identique, non pas la « kultur » allemande, mais celle voulant que nous soyons sauvés que nous le voulions ou non. Et nous avons dit : « Non, nous rejetons cette doctrine. » Lucifer, qui en était le maître et le concepteur, avec le tiers environ des armées du ciel, fut chassé à cause de ce sentiment autocratique, parce qu'il voulait toute la gloire, et nous sauver que nous le voulions ou non. Et nous rejetterons cette doctrine encore une fois, car nous sommes des hommes libres ! ¶
Grâces soient rendues à Dieu pour la déclaration que tous les hommes sont créés égaux et dotés par leur Créateur de ces certains privilèges. Oh, comme cela s'accorde magnifiquement avec la déclaration du prophète Joseph à M. Wentworth, lorsque celui-ci lui demanda quelque chose qui exprimerait la foi des Saints des derniers jours. Cela commence ainsi : « Nous croyons en Dieu, le Père éternel. » Oui, et la Déclaration d'indépendance croit en la même vérité et la proclame au monde ; et les rédacteurs de la Déclaration, avec une ferme confiance en la divine Providence pour le soutien de cette vérité, engagèrent tout ce qu'ils avaient, y compris leur honneur sacré, pour son maintien. Elle tiendra bon, quel qu'en soit le prix, parce que Dieu le Père a fait surgir la vérité dans cette terre qu'il a préparée pour le rétablissement de la loi de la liberté humaine, et de la loi de la liberté éternelle, la loi parfaite de liberté. L'évangile du Seigneur Jésus-Christ devait nécessairement disposer d'un tel gouvernement sous lequel se présenter, et c'est pour cette raison qu'il fut révélé et apporté dans cette bonne terre ; et, comme on l'a déjà dit, on peut le redire : lorsque viendra le temps où le royaume de Dieu régnera sur la terre, le drapeau de ce pays, le drapeau représentant la liberté et l'égalité des droits, flottera fièrement dans la brise, hissé par ceux qui ont le pouvoir et le droit d'en défendre le caractère sacré. ¶
Il y a une inspiration dans la vue de vos visages. Il y a la conviction, venue de mon cœur, que vous ressentez et possédez le témoignage de cette grande vérité : c'est vers Dieu le Père éternel que nous nous tournons pour notre protection. Il a été déclaré dans l'histoire de ce pays, comme l'un des orateurs l'a déjà mentionné, qu'aucun roi ne régnera jamais sur cette terre, sauf Celui à qui appartient le droit de régner — pourvu, toutefois, que le peuple de ce pays craigne Dieu et lui rende gloire et le serve. Il n'est pas nécessaire de recourir à l'histoire sacrée de ce pays, le Livre de Mormon, pour trouver cet esprit — il a pénétré les dirigeants de ce pays et les hommes que Dieu a suscités pour la préservation de la liberté humaine ; et le grand homme du peuple, Lincoln, debout à Gettysburg, consacrant ce champ comme lieu de repos pour ceux qui avaient tout donné jusqu'à la dernière mesure — si vous vous souvenez de ces paroles, l'inspiration qu'elles portent vous reviendra, lorsqu'il dit qu'il appartenait « à nous, les vivants » — songez-y, quiconque lira cela sera de ceux qui vivent — « à nous, les vivants, de veiller à ce que cette nation, sous Dieu, connaisse une nouvelle naissance de liberté. » Il comprenait, il réalisait la nécessité de craindre Dieu et de lui rendre gloire — et dans la consécration de ce champ, et dans notre consécration au but de la préservation de la liberté sur la terre, il nous a légué le privilège de vivre sous Dieu, afin que le « gouvernement du peuple » ne périsse pas de la terre. ¶
Et la même inspiration se retrouve jusqu'en ce bon jour, lorsque le président des États-Unis a dit : « Avec l'aide de Dieu, nous ne pouvons faire autrement que de nous efforcer d'établir les principes qui nous donnent la vie. » Et dans le même esprit, il a dit : « Le but est de rendre le monde sûr pour ce principe d'égalité des droits. » ¶
Les Saints des derniers jours, plus que tout autre peuple, ont raison de se sentir reconnaissants envers le Dieu Tout-Puissant, et devraient vivre de telle sorte que l'inspiration et la liberté de leur vie à l'égard du péché témoignent du fait que nous gardons bien ces déclarations, ces révélations sacrées : car c'est une chose merveilleuse, pour l'Église, de posséder la déclaration selon laquelle le Dieu Tout-Puissant a inspiré les rédacteurs de la Constitution sous laquelle nous vivons ; et nous avons cela, cela se trouve dans la section 101 des Doctrine et Alliances. Merveilleux ! Lisez-la et recevez-en le feu. ¶
Et oh, combien nous devrions être reconnaissants : ¶
Tu nous as conduits ici en sécurité, où se dresse le rempart des montagnes, ¶
comme le gardien de nos bien-aimés que tu as amenés de tant de pays : ¶
pour le rocher et pour la rivière, le sol fertile de la vallée ; ¶
pour la force des collines, nous te bénissons, ¶
notre Dieu, le Dieu de nos pères. ¶
Amen. ¶