(Président du pieu Hyrum de
Wm C. Parkinson
(Président du pieu Hyrum de Sion.) ¶
Pour moi, c'est une position très éprouvante, et je me sens presque au bord de l'effondrement mental. Je ne suis pas tout à fait étranger à cette position de me tenir devant les Saints des Derniers Jours pour leur parler du plan du salut tel qu'il a été révélé en cette dispensation ; mais je ne me tiens jamais devant un corps de personnes de ce genre sans que mon cœur ne soit rempli de crainte et de tremblement. Je désire réellement et sincèrement votre sympathie, votre foi et vos prières, afin que les quelques instants que j'occupe ne soient pas en vain. Je suis né et j'ai grandi dans l'Église et j'ai assisté aux conférences générales durant les trente-cinq dernières années. Certaines personnes disent : « J'imagine qu'ils pourraient se passer de vous, frère Parkinson, si vous n'y allez pas cette fois. » Sans doute pourraient-ils, mais je veux dire que c'est une chose très difficile pour moi de me passer d'eux, difficile pour moi de me sentir comme je devrais et de garder la foi, l'esprit de l'Évangile, et à jour avec les temps, à moins que je ne vienne en contact étroit avec l'esprit d'inspiration et de révélation qui émane des prophètes de Dieu. Il faut davantage, peut-être, pour sauver certains hommes qu'il n'en faut pour d'autres, et je sens que je devrais être assez proche des puissances qui sont, et des choses de notre Père des cieux, si je veux résister avec succès aux influences du monde, et maintenir mon rang dans l'Église, et finalement gagner dans la grande bataille de la vie, et obtenir la récompense des justes. Peut-être l'influence qui me poussa d'abord à penser sérieusement, l'impression la plus sérieuse qui fut jamais faite sur mon esprit en référence au rétablissement de l'Évangile en cette dispensation, fut faite dans ce qu'on appelait la Maison des dotations, ici sur ce pâté de maisons, lorsque j'écoutai quelques paroles prononcées par le président Joseph F. Smith. À cette époque, il n'était qu'un jeune homme. Mais ces paroles pénétrèrent mon âme depuis le sommet de ma tête jusqu'à la plante même de mes pieds. Je ne les ai jamais ¶
oubliées. Je pris alors la résolution en moi-même que si Dieu me donnait santé et force, je répondrais toujours aux exigences de ses serviteurs qui présidaient sur moi. Jusqu'à présent, je n'ai jamais refusé ; jusqu'à présent, je n'ai jamais hésité. Quand l'appel m'est venu, j'ai répondu avec crainte et tremblement, et, je pense, peut-être du mieux de mes capacités dans les circonstances. ¶
Notre premier orateur a fait référence à l'origine de la vie, à la destinée finale de la race humaine. Autant que l'origine de l'homme est concernée, la destinée finale de l'homme et de la race humaine et le but et l'objet de notre existence mortelle, c'est quelque chose qui ne me trouble que très peu. Je me sens sûr et satisfait que nous avions une existence avant de venir ici. Je sens que cette existence mortelle à travers laquelle nous passons maintenant est une question de la plus grande importance dans le grand plan du développement final, je sens que la sphère au-delà est la récompense de la vie éternelle pour ceux qui sont fidèles, exaltation, puissance, principautés et bénédictions et privilèges au-delà de notre pouvoir de comprendre. Et pourtant, il y a beaucoup de problèmes encore dans la vie humaine qui n'ont pas été résolus, mais il y a cette chose dont je suis absolument assuré, et c'est que le Dieu du ciel est venu au monde et il a parlé. Jésus-Christ, son Fils, est également apparu en cette dispensation, et nous a donné le pouvoir de la sainte prêtrise, l'autorité d'officier au nom de Dieu, et a rétabli les vérités de l'Évangile éternel, ligne sur ligne, principe sur principe, un peu ici et un peu là, jusqu'à ce que tous les principes que nous possédons du grand plan de rédemption ¶
aient été révélés pour notre bienfait. ¶
Il y a beaucoup de promesses sacrées et très encourageantes faites dans ce livre des Doctrine et Alliances, qui devraient être une source de réconfort et de consolation, dans cette période de notre existence, quand il y a tant de trouble, de chagrin et d'inquiétude dans les cœurs des enfants des hommes partout dans le monde. Ceci est en vérité un temps où les cœurs des hommes leur défaillent par crainte, pour quelque chose qu'ils ne savent pas venant sur eux ; et si durant ces terribles temps les justes échappent à peine, où paraîtront les méchants et les impies ? ¶
Le Seigneur promit, dans l'histoire précoce de son Église, que si son peuple gardait ses commandements, il livrerait leurs batailles, il les préserverait, et il prendrait soin d'eux. Si nous gardons ses commandements, avons-nous droit à voir vérifier envers nous ces promesses que Dieu a faites ? Individuellement peut-être avons-nous erré, sommes-nous partis à la dérive, avons-nous fait beaucoup de choses qui sont insouciantes et indifférentes et en désaccord avec notre profession de Saints des Derniers Jours. Mais je suis reconnaissant de dire, et je trouve grande consolation dans le fait, que l'Église elle-même, avec les chefs de l'Église, a toujours marché sur la ligne du progrès, a toujours gardé la foi ; ils n'ont jamais abandonné les principes de révélation qui sont venus du Seigneur en cette dispensation. Ils les ont maintenus de toutes leurs forces et de toute leur force, du commencement jusqu'à l'heure présente. Grâce à Dieu pour cela. Les individus peuvent ne pas avoir droit à ces promesses, mais je sens que Dieu, notre Père éternel, n'abandonnera pas son peuple et son Église, et quand il s'agit de la grande lutte qui se déroule maintenant ¶
dans le monde, je pense que nous n'avons aucune crainte quant au résultat final de cette nation, de ce gouvernement, ou de la destinée de cette nation et de ce gouvernement. L'histoire du passé a été indiquée, les divers événements et conditions avant qu'ils ne se produisent, presque aussi clairement qu'ils pourraient être présentés après qu'ils se soient produits, et il y a des prédictions encore à s'accomplir dans le futur qui sont tout aussi claires, et je ne doute pas qu'elles s'accompliront aussi. Il doit venir un temps où la Sion de notre Dieu sera bâtie sur ce continent, et la loi sortira de Sion et la parole du Seigneur de Jérusalem. Alors toutes les nations céderont obéissance aux lois de Dieu. Parfois nous nous demandons ; j'entends des hommes dire qui professent être Saints des Derniers Jours, qu'ils se demandent pourquoi nos prophètes ne reçoivent pas de révélations qui sont écrites comme celles contenues dans ce livre. Comment se fait-il que depuis tant d'années, des révélations n'aient pas été écrites et publiées au monde ? Je suis depuis longtemps arrivé à la conclusion que nous avons maintenant toute la révélation que nous sommes disposés à mettre en pratique, et beaucoup plus, et je ne sais pas si nous n'avons pas tout ce dont nous avons vraiment besoin, et je ne vois pas pour ma part la nécessité dans ces conditions que le Seigneur nous donne plus de révélation. Vous devez vous souvenir qu'au commencement le Seigneur avait affaire à un garçon, un jeune homme, seulement un jeune homme, illettré, et qui ne savait rien de ses grands desseins dans le grand plan de rédemption qu'il avait projeté de faire aboutir, et il vint et l'instruisit, et envoya des anges et des messagers à maintes reprises et l'enseigna jusqu'à ce que chaque branche et autorité de la prêtrise fussent révélées et conférées à lui. Il vint et donna du réconfort et de la consolation par les révélations. Ainsi, un homme éminent avait à peine rejoint l'Église qu'il allait au prophète et voulait s'enquérir du Seigneur de ce qu'il voulait qu'il fasse. Cela était fréquemment fait, et des hommes furent appelés par révélation absolue à faire ceci, cela et l'autre. Mais après un moment le grand plan du salut fut révélé, l'organisation de l'Église fut établie. Il y avait des prophètes et des apôtres au milieu de nous qui avaient été choisis par révélation, et ils avaient été dotés de puissance d'en haut, pour porter l'autorité de la sainte prêtrise et pour exercer un ministère envers le peuple, et ils l'ont fait depuis lors, et ils ont porté avec eux la puissance, l'esprit et la mission de leur appel. Et si nous voulions leur céder obéissance et écouter leurs enseignements, nous n'aurions pas besoin de craindre pour le résultat final et pour savoir si le Seigneur prendra soin de ce peuple comme il l'a promis. ¶
Je remercie le Seigneur que nous vivions aujourd'hui dans ces vallées isolées. Je ne crois pas qu'il y ait un meilleur peuple sur la terre que les Saints des Derniers Jours qui sont rassemblés dans ces vallées des montagnes, où nous trouvons plus grande liberté, plus grande liberté, et pourtant nous aurons toutes les épreuves, j'imagine, que nous sommes capables de supporter. Nous devons être éprouvés comme l'or sept fois purifié dans la fournaise. ¶
Je parlais récemment avec l'un des évêques concernant les rapports qui sont envoyés annuellement des divers pieux dans toute l'Église. Il attira mon attention sur le fait que parfois même des fonctionnaires du gouvernement viennent au bureau de l'évêque président pour obtenir des informations concernant ces rapports. Ils veulent savoir sur le taux de mortalité et la raison des décès, et quelque chose sur nos mariages et divorces, etc. Ils s'enquirent, me dit-il, il y a quelques jours, de la cause de la mort parmi notre peuple, si elle survenait fréquemment de maladies vénériennes, ou de maladies qui sont reconnues comme étant causées par une vie injuste et par des habitudes ou manière de vie impures et immorales. Ils furent surpris d'apprendre qu'il n'y en avait presque pas de ce genre, presque pas du tout. Puis de nouveau, ils s'enquirent des statistiques matrimoniales, et trouvèrent très peu de divorces. Je ne suppose pas qu'il y ait un peuple dans le monde, et spécialement dans un pays où il est si facile d'obtenir des divorces qu'aux États-Unis, qui en ait aussi peu qu'il n'en existe parmi les Saints des Derniers Jours. J'ai découvert que ceux qui sont mariés dans les temples sont rarement divorcés. La plupart des divorces parmi notre peuple sont ceux qui n'ont pas été mariés dans le temple. Nous parlons parfois de ce type de mariage. Nous y faisons référence en parlant à nos jeunes gens, et nous leur conseillons d'aller au temple et d'y être scellés pour le temps et l'éternité, et essayons de leur imprimer l'importance de cela. Eh bien, c'est la seule loi du mariage dans le monde qui ait été révélée du ciel. C'est l'ordre éternel du mariage. Certains, quand ils lisent la grande révélation contenue dans ce livre des Doctrine et Alliances, section 132, s'imaginent qu'elle se réfère seulement au mariage plural, alors qu'en fait elle se réfère à l'ordre éternel ou céleste du mariage, incluant la pluralité des épouses, qui a été abolie. Mais cet ordre céleste du mariage, ce système divin du mariage, est quelque chose qui devrait ¶
être enseigné à nos enfants. Je suis toujours attristé et très surpris quand je trouve nos jeunes gens s'écartant et se mariant en dehors de leur propre peuple et en dehors du temple. ¶
Or, mes frères et sœurs, je sais que l'Évangile est vrai. Je m'en réjouis. Je remercie le Seigneur que je vive en cette dispensation. Je remercie le Seigneur que je sois compté avec les Saints des Derniers Jours. Je me réjouis dans le fait que le prophète Joseph Smith soit venu, et ait eu le courage, la virilité et l'esprit de résister au monde, et de faire paraître le message qu'il nous a livré. Je suis reconnaissant que la prêtrise qui lui a été conférée par des messagers célestes ait été transmise sans interruption, et que nous avons encore cette autorité divine et le droit d'agir au nom du Seigneur. Je pourrais souhaiter que nous puissions agir plus intelligemment, plus prestement, plus universellement, parce que pratiquement nous avons tous la prêtrise, et nous devrions l'utiliser. La prêtrise signifie le service, et il y a toujours beaucoup à faire. Il est difficile de trouver assez d'hommes et de femmes pour porter la responsabilité de présider et d'aider les autres. ¶
J'ai apprécié cette conférence jusqu'ici, et je ne doute pas que nous l'apprécierons jusqu'à la fin. Puisse le Seigneur nous bénir tous. Amen. ¶